dimanche 14 juillet 2013

Le 14 juillet, fête nationale ???

Des feux d'artifice, pour se réjouir de quoi ? La mort, la révolution, le renversement des valeurs ?
Un Chrétien ne croit pas en un prétendu Être suprême mais en un Dieu - Père, Fils et Saint-Esprit,
rempli d'amour pour sa création.
Sans commentaire !
Quelle fête !













Pourquoi un Chrétien ne peut pas fêter le 14 juillet comme une fête même nationale ?

Tout simplement parce que ce ne fut une fête pour personne, surtout pas pour les honnêtes gens, encore moins pour les Chrétiens fidèles.

Voici la longue liste de ces chrétiens qui furent tués, en haine de la foi, par la Révolution Française. En rappelant tous ceux que l'Eglise, après examen minutieux, a inscrit à son martyrologe :
  •          les seize carmélites de Compiègne guillotinées le 17 juillet 1794 (béatifiées en 1906)
  •          les quinze religieuses de Valenciennes (dont 3 filles de la Charité et 11 ursulines), guillotinées le 26 juin 1794 (béatifiées en 1920)
  •          les trente-deux religieuses de Bollène, guillotinées du 6 au 26 juillet 1794 à Orange (béatifiées en 1925)
  •          Noël Pinot, prêtre angevin, guillotiné le 21 février 1794 (béatifié en 1926)
  •          les 191 martyrs de septembre, exécutés à la prison des Carmes le 2 septembre 1792 (béatifiés en 1926 parmi plus de 3000 victimes)
  •          Pierre-René Rogue, prêtre de la Mission, guillotiné à Vannes le 3 mars 1796 (béatifié en 1934)
  •          les 19 martyrs de Laval, guillotinés le 21 janvier 1794 (béatifiés en 1955)
  •          les 99 martyrs d'Angers (12 prêtres, 3 religieuses et 84 laïcs) exécutés à Angers et à Avrillé, entre le mois d'octobre 1793 et le mois d'octobre 1794
  •          les 64 martyrs de l'Ile-Madame (béatifiés en 1995, parmi les plus de 600 prêtres morts sur cette île et à Rochefort)

Le bienheureux Noël Pinot montant à l'échafaud
en ornements sacerdotaux
La bienheureuse Marie Anne Vaillot et ses 46 compagnes
assassinées en 1794










Le martyre des Lucs-sur-
Boulogne.


Plusieurs autres causes sont en cours d'examen et conduiront certainement à allonger cette liste des béatifiés. Citons simplement ici celle des 110 enfants de moins de sept ans massacrés aux Lucs-sur-Boulogne en Vendée par les soldats de la colonne infernale du général Cordellier. 

Ces bienheureux martyrs font partie de la cohorte héroïque de ces centaines de milliers de catholiques qui ont livré leur vie pour ne pas renier Jésus-Christ et son Eglise, victimes de la Révolution Française, et dont l'histoire tragique restera dans bien des cas ignorée des hommes, trouvant sa vraie récompense au Ciel. L'étude de cette période permet de dégager le caractère essentiellement anti-chrétien de la Révolution, et de trouver des leçons extraordinaires pour alimenter notre Foi et notre Espérance.

On ne peut lire sans beaucoup d'émotion les comptes rendus d'interrogatoires, de ces hommes et des ces femmes du peuple, qui savaient que leurs réponses les conduisaient à la mort certaine. Ainsi, parmi les martyrs d'Avrillé, l'interrogatoire de Marie Cassin : "Avez-vous assisté à la Messe des prêtres réfractaires ?" - "Oui". Cela suffit. Le juge écrit en marge "F", à fusiller. Tout aussi émouvants sont les comptes rendus de leurs morts, dans la prière et le pardon. (Jean de Viguerie, "Christianisme et Révolution", page 248)

Et voici quelques-uns des criminels les plus connus de notre pays érigés en héros de la République :

Danton

Fouquier-Tinville
Robespierre



"Le Cardinal Pie de A à Z", ed° de Paris, 5/ 404-405 :

Le Nabuchodonosor de notre âge, c’est le génie révolutionnaire, tel que le montre chaque jour à nos yeux une presse de plus en plus audacieuse dans son impiété. Parce qu’il est impersonnel et cosmopolite, ce dominateur nouveau n’est que plus formidable. Il n’admet pas que qui que ce soit se soustraie à sa dictature tyrannique. Son projet hautement proclamé est de subjuguer la terre entière à son empire : cogitationem suum in eo esse ut omnem terram suo subjugaret imperio ( Judith II.3).


