dimanche 11 janvier 2015

De la pauvreté de la crèche et de la véritable richesse de posséder Dieu seul

Icône de la grotte de la Nativité









Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, Lettre 237,

Quand toute la terre se renverserait, on serait inébranlable ; on vit toujours content, et tous les hommes et les démons ensemble ne peuvent altérer un moment la paix divine dans le fond de l’âme d’un homme qui veut tout, et qui ne veut rien tout ce que Dieu veut, et rien de ce qu’il n’ordonne pas.

Or, quoique Dieu ne puisse vouloir le mal du péché, il veut le mal de la peine qui en arrive, et les incommodités qui suivent. Après tout, comment savoir un Dieu – Homme qui dit de lui-même qu’il n’a pas où reposer sa tête, pendant que les oiseaux ont des nids et les renards des tanières, et vouloir encore être bien logé ?

Je regarde comme une grâce infiniment précieuse, infiniment estimable, de n’avoir aucun logement à moi, ce qu’en vérité je ne voudrais pas changer, avoir les palais les plus magnifiques du monde. N’est-il pas vrai que le premier logement du grand Dieu des éternités dans le temps a été une pauvre crèche dans un antre ?




jeudi 8 janvier 2015

La naissance de Notre Seigneur à Bethléem, la maison du Pain, annonce de la divine Eucharistie - vrai Pain de Vie

Basilique de la Nativité, autel de la Crèche


Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « De notre Seigneur Jésus-Christ », livre I, de l’amour



Considérons donc avec les plus profonds respects dont nous sommes capables qu’un Dieu, venant au monde et s’y faisant Homme, a paru en sa Naissance comme un Enfant ; et comme un Homme, l’opprobre des hommes en sa très précieuse Mort ; mais, après les plus ignominieux et les plus barbares traitements que l’on puisse jamais souffrir, il revient tout de nouveau demeurer avec ces ingrates et cruelles créatures, se mettant sous les apparences du pain et du vin au très saint Sacrement de l’Autel.







De la table à la Sainte Table, le Christ désire partager nos vies,
nos joies comme nos peines.


dimanche 4 janvier 2015

Épiphanie du Seigneur

Une étoile a guidé les Mages
venus d'Orient vers la Lumière sans déclin
Saint Romanos le Mélode, Hymnes pour la Théophanie

Aujourd’hui, Seigneur, tu t’es manifesté à l’univers, et ta lumière nous est apparue. C’est pourquoi, devant cette révélation, nous te chantons : Tu es venu, tu t’es manifesté, toi la lumière inaccessible ! (1Tm 6,16)…

Dans la Galilée des nations, dans le pays de Zabulon, dans la terre de Nephtali, comme dit le prophète, le Christ, grande lumière, a resplendi (Is 8,23-9,1) ; pour ceux qui étaient dans les ténèbres une grande clarté a brillé, jaillissant de Bethléem. Le Seigneur né de Marie, le Soleil de justice, répand ses rayons sur l’univers entier (Ml 3,20). Nous, les fils d’Adam qui sommes nus, venons, revêtons-le pour nous réchauffer. C’est pour vêtir ceux qui sont nus, illuminer ceux qui sont dans les ténèbres, que tu t’es manifesté, toi la lumière inaccessible.

Fresques de Raphaël, l'adoration des Mages
Dieu n’a pas méprisé celui qui, par ruse, a été dépouillé de ses vêtements dans le Paradis et a perdu la robe tissée des mains de Dieu. Il revient vers lui et de sa voix sainte appelle celui qui lui a désobéi: « Adam, où es-tu ? » (Gn 3,9) Cesse de te cacher de moi. Si nu, si pauvre que tu sois, je veux te voir. N’aie pas peur, je me suis fait semblable à toi. Tu désirais devenir dieu (Gn 3,5) et tu n’as pas pu. Maintenant, parce que je l’ai voulu, je me suis fait chair. Avance donc, reconnais-moi et dis : Tu es venu, tu t’es manifesté, toi la lumière inaccessible (…)

