lundi 16 juillet 2018

Notre Dame du Mont Carmel

Détails d'une icône moderne en l'honneur de Notre Dame de Palestine,
patronne principale du Patriarcat latin de Jérusalem

Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « Le triomphe de la Croix », partie II

La haine qu’en marquaient ces esprits malins faisait assez connaître combien cette dévotion est agréable à Notre Seigneur et à son immaculée Mère.
L’une de leurs plus ordinaires insolences à l’égard de ceux qui venaient aux exorcismes était de rompre les chapelets et, quoique ensuite ils fussent contraints de réparer leur impiété, ils ne pouvaient contenir leur rage. Je suis témoin oculaire de la même chose arrivée en ma présence.

Ceux qui blâment les instruments de piété comme le chapelet, le scapulaire de Notre Dame du mont Carmel et les autres choses qui servent à la dévotion peuvent voir ce qu’ils font (NB les démons). Nous avons écrit des privilèges du scapulaire de Notre Dame dans le traité que nous donnons au public intitulé « Avis catholiques touchant la véritable dévotion de la sacrée Vierge » où nous apportons les raisons qui en montrent la vérité, qui en éclaircissent les difficultés, les approbations authentiques des prélats et les bulles des Souverains Pontifes.


samedi 14 juillet 2018

Prier seul ou à l'église ?

Quand vous priez, dites : "Notre Père...", enluminure

De Saint Jean Chrysostome

Ils disent : "Nous pouvons prier à la maison."
Tu te trompes toi-même ô homme ! Bien sûr, on peut prier à la maison. Mais il est impossible d'y prier comme à l'église, où une telle multitude de cœurs est élevée vers Dieu, fusionnant en un seul cri unanime.

Tu ne seras pas aussi vite entendu en priant le maître par toi-même, comme en le faisant ensemble avec tes frères, car ici dans l'église il y a quelque chose de supérieur à ta chambre : un accord, une unanimité, un lien d'amour, et, enfin, ici sont les  prières des prêtres.

Prier en communion avec les apprentis saints de la
terre et tous les saints du Ciel.
Les prêtres se tiennent alors devant nous, de sorte que les prières du peuple, qui sont faibles, soient unies à leurs prières plus puissantes et avec elles montent au ciel. L'apôtre Pierre a été libéré de prison, grâce aux prières communes  offertes pour lui .... Si la prière de l'Église a été si bénéfique pour l'Apôtre Pierre et a délivré  de la prison un tel pilier de la foi, pourquoi, dis-moi, dédaignes-tu son pouvoir et quel genre de justification peux-tu avoir pour cela ?

Dieu Lui-même exauce, Lui qui a dit qu'une multitude des gens qui le prient avec ferveur le poussent à la miséricorde. Il  a dit au Prophète Jonas: "N'aurai-je pas pitié de Ninive, la grande ville, où habitent plus de 120 000 personnes ?"
Il n'a pas dit cela simplement pour mentionner la multitude de personnes, mais pour que tu reconnaisses que la prière ensemble a une grande puissance.


vendredi 13 juillet 2018

Saint Henri, saint Patron terrestre du vénérable abbé Henri Marie Boudon

Couronne de Saint Henri II

Bonne fête Monsieur Boudon !

Sur la terre, votre grand saint Patron a veillé sur vous et vous a guidé, ainsi que votre bon Ange gardien.

Maintenant dans la gloire du Ciel avec lui, ne nous oubliez pas.
Intercédez pour nous.
Priez pour les diacres, les Prêtres, l'Evêque de votre diocèse de la terre.
Priez et intercédez pour le peuple de Dieu du diocèse d'Evreux.

Que tous soient des Saints qui rendent gloire à Dieu et témoignent de la bonté infinie de notre Dieu.

