jeudi 22 février 2018

Fête de la chaire de Saint Pierre. Prions pour que la barque de Pierre ne sombre pas dans la tempête

Le Christ endormi dans la barque puis faisant taire la tempête.
Puisse-t-Il apaiser les tempêtes qui agitent aujourd'hui son Eglise !
De Saint Basile de Césarée, sur la dignité cléricale

La dignité cléricale est une chose du passé.
Il y a un manque total d'hommes guidant le troupeau du Seigneur avec la connaissance.

Les hommes ambitieux gaspillent constamment la provision pour les pauvres sur leur propre plaisir et la distribution des cadeaux. Il n'y a pas de connaissance précise des canons. Il y a une immunité complète dans le péché; car quand les hommes ont été mis en fonction par la faveur des hommes, ils sont obligés de rendre la faveur en montrant continuellement de l'indulgence aux délinquants.

Le simple jugement est une chose du passé; et tout le monde marche selon le désir de son cœur
Le vice ne connaît pas de limites; les gens ne connaissent aucune retenue. Les hommes d'autorité ont peur de parler, car ceux qui ont atteint le pouvoir par l'intérêt humain sont les esclaves de ceux à qui ils doivent leur avancement. Et maintenant la justification même de l'Orthodoxie est considérée dans certains milieux comme une opportunité d'attaque mutuelle; et les hommes cachent leur mauvaise volonté privée et prétendent que leur hostilité est tout pour l'amour de la vérité. D'autres, effrayés d'être reconnus coupables de crimes honteux, enragent le peuple dans des querelles fratricides, afin que leurs propres actions puissent passer inaperçues dans la détresse générale. La guerre n'admet donc aucune trêve, car ceux qui ont commis des actes mauvais ont peur d'une paix, comme étant susceptibles de lever le voile de leur secrète infamie.

"Mon Eglise tombe en ruine" disait le Seigneur à Saint
François d'Assise. Qui la reconstruira et la défendra ?
Pendant tout ce temps, les non-croyants rient; les hommes de faible foi sont ébranlés; la foi est incertaine; les âmes sont trempées dans l'ignorance, parce que les falsificateurs du Verbe imitent la vérité.

La bouche des vrais croyants est muette, tandis que toute langue blasphématoire se libère; les choses saintes sont foulées aux pieds; les meilleurs laïcs évitent les églises comme écoles d'impiété et lèvent leurs mains dans les déserts avec des soupirs et des larmes à leur Seigneur dans les cieux.

Enluminure du Jugement dernier et du combat entre anges et démons, Heures de Jean de Montauban

mardi 20 février 2018

Pénitence, jeûne et prière.

La prière, nous remettant devant notre Dieu,
nous mène à l'humilité et à la pauvreté du cœur.
Du RP. Lacordaire, op.

Voici le temps du carême qui approche, la pénitence, comme tu le sais, est une des vertus principales du chrétien. Elle se compose de l’humilité du cœur qui juge la grandeur de ses fautes et sa corruption naturelle, et de la mortification du corps qui tout à la fois humilie l’esprit et met un frein aux passions mauvaises dont la chair est la source.

Si le chrétien vivait toujours dans une vraie et courageuse pénitence, il serait un saint.
Mais le chrétien est faible; il vit au milieu du monde, il se laisse aller à la vie commune qui est une vie molle, même quand elle n’est pas criminelle. C’est pourquoi l’Eglise a institué, ou plutôt a reçu de la tradition apostolique, un temps particulier de pénitence.

Ce temps précède l’époque où nous célébrons la mémoire de la passion et de la résurrection du Sauveur. Il n’est que quarante jours, ce que veut dire carême.

Le mercredi des Cendres, les fidèles se présentent à l’église, aux pieds du prêtre, qui leur fait une croix sur le front avec de la cendre, en leur disant : O homme ! souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière !

La pauvreté du cœur nous aide à devenir de
véritables pauvres en esprit, mais aussi de corps
par le jeûne et la charité fraternelle
Le jeûne est la pénitence imposée aux fidèles pendant le carême, sauf le dimanche. Le jeûne, pris dans toute sa rigueur, consiste à ne faire qu’un repas, chaque jour après midi, et à ne prendre que des aliments peu substantiels, savoir des végétaux et des poissons. Cette pénitence, qui n’a rien d’extraordinaire, que les anciens philosophes recommandaient à leurs disciples, est néanmoins excellente, parce qu’elle affaiblit le corps, tourmente notre intempérance, et nous rend beaucoup plus propres à la prière et à la méditation. Par les aliments l’homme fait alliance avec les créatures infimes, avec la chair et le sang des bêtes; par le jeûne il s’élève au-dessus du besoin physique, et ne lui accorde que le juste nécessaire.
                                                                                                               
Tu iras te confesser au commencement du carême pour t’y préparer, et un peu avant Pâques pour te rendre digne de communier le lendemain. Ne regarde pas l’homme en te confessant, mais Dieu qui s’est humilié pour ton salut jusqu’à mourir en infâme criminel.
 Sans doute, c’est une consolation de s’agenouiller aux pieds d’un prêtre qu’on révère et qu’on aime; mais, alors même qu’on ne le connait pas, il faut voir en lui Jésus-Christ, et reconnaître que nous avons mérité des humiliations publiques et non pas seulement des humiliations secrètes.
"Souviens-toi !", vanités, par Pieter Claesz, 1630.
"Là où est ton cœur, là est aussi ton trésor !"

Ouvre ton âme sincèrement à ton confesseur, fais la pénitence qu’il te donnera sans lui en demander de particulière, et crois que ton carême bien observé sera déjà une œuvre expiatoire de grand mérite.
Ne méprise pas les petites choses, en considérant combien  tu es incapable d’en faire de plus grandes.



dimanche 18 février 2018

1er dimanche de Carême et mémoire de sainte Bernadette Soubirous

1er dimanche de Carême, Jésus vainc les tentations du démons. Chapiteau de la Cathédrale d'Autun

En 1925, la Nivernaise Sœur Marie-Véronique (qui vit désormais à la maison de retraite des Soeurs de Notre Dames, à Avermes, dans l'Allier), était présente lors de l’exhumation du corps de Sainte Bernadette. 

Sa sœur aînée faisait partie du groupe de jeunes filles qui vivaient à Saint Gildard à Nevers. Petite, elle s’y rendait souvent pour les vacances. Elle assistera à la sortie du tombeau de Sainte Bernadette. 
« Au moment où on l’a sorti de son tombeau, il y avait des évêques, il y avait la police, il y avait des docteurs. Donc là, nous étions séparés, nous étions en haut et nous avons assisté à tout ça. Et le soir, on nous a donné la permission de voir le corps de Sainte Bernadette ~ j’ai pu baiser son pied. » 
Le corps intact de sainte Bernadette Soubirous, morte en 1879, repose au couvent Saint-Gildard à Nevers

Il semble que le seul maintien d’une personne, son attitude, nous la révèlent tout entière, comme si son extérieur semblait sculpter son âme. Certes, la Vierge de Lourdes, en se montrant à sainte Bernadette, vient nous apporter un message qui redit l’essentiel de l’Evangile : prière et pénitence. Presque toutes les apparitions de la Sainte Vierge reprennent cet enseignement qui, pour en être capital, est trop souvent bien vite oublié. Mais, avant de l’entendre, il suffit de la regarder pour recevoir sa leçon : la révélation de son état d’âme à l’image duquel ses enfants doivent se conformer afin de porter la ressemblance maternelle. Contemplons cette image de l’Immaculée, tant reproduite dans nos églises, regardons dans le recueillement son visage, ses mains, ses pieds. Avant que de parler, elle apparaît et sa seule apparition comporte une leçon morale.

Notre-Dame de Lourdes regarde le ciel. Dans ce visage, les yeux, qui sont le sens le plus parlant, sont levés vers Dieu et semblent porter tout son être vers Dieu seul d’un même élan total.