Chante, chante, Adam ; adore celui qui vient à toi. Alors que tu t’éloignais, il s’est manifesté à toi pour se faire voir, toucher, accueillir. Celui que tu avais craint quand tu as été trompé par le démon, pour toi s’est fait semblable à toi. Il est descendu sur la terre pour te prendre aux cieux ; il est devenu mortel pour que toi tu deviennes Dieu et que tu recouvres ta première beauté. Voulant t’ouvrir les portes de l’Éden, il a habité Nazareth. Pour tout cela, chante, homme, chante et loue celui qui s’est manifesté et qui a illuminé tout univers.




jeudi 1 janvier 2015

360e anniversaire d'Ordination sacerdotale de l'abbé Henri-Marie Boudon


14h30 : Prières sur la tombe du Vénérable fondateur de l'Archiconfrérie du Très-Saint-Sacrement de l'Autel et des saints Anges, en la chapelle des saints Anges de la cathédrale Notre-Dame d'Evreux, puis en celle de la Mère de Dieu en ce jour qui lui est traditionnellement consacré.

17h30 : Veni Creator, Grand'Messe solennelle de la Circoncision et Te Deum en la chapelle Saint-Michel du Petit Mont Saint-Michel ébroïcien, en action de grâces pour l'ordination sacerdotale de l'abbé Henri-Marie Boudon il y a 360 ans en la chapelle du palais épiscopal d'Evreux, par S.Exc.R. Mgr Gilles Boutault.

360e anniversaire d'Ordination sacerdotale du vénérable abbé Henri Marie Boudon

Ordination, vitrail
Discours au clergé romain, au sujet de la discipline des prêtres, par le Pape Jean-Paul Ier,
le 7 septembre 1978


Il existe une “petite” discipline, celle qui se limite à l’observance purement extérieure et formelle des normes juridiques. Mais je voudrais, par contre, parler de la “grande” discipline. Celle-ci n’existe que si l’observance extérieure est le fruit de convictions profondes et la projection libre et joyeuse d’une vie vécue dans l’intimité avec Dieu. Il s’agit - écrit l’abbé Chautard - de l’activité d’une âme qui réagit continuellement pour dominer ses mauvais penchants et pour acquérir petit à petit l’habitude de juger et de se comporter dans toutes les circonstances de la vie selon les maximes de l’Evangile et les exemples de Jésus. “Dominer ses penchants” est une discipline. L’expression “petit à petit” indique que cette discipline demande un effort continu, long, peu aisé. Même les anges que Jacob voyait dans son rêve ne volaient pas, mais ils montaient une marche à la fois : on imagine facilement ce qu’il en sera de nous, pauvres hommes sans ailes.
Bienheureux fra Angelico, ordination de
S. Laurent, diacre
                                                                           
La “grande” discipline exige un climat approprié. Et, avant tout, le recueillement. 
Il m’est arrivé, un jour, de voir à la gare de Milan un porteur, la tête appuyée sur un sac de charbon contre un pilier, et qui dormait béatement... Les trains partaient en sifflant et arrivaient en grinçant sur leurs roues ; les haut-parleurs donnaient continuellement des avis assourdissants ; les voyageurs allaient et venaient avec bruit et tapage, mais lui - tout en dormant - semblait dire : “Faites ce que vous voulez, mais quant à moi j’ai besoin de rester tranquille”. 


Nous devrions, nous prêtres, avoir une conduite semblable. Autour de nous il y a un mouvement continuel et un défilé de gens qui parlent, de journaux, de radio et de télévision. Avec la mesure et la discipline sacerdotale, nous devons dire : “Au-delà de certaines limites, pour moi qui suis prêtre du Seigneur, vous n’existez pas ; je dois me réserver un peu de silence pour mon âme ; je me détache de vous pour m’unir à mon Dieu”.
                                                                                                      
Aujourd'hui, c’est le désir de nombreux et bons fidèles de voir leur prêtre habituellement uni à Dieu. Ils raisonnent comme cet avocat de Lyon, au retour d’une visite au curé d’Ars. “Qu'avez-vous vu à Ars ?” lui demandait-on. Il répondit : “J’ai vu Dieu dans un homme”. 


