samedi 25 mai 2019

Bonne fête Maman ! Bonne fête des Mères !


De S. Ephrem de Nisibe dit "la Harpe du Saint Esprit", Hymne mariale, IVème siècle.

Fils de Dieu, donne-moi ton Don admirable, que je célèbre la beauté merveilleuse de ta mère bien-aimée ! La Vierge a enfanté son fils en conservant sa virginité, elle a allaité celui qui nourrit les nations, dans son sein immaculé elle a porté celui qui porte l'univers dans sa main.
 
Elle est vierge et elle est mère, que n'est-elle pas dès lors ? Sainte de corps, toute belle d'âme, pure d'esprit, droite d'intelligence, parfaite de sentiments, chaste et fidèle, pure de cœur et remplie de toute vertu.

Qu'en Marie se réjouissent les cœurs vierges, puisque d'elle est né celui qui a libéré le genre humain livré à un esclavage terrible.
Qu'en Marie se réjouisse le vieil Adam, blessé par le serpent ; Marie donne à Adam une descendance qui lui permet d'écraser le serpent maudit et qui le guérit de sa blessure mortelle (Gn 3,15).
Que les prêtres se réjouissent en la Vierge bénie ; elle a mis au monde le Grand Prêtre qui s'est fait lui-même victime, mettant fin aux sacrifices de l'ancienne alliance...
Qu'en Marie se réjouissent tous les prophètes, puisqu'en elle se sont accomplies leurs visions, se sont réalisées leurs prophéties, se sont confirmés leurs oracles.
Qu'en Marie se réjouissent tous les patriarches, car elle a reçu la bénédiction qui leur a été promise, elle qui, en son fils, les a rendus parfaits...

Marie est le nouvel arbre de vie, qui donne aux hommes au lieu du fruit amer cueilli par Ève, un fruit très doux dont se nourrit le monde entier.



François, rebâtis mon Eglise !

Voila ce que nous faisons de la maison de Dieu.
Et notre âme, qu'en faisons-nous ?



Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « Jésus au très saint Sacrement de l’autel », 2e traité


Combien d’églises toutes désolées pendant qu’on bâtit des maisons de tous côtés aux misérables créatures !

Combien de temples, d’églises où l’adorable Jésus n’a pas où reposer son sacré Corps avec respect, les tabernacles étant très chétif, tout couverts de poussière, les ciboires d’étain et très noirs, les voiles qui les couvrent tout déchirés, pendant que les petits hommes sont logés à leur aise dans des lieux agréables et bien ornés !




Giotto, le songe d'Innocent III : "François, rebâtis mon Eglise !"

jeudi 23 mai 2019

Que ta volonté soit faite !

Dieu notre Père, par Girolamo dai Libri

Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « Dieu seul »

O intérêt, ô intérêt de Dieu seul ! Mon âme te désire ; mon âme a soif de te voir établie partout ; mon cœur te souhaite, te veut, t’aime uniquement !

O intérêt de Dieu seul, tu seras toujours ma grande et ma chère dévotion ! Que je meure pourvu que tu règnes !

O intérêt de Dieu seul, mes délices, ma gloire, mon ambition, toutes mes richesses !

O Dieu seul ! Dieu seul ! Dieu seul en la vie, en la mort, dans le temps et dans l’éternité de Dieu seul !

mardi 21 mai 2019

Prions pour Vincent Lambert

Paris, le 20 mai 2019


Sommes-nous devenus de simples déchets ?

Si aujourd’hui je me permets de prendre la parole au sujet de ce qui est en train de se passer pour M. Vincent Lambert, c’est que son cas si particulier est emblématique de la société dans laquelle nous voulons vivre.

