lundi 16 octobre 2017

Dédicace du Mont Saint-Michel - Anniversaire du Martyre de la Reine Marie-Antoinette de France

Nous célébrons aujourd'hui l'anniversaire de la Dédicace de la Basilique du Mont Saint-Michel. Le saint Archange est co-patron de la France et de la Normandie, protecteur des rois de France et de notre pays.
Ceci explique pourquoi nombre de ses statues furent abattes en priorité par les révolutionnaires impies au XVIIIe siècle.

Nous célébrons aussi un plus triste anniversaire, celui de la décollation de la Reine Marie-Antoinette de France.

Puisse le peuple français se passionner pour son Histoire, tant méprisée, tant salie parfois pour de basses raisons de partis et de toute sorte d'instrumentalisations que ne font honneur à personne, surtout pas à Jésus-Christ, Roi de France, à sa sainte Mère, et à cette foule innombrable de saints qui ont vécus, priés et oeuvrés dans notre pays. 
Prions tous les défunts de France pour notre pays. Ceux qui sont heureusement dans la gloire de la Jérusalem céleste, pour qu'ils nous inspirent de nobles pensées, paroles et actes qui nous feront relever la foi de notre pays. Ceux qui sont en Purgatoire, pour qu'ils deviennent au plus tôt de puissants intercesseurs qui nous encouragerons nous-aussi à devenir des saints, artisans de paix et du bien commun.



Saint Michel Archange, défendez-nous
dans le combat !
Du vénérable abbé Henri-Marie Boudon, 2nd traité, 7e pratique, Prendre de certains jours tous les mois et toutes les semaines, pour honorer plus spécialement les saints anges, et célébrer les fêtes avec tous les respects possibles.

Ce lieu est très célèbre par le concours d'un grand nombre de personnes qui y viennent de toutes parts, pour y rendre leurs respects à cet aimable prince du ciel ; et les grands miracles que la toute-puissance de Dieu y a opérés, sont des motifs bien puissants pour exciter de plus en plus la dévotion des fidèles à rendre ses hommages sur cette sainte montagne, à ce Dieu de toute miséricorde, et implorer les secours de ce premier prince de la cour céleste. L'on peut aller en pèlerinage en ce saint lieu, pour toutes sortes de besoins ; mais particulièrement pour être délivré des tentations et des attaques des malins esprits, pour y obtenir la pureté du corps et de l'esprit, et une force invincible dans les voies du salut. Ceux qui aiment les intérêts de Notre-Seigneur Jésus-Christ et de sa très-sainte Mère doivent s'adresser à ce glorieux archange, qui les a si bien soutenus dès le commencement du monde : il serait seulement à désirer que les pèlerins fissent ce voyage avec plus de dévotion qu'on ne le fait pour l'ordinaire, s'entretenant de Dieu le long du chemin, élevant son cœur souvent à Notre-Seigneur et à sa très digne Mère, implorant les assistances de saint Michel, saint Gabriel, saint Raphaël, et de tous les neuf chœurs des anges ; se donnant de garde de toute sorte, de péché ; et enfin, étant arrivés sur le lieu, ne manquer pas de s'y confesser et communier. Une voix du ciel a appris que ce lieu était grandement agréable à Dieu, et qu'il était fréquenté des saints anges. En vérité, cet oracle rend bien douces toutes les peines que l'on peut avoir pour visiter cette sainte montagne, et il est plus doux que l'on ne peut dire, et même que l'on ne peut penser, de se trouver en un lieu si chéri de Dieu, et si fréquenté des princes de sa cour.

Le Mont Saint-Michel, vu du ciel
La divine Providence a même ordonné que ce ne fût pas un homme de la terre, pour saint qu'il pût être, mais un pur esprit du ciel, et le premier de tous les bienheureux esprits qui fit la consécration de l'église ; car saint Aubert, évêque d'Avranches, s'étant mis en devoir de la consacrer, saint Michel l'en empêche, après lui avoir appris qu'il l'avait lui-même consacrée. C'est ce saint évêque à qui l'archange se fit voir, il y a plus de neuf cents ans, lui apparaissant par trois diverses fois, pour lui marquer que le Mont de Tombe était sous sa protection, et celle de tous les autres anges, et que Dieu voulait qu'on bâtit une église en leur honneur : à la troisième fois, le saint archange toucha la tête du bon évêque, et y laissa une marque qui s'y voit encore aujourd'hui. C'est une chose admirable, qu'un rocher empêchant qu'on ne pût bâtit facilement la chapelle de l'église, l'archange voulut que l'on apportât un enfant qui était encore au berceau, qui ayant touché de son pied ledit rocher, en même temps il tomba et laissa la place qui était nécessaire pour la susdite chapelle. Oh ! Que bienheureux sont les chastes et innocents, les purs et nets de cœur, puisqu'ils sont si chéris de Dieu et de ses anges !

