lundi 12 novembre 2018

Saint Martin de Tours, priez pour nous, pour la France et la paix



Sulpice Sévère, « Vie de Saint Martin de Tours »

III. — Un jour, au milieu d’un hiver dont les rigueurs extraordinaires avaient fait périr beaucoup de personnes, Martin, n’ayant que ses armes et son manteau de soldat, rencontra à la porte d’Amiens un pauvre presque nu.

L’homme de Dieu, voyant ce malheureux implorer vainement la charité des passants qui s’éloignaient sans pitié, comprit que c’était à lui que Dieu l’avait réservé. Mais que faire ? il ne possédait que le manteau dont il était revêtu, car il avait donné tout le reste ; il tire son épée, le coupe en deux, en donne la moitié au pauvre et se revêt du reste. Quelques spectateurs se mirent à rire en voyant ce vêtement informe et mutilé ; d’autres, plus sensés, gémirent profondément de n’avoir rien fait de semblable, lorsqu’ils auraient pu faire davantage, et revêtir ce pauvre sans se dépouiller eux-mêmes.

La nuit suivante, Martin s’étant endormi vit Jésus-Christ revêtu de la moitié du manteau dont il avait couvert la nudité du pauvre ; et il entendit une voix qui lui ordonnait de considérer attentivement le Seigneur et de reconnaître le vêtement qu’il lui avait donné.
Vitrail de la Cathédrale de Chartres
Puis Jésus se tournant vers les anges qui l’entouraient leur dit d’une voix haute : « Martin n’étant encore que catéchumène m’a revêtu de ce manteau. » Lorsque le Seigneur déclara qu’en revêtant le pauvre, Martin l’avait vêtu lui-même, et que, pour confirmer le témoignage qu’il rendait à une si bonne action, il daigna se montrer revêtu de l’habit donné au pauvre, il se souvenait de ce qu’il avait dit autrefois : « Tout ce que vous avez fait au moindre des pauvres vous me l’avez fait à moi-même. »

Cette vision ne donna point d’orgueil au bienheureux ; mais, reconnaissant avec quelle bonté Dieu le récompensait de cette action, il se hâta de recevoir le baptême, étant âgé de dix-huit ans. Cependant il ne quitta pas aussitôt le service ; il céda aux prières de son tribun, avec qui il vivait dans la plus intime familiarité, et qui lui promettait de renoncer au monde aussitôt que le temps de son tribunat serait écoulé. Martin, se voyant ainsi retardé dans l’exécution de ses projets, resta sous les drapeaux et demeura soldat, seulement de nom, il est vrai, pendant les deux années qui suivirent son baptême.



Messe des poilus, le 14 février 1915

dimanche 11 novembre 2018

1918-2018, Centenaire de l'armistice. Prions pour la France, l'Europe et la paix. Que tous les hommes l'accueillent dans la justice et la charité de l’Évangile


Le 28 octobre 1915

Chère petite Aimée ;



Je suis fort surpris de t’entendre parler comme tu le fais au sujet des Prussiens. Toi qui as du cœur. Certes ils ne sont pas tous bons il y en a même qui sont de vrais bandits. Si tu voyais les maisons où ils passent, moi-même, tout en étant habitué, j’en frissonne d’horreur et le cœur me saigne en pensant aux pauvres ouvriers qui ne trouveront rien de tout ce qui est leur unique avoir. Mais il y a des Français qui sont aussi lâches car ils finissent tout ce qui reste. Ne dis pas ces mauvais Allemands certes ce sont eux qui sont la cause de nos souffrances mais ils sont forcés par des chefs qui les contraignent à le faire mais les chefs du pouvoir ennemi eux oui sont maudits par leurs hommes et nous-mêmes.