Saint Henri II, Empereur d'Allemagne (972-1024)

Saint Henri, surnommé le Pieux, appartenait à la famille impériale des Othons d'Allemagne, qui joua un si grand rôle au moyen âge. Touché d'une grâce spéciale de Dieu, il fit, jeune encore, un acte de hardiesse que lui eût dissuadé la prudence humaine, en promettant à Dieu de ne s'attacher qu'à Lui et en Lui vouant la continence perpétuelle. Héritier du royaume de Bavière par la mort de son père, il se vit obligé de prendre une épouse, pour ne pas s'exposer à la révolte de son royaume; le choix du peuple et le sien se porta sur la noble Cunégonde, digne en tous points de cet honneur. Elle avait fait, dès son adolescence, le même vœu que son mari.

Saint Henri et sainte Cunégonde
Henri, devenu plus tard empereur d'Allemagne, justifia la haute idée qu'on avait conçue de lui par la sagesse de son gouvernement ainsi que par la pratique de toutes les vertus qui font les grands rois, les héros et les Saints. Il s'appliquait à bien connaître toute l'étendue de ses devoirs, pour les remplir fidèlement, il priait, méditait la loi divine, remédiait aux abus et aux désordres, prévenait les injustices et protégeait le peuple contre les excès de pouvoirs et ne passait dans aucun lieu sans assister les pauvres par d'abondantes aumônes. Il regardait comme ses meilleurs amis ceux qui le reprenaient librement de ses fautes, et s'empressait de réparer les torts qu'il croyait avoir causés.

Cependant son âme si élevée gémissait sous le poids du fardeau de la dignité royale. Un jour, comme il visitait le cloître de Vannes, il s'écria: "C'est ici le lieu de mon repos; voilà la demeure que j'ai choisie!" Et il demanda à l'abbé de le recevoir sur-le-champ. Le religieux lui répondit qu'il était plus utile sur le trône que dans un couvent; mais, sur les instances du prince, l'abbé se servit d'un moyen terme:

"Voulez-vous, lui dit-il, pratiquer l'obéissance jusqu'à la mort?
– Je le veux, répondit Henri.

– Et moi, dit l'abbé, je vous reçois au nombre de mes religieux; j'accepte la responsabilité de votre salut, si vous voulez m'obéir.
Je vous obéirai.

– Eh bien! Je vous commande, au nom de l'obéissance, de reprendre le gouvernement de votre empire et de travailler plus que jamais à la gloire de Dieu et au salut de vos sujets." Henri se soumit en gémissant.

Sa carrière devait être, du reste, bientôt achevée. Près de mourir, prenant la main de Cunégonde, il dit à sa famille présente :
"Vous m'aviez confié cette vierge, je la rends vierge au Seigneur et à vous."

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.




mercredi 11 juillet 2018

Ce qui est valable pour un moine est valable pour tout hommes. Prions sans cesse !

Prions sans cesse. Dans ce cœur à cœur avec le Seigneur, l'Amour infini de notre Dieu se donne à nous.
De l’Archimandrite Basile d’Iviron, "Le coup de foudre du Feu éternel"

Sainte Mère Térésa de Calcutta en prière
Il y a un temps où le moine est aux offices ecclésiaux, et il y a un temps où il est dans sa propre cellule, où il dit sa prière personnelle - la Prière de Jésus - et il étudie.

Et il y a un temps pour son travail physique, pour le service - que ça soit de l’artisanat ou n’importe quel autre service qu’il offre au monastère. 

Lorsqu’il acquiert de la maturité spirituelle, alors il reconnaît sa propre faiblesse et l’ineffable amour de Dieu, il en devient apaisé, et tout va de soi. Tout devient prière. Et dès lors, il ne prie plus seulement lorsqu’il est à l’église, mais sa vie toute entière devient une prière.


lundi 9 juillet 2018

Les vacances, un temps de repos et de recréation


« Vie de Boudon », livre III

Il y est donc avec une Providence qui accable de ses bienfaits les faibles créatures ;
qui étend ses ailes sur elles comme un aigle sur ses petits ;
qui les charge sur ses épaules ;
qui les porte dans son sein comme une tendre mère ;
qui tient leur nom écrit dans ses mains et qui proteste qu’elle ne les oubliera jamais ;
qu’elle veille à leur garde avec des soins admirables et que, chez elle, le dernier de leurs cheveux est en ligne de compte.

