samedi 16 novembre 2019

Tout passe, soyons attentifs au Seigneur et à son appel : "Convertissez-vous et croyez en l’Évangile !"

Danse macabre

Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « Le triomphe de la Croix » partie I

Les jours ordinaires se passent et, nous l’avons déjà dit, dans un profond oubli de ces vérités. La plupart des hommes pensent à Dieu en tant de choses différentes qui les occupent, l’on en parle peu dans les conversations mais, dans le temps même que l’on y pense ou que l’on y doit penser, hélas ! Comment y pense-t-on ?

Je dis que l’on doit y penser car, combien de personnes ne rêvent qu’à la terre et aux créatures de la terre, et à leurs affaires de la terre, et à des bagatelles même dans les heures de leurs prières ! Eh bien ! je yeux qu’il y ait des gens qui soient fidèles à assister au saint sacrifice de la messe, aux offices divins tous les jours de dimanche et de fête, et même les autres jours qui ne sont pas d’obligation ; je veux qu’ils y récitent leurs heures ou d’autres prières, je veux qu’ils n’aient jamais manqué durant toute leur vie à ces devoirs ; mais je demande : combien y en a-t-il de ces gens-là, même qui se soient appliqués aux affaires de Dieu, aux affaires éternelles, avec autant d’attention comme ceux qui plaident et font à un misérable procès, comme un avare à amasser du bien, comme un voluptueux à se procurer du plaisir, comme un ambitieux à se procurer de l’honneur !

Vanité des vanités, tout est vanités
Oh ! combien de personnes paraîtront devant Dieu à leur mort qui, après des quarante et des soixante années, se trouveront n’avoir jamais pensé avec autant de soin et d’ardeur, à l’interminable éternité où elles entrent pour n’en sortir jamais, comme elles ont fait durant tout le cours de leur vie, durant tous les jours, les semaines, les mois et les années qui s’en sont écoulés à de chétives choses temporelles ! Je vois bien certes l’empressement de l’homme quand il s’agit ou de gagner ou de perdre un peu de bien temporel ; je vois bien comme il s’en occupe, comme il y rêve, comme il en parle mais, ô malheur épouvantable, quelle application donne-t-on pour arriver à la bienheureuse jouissance de Dieu ou ne pas tomber en sa disgrâce et porter son ire pour un jamais !



mercredi 13 novembre 2019

Les fins dernières : la mort, le jugement, l'Enfer, le Purgatoire et le Paradis


Du saint abbé Arsène, Père du désert

L'enfer est réservé à ceux qui ne veulent pas se repentir et abandonner le péché.
Si vous vous repentez et abandonnez le péché, les portes de la miséricorde divine sont ouvertes.



lundi 11 novembre 2019

Saint Martin de Tours, Apôtre de la Gaule, priez pour la France et la paix

Saint Martin, priez pour nous et pour la France !
Statue de Saint Martin, avant d'être remise
sur le toit de la basilique Saint-Martin
à Tours.

Du Cardinal Désiré Joseph Mercier

La religion du Christ fait du patriotisme une loi, il n'y a point de parfait chrétien, qui ne soit un parfait patriote. Elle surélève l'idéal de la raison païenne et le précise, en faisant voir qu'il ne se réalise que dans l'Absolu.
D'où vient, en effet, cet élan universel, irrésistible, qui emporte d'un coup toutes les volontés de la nation dans un même effort de cohésion et de résistance aux forces ennemies qui menacent son unité et son indépendance ?
Comment expliquer que, sur l'heure, tous les intérêts cèdent devant l'intérêt général ; que toutes les vies s'offrent à l’immolation ?

Il n'est pas vrai que l'Etat vaille essentiellement mieux que l'individu et la famille, attendu que le bien des familles et des individus est la raison d'être de son organisation.
La brutalité des mœurs païennes et le despotisme des Césars avaient conduit à cette aberration - et le militarisme moderne tendait à la faire revivre - que l'état est omnipotent et que son pouvoir discrétionnaire crée le Droit.