J'étais malade, vous m'avez visité.
J'avais faim et soif, vous m'avez donné à manger et à boire.
Tout d’abord, mon cœur de prêtre me porte à prier pour lui, soumis à tant de pressions, et dont la vie ne peut dépendre que de décisions qui lui échappent. Il y a quelques années, il a déjà subi un arrêt de l’alimentation et de l’hydratation auquel il a survécu de manière étonnante. Cet homme de 42 ans, traumatisé crânien lors d’un accident de la route est actuellement lourdement handicapé, tétraplégique et dépendant dans un lit au CHU de Reims. Son cas est tout proche de celui de Michaël Schumacher, traumatisé crânien avec de lourdes lésions cérébrales et, lui aussi, en état pauci relationnel. Malgré la célébrité de ce champion de Formule 1, les médias ne se sont pas emparés de son cas médical et il peut jouir de soins spécialisés très attentifs en milieu privé. Dans le cas précis de M. Vincent Lambert, on constate qu’il a les yeux ouverts, qu’il respire normalement, qu’il est dans un état stable, pas du tout en fin de vie. Il a besoin d’une aide-soignante et d’une infirmière qui assurent le nursing et le changement de position, d’un kinésithérapeute pour éviter les escarres. La nutrition et l’hydratation se font par gastrostomie ou par sonde nasogastrique.

La décision d’interrompre les soins de confort et de nutrition de base chez un patient handicapé s’oppose à la loi Léonetti. 

Il n’est pas mentionné qu’il présente de souffrance insupportable qui nécessite une sédation profonde sauf évidemment dans le cas où l’arrêt de l’hydratation par les médecins entraînerait la douleur cruelle de mourir de soif. Il ne s’agit pas d’une « obstination thérapeutique » puisque ce ne sont pas des soins curatifs d’une maladie incurable, mais simplement les soins corporels et nutritionnels de base que l’on doit aussi aux personnes âgées dépendantes, hémiplégiques, et aux bébés qui ne sont pas encore autonomes.

On cite à l’envi les pays moins-disant éthiques comme la Belgique ou les Pays-Bas. Force est de constater que dans ces pays il y a une anesthésie totale de la conscience. On entend des enfants parler de manière naturelle de l’euthanasie de leurs parents comme s’il s’agissait d’une éventualité normale. Un membre du gouvernement belge, assise en face de moi lors d’une rencontre chez M. le Président de la République, était très fière que son pays soit « en avance », comme elle disait. Pourquoi ne cite-t-on jamais les pays qui ont une plus haute conscience éthique, comme l’Allemagne ou l’Italie ? 
Tout ce que vous faites à l'un de ses petits qui sont mes
frères, c'est à moi que vous le faites.
Et vous en rendrez compte... Kyrie eleison !
Il y a aujourd’hui un choix de civilisation très clair : soit nous considérons les êtres humains comme des robots fonctionnels qui peuvent être éliminés ou envoyés à la casse lorsqu’ils ne servent plus à rien, soit nous considérons que le propre de l’humanité se fonde, non sur l’utilité d’une vie, mais sur la qualité des relations entre les personnes qui révèlent l’amour.
N’est-ce pas ainsi que cela se passe lorsqu’une maman se penche de manière élective vers celui de ses enfants qui souffre ou qui est plus fragile ? C’est le choix devant lequel nous nous trouvons. Le Christ nous a révélé la seule manière de grandir en humanité : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé ». Et il nous a donné la seule manière d’exprimer cet amour : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ».

Une fois de plus nous sommes confrontés à un choix décisif : la civilisation du déchet ou la civilisation de l’amour.

+Michel Aupetit

Archevêque de Paris


Des profondeurs je crie vers Toi, Seigneur. Seigneur ! Ecoute mon appel !

Prière pour la France de l'Île-Bouchard


Seigneur Jésus, nous Vous confions notre pays, la France, et tous ses habitants.
Nous Vous bénissons pour les nombreuses grâces que Vous lui avez accordées, pour la variété et la beauté de ses paysages,
Pour les saints qu'elle a donnés au monde, pour sa vocation de fille aînée de l'Église.
Que nos responsables politiques soient remplis de sagesse, qu'ils soient désintéressés et déterminés à gouverner avec justice et à promulguer des lois qui respectent la vie et les personnes.
Qu'ils reconnaissent les racines chrétiennes de la France.
Marie, Vous qui avez visité notre pays à plusieurs reprises, Vous qui avez demandé à L'Ile-Bouchard aux petits enfants de "prier pour la France", aidez-­nous à aimer notre pays, à prier pour lui et à y répandre l'Évangile de Votre divin Fils.
Apprenez-nous à rester fidèles aux grâces de notre baptême.
Donnez-nous de saintes vocations pour servir l'Église et montrez-nous comment dire oui à Dieu toute notre vie. Amen.



vendredi 17 mai 2019

Un problème ? Le ROSAIRE !