Quel moyen après cela de ne pas mettre toutes ses espérances dans un Dieu si puissant, si bon, si libéral, et de ne s’y pas reposer avec un parfaite tranquillité ?



vendredi 6 juillet 2018

Sainte Maria Goretti, vierge et martyre de la pureté


Extraits du message du pape saint Jean-Paul II à l’évêque d’Albano à l’occasion du centenaire de la mort de Sainte Maria Goretti

A mon Vénéré frère Mgr Agostino VALLINI, Evêque d’Albano

Il y a cent ans, le 6 juillet 1902, à l’hôpital de Nettuno, mourait Maria Goretti, sauvagement poignardée le jour précédent dans le petit village de Le Ferriere, dans l’Agro Pontino. En raison de son histoire spirituelle, de la force de sa foi, de sa capacité à pardonner son bourreau, elle figure parmi les saintes les plus aimées du XXème siècle. […]

Sainte Maria Goretti fut une jeune fille à laquelle l’Esprit de Dieu accorda le courage de rester fidèle à la vocation chrétienne, jusqu’au sacrifice suprême de la vie. Son jeune âge, le manque d’instruction scolaire et la pauvreté du milieu dans lequel elle vivait n’empêchèrent pas à la grâce de manifester ses prodiges en elle. […]

Maria Goretti, née à Corinaldo, dans les Marches, le 16 octobre 1890, dut très tôt prendre la route de l’émigration avec sa famille, arrivant, après plusieurs étapes, à Le Ferriere di Conca, dans l’Agro Pontino. Malgré les problèmes liés à la pauvreté, qui ne lui permirent pas d’aller à l’école, la petite Marie vivait dans un milieu familial serein et uni, animé par la foi chrétienne, où les enfants se sentaient accueillis comme un don et étaient éduqués par  leurs  parents  au respect d’eux-mêmes et des autres, ainsi qu’au sens du devoir accompli par amour de Dieu. Cela permit à la petite fille de grandir de façon sereine en nourrissant en elle une foi simple, mais profonde. L’Eglise a toujours reconnu à la famille le rôle primordial et fondamental de lieu de sanctification pour ceux qui en font partie, à commencer par les enfants.

Dans l’homélie pour sa canonisation, le Pape Pie XII, de vénérée mémoire, indiqua Maria Goretti comme "la petite et douce martyre de la pureté" (cf. Discours et radio-messages, XII [1950-1951], 121), car malgré la menace de mort, elle ne manqua pas au commandement de Dieu.

Quel exemple lumineux pour la jeunesse! La mentalité privée d’engagements, qui envahit une grande partie de la société et de la culture de notre temps, a parfois du mal à comprendre la beauté et la valeur de la chasteté. Il ressort du comportement de cette jeune sainte une perception élevée et noble de sa propre dignité et de celle d’autrui, qui se reflétait dans les choix quotidiens, en leur conférant pleinement leur sens humain. N’y a-t-il pas en tout cela une leçon d’une grande actualité? Face à une culture qui accorde trop d’importance à l’aspect physique de la relation entre homme et femme, l’Eglise continue à défendre et à promouvoir la valeur de la sexualité comme un élément qui touche chaque aspect de la personne et qui doit donc être vécu selon une attitude intérieure de liberté et de respect réciproque, à la lumière du dessein originel de Dieu. Dans cette perspective, la personne se découvre être à la fois la destinataire d’un don et appelée à devenir, à son tour, un don pour l’autre. […]

Il est indéniable que l’unité et la stabilité de la famille humaine doivent aujourd’hui faire face à de nombreuses menaces. Mais, heureusement, à côté de celles-ci, on constate une conscience renouvelée des droits des enfants à être élevés dans l’amour, protégés de tous les types de dangers et formés de façon à pouvoir, à leur tour, affronter la vie avec force et confiance.

La sainte Famille, modèle de toutes les familles chrétiennes
Dans le témoignage héroïque de la sainte de Le Ferriere, le pardon offert à l’assassin et le désir de pouvoir le retrouver, un jour, au paradis est également digne d’une attention particulière. Il s’agit d’un message spirituel et social d’une importance extraordinaire pour notre temps.