Saint Grégoire le Grand fait un raisonnement analogue. Il souhaite que le pasteur dialogue avec Dieu sans oublier les hommes et avec les hommes sans oublier Dieu. Et il continue : que le pasteur évite de désirer être aimé des fidèles plutôt que de Dieu ou d’être trop faible par crainte de perdre l’affection des hommes. Qu’il ne s’expose pas au reproche de Dieu : “Malheur à ceux qui disposent des coussins sous tous les coudes” (Ez 13, 18). Le pasteur - dit-il en conclusion - doit, certes, chercher à se faire aimer, mais pour se faire écouter, et ne pas chercher cette affection pour son utilité personnelle. (cf. Regula Pastoralis, 1, II, c. VIII).

Les prêtres, dans une certaine mesure, sont tous des guides et des pasteurs, mais ont-ils tous aussi une juste notion de ce que comporte véritablement le fait d’être pasteur d’une Eglise particulière, c’est-à-dire être évêque ? Jésus, le pasteur suprême a dit de lui-même, d’une part : “Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre” (Mt 28, 18) et d'autre part : “Je suis venu pour servir” (Mt 20, 28) et il a lavé les pieds de ses apôtres. En lui le pouvoir et le service allaient de pair. Il faut dire quelque chose de semblable des apôtres et des évêques. “Praesumus - disait Augustin - si prosumus” (“nous sommes à la tête si nous sommes au service”) ; (Miscellanea Augustiniana, Romae 1930, tome I, p. 565). 

Autel majeur de la Cathédrale de Chartres, pèlerinage de Pentecôte
Nous, évêques, nous présidons si nous servons : notre présidence est justifiée si elle se réalise dans le service et si elle s’exerce dans un but de service, dans l’esprit et le style du service. Ce service épiscopal, cependant, manquerait si l’évêque ne voulait pas exercer les pouvoirs qu'il a reçus. Augustin disait encore : “L’évêque qui ne sert pas le monde (par la prédication, des directives) est seulement un “gardien de paille” (Foenus custos), un épouvantail à moineaux mis dans la vigne pour que les petits oiseaux ne becquettent pas le raisin” (ibidem p. 568). 


C’est pour cela qu’il est écrit dans Lumen Gentium : “Les évêques dirigent... par leurs conseils, leurs encouragements, leurs exemples, mais aussi par leur autorité et par l’exercice du pouvoir sacré...” (Lumen Gentium, nn.27-351). 


Une autre composante de la discipline sacerdotale est d’aimer la place que l’on occupe. Je le sais : il n’est pas facile d’aimer son poste et d’y rester quand les choses ne vont pas bien, quand on a l’impression de ne pas être compris, ou de ne pas être encouragé, quand d’inévitables comparaisons avec la place qui est donnée à d’autres pourraient nous attrister et nous décourager. Mais ne travaillons-nous pas pour le Seigneur ? L’ascèse nous enseigne : ne considère pas celui à qui tu obéis mais Celui pour qui tu obéis. 


(...) D’autre part, Saint François de Sales a écrit : “Il n’y a aucune vocation qui n’ait ses ennuis, ses amertumes, ses dégoûts. Sauf ceux qui sont pleinement résignés à la volonté de Dieu, chacun voudrait échanger sa condition personnelle avec celle des autres. Ceux qui ne sont pas évêques voudraient l’être ; ceux qui sont mariés voudraient ne pas l’être et ceux qui ne le sont pas voudraient l’être. D’où vient donc cette inquiétude générale des esprits, sinon d’une certaine allergie que nous éprouvons pour la contrainte et d’un mauvais esprit qui nous fait supposer que la condition des autres est meilleure que la nôtre ?” (S. François de Sales, Œuvres, édition d'Annecy, tome XII, 348-9). »

Sainte Chapelle de Dole, la divine Hostie adorée par les saints Anges




lundi 29 décembre 2014

Prions Saint Joseph, époux de Marie, protecteur de la Sainte Famille





La fuite en Egypte, Torreciuadad
Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, "Exhortation sur Saint Joseph"

Avançons dans ces solitudes divines : nous voyons saint Joseph avec Jésus et Marie, seuls dans la crèche où ils demeurent quarante jours, parce que selon la loi, les femmes ne devaient point sortir du lit où elles avaient enfanté qu’après quarante jours pour les garçons.