Mais ces pauvres pères de famille, nous en avons fait prisonnier un l’autre jour qui a huit enfants en bas-âge, ces adolescents de 17 ans que l’on envoie sur le champ de bataille, ces jeunes maris qui laissent une femme aimée au pays, ceux-là ne doivent pas s’appeler les maudits car ils ont coûté bien des larmes à leurs mères qui ont tant peiné pour les élever et qui ont coûté aussi cher que nous à mettre au monde. D’ailleurs le bon Dieu qui est bon ne les aime-t-il pas tous autant que nous ? Il ne nous a pas créés de race inférieure à l’autre et nous sommes tous aussi chers à son cœur. Aussi si par moments en voyant tout le mal qu’ils font je me révolte publiquement, j’entends aussitôt une voix intérieure qui me dit : « Fais le bien pour le mal, sois meilleur qu’eux » et je reprends mes sentiments naturels, et je les plains en pensant aux responsabilités qu’ils auront plus tard. Si je fais la guerre, je veux la faire honnêtement et sans ressentiments. Si je me bats, c’est pour ne pas laisser égorger mes frères, pour les aider puisqu’on nous attaque. Je le fais de grand cœur et le plus simplement du monde cherchant à m’effacer le plus possible sans jamais me dérober à aucune difficulté. D’ailleurs, mes chefs ont dû le remarquer, c’est pour cela qu’ils m’ont choisi pour les missions excessivement graves et ont l’air de d’avoir une certaine confiance en moi, j’en suis touché, mais n’en tire aucune vanité puisque c’est mon Devoir. Ne hais pas les boches, prie pour eux.

Le Denen




« Prière pour la France » dictée par Jésus à Marcel Van


Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l'étreindre dans ton Amour et lui en montrer toute la tendresse. Fais que, remplie d'Amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre.

Ô Amour de Jésus, nous prenons ici l'engagement de te rester fidèles et de travailler d'un cœur ardent à répandre ton Règne dans tout l'univers. Amen




vendredi 9 novembre 2018

9 novembre - Dédicace de la Basilique Saint Jean du Latran, cathédrale du Pape


Prions pour le Pape, successeur de Pierre, que sa foi ne
défaille pas et que le Seigneur soit son seul guide.
Homélie de Saint Léon pour la fête de la chaire de Saint Pierre

~ Pierre est choisi, seul du monde entier, pour être préposé à l’appel de toutes les nations, et aux Apôtres, aux Pères de l’Eglise ; Bien qu’il y ait dans le peuple de Dieu beaucoup de prêtres, beaucoup de pasteurs, c’est proprement Pierre qui gouverne tous les fidèles, comme c’est en dernier ressort le Christ qui est leur Chef. Mes bien-aimés, Dieu a daigné donner à cet homme une grande et admirable part de sa puissance. S’il a voulu que certaines choses lui soient communes avec les autres princes de l’Eglise, il n’a jamais donné que par lui ce qu’il a donné aux autres.

Le Seigneur demande à tous les Apôtres ce que les hommes pensent de lui. Leur réponse est commune aussi longtemps qu’ils expriment l’incertitude de l’intelligence humaine. Mais quand il demande le sentiment des disciples, celui qui est premier dans la dignité apostolique est premier pour confesser le Seigneur. Il dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu Vivant. » Et Jésus lui répond : « Bienheureux es-tu, Simon fils de Jean, car ce n’est pas la chair et le sang qui te l’ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux. » Ce qui veut dire : Tu es bienheureux parce que mon Père t’a enseigné. L’opinion terrestre ne t’a pas trompé, mais l’inspiration du ciel t’a instruit. Ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont éclairé, mais Celui-là même dont je suis le Fils Unique.

Prions pour les Évêques, successeurs des Apôtres, que leur foi ne défaille pas.
« Et moi, dit-il, je te dis... » Ce qui signifie : de même que mon Père t’a manifesté ma divinité, ainsi moi je te fais connaître la primauté qui t’est donnée : tu es Pierre. Autrement dit : Je suis, moi, la pierre inviolable, la pierre angulaire qui réunit les deux côtés ; je suis le fondement, et nul ne peut en poser un autre. Mais toi aussi tu es pierre, parce que tu es affermi par ma force ; et la puissance qui m’appartient en propre nous est commune, parce que je t’en fais part. Et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les portes de l’enfer n’en triompheront pas. Sur cette puissance, dit-il, je bâtirai mon temple éternel. La sublimité de mon Eglise, qui doit monter jusqu’au ciel, s’élèvera sur ce solide fondement de ta foi.