[…] Puisse l’humanité avancer de façon décidée sur la voie de la miséricorde et du pardon! L’assassin de Maria Goretti reconnut la faute commise, il demanda pardon à Dieu et à la famille de la martyre, il expia avec conviction son crime et garda pendant toute sa vie cette disposition d’esprit. La mère de la sainte, pour sa part, lui offrit sans réticence le pardon de la famille, dans la salle du tribunal où se tint le procès. Nous ne savons pas si ce fut la mère qui enseigna le pardon à sa fille ou le pardon offert par la martyre sur son lit de mort qui détermina le comportement de sa mère. Il est toutefois certain que l’esprit de pardon animait les relations au sein de toute la famille Goretti, et c’est pourquoi il put s’exprimer avec tant de spontanéité chez la martyre et sa mère.

Ceux qui connaissaient la petite Maria, dirent le jour de ses funérailles:  "Une sainte est morte!". Son culte s’est diffusé sur tous les continents, suscitant partout l’admiration et la soif de Dieu. […]

Je montre l’exemple de cette sainte en particulier aux jeunes, qui sont l’espérance de l’Eglise et de l’humanité. A la veille, désormais, de la XVIIème Journée mondiale de la Jeunesse, je désire leur rappeler ce que j’ai écrit dans le Message qui leur était adressé en préparation à cet événement ecclésial tant attendu:  « Au plus fort de la nuit, on peut se sentir apeuré et peu sûr, et l’on attend alors avec impatience l’arrivée de la lumière de l’aurore. Chers jeunes, il vous appartient d’être les sentinelles du matin (cf. Is 21, 11-12) qui annoncent l’arrivée du soleil qui est le Christ ressuscité!" (n. 3). » […]

Du Vatican, le 6 juillet 2002


mercredi 4 juillet 2018

"Mais priez, mes enfants ! Mon Fils se laisse toucher." (Notre Dame, à Pontmain)

Saint Josémaria Escriva et le bienheureux Alvaro del Portillo, fondateurs de l'Opus Dei

De Saint Josémaria Escriva, Amis de Dieu, nn. 253-255

Dans ta prière, je te conseille d’intervenir dans les scènes de l'Evangile, comme un personnage de plus.

Représente-toi d'abord la scène ou le mystère qui te servira à te recueillir et à méditer. Ensuite mets à contribution ton intelligence pour contempler un trait de la vie du Maître : son Cœur attendri, son humilité, sa pureté, son accomplissement de la Volonté du Père. Puis raconte-Lui ce qui t'arrive d'ordinaire dans ce domaine, ce qui se passe chez toi, en ce moment. Demeure attentif. Il voudra peut-être t'indiquer quelque chose : et c'est alors que viendront les motions intérieures, les découvertes, les reproches.

Il y a mille façons de prier. Les enfants de Dieu n'ont pas besoin d'une méthode, toute faite et conventionnelle, pour s'adresser à leur Père. L'amour est inventif, ingénieux ; si nous aimons, nous saurons découvrir des chemins personnels, intimes, qui nous mènent au dialogue continuel avec le Seigneur. (…)

Et si nous faiblissons, recourons à l'amour de Sainte Marie, Maîtresse de prière et à saint Joseph, notre Père et Seigneur que nous vénérons tant, car il est celui qui, en ce monde, a été le plus proche de la Mère de Dieu et — après Sainte Marie — de son Divin Fils. Tous les deux présenteront à Jésus notre faiblesse, pour qu'Il la transforme en force.