Saint Michel, ne se contentant pas de toutes ces merveilles, et voulant de plus en plus donner des marques visibles de sa faveur pour la sainte montagne de Tombe, commanda à saint Aubert d'envoyer au mont Gargan demander de sa part une partie du drap vermeil qu'il y avait apporté, et une partie du marbre sur lequel il s'était assis, y paraissant en forme humaine ; ce qui ayant été accordé aux députés du bon évêque, douze aveugles en différents lieux reçurent la vue par l'attouchement de ces choses saintes, et proche du mont de Tombe, la vue fut donnée à une femme aveugle, dont tout le peuple fut tellement touché qu'en mémoire d'un si grand miracle, le village qui s'appelait Asteriat, fut nommé Beauvoir, et c'est de la sorte qu'on l'appelle encore aujourd'hui.

Le Mont Saint-Michel, entre Ciel et terre, image de la Jérusalem céleste
J'ai eu l'honneur et la bénédiction de voir cette année 1667, le jour de la fête de l'Apparition du glorieux saint Michel en ce lieu sacré, ces précieux gages de l'amour incomparable de ce grand pince du paradis envers les hommes, comme aussi l'écu et l'épée que l'on y garde dans le trésor, qui sont de nouvelles preuves de ses incroyables bontés, et cet écu est garni de petites croix et de matière d'airain aussi bien que l'épée : ce sont encore des présents de l'archange, qu'il ordonna d'y être apportés de la Grande-Bretagne, en suite d'une merveille qui y fut faite par sa force invincible.

L'histoire rapporte qu'il y avait un dragon d'une grandeur effroyable, qui, empoisonnant les eaux de son venin, infectant l'air de son haleine, et faisant mourir tous ceux qu'il rencontrait, avait rendu le pays où il était inhabitable. Ce mal obligea l'évêque du lieu d'avoir recours à Dieu ; et après avoir ordonné un jeûne de trois jours et fait quantité d'aumônes, tous les habitants prirent les armes, étant accompagnés du clergé qui marchait processionnellement, implorant le secours du ciel pour donner force au peuple de mettre à mort le dragon ; mais ils furent bien étonnés lorsque, étant arrivés près du lieu où il se retirait, ils le trouvèrent mort, ayant auprès de lui l'écu et l'épée dont il a été parlé ; et comme ils ne pouvaient s'imaginer qui était la personne qui avait pu tuer ce monstre avec des armes si faibles, saint Michel parut à l'évêque et lui dit que c'était lui qui avait fait mourir le dragon ; et quoiqu'il n'eût pas besoin de ces faibles armes pour cet effet, cependant il s'en était voulu servir pour laisser des marques visibles de ce secours ; ensuite il commanda que ces armes fussent apportées en l'église du mont de Tombe, où elles sont encore gardées à présent avec une singulière vénération.


Du Révérend Père Jean Charles-Roux in « Louis XVII – La Mère et l’Enfant martyrs », ed. du Cerf, 2007. pp. 345-347

 « La Couronne de France, en son incarnation, quittant, après treize siècles d’éclat, la scène de ce monde, avec toute la majesté crépusculaire du soleil, lors de ses couchers du début de l’automne. »

Statue de la Reine Marie-Antoinette de France,
basilique Cathédrale de Saint-Denis
Extraordinaire et unique en les annales, non pas seulement de la France, mais de toute la Chrétienté, a été ce trajet de la Reine du cachot au couperet. Car, au lieu d’être, comme l’avaient voulu ses auteurs, humiliant et infamant à l’extrême, il avait été, comme celui de Jésus du prétoire au Calvaire, une apothéose, en le ton le plus contenu et le plus prenant de l’héroïsme.

La Reine y avait démontré que, par cette « possession de son âme » qu’avait remarqué en elle Louis XVI, il lui avait été possible de s’imposer un comportement qui avait élevé sa présence physique au-dessus de son plus piteux état corporel et de ces conditions pires que misérables en lesquelles elle s’était actuellement trouvée. Ainsi s’était-il fait que, lorsqu’en cette date, si accablante pour la conscience française, du 16 octobre, après une attente qui, pour certains, en ces foules immenses, avait duré depuis les cinq heures du matin, un commandement militaire un peu avant onze heures avait retenti ; et que toutes les troupes, massées autour de la Conciergerie, avaient mis l’arme en main et fait face au palais ; et que là la grande porte se soit ouverte, pour laisser paraître et s’avancer « la victime », elle avait été « pâle, mais toujours Reine », comme l’a écrit Charles Desfossez, garde national en l’un des détachements stationnés dans la cour.
La Reine et son fils, le dauphin, futur Louis XVII, mort à l'âge de 10 ans suite
aux mauvais traitements des révolutionnaires. Il est enterré dans les fosses
communes qui jouxtent la paroisse Sainte-Marguerite à Paris, XIe ard.