Notre Dame du Saint Rosaire

De la Sœur Lucie de Fatima au Père Fuentès

La Très Sainte Vierge, en ces derniers temps que nous vivons, a donné une efficacité nouvelle à la récitation du Rosaire.

De telle façon qu’il n’y a aucun problème, si difficile soit-il, temporel ou surtout spirituel, se référant à la vie personnelle de chacun de nous, de nos familles, des familles du monde ou des communautés religieuses, ou bien à la vie des peuples et des nations.

Il n’y a aucun problème, dis-je, si difficile soit-il, que nous ne puissions résoudre par la prière du saint Rosaire.




mardi 14 mai 2019

Soeur Lucie, priez pour nous


Petite prière à Sœur Lucie

Très Sainte Trinité, Père, Fils et Esprit Saint, je Vous adore profondément et je Vous rends grâce pour les apparitions de la Très Sainte Vierge à Fatima, qui ont manifesté au monde les richesses de Son Cœur Immaculé. Par les mérites infinis du Très Saint Cœur de Jésus et ceux du Cœur Immaculé de Marie, je Vous demande, pour Votre plus grande Gloire et le bien de nos âmes, de daigner glorifier devant la Sainte Église, Sœur Lucie, petite bergère de Fatima, en nous accordant, par son intercession, la grâce que nous implorons (l’exprimer…)
Ainsi soit-il.



lundi 13 mai 2019

Notre Dame de Fatima, priez pour nous !



Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « Le triomphe de la Croix », partie III

Je dis à le bien dire (le chapelet, ou Rosaire) car c’est une chose très lamentable de voir les exercices de piété ordinairement si mal pratiqués.

Saint Dominique, l’un des plus zélés dévots de l’immaculée Mère de Dieu qui fut jamais, institua le Rosaire a été cause d’une infinité de biens qui en sont arrivés.

Mais pour le réciter selon le dessein de ce grand patriarche, il faut considérer en le disant les mystères de la vie et de la mort de notre bon Sauveur, ou ses mystères opérés après sa glorieuse résurrection, et cette dévotion était un grand supplément au défaut des livres qui traitent de ces sujets pour les personnes ignorantes et un grand secours même aux plus habiles, car le rosaire de la très sacrée Vierge pris dans son véritable esprit donne une ample matière et d’une manière aisée et propre à toutes sortes de personnes pour s’occuper de notre bon Sauveur Jésus Christ : de ce qu’ il a fait et souffert pour nous et la méditation de sa précieuse vie et mort est autant utile que nécessaire à tous les Chrétiens et apporte une grande gloire à Dieu qui est la fin de toutes choses.

Il serait à désirer qu’en apprenant le chapelet l’on apprît les mystères de Jésus Christ et de sa très pure Mère pour les considérer avec attention et avec amour et, sans cela, souvent c’est un exercice qui se fait avec beaucoup de tiédeur, de distraction, et qui n’est pas accompagné des grâces signalées qui y sont accordées. Mais c’est un malheur assez ordinaire si l’on s’arrête à l’extérieur.



dimanche 12 mai 2019

Dimanche du Bon Pasteur

Zachée cherchait à voir le Seigneur. Le Maître de la Vie, le Pasteur véritable, allait à la recherche de sa petite brebis perdue désormais retrouvée. Alléluia !

Saint Grégoire de Nysse, Homélies sur le Cantique des cantiques

« Il fut saisi de pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger »

« Où mènes-tu paître ton troupeau », ô bon pasteur qui le portes tout entier sur tes épaules ? Car la race humaine tout entière est une brebis unique que tu as prise sur tes épaules. Montre-moi le lieu de ton pâturage, fais-moi connaître les eaux du repos, mène-moi vers l'herbe grasse, appelle-moi de mon nom, afin que j'entende ta voix, moi qui suis ta brebis, et que ta voix soit pour moi la vie éternelle.