Sillon, n.453

Un catholique sans prière ?... C'est comme un soldat sans armes.



dimanche 1 juillet 2018

Solennité du Précieux Sang du Sauveur


Du Pape Saint Clément de Rome, Lettre aux Corinthiens, nn. 7-9

Ecce Homo, par Jan Provoost
Fixons nos regards sur le sang du Christ, et comprenons combien il a de valeur pour son Père, puisque, répandu pour notre salut, il a procuré au monde entier la grâce de la conversion. Parcourons toutes les générations et nous apprendrons que, de génération en génération, le Maître « a offert la possibilité de se convertir » (Si 17,24) à tous ceux qui voulaient se retourner vers lui. Noé a prêché la conversion, et ceux qui l’ont écouté ont été sauvés. Jonas a annoncé aux Ninivites la destruction qui les menaçait : ils se sont repentis de leurs péchés, ils ont apaisé Dieu par leurs supplications et ils ont obtenu le salut, bien qu’étrangers à Dieu.

Les ministres de la grâce de Dieu, sous l’inspiration de l’Esprit Saint, ont parlé de la conversion. Le Maître de l’univers lui-même en a parlé avec serment : « Aussi vrai que je suis vivant, parole du Seigneur, je ne veux pas la mort du pécheur, mais sa conversion » (Ez 18,23). Et il ajoute cette sentence pleine de bonté : « Convertissez-vous, maison d’Israël, de votre iniquité. Dis aux fils de mon peuple : Vos péchés monteraient-ils de la terre jusqu’au ciel, seraient-ils plus rouges que l’écarlate et plus noirs qu’un vêtement de deuil, si vous vous retournez vers moi de tout votre cœur et me dites : ‘Père !’ je vous écouterai comme un peuple saint » (cf Is 1,16-20; Ne 9,1)~

Voilà ce qu’il a fixé par sa volonté toute-puissante, parce qu’il veut faire participer tous ceux qu’il aime à la conversion. C’est pourquoi nous devons obéir à sa magnifique et glorieuse volonté. Implorons humblement sa miséricorde et sa bonté, prosternons-nous, tournons-nous vers sa compassion en abandonnant les préoccupations frivoles, la discorde et la jalousie qui conduisent à la mort.

La mise au tombeau

vendredi 29 juin 2018

Saint Pierre et Saint Paul, priez pour nous, le Pape, les Évêques et la sainte Eglise

Jésus sauvant Pierre, marchant sur les eaux,
par Francois Boucher

Hymne syriaque en l’honneur de Saint Pierre

Le Christ a péché Simon le pêcheur ; depuis lors, en guise de poissons, Simon pêche les hommes, les amenant à la vie.
Il a jeté son filet sur Rome même, et l’a retiré plein ; il a lié la lionne ainsi qu’une brebis, l’amenant à l’Église ; et elle aussitôt, prenant les idoles en horreur, tourna le dos à ces ouvrages de main d’homme et adora la croix du Sauveur.
Béni, ô vous qui fîtes choix des Apôtres et glorifiez leur nom !

Combien douce fut la parole de Jésus à Simon fait prince de ses frères, lorsqu’il lui disait, le créant Pontife : « Je t’établis sur ma maison et te confie mon trésor céleste ; en tes mains sont les clefs du ciel et de l’abîme»
Si tu lies, je lierai moi aussi ; quand tu délieras, je le ferai avec toi ; prie pour les pécheurs, tu seras exaucé !

Saint Pierre, église Saint-Jacques de Hunstanworth
« Si tu m’aimes, Simon fils de Jean, pais mes brebis ; restaure par la foi ceux qu’a brisés l’erreur, guéris les malades par la vertu du remède des cieux, avec la croix chasse les loups et rassemble les agneaux au bercail de la vie. Alors les célestes phalanges crieront dans les hauteurs : Béni soit celui qui a magnifié son Église ! »

Devant celui qui vous a choisis présentez-vous, ô Apôtres : suppliez-le que schismes et querelles cessent enfin dans l’Église et parmi des frères ; car les sophistes, hélas ! nous assiègent, obscurcissant la foi de leurs arguties.
Seigneur, l’Église dans laquelle votre parole a été annoncée, qu’elle soit le creuset éprouvant tout discours comme la fournaise éprouve l’or ; et que vos prêtres chantent ici-bas, dans la pureté de la foi : Béni soit celui qui a magnifié son Église !