Ainsi, vient-elle nous révéler son nom d’Immaculée, en nous rappelant aux lois fondamentales de la prière et de la pénitence. Sa seule attitude nous livre son âme et nous invite à y faire la nôtre semblable par le seul mystérieux attrait de sa beauté morale. Beau reflet de son privilège d’Immaculée, que ce don entier d’elle-même à Dieu. Ce privilège, que notre pauvre langage humain exprime d’une façon négative : « immaculée, sans tache, sans péché », est une réalité positive, profonde et splendide. Il s’agit d’une plénitude de grâce de la part de Dieu à laquelle correspond l’offrande totale de Marie au Seigneur.

Cette attitude d’âme est celle à laquelle nous devons tendre. Enfants de Dieu, parce que nous tenons du Seigneur et la vie naturelle et la vie surnaturelle, le premier mouvement en tout et toujours doit être de s’orienter vers Dieu. Dès nos premières leçons de catéchisme, nous avons appris que Dieu nous a créés pour le connaître, l’aimer, le servir et lui plaire, aussi, quelle que soit notre vocation, notre état, nos occupations, tout ce qui fait notre vie cherche Dieu et aboutit à lui.

A peine avons-nous commencé notre chapelet, qu’en récitant le Pater, reçu de la bouche de Jésus, nous affirmons ne pas vouloir autre chose que sanctifier le Nom divin, que faire advenir son règne et que faire sa volonté. Le saint apôtre Paul, entrant plus avant dans le détail de nos vies, jusqu’aux actions les plus simples et les plus naturelles, dira : « Soit que vous mangiez, soit que vous buviez et quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu » (I Corinthiens X 31).

Les saints, singulièrement les fondateurs d’Ordres, ont tracé à leurs disciples un chemin de perfection. Si, à première vue, ces chemins peuvent paraître différents, en réalité, tous, avec des expressions semblables, portent au même but : saint Ignace de Loyola veut que ses Jésuites travaillent « pour la plus grande de Dieu », comme saint Louis-Marie Grignion de Montfort veut que ses religieux n’aient en tête que « Dieu seul », comme sainte Anne-Marie Javouhey ordonne ses religieuses à « la sainte volonté de Dieu. » Voilà, en définitive, ce que nous dit, la figure extatique de la Vierge de Massabielle au regard fixé vers Dieu.
 
Notre Dame de Lourdes, couronnée
Habituellement, lorsqu’elle apparaissait à sainte Bernadette, l’Immaculée avait les mains jointes sur sa poitrine, même s’il lui arriva d’ouvrir les bras. Lorsqu’elle égrainait son chapelet avec Bernadette, tout le temps que la voyante le récitait, ses mains devenaient jointes aux doigts entrelacés. Mains jointes paume contre paume, ou mains jointes aux doigts entrelacés, c’est toujours l’attitude de la prière. Par-là, elle nous souligne que la prière est le moyen de rester fixés à Dieu et de nous unir à lui.

Par la prière, mouvement de l’esprit et du cœur, avant d’être mouvement des lèvres, se fait notre union à Dieu. Par la foi, l’adoration, la demande, la prière donne à tout le reste de notre activité valeur d’hommage à Dieu. Reconnaissons que la faiblesse de nos conceptions et de nos interprétations humaines nous font souvent négliger la prière ; sous prétexte que le saint apôtre Jacques nous enseigne que la foi sans les œuvres est une foi morte, bien des chrétiens n’accordent pas leur vie extérieure à leurs pratiques de piété ; sous prétexte qu’il existe des dévots égoïstes, paresseux, orgueilleux, avares, médisants et peu charitables, les beaux esprits entendent minimiser le rôle cultuel de la religion et la veulent concentrer dans les activités extérieures ; c’est tout juste s’ils ne placent pas ce que le monde appelait autrefois l’honnête homme, sans aucune religion et vaguement altruiste, au-dessus du catholique pratiquant et observant. Assurément, Jésus lui-même demandait des « adorateurs en esprit et en vérité »; il dit à des pharisiens, hypocrites : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi » ; il déclara : « Ce ne sont pas ceux qui disent : Seigneur, Seigneur, qui entreront dans le royaume des cieux, mais ceux qui font la volonté de mon Père qui m’a envoyé. » Mais n’oublions pas non plus qu’il a recommandé : « Il faut toujours prier ». Et pour toujours prier, pour que nos activités les plus charitables, pour que nos œuvres de zèle restent toujours prière et ne dévient pas en satisfactions personnelles, en quête de vaine gloire ou de popularité, voire même en simple altruisme naturel, il est nécessaire de faire souvent retour à Dieu par la prière bien comprise : élévation de notre âme vers Dieu pour reconnaître que tout vient de lui et doit aller à lui, qu’il est tout et que nous ne sommes rien. Telle est la leçon que nous donne l’Immaculée aux mains jointes et jusque dans le concret, en tenant le chapelet qui est la prière des humbles.