Voilà l’oraison de saint Joseph, non pas de quarante heures, mais de quarante jours ! Jésus, enveloppé de bandelettes, était pour lui le très saint sacrement ; la crèche servait d’autel et l’étable, une église nouvellement consacrée par sa présence. Marie lui servait d’un puissant avocat car c’est elle à qui jamais on ne refuse rien.

Joseph avance toujours en solitude extérieure et intérieure, aussi croît-il miraculeusement en grâces.

L’étable, voilà un désert admirable ; une étable ouverte de tous côtés dans les champs, je ne vois devant que la pauvreté, mais dans son intérieur - ô conduite admirable de la Providence ! - tout le ciel y est, avec tout ce qu’il a de plus cher.

Avançons toujours dans ces chemins écartés de ceux où courent et marchent les mondains ; voyons notre grand Saint, plus retiré que jamais, mais par ce moyen, plus caché avec Jésus en Dieu. 





dimanche 28 décembre 2014

Neuvaine de Monsieur Boudon pour l'établissement du Règne de Dieu dans nos coeurs, en France et dans le monde

Détail de canons d'autel, l'Enfant Dieu dans la Crèche
Du 28 décembre au 5 janvier
Neuvaine de M. Boudon pour l’établissement du Règne de Dieu


C'est une pratique très louable de plusieurs communautés, et d'autres personnes particulières, qui a commencé de s'établir en différentes provinces, et même en différents royaumes, de finir et de commencer toutes les années par une application spéciale au règne de Dieu. Que nous serions heureux si nous y donnions l'attention de tous nos esprits, et l'affection de tous nos cœurs durant toute notre vie, et à la mort, pour le pouvoir faire éternellement après notre mort ! On ne peut jamais ni mieux finir, ni mieux commencer les années. Pour cela on commence une neuvaine de dévotions le jour de la fête des saints Innocents, qui se termine la veille de la fête de la sainte Epiphanie de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et qui est le jour qu'Il a commencé de régner sur nous autres Gentils en la personne des Mages ; et ainsi c'est la grande fête de tout le Christianisme.

Tous les jours de cette neuvaine on pense aux moyens de l'établissement du règne de Dieu ; on recherche en nous tout ce qui est contraire à l’établissement de ce Règne et on se confesse pour permettre à Dieu d’établir ce Règne en nous plus pleinement. Le vénérable abbé Henri Marie Boudon demande même que l’on assiste tous les jours à la Messe et que, lorsqu’on communie c’est pour que le règne de Dieu vienne en nous, mais aussi sur toute la terre.
Offrir ses peines quotidiennes, recourir à l'immaculée Mère de Dieu et à son Cœur immaculé ainsi qu’aux neuf chœurs des bons Anges, nous aidera à devenir des saints.

Chaque jour de la neuvaine peut être consacré à chacun des chœurs des esprits bienheureux.

1.      On révère le premier jour les saints Anges du dernier chœur ; et c'est de ce chœur dont la divine Providence les prend ordinairement pour être les gardiens des hommes ;
2.      le second jour, les Archanges ; ce sont ces esprits bienheureux qui ont soin des provinces et des affaires publiques :
3.      le troisième, les Principautés, qui veillent sur l'Eglise et sur les royaumes, et sur ceux qui les gouvernent ;
4.      le quatrième, les Vertus ; Dieu S'en sert pour prendre soin des cieux, de la terre, des eaux, des éléments, et ce sont les ministres de Ses grandes merveilles et de Sa toute-puissance ;
5.      le cinquième, les Puissances ; ce sont les anges qui résistent spécialement aux démons, et qui en empêchent le pouvoir ;
6.      le sixième, les Dominations, qu'Il emploie pour détruire ce qui est opposé à son divin empire, et pour l'établir ;
7.      le septième, les Trônes ; ce sont les anges de Sa paix divine dans les particuliers et dans les Etats ;
8.      le huitième, les Chérubins ; ce sont les esprits de Sa science et de Ses admirables lumières ;
9.      le neuvième, les Séraphins ; c'est par-eux qu'Il opère les grands effets de Son plus saint amour.