Ne pas se soumettre à lui, c’est violer son droit, et il a juré de « se défendre » contre tout contradicteur qui n’acceptera pas ses propositions et messages : juravit quod defenderet se de omnibus his… qui nuntios suos contradixerunt et remiserunt eos vacuos (idem I.11.12). Il dit à ses satellites, qui sont encore ses esclaves à l’heure où ils se feront capitaines : « Allez, envahissez tous les royaumes, principalement ceux qui ont méprisé mon commandement » (idem II.5).

Sous le coup de la peur ou de la fascination, des rois et des nations entières ont fait leur soumission à ce géant redoutable, espérant par-là être traités avec quelques ménagements. Mais ni les réceptions et les ovations pompeuses, ni les acclamations prodiguées à l’insolent vainqueur, n’ont pu adoucir son humeur féroce : nec si tamen facientes ferocitatem ejus pectoris mitigare potuerunt (idem III.11). Partout où il a prévalu, le despotisme révolutionnaire a tout détruit, tout renversé, tout abaissé sous son niveau égalitaire, tout absorbé dans son autocratie centralisatrice : religion, propriété sacrée et profane, autorité paternelle, corporations quelconques, lois, coutumes, franchises, libertés, il n’a rien respecté. Car il ne veut pas plus de la tradition humaine que de la tradition divine ; il a fait le même mépris de l’histoire et de la religion ; il a dédaigné l’autorité du genre humain et l’expérience du passé, comme il a dédaigné l’autorité de l’Eglise et ses décisions.

Par un édit semblable au roi des Mèdes et des Perses, la révolution ne permet de révérer aucun ni des dieux ni des hommes, elle veut être adorée seule et ne laisse d’autre idole autre qu’elle-même : omnis homo qui rogaret quemquam de diis et hominibus, nisi te, Rex, mitettur in lacum leonum (Daniel VI.12).
Toute voix doit se mettre à l’unisson de sa voix.
Tout dogme, même surnaturel et révélé, devient un dogme séditieux s’il est en désaccord avec ses théories et ce qu’elle appelle « ses principes » ; toute conscience, même formée d’après la loi divine, doit se laisser redresser et modifier par la conscience et la loi des temps modernes.

Enfin, si elle tolère l’existence des diverses religions admises à vivre sous son abri, c’est à la condition qu’elle pourra les dominer toutes, et, se tenant au milieu de cet aréopage de dieux : stetit in synagoga deorum, les entendre, les juger, les conseiller et les accorder tant bien que mal entre eux : in medio autem deos dijudicat (Psaume 81.1).



Le Cardinal Pie était-il prophète ? De la bouche même de Vincent Peillon, aujourd'hui ministre de l’Education nationale : 

Le véritable visage de la
Révolution française.

"On ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique. Comme on ne peut pas non plus acclimater le protestantisme en France comme on l'a fait dans d'autres démocraties, il faut inventer une religion républicaine. Cette religion républicaine, qui doit accompagner la révolution matérielle, mais qui est la révolution spirituelle, c'est la laïcité. Et c'est pour ça d'ailleurs qu'au début du XXe siècle, on a pu parler de foi laïque, de religion laïque, et que la laïcité voulait être la création d'un esprit public, d'une morale laïque, et donc l'adhésion à un certain nombre de valeurs".

Le 1er septembre 2012, le même ministre de la République affirmait :

"Le but de la morale laïque est de permettre à chaque élève de s’émanciper, car le point de départ de la laïcité c’est le respect absolu de la liberté de conscience. Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix".

Liberté - Egalité - Fraternité...
Si nous allons voir les feux d'artifice, louons le génie et le savoir-faire des artificiers, mais ne soyons pas dupes :
notre fête nationale,
c'est le 15 août,
jour de Marie - Reine de France.


Antonello da Messina, Couronnement de Marie, détail.
A "Marianne", nous préférons la Vierge Marie et sainte Anne !

samedi 13 juillet 2013

13 / 15 juillet : Saint Henri II, empereur, saint Patron de l'abbé Henri-Marie Boudon


Nous célébrons aujourd'hui Saint Henri II, saint Patron de notre cher Monsieur Boudon. Que ces deux saints se réjouissent au Ciel des merveilles que le Seigneur fit pour eux sur la terre, et qu'ils prient pour que nous les rejoignions dans la Patrie bienheureuse.



Armoiries du Saint Empire
romain germanique

Nous devons abandonner les biens temporels et mettre au second plan les avantages terrestres pour nous efforcer d’atteindre les demeures célestes qui sont éternelles. Car la gloire présente est fugitive et vaine si, tandis qu’on la possède, on omet de penser à l’éternité céleste.