Poilus dans les tranchées

Non, réplique la théologie chrétienne, le Droit, c'est la Paix, c'est-à-dire l'ordre intérieur de la nation, bâti sur la Justice. Or la Justice elle-même n'est absolue, que parce qu'elle est l'expression des rapports essentiels des hommes avec Dieu et entre eux. Aussi la guerre pour la guerre est-elle un crime. La guerre ne se justifie qu'à titre de moyen nécessaire pour assurer la paix. "Il ne faut pas que la paix serve de préparation à la guerre, dit saint Augustin, il ne faut faire la guerre que pour obtenir la paix".

A la lumière de cet enseignement, que reprend à son compte saint Thomas d'Aquin, le patriotisme revêt un caractère religieux. Les intérêts de famille, de classe, de parti, la vie corporelle de l'individu sont dans l'échelle des valeurs, au-dessous de l'idéal patriotique, parce que cet idéal, c'est le Droit qui est absolu. Ou encore cet idéal, c'est la reconnaissance publique du Droit appliqué à la nation, l'Honneur national. Or, il n'y a d'Absolu, dans la réalité que Dieu.

Dieu seul domine par sa sainteté et par la souveraineté de son empire, tous les intérêts et toutes les volontés. Affirmer la nécessité absolue de tout subordonner au Droit, à la Justice, à l'Ordre, à la Vérité, c'est donc implicitement affirmer Dieu. Et quand nos humbles soldats, à qui nous faisions compliment de leur héroïsme, nous répondaient avec simplicité : "Nous n'avons fait que notre Devoir" ; "l'Honneur l'exige", ils exprimaient à leur façon, le caractère religieux de leur patriotisme.

Qui ne sent que le patriotisme est "sacré" et qu'une atteinte à la dignité nationale est une sorte de profanation sacrilège ? Un officier d'état-major me demandait naguère si le soldat qui tombe au service d'une cause juste - et la nôtre l'est à l'évidence - est un martyr. Dans l'acception rigoureuse et théologique du mot, non, le soldat n'est pas un martyr, car il meurt les armes à la main, tandis que le martyr se livre, sans défense à la violence de ses bourreaux. Mais si vous me demandez ce que je pense du salut éternel d'un brave qui donne consciemment sa vie pour défendre l'honneur de sa patrie et venger la justice violée, je n'hésite pas à répondre que sans aucun doute le Christ couronne la vaillance militaire, et que la mort, chrétiennement acceptée, assure au soldat le salut de son âme.

"Nous n'avons pas, dit Notre-Seigneur, de meilleur moyen de pratiquer la charité, que de donner notre vie pour ceux que nous aimons."Majorem hanc dilectionem nemo habet ut animam suam ponat pro amicis suis."
Le soldat qui meurt pour sauver ses frères, pour protéger les foyers et les autels de la patrie, accomplit cette forme supérieure de la charité.

Il n'aura pas toujours, je le veux, soumis à une analyse minutieuse la valeur morale de son sacrifice, mais est-il nécessaire de croire que Dieu demande au brave entraîné au feu du combat, les précisions méthodiques du moraliste ou du théologien ?
Nous admirons l'héroïsme du soldat : se pourrait-il que Dieu ne l'accueillit pas avec amour ? ~ Car telle est la vertu d'un acte de charité parfaite, qu'à lui seul il efface une vie entière de péché. D'un coupable, sur l'heure, il fait un saint. Et combien n'y en a-t-il pas, parmi ces jeunes gens de vingt ans, qui n'auraient pas eu, peut-être le courage de bien vivre, et dans l'entraînement patriotique, se sentent le courage de bien mourir ?

Le bleuet de France, symbole de la vie qui renaît malgré la haine et l'horreur de la guerre.
Prions pour tous les soldats morts pour la France, pour leurs familles, pour les orphelins et veuves de guerre !

samedi 9 novembre 2019

Dédicace de la cathédrale du Pape, Saint-Jean du Latran

La Cathèdre du Pape, Archibasilique de
Saint-Jean du Latran.
Du Pape Benoît XVI

Il me semble très important que le Catéchisme, lorsqu’il mentionne les limites du pouvoir de l’autorité suprême de l’Eglise, rappelle ce qui est l’essence de la primauté de Pierre telle qu’elle est soulignée par les Conciles Vatican I et II :
Le pape n’est pas un monarque absolu dont la volonté fait loi, mais plutôt le gardien de l’authentique Tradition et par là même, le premier garant de l’obéissance.
Il ne peut pas faire ce qu’il veut, et c’est justement pour cela qu’il peut s’opposer à ceux qui entendent faire ce qu’ils veulent.
La loi à laquelle il doit se tenir n’est pas d’agir ad libitum, mais l’obéissance à la foi.