Cette confession de Pierre, les portes de l’enfer ne pourront l’empêcher de se diffuser dans le monde entier ; les liens de la mort ne l’empêcheront pas. Car cette parole est parole de vie ; elle porte au ciel ceux qui la confessent, et jette en enfer ceux qui la renient. A cause d’elle, le bienheureux Pierre s’entend dire : « Je te donnerai les clés du royaume des cieux : et tout ce que tu lieras sur terre sera lié dans le ciel, et tout ce que tu délieras sur terre sera délié dans le ciel. » Ce pouvoir a passé même aux autres Apôtres, et l’institution en est devenue commune à tous les chefs de l’Eglise. Mais ce n’est pas pour rien que le Seigneur remet à un seul ce qui sera la charge de tous. Il confie ce pouvoir spécialement à Pierre, parce que Pierre est préposé à tous les princes de l’Eglise, comme leur forme. Le pouvoir de lier et de délier reste le privilège de Pierre, en tout lieu où le jugement est porté en vertu de la justice de Pierre. Ni la sévérité ni l’indulgence ne peuvent être excessives, là où rien n’est lié ni délié sinon ce que le bienheureux Pierre a délié ou lié.

Prions pour le Sacré-Collège des Cardinaux, qu'ils soient
exemplaires dans la foi et par toute leur vie.
A la veille de sa Passion, qui devait troubler la conscience des disciples, le Seigneur dit à Simon : « Simon, voici que Satan a demandé à vous passer au crible, comme du froment. Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne soit pas en défaut. Et toi, quand tu seras revenu, confirme tes frères afin que vous n’entriez pas en tentation. » La tentation de craindre était un danger commun à tous les Apôtres, et tous y avaient également besoin du secours divin : le démon voulait tous les secouer, tous les briser. Et cependant le Seigneur prend un soin spécial de Pierre et prie particulièrement pour lui. On dirait qu’il sera plus sûr de la solidité des autres si l’esprit du Prince des Apôtres reste invaincu. En Pierre c’est la force de tous qui est confirmée ; et le secours de la grâce divine est ordonné de telle sorte que la fermeté donnée à Pierre par le Christ doive passer aux autres Apôtres par Pierre.

Voyant donc, mes bien-aimés, quelle puissante protection a été instituée divinement pour nous, il est juste et raisonnable que nous nous réjouissions des mérites et de la dignité du Chef de l’Eglise. Rendons grâces au Roi éternel, à notre Rédempteur le Seigneur Jésus-Christ, d’avoir donné une si grande puissance à celui qu’il a fait Prince de toute l’Eglise. Car s’il arrive en notre temps qu’une chose soit bien faite ou bien réglée par nous, il faut l’attribuer à l’œuvre et au gouvernement de celui à qui il fut dit : « Et toi, quand tu seras revenu, confirme tes frères » ; et encore, après la Résurrection, en réponse mystique à son triple aveu d’amour, le Seigneur dit à Pierre : « Pais mes brebis. » C’est bien ce qu’il fait encore. Le pasteur charitable accomplit le commandement du Seigneur, nous fortifiant par ses exhortations et ne cessant de prier pour nous afin que nous ne soyons vaincus par aucune tentation. Or, s’il étend ses soins paternels, comme nous devons en être convaincus, à tout le peuple de Dieu - partout - combien plus daignera-t-il se dépenser pour ceux qu’il élève chez lui, [à Rome], et au milieu desquels il repose, sur le lit de sa bienheureuse dormition, dans cette même chaire où il présida aux débuts de l’Eglise. Dédions-lui donc cette fête, anniversaire du jour où nous avons reçu notre charge. C’est son patronage qui nous a valu de monter sur son siège, par la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ qui vit et règne avec Dieu le Père et l’Esprit Saint dans les siècles des siècles. Amen.


Prions pour l'Eglise, Épouse du Christ, que le péché ne la défigure ni ne la salisse jamais plus.

dimanche 4 novembre 2018

Saintes reliques de nos chers défunts

Mort de S. Jean Baptiste de la Salle

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, « Manuscrit A », Folio 79 verso et suivant

Le jour de ma profession je fus aussi bien consolée d'apprendre de la bouche de Mère Geneviève qu'elle avait passé par la même épreuve que moi avant de prononcer ses vœux... Au moment de nos grandes peines, vous vous rappelez, ma Mère chérie, les consolations que nous avons trouvées auprès d'elle ? Enfin le souvenir que Mère Geneviève a laissé dans mon cœur est un souvenir embaumé...