Sur chacun des pieds nus de Notre-Dame de Lourdes, on voit une rose jaune qui brillait comme de l’or. Ses pieds disparaissaient, pour ainsi dire, sous le pan de la robe et les deux roses lui faisaient comme une chaussure. Comment ne pas se rappeler ici l’enthousiasme du prophète : « Qu’ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la paix ! » Il exalte les pieds des missionnaires parce qu’ils sont le signe de leur activité et de leur zèle. Ces deux roses, sur les pieds de l’Immaculée, sont, comme toujours, symbole d’amour, de l’amour de Dieu et du prochain, du double amour qui se résout en un seul, la charité, vertu théologale. Mais symbole de son amour agissant puisqu’elles fleurissent sur ses pieds. Amour qui s’active, qui se dépense, qui s’épuise pour Dieu et pour les âmes. Ainsi son union à Dieu indiquée par son regard, formée par la prière, s’achève dans l’amour véritable, non celui des mots mais celui des actes. Parfait modèle de la pleine justice, de la totale religion, de la dédicace sans réserve à Dieu et, à cause de Dieu, aux autres.

Le montre-t-elle assez, Notre-Dame de Lourdes, qu’elle est venue secourir ceux qui souffrent, par les innombrables miracles qui se répètent depuis un siècle ! Le montre-t-elle assez, Notre-Dame de Lourdes, qu’elle est venue purifier les âmes aux piscines de la pénitence non moins miraculeuses que celles de la Grotte ! Mais, déjà, sa seule attitude le révèle à tous ceux qui la regardent. Si deux roses d’or ornent ses pieds, c’est qu’elle unit la contemplation de Marie à l’activité de Marthe. Et, à son exemple, l’âme chrétienne qui tend à la perfection ne doit pas s’isoler dans une sorte de recherche de Dieu qui ne serait plus qu’une recherche de soi-même, de sa tranquillité ou de sa paix. Si on aime Dieu, peut-on supporter de le voir méconnu et ignoré par tant et tant d’âmes ? Si, pour Dieu, on aime le prochain, peut-on ne pas s’efforcer de lui procurer ce qui peut l’aider à trouver les biens célestes ? Qu’elle est petite, cette pauvre charité des biens matériels nécessaires qui ne vise pas à communiquer le bien suprême de la sanctification ! Certes, qui peut le plus doit le moins, mais le moins n’a jamais remplacé le plus. Faisons du bien quand nous le pouvons, secourons les pauvres, adonnons-nous aux œuvres de miséricorde, mais que nos actions n’aient pour but et pour mobile que la plus grande gloire de Dieu, en dehors de quoi il n’y a qu’agitation humaine, activité naturelle de solidarité et don passager de soi.

Ne méritons pas ce reproche du prophète qui disait : « Ils ont des yeux et ne verront pas » ; agenouillons devant la statue de Notre-Dame de Lourdes pour recevoir la leçon de sa religieuse et charitable attitude. Son image est une prédication vivante : elle nous enseigne la primauté de Dieu, vers qui nous avons à tourner notre visage et à fixer nos yeux ; elle nous enseigne la prière par laquelle on se relie à Dieu ; elle nous enseigne la charité effective, entreprenante, active qui en a fini avec le prétexte égoïste.
Grotte de Massabielle, gravure

Daigne, l’Immaculée, prendre notre cœur avec le sien pour lui communiquer l’amour de Jésus Dieu, afin que nous soyons fondus avec elle dans le cœur de Jésus, pour aimer avec lui. Amen.

