mercredi 2 mars 2022

Mercredi des Cendres : Jeûne, abstinence et pénitence

Saint Jean-Paul II, Homélie du Mercredi des cendres du 16 février 1983

Le carême marque le moment où il nous faut rentrer en nous-mêmes. C’est un temps d’intimité particulière avec Dieu dans le secret du cœur et de la conscience. C’est dans cette intimité intérieure avec Dieu que s’accomplit l’œuvre essentielle du carême : le travail de conversion.

Et dans ce secret intérieur, dans cette intimité avec Dieu dans la pleine vérité du cœur et de la conscience, résonnent des mots comme ceux du psaume de la liturgie d’aujourd’hui, l’une des confessions les plus profondes que l’homme ait jamais faite devant Dieu: «Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,* dans ta grande miséricorde, efface mes torts.* Lave-moi tout entier de ma faute,* et de mon péché, purifie-moi.* Oui, je reconnais mes torts,* j’ai toujours mon péché devant moi,* Contre toi, et toi seul, j’ai péché,* ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait» (Ps 50,1-6).

Ce sont des mots qui purifient, des mots qui transforment. Ils transforment l’homme de l’intérieur. Récitons-les souvent pendant le carême. Et surtout, essayons de renouveler cet esprit qui les anime, ce souffle intérieur qui a justement donné à ces mots une force de conversion. Car le carême est essentiellement une invitation à la conversion.

Les œuvres de piété dont parle l’Évangile d’aujourd’hui ouvrent la route à cette conversion. Exerçons-les autant qu’il est possible. Mais en premier lieu, cherchons à rencontrer Dieu intérieurement dans toute notre vie, dans tout ce dont elle est faite, pour arriver à cette conversion en profondeur dont est plein le psaume pénitentiel de la liturgie d’aujourd’hui.



 

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