« Pâle », avait-elle été, en effet, et très évidemment une condamnée, conduite à son supplice avec « ses mains liées par une grosse ficelle, tirant ses coudes en arrière », très pauvrement vêtue « d’un jupon blanc dessus, un noir dessous, d’une camisole de nuit blanche, d’un ruban de faveur aux poignets, et d’un fiche de mousseline blanc » ; coiffée d’un « bonnet avec un bout de ruban noir, et les cheveux tout blancs – quoiqu’elle n’ait eu que trente-sept ans – cou au ras du bonnet, avec les pommettes un peu rouges, les yeux injectés de sang – (son dernier écrit n’avait-il été en ce 16 octobre à quatre heures et demi du matin : « Mon Dieu, ayez pitié de moi ! Je n’ai plus de larmes pour pleurer pour vous, mes pauvres enfants. Adieu ! Adieu ! ») et néanmoins, selon un observateur à avoir été à quelques pas d’elle : « toujours Reine ! »
La Reine montant vers le supplice, par François Flameng

Souveraine avait-elle même été au point que ses bourreaux et ses gardes, qui, en son cachot l’avaient traitée brutalement, lui coupant les cheveux au sabre, et lui replaçant son bonnet sur la tête en manière de celui d’un pitre, en étaient venus à adopter à son égard, inconsciemment, le comportement d’une escorte de Cour. Ainsi, lorsque arrivée devant l’escabeau permettant de monter en la charrette, dont un garde national à en avoir touché les roues a écrit qu’elle avait été « sale et crottée », le bourreau à la tenir par la corde dont elle avait été liée, et qui avait eu à lui indiquer où poser le pied, puis où s’asseoir sur la planche, y avait mis les formes d’un maître de cérémonie, s’inclinant à la mode de Versailles, devant la majesté de la Reine de France. Par la suite, lui et son second s’étaient placés sur le véhicule, derrière la Reine, debout, au garde-à-vous, le tricorne à la main. Rien n’avait-il fallu de plus pour que le tombereau de l’infamie en ait été transformé en un trône roulant, d’où la reine avait jeté ses regards tranquilles et attentifs sur une multitude atterrée, massée le long des rues, entre le double rang des troupes et le pied des maisons, dont toutes les fenêtres avaient été scellées par la police. De cette foule, en outre, un bon nombre s’étaient détachés de ceux pressés sur les bords des trottoirs, pour suivre, de par derrière, la progression de la charrette, et parfois la devancer jusqu’en des points d’où elle pouvait être mieux aperçue, formant de la sorte, de part et d’autre de la Reine, comme deux immenses ailes humaines de fidèles sujets, s’ouvrant et se repliant sur elle, en manière de celles des chérubins. Tout cela « sans cris, sans murmures, sans insultes », mais avec de la prière, comme celle du Père de Clorivière de la Compagnie de Jésus, et de tant d’autres. Tandis que sur l’ensemble de la capitale avait pesé une ambiance d’apocalypse, chacun ayant eu « le sentiment de vivre une de ces heures graves et solennelles, dont nul ne peut dire ce qui en découlera ».

L’équipage avait donc pu être sordide, l’aspect de la suppliciée celui d’une créature en l’extrémité de la misère, l’impression faite sur la masse des Parisiens, y compris les Jacobins, avait été d’avoir vu la Couronne de France, en son incarnation, quittant, après treize siècles d’éclat, la scène de ce monde, avec toute la majesté crépusculaire du soleil, lors de ses couchers du début de l’automne.

 (Le blogue du Maître-Chat Lully ; http://leblogdumesnil.unblog.fr)


vendredi 13 octobre 2017

Clôture de l'année jubilaire des apparitions de Notre Dame à Fatima

Marie immaculée, par Martino Altomonte,
Budapest, 1719
De quelques propos prophétiques du Serviteur de Dieu Pie XII, alors Cardinal Pacelli
                   
Supposons, cher ami, que le communisme fût seulement l'un des instruments de subversion les plus évidents utilisés contre l'Eglise et les traditions de la Révélation divine ~

Je suis inquiet au sujet du message qu'a donné la Bienheureuse Vierge à Lucie de Fatima. Cette insistance de Marie sur les dangers qui menacent l'Église est un avertissement divin contre le suicide d'altérer la foi, dans sa liturgie, sa théologie et son âme ~