Saint Pierre et Saint Paul se montrant leurs épîtres

mercredi 27 juin 2018

Grande joie pour le diocèse d’Évreux: Patrick SYNAEVE sera ordonné prêtre.


Quand ? le 01/07/2018 de 15h30 à 17h30
Où ? à la Cathédrale d'Évreux

Au sein de l’Eglise catholique, le service de la communauté est assuré plus particulièrement par les évêques, les prêtres et les diacres, que l’on appelle "ministres ordonnés".
Leur mission dans l’Eglise leur est confiée, au nom de Jésus Christ, par le sacrement de l’ordre, généralement appelé « ordination ».
Le sacrement de l’ordre se caractérise par l’imposition des mains et la prière de consécration prévue.
Le sacrement est conféré une fois pour toutes.
Le ministre ordonné manifeste à tous que c’est le Christ qui appelle, rassemble et envoie sur les chemins du monde.

Les prêtres
Les prêtres sont ordonnés par l’évêque de leur diocèse.
Ils sont co-responsables de l’Église locale : le prêtre est défini comme coopérateur, collaborateur de l’évêque. Il est « envoyé » (un don fait) à une communauté, il n’en est pas le délégué.
Ses missions peuvent s’exercer dans des cadres très divers. Mais, quelque soit la charge que le prêtre a reçu (une ou plusieurs paroisses, une aumônerie; …), sa présence consiste toujours à éveiller chacun au Christ, à sa parole libératrice.

Mais qui est Patrick ?
Patrick est né à Verneuil-sur-Avre ; fils d’agriculteurs, il a grandi à Piseux. Il a deux frères aînés, Gabriel, décédé à 17 ans,  et Thierry qui est marié et qui a trois enfants. Après ses études à Rouen, il est devenu à 26 ans, professeur d’histoire-géographie et maître d’internat à l’Ecole des Roches.

COMMENT A T-IL ENTENDU CET APPEL ?
De manière très progressive.
Des événements, des rencontres, des découvertes lui ont permis de ressentir l’amour du Christ dans sa vie.
Cette rencontre personnelle qu'il situe vers l’âge de 20 ans, a pu naître grâce à ce que ses parents lui avaient transmis durant l’enfance (la foi, le désir d’aller à la messe…) et qu'il remercie.
À 21 ans il reçoit le sacrement de Confirmation. Dans la réponse à sa lettre de demande, Mgr David, écrivait : "en lisant ce que tu m’écris, je me suis posé une question, est-ce que Patrick a un prêtre qui l’aide dans sa vie à chercher ce que Dieu attend de lui ?" Mais il refuse de réfléchir à sa vocation car il craint l’issue d’une démarche de discernement et s’ést alors enfermé dans ses projets de vie.
Une fois confirmé, il reçoit pendant plus de dix ans diverses missions au sein de la Paroisse Sainte-Marie du Pays de Verneuil (catéchiste, EAP, choriste, sacristain). Durant cette période, il lui arrive, durant des offices ou dans la prière, de se sentir profondément attiré par l’autel, appelé par le Christ.
Il ressent une grande joie à envisager de devenir prêtre. Mais à chaque fois, il trouve des raisons pour ignorer cet appel (sentiment d’indignité, besoin de maîtriser mon avenir, d’atteindre mes propres objectifs). Il refuse de s'abandonner à la volonté du Seigneur. Suite à l’année du Sacerdoce voulu par le pape Benoît XVI en 2009-2010, il accepte de parler à un prêtre de ce qu'il ressent. Grâce à cet accompagnement, grâce au sacrement de Réconciliation, il découvre cet appel permanent à la conversion et comprend que le Christ pouvait appeler de pauvres pécheurs à sa suite.
Il accepte de se rendre libre en faisant tomber toutes les barrières qu'il avait élevées entre lui et le Saint-Esprit.
Depuis lors, il ne cesse de bénir le Seigneur pour cette joie et cette paix qui, malgré les difficultés, ne le quittent plus.
"Je peux témoigner que suivre Jésus sur le chemin de la prêtrise rend véritablement heureux ! J’en profite, au passage, pour rendre grâce pour ces prêtres qui ont contribué, par leurs figures et leurs charismes, à me poser la question de la vocation sacerdotale ; je pense aux abbés Jean Goujet, Bertrand Lelièvre et Patrick-Louis Desprez. Enfin, un grand merci à tous ceux qui prient pour les vocations !"
Article écrit à partir de l'entretien de Patrick Synaeve et Yvette Delacour pour Église d'Évreux à la veille de son ordination diaconale