Oui, « dis-le-moi, toi que mon cœur aime ». C'est ainsi que je te nomme, car ton Nom est au-dessus de tout nom, inexprimable et inaccessible à toute créature douée de raison. Mais ce nom-ci, témoin de mes sentiments pour toi, exprime ta bonté. Comment ne t'aimerai-je pas, toi qui m'as aimée, alors que j'étais toute noire, au point de donner ta vie pour les brebis dont tu es pasteur ? Il n'est pas possible d'imaginer de plus grand amour que d'avoir donné ta vie pour mon salut.

Enseigne-moi donc « où tu mènes paître le troupeau », que je puisse trouver le pâturage du salut, me rassasier de la nourriture céleste dont tout homme doit manger s'il veut entrer dans la vie, courir vers toi, qui es la source, et boire à longs traits l'eau divine, que tu fais jaillir pour ceux qui ont soif. Cette eau se répand de ton flanc depuis que la lance y a ouvert une plaie, et quiconque en goûte devient une source d'eau jaillissant en vie éternelle.

De son Coeur transpercé jaillit du sang - celui de la divine Eucharistie - et de l'eau - celle du Baptême -.
Venez vous abreuver à la Source cachée désormais révélée.

vendredi 10 mai 2019

Joie au Ciel, exulte la terre !


Du Pape saint Grégoire le Grand

Vous avez entendu, très chers frères, que les saintes femmes qui avaient suivi le Seigneur vivant au tombeau avec des aromates, afin d'entourer de soins pieux, même après sa mort, celui qu'elles avaient aimé pendant sa vie.
Nous devons, en effet, entendre l'histoire sainte en nous demandant ce que nous devons imiter. Nous aussi qui croyons au Mort, nous pouvons, en vérité, venir à son tombeau avec des aromates, si, remplis du parfum des vertus, nous cherchons le Seigneur avec la foi des bonnes œuvres.  
Or, les femmes qui vinrent avec des aromates virent des anges. En effet, les cœurs qui, dans le parfum des vertus, se hâtent par de saints désirs vers le Seigneur, arrivent à voir les habitants du ciel. Nous devons maintenant examiner ce que signifie le fait que l'ange est aperçu assis à droite.
Que signifie la gauche sinon la vie présente, et que signifie la droite sinon la vie éternelle?
Baciccio, l'annonce des anges aux femmes
C'est pourquoi il est dit dans le Cantique des cantiques: "Sa gauche soutient ma tête et sa droite m'embrasse" (Cant. II,6). Or comme notre Rédempteur avait déjà triomphé de la corruptibilité de la vie présente, il convenait que l'ange qui était venu pour annoncer sa vie éternelle fût assis à droite. Il apparut en vêtement blanc, car il annonçait la joie de notre fête. La blancheur éclatante du vêtement désigne, en effet, l'éclat brillant de notre solennité.
Devons-nous dire: la nôtre ou la sienne? Pour être tout à fait exacts, nous devons dire la sienne et la nôtre à la fois. La Résurrection de notre Rédempteur est notre fête, parce qu'il nous a appelés à l'immortalité, mais c'est aussi la fête des anges parce que, par le rappel des hommes au ciel, le nombre des anges a été complété.
Ainsi donc l'ange est paru en vêtement blanc au jour de sa fête et de notre fête parce que, par la Résurrection de Notre Seigneur, nous avons été rappelés au ciel et parce que, par cette Résurrection, les portes de la patrie céleste ont été réparées.



mercredi 8 mai 2019

Aujourd'hui nous célébrons trois grandes fêtes...


L'apparition de l'archange sur le mausolée d'Hadrien


... toutes en l'honneur de l'Archange Saint Michel, premier parmi les neuf Chœurs des Esprits bienheureux.

Il s'agit des apparitions et miracles de l'Archange :
~ au Mont Gargan,
~ à Colosses,
~ et à Rome. 