J'entends tout autour de moi ces novateurs qui désirent démanteler la Sainte Chapelle, détruire la flamme universelle de l'Eglise, rejeter ses ornements et la faire se sentir coupable pour son passé historique ~

Un jour viendra où le monde civilisé reniera son Dieu, quand l'Eglise doutera comme Pierre a douté. Elle sera alors tentée de croire que l'homme est devenu Dieu~

Dans nos églises, les chrétiens chercheront en vain la lampe rouge où Dieu les attend. Comme Marie Madeleine, en larmes devant le tombeau vide, ils se demanderont: «Où l'ont-ils emmenée ?».



mardi 10 octobre 2017

A mon Ange gardien

Du bienheureux Cardinal John-Henry Newman, « L'Ange gardien », tome 1, 1996

Conduis-moi, douce lumière,
dans les ténèbres qui m'entourent,
L'Ange gardien, Bible de Guiard des Moulins
conduis-moi vers le haut !
La nuit est épaisse et je suis loin de chez moi :
conduis-moi vers le haut !
Dirige mes pas car je n'y vois rien ;
que je voie seulement à chaque pas.

Jadis j'étais loin de t'en prier.
Je voulais moi-même choisir mon chemin,
croyant pourvoir le déterminer
à ma propre lumière, malgré le précipice.
Avec fierté, j'élaborais mes buts.
Mais maintenant, oublions tout cela.

Tu me protèges depuis si longtemps,
que tu accepteras bien de me conduire encore :
au-delà des marécages,
des rivières et des écueils qui me guettent,
jusqu'à la fin de la nuit,
jusqu'à l'aurore où des anges me feront signe.
Ah ! je les aime depuis longtemps,
un peu de temps seulement je les ai oubliés.





samedi 7 octobre 2017

Notre-Dame du Rosaire. Prions le chapelet, seule arme qui donne la victoire

Saint Pie V entrevoit dans une vision la victoire navale à Lépante, mosaïques de Notre-Dame de Fourvière
Nous célébrons aujourd'hui l'anniversaire de la victoire de la Croix contre le Croissant à Lépante.
L'Ecriture nous avertit, ce ne sont ni les chevaux, ni les armes, ni les alliances humaines qui sauveront contre les périls, quels qu'ils soient. 
Nos pères le savaient. A l'époque des Croisades qui n'avaient d'autre but que de permettre aux chrétiens de prier librement sur le tombeau du Christ, pour accompagner les troupes, les Chrétiens prièrent trois fois par jour l'Angélus. A l'époque de Lépante, le chapelet. A celle du siège de Vienne, leur secours fut dans les noms sacrés de Jésus et de Marie. 

Pourquoi nous entêter à rechercher d'autres expédients quand le Ciel lui-même nous indique la voie à suivre ? "Notre Père" ; "Je vous salue Marie" ; "Pénitence, pénitence, pénitence" (Notre Dame à sainte Bernadette).

A la demande du Pape saint Pie V, le rosaire devint l'arme des chrétiens.  Dans la pénitence, la fréquentation des Sacrements, l'union au Christ, ils offraient le monde entier à la miséricorde de Dieu. Ils ont obtenu de sa grâce la victoire.

Aujourd'hui, nous nous moquons un peu du rosaire comme dévotion ancienne, ou pour les anciens... Pourtant, tous les saints y voient un saint moyen pour nous unir à la Trinité, par la prière de Marie toute sainte. Et ils y voient une arme, une arme de destruction massive contre les forces du mal. 

Mépriserons-nous les appels que le Ciel nous envoie ? Alors, à nos chapelets, et que le démon et ses forces soient vaincues par le pied virginal de Notre Dame à chaque Ave Maria.

Le Rosaire avec Marie, Reine des Anges

Premier mystère joyeux : l’Annonciation.
Il y a eu 2 réponses au non serviam de Satan (Je ne servirai pas)
Une première dans les cieux : Quis Ut Deus (Qui est comme Dieu ?) proclamé par Saint Michel Archange pendant qu’il repoussait tous ceux qui par orgueil voulaient attenter à l’honneur de Dieu.
Une seconde sur la terre : le Fiat d’une humble vierge à l’Archange Gabriel. Et l’Archange s’est incliné devant celle qui allait devenir la Mère de Dieu puisqu’Elle avait accepté sa volonté.
Les trois premiers joyaux de la Couronne de la Très Sainte Vierge Marie c’est sa Foi, son Espérance et sa Charité.