« Chers frères et sœurs, après le grand pape Jean-Paul  II, les cardinaux m’ont élu moi, un humble et simple ouvrier de la Vigne du Seigneur. Je suis réconforté de savoir que le Seigneur sait œuvrer et agit aussi avec des instruments insuffisants. Et avant tout, je m’en remets à vos prières. Dans la joie du Seigneur ressuscité, confiants dans son aide permanente, nous devons aller de l’avant. Le Seigneur nous aidera et Marie sa Mère sera avec nous. Merci ».

jeudi 7 novembre 2019

Élevons notre cœur ! Nous le tournons vers le Seigneur.

Le Titien, détail de l'arrivée au Ciel des Saints

Solennité de la Toussaint
Angelus Place Saint-Pierre de SS. le Pape Benoît XVI
Mardi 1er novembre 2011

Chers frères et sœurs,

La solennité de tous les saints est une occasion propice pour élever le regard des réalités terrestres, rythmées par le temps, vers la dimension de l’éternité et de la sainteté. La liturgie nous rappelle aujourd’hui que la sainteté est la vocation originelle de chaque baptisé (cf. Lumen gentium, n. 40).

En effet, le Christ, qui avec le Père et l’Esprit est le seul Saint (cf. Ap 15, 4), a aimé l’Eglise comme son épouse et s’est donné lui-même pour elle, dans le but de la sanctifier (cf. Eph 5, 25-26). C’est pour cette raison que tous les membres du peuple de Dieu sont appelés à devenir saints, selon l’affirmation de l’apôtre Paul : « Et voici quelle est la volonté de Dieu : c'est votre sanctification » (1Th 4, 3).

Nous sommes donc invités à regarder l’Eglise non dans son aspect uniquement temporel et humain, marqué par la fragilité, mais comme le Christ l’a voulue, c’est-à-dire une « communion des saints » (Catéchisme de l’Eglise catholique, n. 946).

Les âmes bénies en Purgatoire
Dans le Credo, nous professons l’Eglise « sainte », sainte en tant que Corps du Christ, en tant qu’instrument de participation aux saints Mystères — en premier lieu l’Eucharistie — et famille des saints, à la protection de laquelle nous sommes confiés le jour du baptême. Aujourd’hui, nous vénérons précisément cette innombrable communauté de tous les saints, qui, à travers leurs différents parcours de vie, nous indiquent différentes voies de sainteté, réunies par un unique dénominateur : suivre le Christ et se conformer à Lui, but ultime de notre existence humaine. En effet, tous les états de vie peuvent devenir, avec l’action de la grâce et avec l’engagement et la persévérance de chacun, des voies de sanctification.

La commémoration des fidèles défunts, à laquelle est consacrée la journée de demain, 2 novembre, nous aide à rappeler nos proches qui nous ont quittés, et toutes les âmes en marche vers la plénitude de la vie, précisément dans l’horizon de l’Eglise céleste, auquel la solennité d’aujourd’hui nous a élevés. Dès les premiers temps de la foi chrétienne, l’Eglise terrestre, reconnaissant la communion de tout le corps mystique de Jésus Christ, a cultivé avec une grande piété la mémoire des défunts et leur a offert des prières d’intention. Notre prière pour les morts est donc non seulement utile mais nécessaire, dans la mesure où elle peut non seulement les aider, mais rend, dans le même temps, efficace leur intercession en notre faveur (cf. Catéchisme de l’Eglise catholique, n. 958).