Le jour de son départ pour le Ciel je me suis sentie particulièrement touchée, c'était la première fois que j'assistais à une mort, vraiment ce spectacle était ravissant... J'étais placée juste au pied du lit de la sainte mourante, je voyais parfaitement ses plus légers mouvements, il me semblait pendant les deux heures que j'ai passées ainsi que mon âme aurait dû se sentir remplie de ferveur, au contraire, une espèce d'insensibilité s'était emparée de moi, mais au moment même de la naissance au Ciel de notre Sainte Mère Geneviève, ma disposition intérieure a changé, en un clin d'œil je me suis sentie remplie d'une joie et d'une ferveur indicibles, c'était comme si Mère Geneviève m'avait donné une partie de la félicité dont elle jouissait car je suis bien persuadée qu'elle est allée droit au Ciel...
Absoute

Pendant sa vie je lui dis un jour : "O ma Mère ! vous n'irez pas en purgatoire !..." "Je l'espère" me répondit-elle avec douceur... Ah ! bien sûr que le Bon Dieu n'a pu tromper une espérance si remplie d'humilité, toutes les faveurs que nous avons reçues en sont la preuve...

Chaque sœur s'empressa de réclamer quelque relique, vous savez, ma Mère chérie, celle que j'ai le bonheur de posséder... Pendant l'agonie de Mère Geneviève, j'ai remarqué une larme scintillant à sa paupière, comme un diamant, cette larme, la dernière de toutes celles qu'elle a répandues, ne tomba pas, je la vis encore briller au chœur sans que personne pense à la recueillir. Alors prenant un petit linge fin, j'osai m'approcher le soir sans être vue et prendre pour relique la dernière larme d'une Sainte... Depuis je l'ai toujours portée dans le petit sachet où mes vœux sont renfermés.

Scapulaire de protection. Un Ange recueille les larmes de la Vierge Marie

vendredi 2 novembre 2018

O Amour miséricordieux de Jésus, plus purifiant que le feu d'amour en Purgatoire !

S'offrir à l'amour miséricordieux du Sauveur pour le Salut de son âme, de tous les âmes des vivants et des défunts

De Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte-Face, ocd., « Manuscrit A » Folio 83 verso et suivants

O ma Mère chérie ! après tant de grâces ne puis-je pas chanter avec le psalmiste : "Que le Seigneur est bon, que sa miséricorde est éternelle." (Ps 118,1)

Il me semble que si toutes [les] créatures avaient les mêmes grâces que moi, le Bon Dieu ne serait craint de personne, mais aimé jusqu'à la folie, et que par amour et non pas en tremblant, jamais aucune âme ne consentirait à Lui faire de la peine... Je comprends cependant que toutes les âmes ne peuvent pas se ressembler, il faut qu'il y en ait de différentes familles afin d'honorer spécialement chacune des perfections du Bon Dieu. A moi Il a donné sa Miséricorde infinie c'est à travers elle que je contemple et adore les autres perfections Divines !... Alors toutes m'apparaissent rayonnantes d'amour, la Justice même (et peut-être encore plus que toute autre) me semble revêtue d'amour...

Aigrefeuille-sur-Maine, la sainte Messe pour les âmes bénies en Prugatoire
Quelle douce joie de penser que le Bon Dieu est Juste, c'est-à-dire qu'Il tient compte de nos faiblesses, qu'Il connaît parfaitement la fragilité de notre nature. De quoi donc aurais-je peur ? Ah ! le Dieu infiniment juste qui daigna pardonner avec tant de bonté toutes les fautes de l'enfant prodigue, (Lc 15,21-24) ne doit-Il pas être Juste aussi envers moi qui "suis toujours avec Lui" ?... (Lc 15,31)

Cette année le 9 Juin fête de la Sainte Trinité, j'ai reçu la grâce de comprendre plus que jamais combien Jésus désire être aimé.