Deuxième mystère joyeux : la Visitation.
Marie se rend en hâte chez sa cousine Elisabeth. La mère du précurseur va recevoir la Mère du Sauveur. Et St Jean Baptiste dès le sein de sa mère va reconnaître son Seigneur.
L’Esprit va inspirer à Marie le chant du Magnificat, chant des Anges, chant si redouté du démon. Marie va rendre service à Elisabeth, Marie sait qu’en servant son prochain Elle sert Dieu Lui Même.
Le quatrième joyau de la Couronne de la Très Sainte Vierge Marie c’est son amour du prochain.
 
Troisième mystère joyeux : la Nativité.
Ce sont les anges qui firent l’annonce de la naissance de Jésus aux bergers. Ce sont eux également qui guidèrent les rois mages jusqu’à la grotte et qui leur  dirent de repartir par un autre chemin. Les cieux s’entrouvrirent pour admirer la merveille qui venait de s’accomplir sur la terre et les chœurs des angéliques entonnèrent l’hymne : gloria in excelcis Deo, benedictus qui venit in nomine domini.
Marie qui voyait son enfant être l’objet de toutes ces marques de vénération restait humble et effacée offrant son enfant à tous ceux qui voulaient l’approcher.
Le cinquième joyau de la Couronne de la Très Sainte Vierge Marie c’est son humilité.

Quatrième mystère joyeux : la présentation au Temple.
Marie et Joseph en se rendant au Temple allaient accomplir les prescriptions de la loi mosaïque. Dans le Saint des Saints, Dieu était présent et l’on pouvait entendre le bruissement des ailes des anges qui accompagnait la présence divine.
Quand Elle était toute petite, Marie avait été instruite au Temple. Elle savait ce qu’était la prière et l’offrande. Sa vie elle-même était devenue une offrande. Maintenant, Elle rendait à son Père son Fils. Et c’est la Fille et la Mère qui venait présenter Jésus à son Père du Ciel.
Le sixième joyau de la Couronne de la Très Sainte Vierge Marie c’est sa piété.

Cinquième mystère joyeux : le recouvrement de Jésus au Temple.
Au temple de Jérusalem, les anges gardiens des docteurs de la loi étaient dans l’admiration. Jésus  au milieu d’eux était dans sa douzième année et tous ceux qui l’entendaient étaient stupéfaits de la sagesse de ses questions et de ses réponses.
Marie et Joseph qui l’avaient cherché pendant trois jours dans la plus douloureuse angoisse s’entendirent répondre par Jésus qu’il fallait qu’Il soit aux affaires de son Père. Puis Il repartit  avec eux à Nazareth et Il leur était soumis. Marie conservait toutes ses choses dans son cœur.
Le septième joyau de la Couronne de la Très Sainte Vierge Marie c’est sa sagesse.

Premier mystère douloureux : l’Agonie.
Durant l’agonie au jardin des oliviers, l’ange de la consolation vient soulager Jésus. Il lui dit que tous les anges ont intercédé pour Lui auprès du Père mais que la Rédemption des hommes ne peut se faire que par l’effusion de son Sang et Jésus l’accepte.
Il l’accepte tout comme peu de temps auparavant Marie a accepté. En effet une pieuse tradition veut que Jésus soit allé voir sa Mère et Lui ait tout expliqué.
Notre Dame des 7 douleurs
Le huitième joyau de la Couronne de la Très Sainte Vierge Marie c’est son renoncement.

Deuxième mystère douloureux : la flagellation.
Les coups pleuvent sur Jésus, les anges autour de Lui versent des larmes de compassion et regardent impuissants les démons inspirer tant de cruauté aux hommes. Jésus souffre par nous. Jésus souffre pour nous.
Marie, Elle, est seule non loin de là. Elle sait ce qui se passe. Elle s’attend au pire, Jésus l’a prévenu, et pourtant Elle rassure tous ceux qui viennent la voir et qui déjà ne comprennent plus ou doutent.
Le neuvième joyau de la Couronne de la Très Sainte Vierge Marie c’est sa patience.

Troisième mystère douloureux : le couronnement d’épines.
Une couronne d’épines est enfoncée sur la tête de Jésus. L’on voit souvent les anges de la Passion tenant cette couronne. Objet de dérision pour ceux qui persécutent Jésus. En portant cette couronne Il nous apprend que servir c’est souffrir et accepter  par avance la souffrance par amour du prochain.
Marie que l’on informe régulièrement souffre avec son Fils. Elle se Le représente ensanglanté, objet de la moquerie. Elle fait face devant cette épreuve car :
Le dixième joyau de la Couronne de la Très Sainte Vierge Marie c’est sa force.