Voici le récit des miracles romains.
Prions pour que l'Archange ne désespère pas de nous et n'abandonne ni Rome, ni la France, ni son Eglise.



Du haut de l’ambon de Saint-Jean-du-Latran, il (le Pape S. Grégoire le Grand) s’écrie :
Frères bien-aimés, la mort frappe à coups redoublés ... Nous à qui elle laisse encore le temps de pleurer, livrons-nous à la pénitence ! 
Puis il traça l’ordre et la manière dont devrait se faire la solennelle supplication :
L'apparition au Mont Gargan
Le clergé partira de l’église des Saints-Côme-et-Damien, avec les prêtres de la sixième région ; les abbés et les moines partiront de l’église des Saints-Gervais-et-Protais  avec les prêtres de la quatrième région ; les abbesses et leurs communautés partiront de l’église des Saints-Pierre-et-Marcellin avec les prêtres de la première région ; les enfants réunis dans l’église des Saints-Jean-et-Paul en sortiront avec les prêtres de la deuxième région ; les laïques assemblés dans l’église de Saint-Etienne, premier martyr, en sortiront avec les prêtres de la septième région ; les veuves partiront de l’église de Sainte-Euphémie avec les prêtres de la cinquième région ; enfin les femmes mariées partiront de l’église de Saint-Clément avec les prêtres de la troisième région.

Dans cet ordre connu depuis sous le nom de Litanie septiforme, selon le témoignage de saint Grégoire de Tours, pendant trois jours, à partir de neuf heures, de chacune de ces églises nous sortirons en récitant des prières et en versant des larmes : nous nous rejoindrons tous à la basilique de la Sainte Vierge Marie, et nous continuerons là nos prières et nos supplications.

L'apparition à Colosses
Le premier jour, quatre-vingt personnes meurent pendant la procession. Grégoire fait vénérer l’image de la Mère de Dieu, attribuée à saint Luc, puis, les jours suivants, pieds nus et couvert d’un sac, la porte en procession dans les rues de Rome, vers la basilique Saint-Pierre. Arrivés à la hauteur du mausolée d’Hadrien, tous perçoivent les accents d’un chœur angélique qui chante : Réjouissez-vous, Reine du ciel, Alléluia ! ; à quoi Grégoire répond : Car celui qu’il vous fut donné de porter est ressuscité comme il l’avait dit, Alléluia ! puis il s’écrie, imité par la foule : Priez pour nous, sainte Mère de Dieu, Alléluia ! 

L’archange saint Michel apparaît alors au sommet de l’édifice et remet son épée au fourreau ; la peste cesse et l’Eglise s’est enrichie d’une hymne à la Sainte Vierge, le Regina cæli, qu’elle chante toujours au temps de Pâques. Depuis, le mausolée d’Hadrien est appelé le château Saint-Ange.



"Notre" Mont Saint-Michel, gravure aquarellée de 1705. Sa fête est le 16 octobre.

mardi 7 mai 2019

« Avez-vous vu celui que mon cœur aime ? » (Ct 3,3)



De Saint Ambroise, Sur la virginité, nn.17-21

« Pourquoi pleures-tu ? » C'est toi qui es cause de tes larmes, toi qui te fais pleurer... Tu pleures parce que tu ne crois pas au Christ : crois et tu le verras. Le Christ est là, il ne fait jamais défaut à ceux qui le cherchent. « Pourquoi pleures-tu ? » Ce n'est pas les larmes qu'il faut, mais une foi alerte et digne de Dieu. Ne pense pas aux choses mortelles et tu ne pleureras pas... Pourquoi pleurer ce qui réjouit les autres ? 