Je pensais aux âmes qui s'offrent comme victimes à la Justice de Dieu afin de détourner et d'attirer sur elles les châtiments réservés aux coupables, cette offrande me semblait grande et généreuse, mais j'étais loin de me sentir portée à la faire. "O mon Dieu ! m'écriai-je au fond de mon cœur, n'y aura-t-il que votre Justice qui recevra des âmes s'immolant en victimes ?... Votre Amour Miséricordieux n'en a-t-il pas besoin lui aussi ?... De toutes parts il est méconnu, rejeté ; les cœurs auxquels vous désirez le prodiguer se tournent vers les créatures leur demandant le bonheur avec leur misérable affection, au lieu de se jeter dans vos bras et d'accepter votre Amour infini... O mon Dieu ! votre Amour méprisé va-t-il rester en votre Cœur ? Il me semble que si vous trouviez des âmes s'offrant en Victimes d'holocaustes à votre Amour, vous les consumeriez rapidement, il me semble que vous seriez heureux de ne point comprimer les flots d'infinies tendresses qui sont en vous... Si votre Justice aime à se décharger, elle qui ne s'étend que sur la terre, combien plus votre Amour Miséricordieux désire-t-il embraser les âmes, puisque votre Miséricorde s'élève jusqu'aux Cieux... O mon Jésus ! que ce soit moi cette heureuse victime, consumez votre holocauste par le feu de votre Divin Amour !..." (Ps 36,6)

Je crois en la résurrection de la chair, et en la vie éternelle !
Ma Mère chérie, vous qui m'avez permis de m'offrir ainsi au Bon Dieu, vous savez les fleuves ou plutôt les océans de grâces qui sont venus inonder mon âme... Ah ! depuis cet heureux jour, il me semble que l'Amour me pénètre et m'environne, il me semble qu'à chaque instant cet Amour Miséricordieux me renouvelle, purifie mon âme et n'y laisse aucune trace de péché, aussi je ne puis craindre le purgatoire... Je sais que par moi-même je ne mériterais pas même d'entrer dans ce lieu d'expiation, puisque les âmes saintes peuvent seules y avoir accès, mais je sais aussi que le Feu de l'Amour est plus sanctifiant que celui du purgatoire, je sais que Jésus ne peut désirer pour nous de souffrances inutiles et qu'Il ne m'inspirerait pas les désirs que je ressens, s'Il ne voulait les combler...

Oh ! qu'elle est douce la voie de l'Amour !... Comme je veux m'appliquer à faire toujours avec le plus grand abandon, la volonté du Bon Dieu !... (Mt 6,10)

Voilà, ma Mère chérie, tout ce que je puis vous dire de la vie de votre petite Thérèse, vous connaissez bien mieux par vous-même, ce qu'elle est et ce que Jésus a fait pour elle, aussi vous me pardonnerez d'avoir beaucoup abrégé l'histoire de sa vie religieuse...

La mort de Sainte Rita de Cascia

jeudi 1 novembre 2018

Solennité de la Toussaint


D’un prêtre orthodoxe

Pour entrer au Paradis, il faut avoir un cœur aussi large que le Ciel, un cœur qui étreint tous les hommes.

Si un cœur exclut une seule personne, il ne sera pas accepté par le Seigneur parce qu'Il ne pourra pas y demeurer.


mardi 30 octobre 2018

Conclusion du mois du Rosaire certes, mais nous continuerons notre croisade de chapelet pour le Salut du monde


Du RP. Petitot. op : égrainer son chapelet

Egrener le chapelet, le tourner sans cesse dans ses doigts, c'est imiter, nous disait-on l'ânon qui tourne indéfiniment la noria sans avoir conscience de ce qu'il fait; soit, mais cette noria du chapelet fait couler dans notre âme l'eau de la grâce qui purifie, qui étanche, qui éteint les feux des passions, qui féconde les parties arides et désolées de notre cœur.

Les dizaines d'Ave Maria récitées à haute voix font un bruit de moulin; mais ce moulin broie aussi la farine de la grâce, farine eucharistique qui nous réconforte, nous soutient, nous donne l'énergie de persévérer dans nos desseins vertueux, malgré les obstacles de toutes sortes, les échecs, les incompréhensions et les calomnies, les mépris…
 
Le chapelet récité en public par les fidèles, par les enfants, par les jeunes filles, est peut-être exaspérant pour les incroyants comme le concert des cigales, mais cette récitation entrecoupée de chants et d'hymnes dans les jours de fêtes célébrées par l'Eglise catholique est vraiment, pour ceux qui savent entendre, une symphonie incomparable ou plutôt absolument unique

Toutes les voix y sont accordées, et les voix cristallines des enfants et celles des vieillards. Les personnes de toutes les classes et de toutes les conditions, les riches et les pauvres, les savants et les ignorants, les religieux et les laïcs, les militaires, les matelots, font leur partie dans ce concert spirituel. Aucune race, aucune nation n'en est exclue; en cette fête du Rosaire, la symphonie universelle du chapelet s'élève des quatre points cardinaux de la terre et sous toutes les latitudes, unissant dans une même intention adoratrice les cœurs des hommes de toutes couleurs et de toutes langues.
 