Quatrième mystère douloureux : le portement de la Croix.
Jésus porte sa lourde Croix jusqu’au Calvaire. Les anges inspirent de bonnes intentions aux Saintes Femmes et soutiennent Marie qui accompagne son Fils sur la Voie Douloureuse. Les démons agitent la foule, suscitent des quolibets et narguent Dieu en croyant triompher.
Malgré les trois chutes, Marie soutient Jésus. Elle sait que tout ce qui se passe est nécessaire. Dieu ne peut ni la tromper ni se tromper.
Le onzième joyau de la Couronne de la Très Sainte Vierge Marie c’est sa persévérance.

Cinquième mystère douloureux : le Crucifiement.
Cloué à la Croix, Jésus expire après trois heures d’agonie. Quand tout sera fini, Saint Michel Archange ira déchirer le rideau du temple et les anges créeront des ténèbres sur toute la terre.
Mais auparavant, Jésus aura encore eu la force de confier Marie à Saint Jean et Saint Jean à Marie.
"Mère voici ton fils, fils voici ta Mère". Et c’est l’humanité toute entière qui devient enfant de Marie.
Jésus nous avait appris à prier Notre Père, Il nous donne maintenant une Mère parfaite.
Le douzième joyau de la Couronne de la Très Sainte Vierge Marie c’est sa maternité de l’humanité.

Premier mystère glorieux : la Résurrection.
Au matin du troisième jour, il y eut un violent tremblement de terre. Un ange du Seigneur descendit du ciel ; s’approchant de la pierre, il la renversa et s’assit dessus. Son visage brillait comme l’éclair, son vêtement resplendissait comme la neige.
Jésus est ressuscité. Tout est accompli, l’humanité est sauvée. Pendant quarante jours même si cela n’est pas écrit, Marie va revoir son Fils. Sa récompense est grande, elle n’a jamais désespéré, les faits lui donnent raison.
Le treizième joyau de la Couronne de la Très Sainte Vierge Marie c’est sa confiance.

Deuxième mystère glorieux : l’Ascension.
Et deux anges leur dirent :"Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous ici, les yeux toujours fixés vers le ciel ? Ce même Jésus qui vient de s’élever du milieu de vous dans le ciel en descendra un jour de la même manière que vous l’avez vu monter".
Les apôtres ont encore du mal à comprendre, ils ont revu Jésus pendant quarante jours après sa résurrection et maintenant Il disparaît. Alors ils vont se réfugier auprès de leur Mère et le nouveau rôle de la Très Sainte Vierge Marie commence, rassembler ses enfants autour d’Elle par sa piété.
Le quatorzième joyau de la Couronne de la Très Sainte Vierge Marie c’est sa crainte de Dieu.

Troisième mystère glorieux : la Pentecôte.
Les anges en cortège descendirent du ciel formant une immense haie. Il se fit un grand bruit comme celui du vent qui souffle avec Force et remplit toute la maison où les apôtres étaient rassemblés autour de Marie.
Ils virent paraître comme des langues de feu qui se partagèrent, se posèrent sur chacun d’eux et ils furent tous remplis du Saint Esprit.
Pour la deuxième fois, la Très Sainte Vierge Marie reçoit la visite du Saint Esprit. Il y avait eu l’Incarnation et maintenant, il y a la Pentecôte. C’est la récompense de cette épouse parfaite.
Le quinzième joyau de la Couronne de la Très Sainte Vierge Marie c’est sa fidélité.

Quatrième mystère glorieux : l’Assomption.
L’amour de Saint Michel pour la Vierge Marie se signala lors de sa glorieuse Assomption au ciel.
Il fut chargé de l’accueillir et de la présenter à Dieu car il est de sa fonction de présenter à Dieu les âmes justes.
Avec d’innombrables légions d’anges, il salua et vénéra la Reine du Ciel et de la Terre, Mère de Dieu et Tabernacle de la Trinité Sainte.
Le seizième joyau de la Couronne de la Très Sainte Vierge Marie c’est sa pureté.

Cinquième mystère glorieux : le Couronnement de Marie au Ciel.
Le cortège des anges qui avaient accueilli Marie lors de l’Assomption se regroupe maintenant autour du Père du Fils et du Saint Esprit.
Marie est là rayonnante. Les anges sur tous les instruments de musique du Paradis jouent les plus belles musiques qu’on ait jamais entendues.
Les patriarches, les prophètes et tous les saints admirent cette couronne que la Sainte Trinité est en train de poser sur la tête de la Très Sainte Vierge Marie : seize joyaux l’ornent et une constellation de milliers de milliers de petites pierres qui scintillent de tous leurs feux.
Aux seize joyaux de la couronne de Marie il convient d’ajouter tous ceux que nous pouvons lui offrir car chacune de ces petites pierres c’est la sainteté d’un de ses enfants.



jeudi 5 octobre 2017

Du chapelet qui nous rend fort

La bataille de Lépante, par Marcantonio, 1571
De Son Éminence le Cardinal 
Robert Sarah

Mes frères, nous Chrétiens, nous avons besoin de cet esprit des Vendéens ! Nous avons besoin de cet exemple ! Comme eux, il nous faut quitter nos semailles et nos moissons, laisser là nos sillons, pour combattre, non pour des intérêts humains, mais pour Dieu !