« Qui cherches-tu ? » Ne vois-tu pas que le Christ est la force de Dieu, que le Christ est la sagesse de Dieu, que le Christ est sainteté, que le Christ est chasteté, que le Christ est pureté, que le Christ est né d'une vierge, que le Christ est du Père et auprès du Père et dans le Père toujours ; né et pourtant non pas crée, non pas déchu, toujours aimé, vrai Dieu de vrai Dieu ? « On a enlevé le Seigneur du tombeau et je ne sais où on l'a mis. » Tu te trompes, femme ; tu penses que le Christ a été enlevé du tombeau par d'autres et non pas ressuscité par sa propre puissance. Mais personne n'enlève la puissance de Dieu, personne n'enlève la sagesse de Dieu, personne n'enlève la vénérable chasteté. Le Christ n'est pas enlevé du tombeau du juste ni de l'intime de la vierge et du secret de son âme fidèle ; et même s'il en est qui veulent le ravir, ils ne peuvent l'enlever. 

Alors le Seigneur lui dit : « Marie, regarde-moi ». Tant qu'elle ne croit pas, c'est « une femme » ; quand elle commence à se tourner vers lui elle est appelée Marie. Elle reçoit le nom de celle qui a enfanté le Christ ; car c'est l'âme qui enfante spirituellement le Christ. « Regarde-moi », dit-il. Qui regarde le Christ se corrige ; on s'égare quand on ne voit pas le Christ. Aussi, se retournant, elle le voit et dit : « Rabbi, ce qui veut dire Maître ». Qui regarde se tourne ; qui se tourne saisit plus complètement ; qui voit progresse. Aussi appelle-t-elle Maître celui qu'elle croyait mort ; elle a trouvé celui qu'elle croyait perdu.


dimanche 5 mai 2019

Hymne aux fonts baptismaux



Tibi laus, perennis auctor, - Louange à toi, Créateur éternel,
Baptismatis sacrator, - Qui as consacré le baptême
Qui sorte passionis - Et qui, par l’héritage de ta Passion,
Das praemium salutis. - Nous as donné la récompense du salut.

Nox clara plus et alma - C’est une nuit plus claire et plus féconde
Quam luna, sol vel astra, - Que la lune, que le soleil ou qu’une étoile,
Quae luminum corona - Celle où dans une auréole de lumière,
Reddis diem per umbram, - Tu nous as rendu le jour pour l’ombre.

Dulcis, sacrata, blanda, - Jour si doux, sacré, délicieux,
Electa, pura, pulchra,
- Elu, pur, beau,
Sudans honore mella, - Ruisselant du miel de la gloire
Rigans odore chrisma, - Et imprégné du parfum de l’onction,

In qua redemptor orbis - Celui où le Rédempteur du monde
De morte vivus exit - Est sorti vivant de la mort
Et, quos catena vinxit, - Et, enseveli, a délivré
Sepultus ille solvit. - Ceux qui étaient enchaînés.

Quam Christus aperuit - C’est le Christ qui a ouvert
Ad gentium salutem, - Aux peuples le salut,
Cuius salubre cura - Et qui, par sa sollicitude salvatrice,
Redit novata plasma. - A régénéré la créature.

Accedite ergo digni - Approchez donc, dignes maintenant
Ad gratiam lavacri, - Du bain de la grâce :
Quo fonte recreati - Par cette source recréés,
Refulgeatis agni. - Vous resplendissez comme des agneaux.

Hic gurges est fidelis, - Cette fontaine ne trompe pas,
Purgans liquore mentes,
- Son eau purifie les âmes ;
Dum rore corpus udat,
- En baignant le corps par son ruissellement,
Peccata tergit unda
. - Cette onde lave les péchés.

Gaudete, candidati, - Réjouissez-nous, ô vous qui êtes blanchis,
Electa vasa regni, - O vases d’élection du Royaume :
In morte consepulti, - Ensevelis avec le Christ dans la mort,
Christi fide renati. - Vous renaissez du Christ par la foi.