Récités par des millions de mortels sur tous les points de la terre, cette immense orchestration de toutes les consciences dans la prière constitue la grande voix de l'Eglise catholique.

Si nous savions par la pensée nous transporter dans des sphères célestes, si nous avions des oreilles pour entendre, nous écouterions quelquefois cette voix de l'Eglise, qui par le Rosaire se fait une et monte de la terre jusqu'au ciel, nous reconnaîtrions alors sa surnaturelle puissance et nous apprendrions qu'après avoir gravi le ciel, elle retombe en bénédictions sur les habitants de cette vallée de larmes.




vendredi 26 octobre 2018

Tout à Dieu dans la sainte obéissance


« Vie de Boudon », par Collet

Chaque jour, dès le grand matin, il passait au pied du saint tabernacle tout le temps qu’il avait à sa disposition.

Ce temps même ne suffisait pas aux ardeurs de sa charité ; il donnait à sa dévotion une partie de la nuit aux portes des églises sans se soucier ni de la dureté des saisons ni des besoins de son corps ni du jugement que pouvaient porter de lui ceux qui le trouvaient là à des heures indues.

Son confesseur, en ayant été averti, le lui défendit. Il obéit sans répliquer. La vraie piété ne dispute point contre ceux qui lui tiennent la place de Dieu.


mercredi 24 octobre 2018

Saint Raphaël, Archange qui vient nous porter la guérison de Dieu, priez pour nous

Saint Raphaël Archange, vitrail

Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « Dévotion aux neuf chœurs des Anges », 7e motif

Enfin (les anges) nous animent et nous donnent courage dans les choses difficiles, ils nous consolent dans les travaux et dans les souffrances, ils nous soutiennent pour nous faire persévérer dans la vertu, ils nous obtiennent de la force dans les peines d’esprit et parmi les scrupules, ils nous conduisent dans les voies les plus obscures, ils relèvent nos esprits abattus, ils donnent de la joie et procurent cette paix qui surpasse tout sentiment, mettant le fond de l’âme parmi même tous les orages et toutes les tempêtes qui s’élèvent contre son gré dans la partie inférieure dans une tranquillité que rien ne peut troubler.

C’est le propre de ces esprits de donner de la joie et de la paix : aussi voyons-nous que saint Raphaël, saluant le jeune Tobie, lui désire une joie continuelle et, en le quittant, il lui souhaite la paix.

Il ne tient pas aux saints anges qu’elle ne règne dans l’intime de nos âmes mais c’est l’attache aux choses créées qui nous en empêche. Pour être toujours dans la paix, il faut toujours être à Dieu seul !




samedi 20 octobre 2018

Offrons nos prières au Cœur aimant de Jésus pour l'Eglise ou pour ses prêtres


Prière finale du Pape Benoit XVI en fin d’année sacerdotale


Mère Immaculée, en ce lieu de grâce, convoqués par l’amour de ton Fils Jésus,
Grand et Éternel Prêtre,
nous, fils dans le Fils et ses prêtres,
nous nous consacrons à ton Cœur maternel,
pour accomplir fidèlement la Volonté du Père.

Nous sommes conscients que, sans Jésus, nous ne pouvons rien faire de bon (cfJn 15,5) et que, seulement par Lui, avec Lui et en Lui, nous serons pour le monde des instruments de salut.

Épouse de l’Esprit Saint, obtiens-nous l’inestimable don d’être transformés dans le Christ.

Par la puissance même de l’Esprit qui, étendant sur Toi son ombre,
t’a rendue Mère du Sauveur, aide-nous afin que le Christ, ton Fils, naisse aussi en nous.

Que l’Église puisse ainsi être renouvelée par de saints prêtres, transfigurée par la grâce de Celui qui fait toutes choses nouvelles.