On implorera aussi le secours de tous les Saints, de saint Joseph, de saint Jean-Baptiste, des saints Apôtres et en particulier de saint Pierre et de saint Paul et de saint Jean l'Evangéliste.

Ô très-sainte et suradorable Trinité, que Votre nom soit sanctifié, que Votre règne vienne. Que le moment de la mort est aimable dans cette vue ! Ainsi soit-il. Venez, Seigneur Jésus.



ORAISON A LA TRÈS-SACRÉE VIERGE MARIE

Je vous salue, ô Marie, la fille bien-aimée de Dieu le Père ;
Je vous salue, ô Marie, Mère de Dieu le Fils ;
Je vous salue, ô Marie, la très-digne épouse du Saint-Esprit Dieu ;
Je vous salue, ô Marie, le divin Temple de toute la très-sainte et adorable Trinité.


Ô très-sacrée Vierge, abîmé dans mon néant, je vous demande en toute humilité, par toutes ces divines qualités qui vous unissent d'une manière ineffable avec toute la très-sainte Trinité, que mon esprit et mon cœur soient entièrement purifiés par la grâce de votre Fils, l'adorable Jésus, afin que mon âme n'apporte plus d'obstacle à tout ce que les trois Personnes divines voudront opérer en elle, afin qu'étant net de cœur je les puisse voir partout, où elles son plus véritablement qu'aucune des choses visibles qui y sont. Que je puisse voir en toutes choses le Père éternel engendrant Son Fils, et le Père et le Fils produisant le Saint-Esprit. Que comme il est vrai que nous marchons, que nous nous reposons, que nous touchons, que nous voyons, que nous entendons, que nous pensons, que nous parlons, voulons et faisons tout dans l'être infini de Dieu, dans les trois Personnes adorables de la très-glorieuse Trinité ; ah ! qu'il puisse aussi être vrai qu'en toutes choses, sans réserve, adorant, bénissant, aimant, et glorifiant cette Trinité suradorable, nous accomplissions avec une parfaite soumission Ses ordres, à ce que Son règne soit établi au-dedans de nous et par tous les siècles des siècles. Amen, amen. Fiat, fiat. Ô Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul !


Noël à Bethléem, chapelle de la grotte de la Nativité

Le martyre des Saints Innocents, prions pour la défense de la vie

L'Enfant Jésus, détail, par Agnolo Bronzino

La Nativité du Sauveur, entre les bras
de Joseph et de Marie, adoré par
les Saints Anges.
Discours de M. le député Jacques Bompard, prononcé à l’Assemblée nationale

le 26 novembre 2014

Je veux demander pardon.

Je veux demander pardon puisqu’une lourde responsabilité incombe forcément aux défenseurs de la vie quand une telle négation du principe le plus fondamental de la loi naturelle est présentée à la représentation nationale.

Pardon devant l’ensemble des enfants qui ne naîtront pas, 225 000 par an en France, qui disparaissent devant la grande coalition du prêt à penser et de la culture de mort. Pardon pour toutes ces mères que nous n’aurons pas su protéger des élans morbides qui ont tenu lieu de féminisme depuis des décennies.

Pardon aussi à l’ensemble des pays européens, et notamment à l’Espagne, à qui certains ici voudraient imposer la marchandisation des parcours de vie des femmes et la négation de l’animation du fœtus comme seul horizon de la politique.

Hérode condamnant à mort des enfants
Inncoents, signes du Christ - Sauveur,
Slaughter
Pardon pour tous ceux qui se réveillent blessés de ces nombreux attentats contre le bon sens et se souviennent qu’aucun totalitarisme n’a fait l’impasse de l’eugénisme.

Pardon également pour toutes ces femmes à qui personne ne propose jamais de possibilités alternatives à l’avortement puisque l’Etat comme les médias ont fait le choix de l’incitation à la suppression de la vie à naître.