Qui donc se lèvera aujourd’hui pour Dieu ? 
Qui osera affronter les persécuteurs modernes de l’Eglise ? 
Qui aura le courage de se lever sans autres armes que le chapelet et le Sacré-Cœur, pour affronter les colonnes de la mort de notre temps que sont le relativisme, l’indifférentisme et le mépris de Dieu ?



lundi 2 octobre 2017

Quelques dates importantes en ces jours de fêtes inaugurant le mois du Rosaire et des saints Anges gardiens :

-Vendredi 29 septembre (S. Michel Archange et tous les Anges)
18h : Sainte Messe et 
Salut du T.S.S.
​ 
à la chapelle Saint-Michel
19h : Fleurissement de la statue de l'Archange
-Lundi 2 octobre (SS. Anges gardiens)
​18h : Sainte Messe et Salut​ à la chapelle Saint-Michel

-Mardi 3 octobre (1er mardi du mois)
16h : Sainte Messe (votive des SS. Anges) en la chapelle des SS. Anges de la dathédrale d'Evreux
Pèlerinage jusqu'à Saint-Michel
18h : Sainte Messe (Ste Thérèse, Patronne de la France) à la chapelle Saint-Michel



D'une prière aux saints Anges. Fête des Anges gardiens


Un chérubin
Ô Christ, mon Christ, ainsi vous nomme l’Aigle d’Athènes (Dionys. De coelesti hierarchia, II, 5.: l’Eglise, ravie, vous proclame en cette fête la beauté des saints Anges (Hymne des Laudes). Vous êtes l’humain et divin sommet d’où pureté, lumière, amour, s’épanchent sur la triple hiérarchie des neuf chœurs. Hiérarque suprême, unité des mondes, vous présidez aux mystères déifiants de la fête éternelle.

Séraphins embrasés, étincelants Chérubins, inébranlables Trônes ; noble cour du Très-Haut, possesseurs de la meilleure part : au témoignage du sublime Aréopagite, c’est dans une communion plus immédiate aux vertus du Sauveur (Dionys. ubi supra, VII, 2.) que s’alimentent votre justice, vos splendeurs et vos feux. De lui, par vous, déborde toute grâce sur la cité sainte.
Un Séraphin, dont le nom signifie "Embrasé".
Eglise Saint-Gabriel de Nazareth
Dominations, Vertus, Puissances ; ordonnateurs souverains, moteurs premiers, régulateurs des mondes (St Thom. Aqu. Summ. theol. Ia P. qu. CVIII, art. 6 ; Contra Gent. III, 80.) : pour qui gouvernez-vous cet univers ?
Pour celui, sans nul doute, dont il est l’apanage : le Roi de gloire, l’Homme-Dieu, le Seigneur fort et puissant, le Seigneur des vertus (Psalm. XXIII.), anges, archanges, Principautés ; messagers, ambassadeurs, surintendants du ciel ici-bas : tous aussi, n’êtes-vous pas, au dire de l’Apôtre (Heb. I. 14.), les ministres du salut accompli sur terre par Jésus le Pontife des cieux ?
Te Deum laudamus !

Nous aussi, parce même Jésus (Préface commune), Trinité sainte, nous vous glorifions avec ces trois augustes hiérarchies dont les neuf cercles immatériels entourent votre Majesté comme un multiple rempart. Tendre à vous et vous ramener toutes choses est leur commune loi. Purification, illumination, union : voies successives ou simultanées, par lesquelles leurs nobles essences, attirées vers Dieu, attirent celles qui les suivent.

Sublimes esprits, c’est le regard en haut que vous agissez au-dessous de vous comme à l’entour. Pour vous et pour nous, puisez largement au foyer divin : purifiez-nous, non point seulement, hélas ! de l’involontaire défectuosité de notre nature ; éclairez-nous ; embrasez-nous des célestes flammes. Pour la même raison que Satan nous déteste, vous nous aimez ; protégez contre l’ennemi commun la race du Verbe fait chair. Gardez-nous dignes d’occuper parmi vous les places laissées vides par ceux que perdit l’orgueil.

