Sacré Cœur aux Anges, vitrail |
Angelus de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI
Place Saint-Pierre, le Dimanche
25 juin 2006
Chers frères et sœurs,
Vendredi
dernier, nous avons célébré le Sacré Cœur
de Jésus, une fête qui unit harmonieusement la dévotion populaire à la
profondeur théologique. La tradition était - et dans certains pays elle
continue - de consacrer les familles au
Sacré-Cœur, qui en conservaient une image dans leur maison.
Les racines
de cette dévotion plongent dans le mystère de l'Incarnation ; c'est précisément à travers le Cœur de
Jésus que s'est manifesté de manière sublime l'Amour de Dieu envers l'humanité.
C'est pourquoi, le culte authentique du Sacré-Cœur conserve toute
sa validité et attire en particulier les âmes assoiffées de la miséricorde de
Dieu, qui y trouvent la source intarissable à laquelle puiser l'eau de la Vie,
capable d'irriguer les déserts de l'âme et de faire refleurir l'espérance. La solennité du Sacré-Cœur de Jésus est
également la Journée mondiale de
Prière pour la Sanctification des Prêtres : chers frères et
sœurs, je saisis cette occasion pour vous inviter tous à prier sans relâche
pour les prêtres, afin qu'ils puissent être des témoins efficaces de l'amour du
Christ.
(…) La Très
Sainte Vierge Marie a vécu cette réalité, elle a conservé les paroles de son
Fils Jésus dans son cœur. Hier nous avons contemplé son Cœur immaculé, Cœur de Mère, qui continue à veiller avec une tendre
sollicitude sur nous tous. Que son intercession nous obtienne d'être toujours
fidèles à la vocation chrétienne.
Apparition du Sacré-Coeur à sainte Marguerite Marie |
Message de Sa Sainteté
le bienheureux Pape Jean
Paul II
en la fête du Sacré Cœur, le 22 juin 1990
J’encourage les
pasteurs et les communautés religieuses à contribuer au rayonnement du message reçu par Sainte Marguerite-Marie. Pour ceux qui se
laisseront toucher par cet enseignement, je désire qu’ils découvrent dans le
Cœur du Christ la force de l’Amour, les sources de la grâce, la présence réelle
du Seigneur dans son Eglise à travers le don quotidiennement renouvelé de Son
Corps et de Son Sang. A chacun de vous je donne de grand cœur ma bénédiction
apostolique.
publiée par le Monastère de Paray-le-Monial, chapitre III « Marguerite Marie est choisie de Dieu pour manifester aux hommes le
dernier effort de son amour – Les grandes révélations du Sacré-Cœur – Le Père
de la Colombière »
C'était
le 27 décembre 1673, fête de saint Jean l'Évangéliste. Sœur Marguerite-Marie,
ayant un peu plus de loisir qu'à l'ordinaire, priait devant le saint Sacrement.
Avec une force indicible, elle se sent toute investie de la divine présence.
Mais, écoutons-la raconter elle-même ce qui suit. La scène est d'une grandeur
sans égale.
«
Je m'oubliai de moi-même et du lieu où j'étais et je m'abandonnai à ce divin
Esprit, livrant mon [cœur] à la force de son amour. Il me fit reposer fort longtemps sur sa divine poitrine, où il me
découvrit les merveilles de son amour et les secrets inexplicables de son sacré
Cœur, qu'il m'avait toujours tenus cachés jusqu'alors, qu'il me l'ouvrit
pour la première fois, mais d'une manière si effective et sensible, qu'il ne me
laissa aucun lieu d'en douter, pour les effets que cette grâce produi[sit] en
moi, qui crains pourtant toujours de me tromper en tout ce que je dis se passer
en moi. Et voici comme il me semble la chose s'être passée :
Sainte Marguerite Marie et l'image qu'elle a peinte du Sacré-Cœur, couronné de la Croix et des épines |
« Il
me dit : — Mon divin Cœur est si
passionné d'amour pour les hommes, et pour toi en particulier, que, ne pouvant
plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu'il les
répande par ton moyen, et qu'il se manifeste à eux, pour les enrichir de ses
précieux trésors que je te découvre, et qui contiennent les grâces
sanctifiantes et salutaires nécessaires pour les retirer de l'abîme de
perdition ; et je t'ai choisie comme un abîme d'indignité et d'ignorance
pour l'accomplissement de ce grand dessein, afin que tout soit fait par moi. —
« Après,
il me demanda mon cœur, lequel je le
suppliai de prendre, ce qu'il fit, et le mit dans le sien adorable, dans lequel
il me le fit voir comme un petit atome, qui se consommait dans cette ardente
fournaise, d'où le retirant comme une flamme ardente en forme de cœur, il [le]
remit dans le lieu où il l'avait pris, en me disant : — Voilà, ma bien-aimée, un précieux gage de mon amour, qui renferme
dans ton côté une petite étincelle de ses plais vives flammes, pour te servir
de cœur et te consommer jusqu'au dernier moment, et dont l'ardeur ne s'éteindra,
ni ne pourra trouver de rafraîchissement que quelque peu dans la saignée, dont
je marquerai tellement le sang de ma croix, qu'elle t'apportera plus
d'humiliation et de souffrance que de soulagement. C'est pourquoi je veux que
tu la demandes simplement, tant pour pratiquer ce qui vous est ordonné que pour
te donner la consolation de répandre ton sang sur la croix des humiliations. Et
pour marque que la grande grâce que je te viens de faire n'est point une
imagination, et qu'elle est le fondement de toutes celles que j'ai encore à te
faire, quoique j'aie refermé la plaie de
ton côté, la douleur t'en restera pour toujours ; et si, jusqu'à présent, tu
n'as pris que le nom de mon esclave, je te donne celui de la disciple
bien-aimée de mon sacré Cœur. —
« Après
une faveur si grande et qui dura une si longue espace de temps, pendant lequel
je ne savais si j'étais au ciel ou en terre, je demeurai plusieurs jours comme toute embrasée et enivrée, et
tellement hors de moi que je ne pouvais en revenir pour dire une parole qu'avec
violence, et m'en fallait faire une si grande pour me récréer et pour manger
que je me trouvais au bout de mes forces pour surmonter ma peine : ce
qui me causait une extrême humiliation. Et je ne pouvais dormir, car cette
plaie, dont la douleur m'est si précieuse, me cause de si vives ardeurs qu'elle
me consomme et me fait brûler toute vive. Et je me sentais une si grande
plénitude de Dieu, que je ne pouvais m'exprimer à ma supérieure comme je
l'aurais souhaitée. »
L'Amour de Jésus se donne à nous, par les mains du prêtre, dans la divine Eucharistie |
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