Attribué à saint Augustin

C’est à bon droit, mes bien-aimés, qu’aujourd’hui le ciel exulte et la terre se réjouit, car en ce jour où nous sommes la lumière a jailli plus brillamment à partir du sépulcre qu’elle n’a resplendi à partir du soleil. En voici la raison : de même qu’avant de naître à notre humanité, notre Seigneur et Sauveur a éclairé le monde, de même aujourd’hui, où il est mort corporellement, il a éclairé les enfers à la fois par la puissance de sa divinité, et par son âme humaine.
                                          
Aujourd’hui, à la visite du Seigneur, les enfers ont dansé de joie parce que s’est accompli l’oracle prophétique : Le peuple qui marchait dans les ténèbres, c’est-à-dire tout le genre humain plongé dans l’obscurité des enfers, a vu se lever une grande lumière (Is 9,1). Parce que celui-là même qui créa l’homme, c’est lui en personne qui est allé le chercher dans les enfers et l’en a délivré par sa puissance. Étonnante et inexprimable bonté de notre Dieu ! La mort avait pris d’assaut le paradis, mais la vie a terrassé les enfers ; et le Fils de Dieu, qui avait revêtu la condition mortelle, a écrasé la loi de la mort, accomplissant ainsi l’affirmation du prophète : O mort, je serai ta mort (cf. Os 13,14) ! Parce que ceux que tu as fait mourir par le péché, moi, par ma mort, je les rassemblerai hors de ce lieu de ruine éternelle et je les délivrerai de la mort perpétuelle.

Voilà de quels liens est ligoté et immobilisé ce qui fait la perte des hommes ; car, de même que la mort a trompé, elle a été trompée ; alors qu’elle tuait, elle a été anéantie.

Donc le Seigneur, quand son corps fut enseveli, descendit tout au fond des demeures infernales ; mais alors qu’on le jugeait captif du séjour des morts, c’est là qu’ayant lié la mort, il a délivré les morts de leurs liens. Et de ce séjour, d’où jamais personne, même seul, n’était revenu, il pénétra dans les cieux en emportant de riches dépouilles.

Voilà tout ce qu’a fait l’immense bonté de Dieu pour notre salut et notre rétablissement ! Pour nous, il a été pareil à une brebis conduite à l’abattoir (cf. Is 53,7) ; pour nous, il a subi les maux présents, afin de nous accorder les biens éternels.





mercredi 1 mai 2019

C'est le mois de Marie, c'est le mois le plus beau, le beau mois de Mai



Prière à Notre Dame

Notre monde, ô Marie, vous possède enfin !
Votre naissance lui révèle le secret de sa destinée, le secret d'amour qui l'appela du néant à devenir le palais du Dieu qui résidait au-dessus des cieux. Mais quel est donc ce mystère de la chétive humanité, qu'inférieure aux Anges par sa nature, elle soit appelée à leur donner pourtant leur Roi et leur Reine ?
Leur Roi, bientôt ils l'adoreront nouveau-né dans vos bras ; leur Reine, ils la révèrent aujourd'hui, et l'admirent dans son berceau comme admirent les Anges.

Astres du matin, ces nobles esprits contemplaient au commencement les manifestations de la Toute-Puissance, et ils louaient le Très-Haut ; jamais néanmoins leur avide regard ne découvrit merveille pareille à celle qui les fait tressaillir à cette heure : Dieu reflété plus purement sous le voile corporel, sous l'enveloppe fragile d'une enfant d'un jour, que dans la force et tout l'éclat des neuf chœurs ; Dieu captivé lui-même par tant de faiblesse unie par sa grâce à tant d'amour qu'il en fait le point culminant de son œuvre, en arrêtant d'y manifester son Fils.

Reine des Anges, vous êtes aussi la nôtre ; recevez-nous à foi et hommage.
En cette journée où le premier élan de votre âme très sainte fut pour le Seigneur, le premier sourire de vos yeux pour les fortunés parents qui vous mirent au monde, daigne la bienheureuse Anne nous admettre à baiser à genoux votre main bénie, toute prête déjà aux divines largesses dont elle est la dispensatrice prédestinée. Et maintenant grandissez, douce enfant ; que vos pieds s'affermissent pour briser la tête du serpent maudit, que vos bras prennent force pour porter le trésor du monde : l'ange et l'homme, toute la nature, Dieu Père, Fils, Esprit-Saint, sont dans l'attente du moment solennel où Gabriel pourra s'envoler des cieux, vous saluant pleine de grâce et vous apportant le message de l'amour.