vendredi 7 février 2020

Monsieur Boudon, une vie pauvre et offerte toute à la gloire de Dieu seul


« Vie nouvelle de Henri Marie Boudon », par S.Exc.R. Mgr Matthieu, Archevêque de Besançon

Tout chez lui montrait cette pieuse résolution : sa chambre était étroite et obscure, ses meubles étaient d’emprunt et consistaient uniquement en quelques chaises de paille, un coffre dans lequel il serrait ses vêtements et un lit aussi simple que le reste, un tableau représentant un cœur enflammé au bas duquel on lisait sa chère devise « Dieu seul » ornait sa cheminée et les murs de sa chambre auraient été nus si quelques personnes n’avaient profité de son absence pour les couvrir de nattes afin de lui adoucir la rigueur du froid auquel sa maigreur le rendait très sensible.

Sa piété l’avait porté à orner avec plus de soin un oratoire qu’il s’était ménagé dans un cabinet attenant à sa chambre ; il y avait placé une belle image en relief de la sainte Vierge et plusieurs portraits des saints personnages dont la mémoire lui était le plus en vénération entre autres du cardinal de Bérulle, du P. de Condren et de la mère Elisabeth de la Croix. C’étaient-là les seuls objets que Boudon possédât en propriété. Excepté ses habits et le linge de corps d’une nécessité indispensable, il empruntait journellement tout le reste.

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