" Témoignage de mon année diaconale en paroisse "
C’est au sein de la Paroisse Saint-Pierre-des-Deux-Rives (Pont de l’Arche et Val-de-Reuil) et sous la responsabilité du Père Sébastien Jean que j’exerce mon ministère de diacre.
Consacré serviteur à l’image du Christ pour les ministères de la Parole, de l’Eucharistie et de la charité, j’ai la joie de vivre et de déployer ces trois aspects du ministère diaconal dans le cadre de mes diverses missions.
J’ai l’occasion de manifester la sollicitude du Christ et de l’Eglise aux personnes malades ou âgées que je visite en tant que membre du Service Evangélique des Malades (SEM). En passant du temps avec elles, en priant avec elles, en leur donnant la Communion, ces personnes conservent un lien avec le Communauté paroissiale et peuvent se sentir utiles en priant aux intentions que je leur confie. Cette mission m’apprend en outre à faire silence, à écouter, à compatir, à trouver des paroles de réconfort, et surtout à nourrir l’espérance. De plus, j’ai la joie depuis quelques temps d’accomplir ces visites avec deux dames de Pont de l’Arche qui ont accepté de répondre à l’appel du Père Sébastien à renforcer l’équipe SEM. Ensemble, nous essayons de sensibiliser les paroissiens à cette attention aux personnes isolées, malades, ou âgées.
- Dans l’accompagnement des parents qui préparent le baptême de leur enfant ou des fiancés qui se préparent au sacrement du mariage, j’apprends à manifester le Christ qui enseigne et qui accompagne sur les chemins de vie. Je réalise l’importance de ces préparations car elles ressemblent bien souvent à une première annonce de la foi, à une occasion d’éveiller ou de susciter le désir de Dieu, de proposer un chemin de foi et de conversion.
- Lorsque j’ai la joie de célébrer des baptêmes, il me faut toujours un certain temps pour réaliser et contempler ce profond mystère du ministère ordonné : malgré mes limites, je suis devenu, par la grâce du sacrement de l’ordre, l’instrument du Christ, Celui qui donne par mes mains ses grâces divines de salut.
- J’ai eu l’occasion également de présider quelques célébrations de funérailles, elles m’ont donné l’occasion de comprendre combien le ministre ordonné est appelé à manifester le Seigneur compatissant : Dieu qui rejoint les familles dans leur souffrance et qui les prend par la main pour les mener sur des chemins d’espérance.
- En outre, cette année diaconale est marquée par la préparation des premières homélies, elles ont approfondi et renouvelé mon lien à la Parole : actualiser la Parole, aider les paroissiens à l’accueillir dans leur vie, m’encourage et me motive dans l’apprentissage de la prédication.
En somme, je souhaite rendre grâce pour cette année diaconale durant laquelle les missions et la formation nourrissent et affermissent mon profond désir de servir Dieu et son Eglise d’Evreux dans la prêtrise.
Abbé Patrick Synaeve,
Pont de l’Arche, le 23 avril 2018



lundi 25 juin 2018

Susciter des vocations


« Celui qui sèmera largement récoltera largement », enseigne l’Apôtre. Alors, pour préparer l’avenir de l’Eglise et de la France, pour implanter un solide amour de Jésus-Hostie dans le cœur d’un enfant, et peut être aider le Bon Dieu à y semer une vocation sacerdotale (qui sait !), n’hésitons pas.

Ayons tous un grand amour des paroles, des gestes, des réalités de la célébration de la divine Eucharistie. Elle est « la source et le sommet » de nos semaines, de notre vie, de la vie de l’Eglise (C. Vat. II). Et plus notre vie s’unira à l’unique offrande parfaite du Sacrifice du Christ sur la Croix, mystérieusement présente et représentée dans la célébration sacramentelle de nos divines liturgies, plus nous nous laisserons sanctifier et diviniser par le Christ notre Roi.