L’empereur germanique Henri II est reconnu pour sa piété. Il a joué un rôle important dans la réforme de l’Église. Il était le fils du duc de Bavière et, en raison de la mort prématurée de son parent Otton III, il fut couronné empereur. Il est le sixième et dernier empereur du Saint Empire romain germanique de la dynastie saxonne et ottonienne. Comme tel, il régna sur l'Allemagne, l'Autriche, la Suisse, les Pays-Bas et l'Italie du Nord.

Saint Henri et
Sainte Cunégonde.
Touché d'une grâce spéciale de Dieu, il fit, jeune encore, un acte de hardiesse que lui eût dissuadé la prudence humaine, en promettant à Dieu de ne s'attacher qu'à Lui et en Lui vouant la continence perpétuelle. Il épousa sainte Cunégonde de Luxembourg. Elle ne pouvait avoir d'enfants. Henri refusa de la répudier, fait inouï à cette époque et dans une société où la stérilité, surtout dans la noblesse, était une cause ordinaire de répudiation.

L'une de ses deux préoccupations majeures fut l'unité du Saint Empire romain germanique pour laquelle il dut beaucoup guerroyer. Dans le même temps, il renforça l'influence de l'Eglise sur la société, fonda l'évêché de Bamberg et, oblat bénédictin, il soutint la réforme entreprise par les moines de Cluny.

Couronne des Empereurs romains
Privé d'héritier, il institua le Christ comme son légataire de ses biens. Henri II rencontrera le roi de France, Louis le Pieux, pour assister le pape Benoît VIII dans son œuvre de réforme.

A sa mort, sainte Cunégonde se retira à l'abbaye de Kaffungen qu'elle avait fondée. Il sera enterré avec sa femme, sainte Cunégonde, dans le même tombeau dans la cathédrale de Bamberg qu'il avait lui-même fondée. Il est le seul empereur germanique à avoir été canonisé.




Saint Henri reçoit du Pape Benoît VIII
la couronne et l'orbe impérial. Vitrail.


jeudi 11 juillet 2013

11 juillet - Saint Benoît, saint Patron de l'Europe

Saint Benoît, béni de nom et de grâces.
Aujourd'hui, l'Eglise célèbre la mémoire de Saint Benoît, Patriarche des moines d'occident, évangélisateur de notre Europe par la prière et le travail. 

C'est son oeuvre évangélisatrice, ces monastères et prieurés répandus dans toute l'Europe, qui ont permis de porter la Bonne Nouvelle aux peuples d'Europe.

Prions pour notre pays et l'Europe, oublieuses de leur Créateur et Sauveur et sachons nous émerveiller des beautés de la création en louant dignement notre Sauveur.


Vénérable abbé Henri Marie Boudon, Science et pratique du Chrétien, Chap. III « Les grandeurs admirables de la Vocation Chrétienne »

Que le Dieu d’Israël est bon !
Qu’il soit béni lui qui a fait seul des choses admirables !
Que son nom glorieux et plein de majesté soit béni dans tous les siècles !
Que les Cieux, la terre et la mer et tout ce qui se meut en eux célèbrent ses louanges !

O Dieu que les peuples vous louent, qu’ils entrent dans la joie et l’allégresse, qu’ils bénissent la sainteté de votre nom dans la durée de toute l’Eternité !
Que vos Anges et tout ce qui respire vous louent !
Giovanni di Paolo,
détail de la création du monde

Mais, ô Jérusalem, ô Sion, ô âme Chrétienne, chante les louanges de ton Seigneur et de ton Dieu qui a établi la paix dans toute son étendue !
Chante un nouveau Cantique à sa gloire ! Réjouis-toi en ton Roi qui te couronne de grâce !
Souviens-toi des merveilles et des prodiges qu’il a faits en ta faveur ; n’oublie jamais les grâces que tu as reçues.
Mais qui racontera les miracles de l’amour qu’il a porté à son peuple ; qui pourra dire les choses grandes qu’il lui a faites, lui qui est tout puissant et de qui le nom est Saint.