Mère de Miséricorde, c’est ton Fils Jésus qui nous a appelés à devenir comme Lui : lumière du monde et sel de la terre (cfMt 5, 13-14).

Aide-nous, par ta puissante intercession, à ne jamais trahir cette sublime vocation, à ne pas céder à nos égoïsmes, aux séductions du monde ni aux suggestions du Malin.

Préserve-nous par ta pureté, garde-nous par ton humilité et enveloppe-nous de ton amour maternel, qui se reflète en de nombreuses âmes consacrées à toi, devenues pour nous d’authentiques mères spirituelles.

Mère de l’Église, nous, prêtres, nous voulons être des pasteurs qui ne paissent pas pour eux-mêmes, mais qui se donnent à Dieu pour leurs frères, trouvant en cela leur bonheur.

Non seulement en paroles, mais par notre vie, nous voulons répéter humblement, jour après jour, notre « me voici ! ».

Guidés par toi, nous voulons être des Apôtres de la Miséricorde Divine, heureux de célébrer chaque jour le Saint Sacrifice de l’Autel et d’offrir à tous ceux qui nous le demandent le Sacrement de la Réconciliation.

Avocate et Médiatrice de la grâce,
Toi qui es entièrement immergée dans l’unique médiation universelle du Christ, demande à Dieu, pour nous, un cœur complètement renouvelé, qui aime Dieu de toutes ses forces et serve l’humanité comme toi-même tu l’as fait.

Redis au Seigneur cette parole efficace : « Ils n’ont pas de vin » (Jn 2, 3), afin que le Père et le Fils répandent sur nous comme un nouveau flux d’Esprit Saint.

Plein d’émerveillement et de gratitude pour ta présence continuelle au milieu de nous, au nom de tous les prêtres, moi aussi je veux m’exclamer :
« Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » (Lc 1, 43)

Notre Mère depuis toujours, ne te lasse pas de « nous visiter », de nous consoler, de nous soutenir.

Viens à notre secours et libère-nous des dangers qui nous menacent.

Par cet acte d’abandon et de consécration, nous voulons t’accueillir de façon plus profonde et radicale, pour toujours et pleinement, dans notre existence humaine et sacerdotale.

Que ta présence fasse refleurir le désert de nos solitudes et briller le soleil sur nos obscurités, qu’elle fasse revenir le calme après la tempête, afin que chaque homme voie le salut du Seigneur, qui a le nom et le visage de Jésus réfléchi dans nos cœurs,  pour toujours unis au tien ! 

Ainsi soit-il !



mardi 16 octobre 2018

16 octobre, fête de la Dédicace de la Basilique du Mont Saint-Michel, patron protecteur de la France


Les adieux du Roi à son épouse et ses enfants
Le 16 octobre 1793, à 4h30 du matin, soit 8 heures avant son exécution, la Reine rédige sa dernière lettre, à l’adresse de la sœur de Louis XVI, la vénérable Marie-Elisabeth. Ce sera son testament :