L'enfer, abbaye du mont Sainte-Odile, ca 1185
La visite aux cimetières, alors qu’elle conserve les liens d’affection avec ceux qui nous ont aimés dans cette vie, nous rappelle également que nous tendons tous vers une autre vie, au-delà de la mort. Les pleurs, dus au détachement terrestre, ne doivent donc pas prévaloir sur la certitude de la résurrection, sur l’espérance de parvenir à la béatitude de l’éternité, « moment rempli de satisfaction, dans lequel la totalité nous embrasse et dans lequel nous embrassons la totalité » (Spe salvi, n. 12).

L’objet de notre espérance, en effet, est de jouir de la présence de Dieu dans l’éternité. Jésus l’a promis à ses disciples en disant : « Je vous verrai de nouveau et votre cœur sera dans la joie, et votre joie, nul ne vous l'enlèvera » (Jn 16, 22).

Nous confions notre pèlerinage vers la patrie céleste à la Vierge Marie, Reine de tous les saints, alors que nous invoquons pour nos frères et sœurs défunts son intercession maternelle.


mardi 5 novembre 2019

Doit-on avoir peur de la mort ?

Le Ciel s'ouvre pour les justes. Prions pour nos frères défunts ! Qu'ils accèdent aux joies de la vie éternelle !


Un pieux moine gisait sur son lit de mort. Ses amis s'étaient rassemblés autour de lui et le pleuraient. Voyant cela, le moine a ri trois fois. Les moines lui demandèrent: "Pourquoi ris-tu ?" Le moine répondit: "J'ai ri la première fois parce que vous avez tous peur de la mort, la seconde fois, car aucun d'entre vous n'est préparé à la mort, la troisième fois parce que je vais du labeur vers le repos."

"Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre soeur la Mort
corporelle à qui nul homme vivant ne peut échapper.
Malheur à ceux qui meurent en péché mortel ; heureux
ceux qu'elle surprendra faisant ta volonté, car la seconde
mort ne pourra leur nuire." (Cantique des créatures,
S. François d'Assise)
Voici comment meurt un homme juste! Il n'a pas peur de la mort. Il est préparé à la mort. Il voit que, par la mort, il passe de la vie difficile au repos éternel.

Quand la nature de l'homme s'imagine dans son état originel au Paradis, alors la mort n'est pas naturelle, de la même manière que le péché n'est pas naturel. La mort émanait du péché. Repenti et purifié du péché, l'homme ne considère pas l'anéantissement de la mort, mais la porte de la vie éternelle.

Si, parfois, les justes priaient Dieu de prolonger leur vie terrestre, ce n'était pas par amour pour cette vie, ni par crainte de la mort, mais seulement parce qu'ils gagneraient plus de temps pour la repentance et la purification du péché afin qu'ils puissent se présenter devant Dieu, sans autant de péché et plus purs. Même s'ils montraient de la peur avant la mort, ce n'était pas par peur de la mort mais par crainte du Jugement de Dieu. Quel genre de peur doit donc avoir le pécheur impénitent avant la mort?

Un homme est allé dans la forêt pour choisir un arbre à partir duquel faire des poutres de toit. Et il a vu deux arbres, l'un à côté de l'autre. L'un était lisse et grand mais avait pourri à l'intérieur, et l'autre était rugueux à l'extérieur et laid, mais son centre était en bonne santé. L'homme soupira et se dit: "A quoi sert cet arbre s'il est pourri à l'intérieur et inutile pour les poutres? L'autre s'il est rugueux et laid est au moins sain à l'intérieur et si je lui consacre plus d'effort, je peux l'utiliser pour les poutres de toit de ma maison." Et, sans plus y penser, il choisit cet arbre pour faire des poutres de toit. Ainsi, Dieu choisira entre deux hommes pour Sa maison, et ne choisira pas celui qui apparaîtra juste en apparence, mais celui dont le cœur est rempli de la saine justice de Dieu.

Enluminure, absoute du défunt
Béni est l'homme qui utilise ses souffrances, sachant que toute souffrance dans cette vie est lâchée sur les hommes par Dieu dans Son amour pour l'humanité, pour le bénéfice et l'aide des hommes. 

Dans Sa miséricorde, Dieu permet la souffrance des hommes à cause de leurs péchés - par Sa miséricorde et non par Sa justice. Car, si c'était par Sa justice, tout péché apporterait inévitablement la mort, comme le dit l'Apôtre: "le péché, étant consommé, produit la mort." (St Jacques 1:15). 