Pardon à toutes ces associations qui œuvrent aux côtés des handicapés et notamment aux enfants victimes de maladie héréditaires. En forçant ainsi le passage d’un avortement érigé en principe organisateur de notre pays vous brisez leur œuvre.

Je veux demander pardon, puisqu’un représentant de la Nation ne peut que souffrir quand le CSA refuse la diffusion de vidéos défendant les enfants trisomiques pour favoriser une culture de l’éradication de la différence et de la faiblesse.
Le massacre des saints Inncocents
Une société qui érige de tels principes ne peut pas se plaindre des divers maux qui la traversent : réification de l’homme, hédonisme autodestructeur, victoire des puissants sur les innocents.

Je veux demander pardon à nos aïeux pour un pays qui laisse des délinquantes ukrainiennes, les Femen, mimer un avortement dans une église sans qu’aucune sanction lourde ne soit prise.

Je veux demander pardon pour Simone Veil qui imposa un cas d’extrême limite en dépénalisant l’avortement alors que vous enlevâtes la condition de détresse pour le recours à l’interruption volontaire de grossesse.

Je veux demander pardon à toutes ces femmes à qui vous vendîtes le droit à disposer de leurs corps pour en aboutir à la généralisation programmée de la GPA, c’est-à-dire au retour à la plus pure barbarie du marchandage du corps de la femme.

Je veux demander pardon pour cette atteinte sans nom à la liberté qu’est devenu le délit d’entrave qui empêche les praticiens d’affirmer en conscience ce qui les pousse à refuser de faire de l’avortement un moyen de contraception.

Je veux demander pardon pour ces femmes traumatisées par des recours nombreux à l’avortement qu’on leur avait vendu comme anodin.

Je veux demander pardon pour toutes ces vocations perdues dans la médecine, abasourdies qu’elles furent de cette négation des éléments les plus fondamentaux du serment d’Hippocrate.



Devant l'innocence, le démon est confondu et montre son véritable visage.
Prions pour la conversion de ceux qui sont en charge du bien commun.
Prions pour les bourreaux, prions pour les victimes sans nombre.


jeudi 25 décembre 2014

Saint et joyeux Noël à tous


Saint et joyeux Noël à tous !
L'Enfant Dieu dans la Crèche

Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « Le triomphe de la Croix », partie III


Il n’en est pas ainsi du Dieu de toute vérité, ses lumières sont toujours infaillibles car elles sont toujours infinies. Dès lors donc que mon Dieu fait choix d’une chose, il est hors de doute qu’elle est à estimer, qu’elle est aimable. O pauvreté, ô pauvreté que tu es une grande et signalée en grâce !

C’est ce que nous enseigne notre adorable Maître, le Dieu de toute majesté en même temps qu’il parait en ce monde. Certainement, dit saint Bernard, quelques-uns auront pu se persuader qu’ayant à venir ici-bas, en terre, il aurait choisi quelque palais magnifique pour le lieu de sa naissance, mais non, dit ce Père, il n’y a pas d’apparence qu’il quitte pour les palais de la terre, les glorieuses demeures de la Jérusalem céleste où les véritables richesses, la gloire et le bonheur de la vie établissent une félicité achevée.

Anges adorateurs.
S’il descend ici-bas, c’est pour y trouver ce qu’il ne rencontre pas dans l’empirée, c’est pour y trouver la pauvreté, c’est pour faire connaître aux hommes par le choix qu’il en fait et par l’amour qu’il lui porte, son prix et ses excellences.

Mais tout le ciel, ajoute le même Père, a grande envie que sa valeur soit connue en notre terre ; c’est pourquoi les anges, ses glorieux habitants, font des remarques si particulières de la pauvreté volontaire de notre commun Maître, le roi et le souverain de toutes choses ; ils n’oublient pas celle de sa crèche et de ses langes.





A tous, très saintes fêtes de la Nativité du Sauveur. 


Que l'Enfant - Dieu, Lumière venant dissiper les

ténèbres, vienne nous combler de la joie venue du Ciel.