Dieu trônant sur les Séraphins, d'après les visions d'Isaïe et d'Ezechiel.
Petites Heures de Jean de Berry

dimanche 1 octobre 2017

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, docteur de l'Eglise

Notre Dame sourit à la petite Thérèse qui guérit
Lettre de sainte Thérèse à Céline, le 6 juillet 1893

Le mérite ne consiste pas à faire ni à donner beaucoup, mais plutôt à recevoir, à aimer beaucoup... Il est dit que c'est bien plus doux de donner que de recevoir, et c'est vrai, mais alors, quand Jésus veut prendre pour Lui la douceur de donner, ce ne serait pas gracieux de refuser. Laissons-Le prendre et donner tout ce qu'Il voudra, la perfection consiste à faire sa volonté, et l'âme qui se livre entièrement à Lui est appelée par Jésus Lui-même « Sa Mère, Sa Sœur » et toute sa famille. Et ailleurs : « Si quelqu'un m'aime, Il gardera ma parole (c'est-à-dire il fera ma volonté) et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui et nous ferons en lui notre demeure. » 

Oh Céline ! comme c'est facile de plaire à Jésus, de ravir son cœur, il n'y a qu'à l'aimer sans se regarder soi-même, sans trop examiner ses défauts... Ta Thérèse ne se trouve pas dans les hauteurs en ce moment mais Jésus lui apprend « A tirer profit de tout, du bien et du mal qu'elle trouve en soi ». Il lui apprend à jouer à la banque de l'amour ou plutôt, non Il joue pour elle sans lui dire comment Il s'y prend car cela est son affaire et non pas celle de Thérèse, ce qui la regarde c'est de s'abandonner, de se livrer sans rien réserver, pas même la jouissance de savoir combien la banque lui rapporte. Mais après tout elle n'est pas l'enfant prodigue, ce n'est donc pas la peine que Jésus lui fasse un festin « puisqu'elle est toujours avec Lui »

Une sainte Carmélite, co-patronne de la France
Notre Seigneur veut laisser les brebis fidèles dans le désert. Comme cela m'en dit long !... Il est sûr d'elles ; elles ne sauraient plus s'égarer car elles sont captives de l'amour, aussi Jésus leur dérobe sa présence sensible pour donner ses consolations aux pécheurs, ou bien s'Il les conduit sur le Thabor c'est pour peu d'instants, la vallée est le plus souvent le lieu de son repos. « C'est là qu'Il prend son repos à midi. » 

Le matin de notre vie est passé, nous avons joui des brises embaumées de l'aurore, alors tout nous souriait, Jésus nous faisait sentir sa douce présence, mais quand le Soleil a pris de la force le bien Aimé « nous a conduites dans son jardin, Il nous a fait recueillir la myrrhe » de l'épreuve en nous séparant de tout et de Lui-même, la colline de la myrrhe nous a fortifiées par ses parfums amers, aussi Jésus nous en a-t-Il fait redescendre et maintenant nous sommes dans la vallée, Il nous conduit doucement le long des eaux... 

Céline chérie, je ne sais pas trop ce que je te dis, mais il me semble que tu vas comprendre, deviner ce que je voudrais dire. Ah ! soyons toujours la goutte de rosée de Jésus, là est le bonheur, la perfection... Heureusement que c'est à toi que je parle car d'autres personnes ne sauraient comprendre mon langage et j'avoue qu'il n'est vrai que pour bien peu d'âmes, en effet les directeurs font avancer dans la perfection en faisant faire un grand nombre d'actes de vertu et ils ont raison, mais mon directeur qui est Jésus ne m'apprend pas à compter mes actes ; Il m'enseigne à faire tout par amour, à ne Lui rien refuser, à être contente quand Il me donne une occasion de Lui prouver que je l'aime, mais cela se fait dans la paix, dans l'abandon, c'est Jésus qui fait tout et moi je ne fais rien.

La petite Thérèse de l'Enfant Jésus et de la sainte Face sur son lit de mort :
"Je ne meurt pas ! J'entre dans la vie !"
Je me sens bien unie à ma Céline, je crois que le bon Dieu n'a pas fait souvent deux âmes qui se comprennent aussi bien, jamais une note discordante. La main de Jésus qui touche une des lyres fait en même temps vibrer l'autre... Oh ! demeurons cachées dans notre divine fleur des champs jusqu'à ce que les ombres déclinent, laissons les gouttes de liqueur être appréciées des créatures puisque nous plaisons à notre Lys, restons avec bonheur sa goutte, son unique goutte de rosée !... Et pour cette goutte qui l'aura consolé pendant l'exil, que ne nous donnera-t-Il pas dans la patrie ?... Il nous le dit Lui-même : « Que celui qui a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive », ainsi Jésus est et sera notre océan... Comme le cerf altéré nous soupirons après cette eau qui nous est promise mais notre consolation est grande d'être nous aussi l'océan de Jésus, l'océan du Lys des vallées !