Au lieu de la mort, Dieu donne la guérison par la souffrance. La souffrance est la manière de Dieu de guérir l'âme de sa lèpre pécheresse et de sa mort.


samedi 2 novembre 2019

Prions pour tous nos frères défunts



Si à chaque Messe le prêtre dit au canon le Memento (Souviens-toi) pour nos frères et sœurs défunts, c'est parce que nous savons bien que beaucoup d'âmes ont quitté cette terre sans pour autant mériter les peines de l'Enfer ni obtenir encore la joie du Paradis.

Chaque péché qui n'a pas été pardonné a laissé une tâche dans l'âme du pécheur. Cette tâche, si elle n'est pas lavée dans le Sang du Christ reçu lors du Sacrement de Pénitence, demeure après la mort et empêche l'âme d'accéder à la béatitude éternelle.

Le Purgatoire est cet état de purification que le Seigneur offre à ces âmes bénies qui ne peuvent encore voire face à face la Très Sainte Trinité. Elles sont purifiées par le feu de l'Esprit Saint mais elles ont besoin de nos prières. C'est pour cela que l'Eglise demande aux prêtres de bien vouloir célébrer chaque 2 novembre trois Messes pour elles.

Mais n'attendons pas le 2 novembre pour prier pour nos défunts ! Offrons nos prières, nos actes de foi, d'espérance et de charité pour elles. Offrons aussi toutes les indulgences que l'Eglise nous offre pour qu'elles atteignent la joie éternelle ! Offrons aussi des Messes. Il suffit d'aller dans sa paroisse et de demander aux prêtres une Messe à leurs intentions*.

Du 1er au 8 novembre, l'Eglise offre la grâce de l'indulgence plénière pour tous les défunts aux fidèles qui sont en état de grâce (confessés et absous), ont reçu la Communion eucharistique au cours de la Messe à laquelle ils ont assistés, ont prié aux intentions de l'Eglise (pour le Pape, la conversion des pécheurs, etc...) et ont visité un cimetière.
Cette grâce extraordinaire peut être reçue quotidiennement chacun de ces jours béni**.


La Messe pour les âmes du Purgatoire leur donne beaucoup
de grâces et la Vie éternelle.
Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « Dieu inconnu », chap.3

Saint Bernard fut repris par le saint abbé Etienne, son supérieur, de ce qu’après bien des années il ne priait plus à son ordinaire pour l’âme de son père décédé.
Mais il ne faut pas oublier d’offrir toutes les autres bonnes œuvres que l’on fait pour ces pauvres âmes ; il y en a peu qui les offrent durant plusieurs années, ce qu’une Sainte ayant fait pour l’âme de sa mère, en même temps elle la vit aller glorieuse dans le ciel.


* L'assemblée des Évêques de France demande une offrande de 17€ pour la célébration d'une Messe aux intentions des vivants ou des défunts. Ce n'est pas un tarif, ni un prix. Cette somme permet aux prêtres de vivre. De plus, comment chiffrer le don inestimable de la grâce ? N'hésitons jamais à confier nos intentions à la prière d'un prêtre ou d'un monastère. 

** Une seule confession est nécessaire. Pour recevoir l'indulgence plénière chaque jour il faut assister quotidiennement à la Messe et y communier aux intentions des défunts et de l'Eglise, et si possible, visiter un cimetière. Pour ceux pour qui c'est difficile (faute de prêtre, de pouvoir se déplacer, etc...), le chapelet dit avec foi et dévotion offre aussi la grâce de l'indulgence plénière.




vendredi 1 novembre 2019

Solennité de la Toussaint. Louez soit Dieu dans ses Anges et dans ses Saints



Châsse des reliques de sainte Geneviève
Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, Lettre 373

Je vous écris la veille de la fête de tous les Saints et de Jésus-Christ tout entier en son corps mystique composé de la très sacrée Vierge qui en est comme le cou, dans le sentiment des saints et de tous les anges et saints et de tous les autres fidèles.