Qu’attendons-nous pour être des saints ?

Voici un petit article lu sur le Salon Beige en date du 21 avril dernier :

La pédagogie Montessori est une méthode d'éducation créée en 1907 par Maria Montessori qui repose sur l'éducation sensorielle et kinesthésique de l'enfant. L'enfant use librement de cubes, de cylindres de diamètres variés, d'objets emboîtables... Ce matériel permet à l'enfant de distinguer, de préciser, de généraliser, du concret vers le concept et du concept vers l'abstrait. C'est un matériel scientifique qui répond au besoin de développement naturel de l'enfant en respectant ses périodes sensibles.
Montessori stuff propose une gamme de matériel de qualité (normes CE) d'inspiration Montessori qui est conçu pour donner à l'enfant la possibilité de découvrir des notions abstraites de façon sensorielle et concrète. Son utilisation passe par la manipulation et le travail autonome. L'esthétique joue aussi un rôle. Les couleurs, l'aspect attirant et la variété des objets, des fiches, des formes, sont destinés à captiver l'attention et constituent souvent le « point d'intérêt » de l'enfant, ce qui le motive dans l'activité.

Parmi les matériels proposés, il y a un kit pour célébrer la messe. Il y a en effet des enfants qui a expriment très tôt le désir de « jouer à la messe ».
C’est quelque chose de très commun aux États Unis, ça l’était en France au XIXe siècle, mais ça ne l’est plus de nos jours. De nombreuses vocations sont nés de ces jeux de messe, Saint Pie X et Benoît XVI jouaient à la messe étant enfant... Des chasubles seront également proposées dans le futur.


Montessori-Stuff France 
Écrivez-nous : contact@montessori-stuff.fr


Messe célébrée en rite byzantin.
Le rite de Saint Jean Chrysostome est partagé par les catholiques orientaux et les Orthodoxes.

dimanche 24 juin 2018

Nativité de Saint Jean-Baptiste le Précurseur

Le Baptême du Christ par Navarrete el Mudo

Saint Augustin, Sermon 293, 6e sermon pour la Nativité de Jean Baptiste

Quelle sera la gloire du juge, si la gloire du héraut est si grande ?

Quel sera celui qui doit venir comme la voie (Jn 14,6), si tel est celui qui prépare la voie ? (Mt 3,3)... L'Église considère la naissance de Jean comme particulièrement sacrée ; on ne trouve aucun des saints qui nous ont précédés dont nous célébrons solennellement la naissance, nous ne célébrons que celle de Jean et celle du Christ... Jean naît d'une vieille femme stérile ; le Christ naît d'une jeune fille vierge. L'âge des parents n'était plus favorable à la naissance de Jean ; la naissance du Christ a lieu sans l'union des sexes. L'un est prédit par un ange ; l'autre conçu par la voix de l'ange... La naissance de Jean rencontre l'incrédulité, et son père devient muet ; Marie croit à celle du Christ, et elle le conçoit par la foi... 

Jean apparaît donc comme une frontière placée entre les deux Testaments, l'Ancien et le Nouveau. Qu'il forme une sorte de frontière, le Seigneur lui-même l'atteste lorsqu'il dit : « La Loi et les prophètes ont duré jusqu'à Jean » (Lc 16,16). Jean représente donc à la fois ce qui est ancien, comme ce qui est nouveau. Parce qu'il représente les temps anciens, il naît de deux vieillards ; parce qu'il représente les temps nouveaux, il se révèle prophète dès le sein de sa mère (Lc 1,41)... Il apparaît déjà comme le précurseur du Christ, avant même qu'ils se voient. Ces choses-là sont divines et elles dépassent la capacité de la faiblesse humaine. 

Enfin sa naissance a lieu, il reçoit son nom, et la langue de son père est déliée. Il faut rattacher ces événements à leur symbolisme profond.