Abbé Chr.Ph Chanut



vendredi 16 février 2018

Vendredi des Cendres

Icône moderne de la Crucifixion du Seigneur
Séquence en l’honneur de la Croix, par Adam de Saint-Victor

Célébrons avec transport les louanges de la Croix, nous pour qui la Croix a été le principe de l'allégresse et de la gloire ; dans la Croix nous triomphons, par la Croix nous remportons sur notre farouche ennemi la victoire qui nous assure la vie.

Que nos deux concerts pénètrent jusqu'aux deux ; il mérite, ce bois cher aux hommes, que l'on consacre à sa gloire les plus doux accents. Mettons d'accord et nos voix et nos vies ; quand la vie ne contredit pas les chants que la voix fait entendre, c'est alors que la mélodie est agréable au ciel.

Célébrez la Croix, serviteurs de la Croix ; c'est par la Croix que les dons de la vie céleste sont venus réjouir vos cœurs ; dites donc tous ensemble, et que chacun répète : « Hommage à toi, arbre salutaire, principe de salut pour le monde entier ! »

Autel du salut, autel illustre et fortuné, qui fus rougi du sang de l'Agneau, de l'Agneau sans tache, qui purifia le monde de son antique péché.

La Croix est l'échelle des pécheurs, par laquelle le Roi des cieux, le Christ, attira toutes choses à lui ; par sa forme quadrangulaire, elle montre que sa vertu s'étend aux quatre confins du monde.

La Croix n'est pas un mystère nouveau, son culte ne date pas d'hier ; par elle Moïse rendit douces les eaux amères, par elle il fit jaillir les sources du rocher.

Point de salut dans la maison, si l'homme n'imprime sur la porte ce signe protecteur ; qu'il le fasse seulement, et il sera sauf du glaive, et son premier-né lui sera conservé.

La pauvre femme de Sarepta, cherchant le bois, trouva le salut ; sans ce bois cher à la foi, ni l'huile ni la farine n'auraient abondé dans sa maison.

Ces mystères furent longtemps cachés sous les symboles de l'Ecriture; mais aujourd'hui les bienfaits de la Croix éclatent au grand jour; les rois ont embrassé la foi, les ennemis sont en déroute ; par la Croix seule, sous le Christ notre chef, un seul de nous met en fuite mille adversaires.

Rome vit Maxence submergé dans le Tibre avec ses vaisseaux ; ailleurs, les Thraces et les Perses furent taillés en pièces, et le chef ennemi tomba sous les coups d'Héraclius.

La Croix rend forts et victorieux ceux qu'elle protège, elle guérit maladies et langueurs ; par elle les démons sont repoussés; aux captifs elle rend la liberté, aux morts une vie nouvelle ; elle rétablit toute créature dans sa dignité première.

Hommage à toi, bois triomphal, ô Croix, salut du monde ! Nul arbre ne t'est comparable pour le feuillage, pour la fleur ni pour le fruit; remède des chrétiens, sois la force de ceux qui sont sains, guéris ceux qui sont malades ; en son nom l'homme obtient ce qui dépasserait ses forces.

O toi qui as consacré cet arbre, daigne nous écouter célébrant les louanges de la Croix ; après cette vie, transporte les serviteurs de ta Croix au séjour de la lumière véritable. Ils honorent l'instrument de ton supplice ; délivre-les des tourments de l'enfer ; et quand viendra le jour delà colère, mets-nous en possession des joies éternelles. Amen.


mercredi 14 février 2018

Mercredi des Cendres. Pénitence, pénitence, pénitence !