L’Eglise, dans la célébration des saints mystères, après avoir fait garder le silence au prêtre ensuite de la consécration, tout à coup, lui fait dire hautement à Dieu : « Seigneur, nous aussi pauvres pécheurs » – « Nobis quoque peccatoribus » (Canon de la Messe), donnez-nous quelque part et société avec vos saints. Ne considérant pas nos mérites, nous ne méritons que l’enfer mais, usant de vos grandes miséricordes, écrions-nous aussi avec l’Eglise, crions à notre bon Sauveur la même chose du plus profond de nos cœurs : « De profundis clamavi ad te Domine » (Psal 129,1 : « Des profondeurs je crie vers vous, Seigneur »).
 
Vitrail de Sainte Agnès
Ah ! qu’il fait bon être saint ! Qu’il fait bon être saint ! Qu’il fait bon être saint !

Je salue vos bons anges, tous les bons anges et saints patrons de la ville et du diocèse de Paris et des personnes qui y sont et suis dans un profond respect etc…

A Evreux, ce 31 octobre 1701.


jeudi 31 octobre 2019

Prions, offrons, réparons


La Croix détruisant l’idole, subterfuge du démon
pour perdre les âmes. Enluminure
7. Compte tenu de ce qu’exige le culte authentique et l’adoration du Dieu unique, la Très Sainte Trinité, et du Christ Notre Sauveur, en vertu de l’ordination qui a fait de moi un évêque catholique et un successeur des Apôtres, et dans une fidélité et un amour véritables envers le Pontife romain, le Successeur de Pierre, et envers sa tâche qui est de présider à la « Cathédrale de la vérité » (cathedra veritatis), je condamne le culte du symbole païen du Pachamama dans les jardins du Vatican in Saint Paul, dans la basilique Saint-Pierre, et dans l’église romaine de Santa Maria in Traspontina.

Il serait bon que tous les vrais catholiques, et d’abord et avant tout les évêques, et aussi prêtres et les fidèles laïcs, forment une chaîne mondiale de prières et d’actes de réparation pour l’abomination de la vénération des idoles en bois perpétrée à Rome pendant le synode sur l’Amazonie. Face à un scandale aussi évident, il est impossible qu’un évêque catholique se taise, cela serait indigne d’un successeur des Apôtres. Le premier dans l’Église qui devrait condamner de tels actes et faire réparation est le Pape François.

L'encensement, signe de notre prière, moyen d'exorciser
et de réparer, réconciliant un lieu sacré pour que Dieu seul
y soit adoré.
La réaction honnête et chrétienne à la danse autour de la Pachamama, le nouveau Veau d’Or, au Vatican, doit consister en une protestation digne, une correction de cette erreur, et surtout en des actes de réparation.

Les larmes aux yeux et avec une douleur sincère au cœur, il faut offrir à Dieu des prières d’intercession et de réparation pour le salut éternel de l’âme du pape François, Vicaire du Christ sur terre, et le salut des prêtres et fidèles catholiques qui ont commis de tels actes de culte interdits par la Révélation divine. On pourrait proposer à cet effet la prière suivante :

« Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, recevez de notre cœur contrit, par les mains de Marie, Mère Immaculée et toujours vierge de Dieu, un acte sincère de réparation pour les actes d’adoration d’idoles et de symboles en bois qui ont eu lieu à Rome, Ville éternelle et cœur du monde catholique, pendant le synode sur l’Amazonie. Répands dans le cœur de Notre Saint-Père le Pape François, des cardinaux, des évêques, des prêtres et des fidèles laïcs, ton Esprit, afin qu’il expulse les ténèbres de leurs esprits, afin qu’ils reconnaissent l’impiété de ces actes qui ont offensé ta Divine Majesté, et qu’ils t’offrent des réparations publiques et privées. 

« Répandez dans tous les membres de l’Église la lumière de la plénitude et de la beauté de la foi catholique. Rallumez en eux le zèle ardent à apporter le salut de Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, à tous les hommes, en particulier aux peuples de la région amazonienne, qui sont encore esclaves des choses faibles et périssables que sont les symboles et idoles sourds et muets de la “Terre Mère terre”, à tous les peuples et surtout aux peuples des tribus amazoniennes, qui n’ont pas la liberté des enfants de Dieu, et qui n’ont pas le bonheur indicible de connaître Jésus Christ et de participer en Lui à la vie de votre nature divine. 

« Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, qui êtes le seul vrai Dieu, en dehors duquel il n’y a pas d’autre dieu et aucun salut, ayez pitié de votre Église. Regardez surtout les larmes et les soupirs contrits et humbles des petits dans l’Église, regardez les larmes et les prières des petits enfants, des adolescents, des jeunes hommes et des jeunes femmes, des pères et des mères de famille et aussi des vrais héros chrétiens, qui dans leur zèle pour votre gloire et dans leur amour pour la Mère Église ont jeté à l’eau les symboles d’abomination qui la souillent. Ayez pitié de nous : épargne-nous, Seigneur, parce Domine, parce Domine, parce Domine ! Ayez pitié de nous : Kyrie eleison ! »

Mgr Athanasius Schneider
Evêque auxiliaire de Sainte-Marie in Astana


Je crois en UN SEUL DIEU : le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
Kyrie eleison. Christe eleison. Kyrie eleison.

mercredi 30 octobre 2019

Solitude et abandon. Le Christ, Lui, est toujours là !

Saint François d'Assise recevant les sacrés stigmates

Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, Lettre 204

Elle me procure à Evreux un ermitage dans la chambre où elle me loge, dans laquelle je suis seul, sans serviteur ni servante. Il est vrai que Madame Le Febvre prend soin de moi avec une charité infatigable, la divine Providence me l’ayant destinée pour cela presque depuis que je suis à Evreux et par des conduites que je ne saurais assez bénir et remercier.

Dans mes maladies, aucune personne séculière ne m’est venu voir, qu’une bonne dame qui est elle-même malade, pas un seul religieux, pas un seul Curé des huit qui sont à Evreux, quoiqu’ils soient tous de ma visite ; j’ai été aussi délaissé du Chapitre (des chanoines) de sorte que je vis à Evreux comme un ermite et en cela j’admire la conduite de la divine Providence dont les desseins sur son indigne personne s’accomplissent toujours.

Dans ma jeunesse, j’avais un grand désir d’être religieux de S. François (de Paule), j’étudiais même dans cette vue, je m’étais même senti pressé d’en faire vœu sans néanmoins pouvoir le faire ; pour lors je n’en savais pas la raison. Un jour, comme j’entendis que je ne pourrais pas l’être à raison de mes incommodités du corps, en même temps je me retirai dans un cabinet où je pleurai de la bonne manière. Cependant la divine Providence a eu, l’effet de ses attraits, m’ayant fait vivre en pauvreté et, de cette sorte, m’ayant fait dans un sens religieux de saint François sans en porter l’habit : « Misericordias Domini in aeternum cantabo » (Ps 88,2 : Ah ! qu’à jamais je chante tes miséricordes).

Je suis, etc…
le 30 Octobre 1700



lundi 28 octobre 2019

Luc 22, 31-32 : "Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous passer au crible comme le blé. Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères."

Du livre de l'Exode, au chapitre 20
idoles de la "déesse" - terre, Pachamama
Alors Dieu prononça toutes les paroles que voici :
Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage. Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi.
Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre.
Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux, pour leur rendre un culte. Car moi, le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux : chez ceux qui me haïssent, je punis la faute des pères sur les fils, jusqu’à la troisième et la quatrième génération ; mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements, je leur montre ma fidélité jusqu’à la millième génération.
De l’Épître aux Éphésiens, au chapitre 4
Moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous exhorte donc à vous conduire d’une manière digne de votre vocation : ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ; ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix. 
Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il y a un seul Corps et un seul Esprit. Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, au-dessus de tous, par tous, et en tous. À chacun d’entre nous, la grâce a été donnée selon la mesure du don fait par le Christ.
De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean, au chapitre 14 verset 6
Jésus lui répond : « MOI, je suis LE Chemin, LA Vérité et LA Vie ; 
PERSONNE ne va vers le Père sans passer par MOI.