O Seigneur, qu’elles sont admirables, qu’elles sont élevées au-dessus de toute pensée.
O Dieu qui est égal à vous ? ô Dieu de bonté et de miséricorde, faites luire votre lumière des montagnes éternelles pour raconter les merveilles que vous avez faites au peuple Chrétien que vous avez si chèrement aimé ; à ce peuple que vous avez racheté des mains de l’ennemi et que vous avez comblé de l’abondance de vos biens afin que vous soyez par ceux qui sont votre héritage.
O Dieu, qui comprendra vos miséricordes ?


samedi 6 juillet 2013

6 juillet - Sainte Maria Goretti, Martyre de la pureté et de la virginité

Sa Sainteté le Pape Pie XII

Homélie du vénérable Pape Pie XII pour la canonisation de sainte Maria Goretti

Maria recevant l'extrême onction et
pardonnant, par trois fois, à son assassin
Tout le monde connaît la lutte très dure que cette vierge désarmée dut affronter; un assaut violent et aveugle se déchaîna brusquement pour souiller et violer sa pureté angélique
Mais, dans cette terrible épreuve, l'enfant pouvait redire au divin Rédempteur ces paroles d'un livre précieux, l'Imitation de Jésus Christ: « Si je suis éprouvée et meurtrie par les afflictions, je ne craindrai aucun mal pourvu que ta grâce soit avec moi. C'est elle qui est ma force, c'est elle qui me donne conseil et secours. Elle est plus forte que tous les ennemis». C'est pourquoi, soutenue par la grâce céleste, à laquelle répondait sa volonté noble et courageuse, elle sacrifia sa vie mais elle ne perdit pas la gloire de la virginité
Alessandro Serenelli assassinant la petite Maria qui se
refusait à lui. Il se convertira en prison et sera même
présent, Place Saint-Pierre, au jour de sa canonisation.

Dans l'existence de cette humble enfant, que nous avons esquissée à grands traits, on peut voir ce qui est non seulement digne du ciel, mais digne aussi d'être regardé avec admiration et respect par notre époque. 

Que les pères et mères de famille apprennent combien ils doivent élever les enfants que Dieu leur a donnés, dans la droiture, la sainteté et le courage. et les former à suivre les préceptes de vie du catholicisme. Ainsi, lorsque leur vertu sera mise en péril, ils pourront, aidés par la grâce divine, sortir du combat, victorieux, sans blessures et sans souillures

Que l'enfance joyeuse et la jeunesse ardente apprennent a ne pas s'abandonner misérablement aux joies éphémères et vides du plaisir, à l'attirance fascinante du vice. Qu'elles apprennent plutôt à rechercher avec enthousiasme, même avec effort et à travers les obstacles, la perfection morale du chrétien. Nous pouvons tous l'atteindre un jour par l'énergie de la volonté soutenue par les grâces de Dieu, en pratiquant l'effort, le travail et la prière.

La mère de Maria devant le reliquaire de sa fille
(la vieille dame au centre, les mains jointes)
Assurément, nous ne sommes pas tous appelés à subir le martyre ; mais nous sommes tous appelés à posséder la vertu chrétienneMais la vertu exige de l'énergie

Sans atteindre le même sommet de courage que cette jeune fille angélique, elle réclame néanmoins de notre part une activité persévérante, attentive, qui ne devra jamais se relâcher jusqu'à la fin de notre vie. C'est pourquoi on peut parler d'un martyre lent et prolongé, auquel nous incite cette affirmation divine de Jésus Christ: Le Royaume des cieux souffre violence, et ce sont les violents qui s'en emparent

Tendons tous vers ce but, soutenus par la grâce ; que sainte Maria Goretti, vierge et martyre, nous en persuade. Du ciel où elle jouit de l'éternelle béatitude, qu'elle nous l'obtienne du divin Rédempteur par son intercession. Tous alors, chacun selon ses conditions de vie, nous suivrons le même chemin glorieux, avec détermination et réalisme.




Sois fidèle jusqu'à la mort, le Seigneur combat pour toi, alléluia!
Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et ne peuvent rien faire de plus.
Le vainqueur, celui qui croit en moi, ne connaîtra pas la seconde mort.
Espère en Dieu, prends coeur et prends courage, espère en Dieu!


Seigneur, tu es la source de l'innocence, tu aimes la pureté, et tu as accordé la grâce du martyre à la jeune Maria Goretti; donne-nous, par son intercession, le courage de garder tes commandements comme lu lui donnas la récompense pour avoir défendu sa virginité jusqu'à la mort.


Tiepolo, Ange tenant la palme du martyre,
musée d'Otawa


vendredi 5 juillet 2013

5 juillet - bénédiction d'une statue de Saint Michel Archange dans les jardins du Vatican


Bénédiction de la statue de Saint Michel Archange
par Sa Sainteté le Pape François Ier



Après son élection, le Saint Père offre quelques
fleurs à la Vierge Marie - Salus populi romani
("Salut du peuple romain"). Basilique Sainte-Marie Majeure
Une statue représentant saint Michel Archange, haute de 5 mètres, a été inaugurée, vendredi matin, 5 juillet, à 8 h 45 par le pape François, sur la place du gouvernorat de la Cité du Vatican. 
 