L'imposition des Cendres, pontifical de Guillaume Durand, Avignon

La prière, ou la pénitence du plus
grand amour.
Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « Le triomphe de la Croix », partie II

O Seigneur ! qu’est-ce que l’homme pour être un objet de la sorte de votre souvenir (Ps 8,5).
O mon âme que rendrons-nous à ce Seigneur pour ces grands biens qu’il nous a faits (Ps 115,12).

Ah ! est-il donc vrai que nous qui ne sommes que poussière et que cendre, ayant presque à notre service une infinité d’esprits immortels ? Comment, après cela, ne plus vivre uniquement dans l’amour de l’amour et pour le Dieu de l’amour ?

Adorable Jésus, ou ôtez moi mon cœur, ou qu’il ne soit plus à l’avenir qu’une vive flamme de votre pur amour. Ah ! quand sera-ce, quand sera-ce ! Ô mort, quelque terrible que vous puissiez être, que vous devenez douce lorsqu’on pense que vous êtes le grand moyen du règne de ce pur amour !


Porter sa croix à la suite du Christ. Fresque du chemin de Croix, via Crucis à Jérusalem

mardi 13 février 2018

Mardi gras

Pieter Bruegel, le carnaval

Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « Science et pratique du Chrétien »

Nous sommes à Jésus Christ dans le temps de la récréation aussi bien que dans le temps de l’Oraison, dans le temps de la promenade comme dans la retraite, dans le temps du carnaval comme dans le Carême ; quoique les exercices dont nous devons nous servir pour honorer Dieu soient différents.
L’Apôtre veut que les actions les plus viles, comme celle du boire et du manger, soient faites pour la gloire de Dieu.


"Qui boit, dort ; qui dort, ne pêche pas ; qui ne pêche pas est saint ; ce qui signifie que celui qui boit est saint."

Comme nous la rappelle le vénérable abbé Henri Marie Boudon, nous sommes tous appelés à la sainteté et ce, à chaque instant de notre vie, dans les temps de fête comme durant les temps de pénitence. Alors réjouissons-nous saintement aujourd'hui en en profitant avec mesure.

Demain, ce seront les célébrations des Cendres et l'entrée dans la sainte Quarantaine, le saint Carême. Demain, nous serons tous appelés à faire pénitence, à jeûner, à prier, pour mieux ouvrir notre cœur à l'amour infini de Dieu et vivre dans la charité avec nos frères.

Jeûner est une obligation pour tout chrétien. Cela signifie, selon les normes du Bienheureux Paul VI, une collation et un repas très simple, très ordinaire, sans viande, sans alcool ni sauces. Mais nous pouvons aussi jeûner au pain et à l'eau si nous le pouvons. Mais surtout, par dessus tout, prier, adorer, supplier, intercéder et faire pénitence.


lundi 12 février 2018

Que le vénérable abbé Boudon prie pour nous et fasse de nous des saints !

Une grande vague bleue déferle sur le monde. Non, il n'est pas question de froid mais de l'amour de Dieu et de la Vierge immaculée, des Anges et des Saints qui forment la cour céleste.

Au moment d'entrer en Carême, prions les uns pour les autres et portons nous dans la prière. Voici la liste des pays qui consultent régulièrement notre blog et demandent au vénérable Monsieur Boudon de prier pour eux et à leurs intentions. 

Quel étonnement de voir certains de ces pays à très grande majorité non chrétienne, pour ne pas dire anti-chrétienne. Et pourtant... ! Dieu est à l'oeuvre et tous les hommes sont appelés à Le découvrir, Le connaître et L'aimer.

Que les saints Anges gardiens de nos pays prient pour nous et la conversion de tous les hommes au Christ et merci à vous tous de consulter ce site. Que le vénérable abbé Henri Marie Boudon nous aide à grandir dans l'amour du Christ au Très Saint Sacrement de l'Autel.



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O Marie, Etoile de la Mer, notre secours dans les tempêtes de ce monde, guidez-nous, gardez et protégez la foi des frères de votre Fils, Jésus-Christ. Au soir de notre vie, guidez nous jusqu'au port véritable, dans la gloire du Ciel où nous attendent la Trinité Sainte, nos saints Anges gardiens et tous les Saints. Amen.