Je crois en un seul Dieu et il n'en existe pas d'autre
Lu sur https://leblogdejeannesmits.blogspot.com


C'est un évêque brézilien qui a mis en garde contre la vénération de la Pachamama, avant le synode sur l'Amazonie et pendant. Voici la traduction de ses propos répercutés par Infocatolica (d'après La Nuova Bussola Quotidiana). On ne savait pas encore que le pape François allait demander pardon pour le jet des Pachamama dans le Tibre…

« Dans ces rituels, il y a le diable, il y a de la magie. Notre Dame n'est pas la Pachamama, elle est la Vierge de Nazareth. C'est ce que Mgr José Luis Azcona Hermoso, évêque émérite de la Prélature de Marajó (Brésil), a dit dans une homélie prêchée dans la cathédrale de Belém. »

Offrande au "dieu" Moloch : le sacrifice sanglant d'un enfant
Mgr Azcona a expliqué ce qui suit à propos des rites indigènes réalisés pendant le Synode :
« Ce qui se passe reflète négativement les principes théologiques et pastoraux présents dans l'Instrumentum laboris. Je veux parler de ce qui s'est passé et que beaucoup de frères ont vu et connaissent, mais pour lequel le discernement de l'Esprit Saint est nécessaire, celui que notre bien-aimé Pape François mentionne tant. Et nous devons distinguer qui vient du diable ou de l'esprit humain, de ce qui vient de l'Esprit Saint. Ce discernement est fondamental à l'appartenance à l'Église et beaucoup plus encore pour l'évangélisation. »

Mgr Azcona a fait allusion à une rencontre tenue à Brasilia par le REPAM [réseau ecclésial pan-amazonien], avant le Synode, en juin dernier, au cours de laquelle plusieurs « rituels indigènes avec invocations et prières, auxquels certains évêques ont également participé » ont eu lieu. Puis il a mentionné la cérémonie qui s'est tenue au Vatican.

« Ce sont des questions fondamentales et ici, en Amazonie, nous connaissons la signification de Macumba ou Candomblé,  des rites et des malédictions magiques, venant du nord-est du Brésil et de l'État de Bahia, qui sont fréquentes ici », a-t-il dit à la fin de son sermon, qui a duré plus de 45 minutes.

Dans son homélie, Mgr Azcona a affirmé que « ces célébrations dépendent des esprits qui y sont évoqués et il est évident qu'il s'agit de sorcellerie, dont la lettre de saint Paul aux Galates, au chapitre V, verset 29, nous avertit quand il dénonce le péché d'idolâtrie qui est incompatible avec l'Evangile et la mission ».

Illustration moderne du Veau d'or : le pouvoir et l'argent
Mgr Azcona a également mis en garde contre le culte de la Pachamama et de la Terre Mère « qui a été vénérée au Vatican ». «  Ce sont des déesses comme Cybèle (dans l'Antiquité classique) ou comme la déesse Astarté adorée à Babylone : toutes deux expriment la fertilité des femmes. L'invocation des statuettes devant lesquelles même certains religieux se sont inclinés au Vatican (et je ne dis pas la congrégation à laquelle ils appartiennent...) est l'invocation d'une puissance mythique, la Terre Mère, à laquelle on demande des bénédictions pour l'humanité ou à qui on adresse des gestes de gratitude. Ce sont des sacrilèges démoniaques scandaleux, surtout pour les petits qui ne savent pas discerner », a-t-il ajouté.

Puis, en guise de conclusion, il a proclamé :

« La Terre Mère ne doit pas être adorée parce que tout, même la terre, est sous la domination de Jésus-Christ. Il n'est pas possible qu'il existe des esprits avec une puissance égale ou supérieure à celle de Notre Seigneur ou à celle de la Vierge Marie. »

Et, sous les applaudissements des fidèles, il a réitéré que « la Pachamama n'est pas et ne sera jamais la Vierge Marie. Dire que cette statue représente la Vierge est un mensonge. Elle n'est pas la dame de l'Amazonie parce que la seule dame de l'Amazonie est Marie de Nazareth. Ne faisons pas de mélanges syncrétiques. Tout cela est impossible : la Mère de Dieu est la Reine du Ciel et de la terre. »