La statue sera ensuite placée dans les jardins du Vatican, a proximité du palais du gouvernorat, dont le président actuel est le cardinal Giuseppe Bertello. La réalisation de cette statue a été voulue par l’ancien président du gouvernorat de l’Etat de la Cité du Vatican, le cardinal Giovanni Lajolo, pour célébrer l’archange Michel, "défenseur de la foi et protecteur de l’Eglise catholique", indique Radio Vatican.
 
En effet, les deux grands protecteurs de l'Etat de la Cité du Vatican sont saint Joseph et saint Michel Archange. Une grande fontaine a été dédiée à saint Joseph, l'année dernière.
 
Dans l’acte de consécration, le pape François a confié à Saint Joseph « les attentes et les espoirs de l’Eglise ».
Il a prié l’archange Michel de veiller sur le Siège apostolique, de défendre l’Eglise d’une quelconque « machination qui menace » sa sérénité et, enfin, de rendre les hommes « victorieux contre les tentations du pouvoir, de la richesse et de la sensualité ». Dans son discours, il a demandé à l’archange Michel qu’il « nous défende du Malin et qu’il s’en débarrasse ».
 
Le souverain pontife a en effet rappelé que Saint Michel est celui qui lutte pour rétablir la justice divine, qu’il défend le Peuple de Dieu contre ses ennemis et surtout contre son ennemi par excellence, le Diable.
 
Voici les deux prières qui ont été prononcées par le Saint Père aujourd'hui :


Le songe de saint Joseph, 1er Protecteur de
la Sainte Famille et de l'Eglise catholique.
Saint Joseph,
Gardien du Rédempteur et très chaste Époux de la bienheureuse Vierge Marie,
accueille avec bienveillance l'acte de dévotion
et de consécration
que nous t'adressons aujourd'hui.
Protège cette terre et donne-lui la paix: elle a été baignée par le sang de saint Pierre
et des premiers martyrs romains;
protège-nous et ravive la grâce du baptême
de ceux qui y vivent et y travaillent;
protège et augmente la foi des pèlerins
qui viennent ici de toutes les régions du monde.
Nous te consacrons les fatigues et les joies de chaque jour;
nous te consacrons les attentes et les espérances de l'Eglise;
nous te consacrons les pensées, les désirs et les œuvres:
que tout s'accomplisse dans le Nom du Seigneur Jésus.
Ta protection douce, ferme et silencieuse a soutenu, guidé et consolé la vie cachée
de la sainte Famille de Nazareth:
protège nos familles, renouvelle aussi pour nous ta paternité
et garde-nous fidèles jusqu'à la fin.
Nous plaçons aujourd'hui, avec une confiance renouvelée,
sous ton regard bienveillant et sage,
les évêques et les prêtres,
les personnes consacrées et les fidèles laïcs,
qui travaillent et vivent au Vatican:
protège leur vocation, et enrichis-la de toutes les vertus nécessaires
pour grandir dans la sainteté. Amen


Blason du  Chapitre de la Cathédrale d'Albi (croix reliquaire)

Ô glorieux Archange saint Michel
toi qui annonces au monde la nouvelle consolante 
de la victoire du bien sur le mal: 
ouvre notre vie à l'espérance. 
Statue de Saint Michel Archange
bénie par le Saint Père ce matin dans les
jardins du Vatican.

Veille sur cette Cité et sur le Siège apostolique,
cœur et centre de la catholicité,
afin qu'elle vive dans la fidélité à l’Évangile
et dans l'exercice de la charité héroïque.
Le Seigneur de l'univers t'a rendu puissant
contre les forces de l'ennemi:
démasque les pièges du Diable et de l'esprit du monde.
Rends nous victorieux contre les tentations
du pouvoir, de la richesse et de la sensualité.
Sois toi le rempart contre toute machination,
qui menace la sérénité de l'Eglise;
sois la sentinelle de nos pensées,
qui libère de l'assaut de la mentalité mondaine;
sois toi le guide spirituel,
qui nous soutient dans le bon combat de la foi.
Ô glorieux Archange saint Michel,
qui toujours contemples la Sainte Face de Dieu,
garde-nous fermes sur le chemin vers l'Eternité. Amen.


 

Rendons grâce pour l'exemple du Saint Père. Prions Saint Michel Archange pour qu'il nous protège, la Sainte Eglise et la France