« C’est à vous, ma sœur, que j’écris pour la dernière fois : je viens d’être condamnée non pas à une mort honteuse, elle ne l’est que pour les criminels, mais à aller rejoindre votre frère, comme lui, innocente, j’espère montrer la même fermeté que lui dans ces derniers moments.
Je suis calme comme on l’est quand la conscience ne reproche rien ; j’ai un profond regret d’abandonner mes pauvres enfants : vous savez que je n’existais que pour eux et vous, ma bonne et tendre sœur. Vous qui avez, par votre amitié, tout sacrifié pour être avec nous, dans quelle position je vous laisse !
J’ai appris, par le plaidoyer même du procès, que ma fille était séparée de vous. Hélas ! la pauvre enfant, je n’ose pas lui écrire, elle ne recevrait pas ma lettre ; je ne sais même pas si celle-ci vous parviendra : recevez pour eux deux ici ma bénédiction. J’espère qu’un jour, lorsqu’ils seront plus grands, ils pourront se réunir avec vous, et jouir en entier de vos tendres soins. Qu’ils pensent tous deux à ce que je n’ai cessé de leur inspirer : que les principes et l’exécution exacte de ses devoirs sont la première base de la vie ; que leur amitié et leur confiance mutuelle en feront le bonheur.
Saint Michel, d'or et d'émaux, évangéliaire ancien
Que ma fille sente qu’à l’âge qu’elle a elle doit toujours aider son frère par des conseils que l’expérience qu’elle aura de plus que lui et son amitié pourront lui inspirer ; que mon fils, à son tour, rende a sa sœur tous les soins, les services que l’amitié peut inspirer ; qu’ils sentent enfin tous deux que, dans quelque position où ils pourront se trouver, ils ne seront vraiment heureux que par leur union.
Qu’ils prennent exemple de nous : combien, dans nos malheurs notre amitié nous a donné de consolation; et dans le bonheur on jouit doublement, quand on peut le partager avec un ami ; et où en trouver de plus tendre, de plus cher que dans sa propre famille ?
Que mon fils n’oublie jamais, les derniers mots de son père, que je lui répète expressément : «Qu’il ne cherche jamais à venger notre mort.»
J’ai à vous parler d’une chose bien pénible à mon cœur. Je sais combien cet enfant doit vous avoir fait de la peine; pardonnez-lui, ma chère sœur ; pensez à l’âge qu’il a, et combien il est facile de l’aire dire à un enfant ce qu’on veut, et même ce qu’il ne comprend pas : un jour viendra, j’espère, où il ne, sentira que mieux tout le prix de vos bontés et de votre tendresse pour tous deux. Il me reste à vous confier encore, mes dernières pensées. J’aurais voulu les, écrire dès le commencement du procès ; mais outre qu’on ne me laissait pas écrire, la marche en a été si rapide que je n’en aurais réellement pas eu le ténus.
Je meurs dans la religion catholique, apostolique et romaine, dans celle de mes pères, dans celle où j’ai été élevée, et que j’ai toujours professée ; n’ayant aucune consolation spirituelle à attendre, ne sachant pas s’il existe encore ici des prêtres de cette religion, et même le lieu où je suis les exposerait trop, s’ils y entraient une fois, je demande sincèrement pardon à Dieu de toutes les fautes que j’ai pu commettre depuis que j’existe.
La reine Marie-Antoinette et le jeune Louis XVII,
assassiné à l'âge de 10 ans.
J’espère que, dans sa bouté, il voudra bien recevoir mes derniers vœux, ainsi que ceux que je fais depuis longtemps pour qu’il veuille bien recevoir mon âme dans sa miséricorde et sa bonté. Je demande pardon à tous ceux que je connais, et à vous, ma sœur, en particulier, de toutes les peines que, sans le vouloir, j’aurais pu vous causer. Je pardonne à tous mes ennemis le mal qu’ils m’ont fait.
Je dis ici adieu à mes tantes et à tous mes frères et sœurs. J’avais des amis ; l’idée d’en être séparée pour jamais et leurs peines sont un des plus grands regrets que j’emporte en mourant ; qu’ils sachent, du moins, que, jusqu’à mon dernier moment, j’ai pensé à eux. Adieu, ma bonne et tendre sœur; puisse cette lettre vous arriver !
Pensez toujours à moi ; je vous embrasse de tout mon cœur, ainsi que ces pauvres et chers enfants : mon Dieu ! qu’il est déchirant de les quitter pour toujours.
Adieu, adieu, je ne vais plus m’occuper que de mes devoirs spirituels. Comme je ne suis pas libre dans mes actions, on m’amènera peut-être un prêtre ; mais je proteste ici que je ne lui dirai pas un mot, et que je le traiterai comme un être absolument étranger. »



samedi 13 octobre 2018

Sainte Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs


Charles Péguy

Quand nous aurons joué nos derniers personnages,
Quand nous aurons posé la cape et le manteau,
Quand nous aurons jeté le masque et le couteau,
Veuillez vous rappeler nos longs pèlerinages.

Quand nous retournerons en cette froide terre,
Ainsi qu'il fut prescrit pour le premier Adam,
Reine de Saint-Chéron, Saint-Arnould et Dourdan,
Veuillez vous rappeler ce chemin solitaire.

Quand on nous aura mis dans une étroite fosse,
Quand on aura sur nous dit l'absoute et la messe,
Veuillez vous rappeler, reine de la promesse,
Le long cheminement que nous faisons en Beauce.

Quand nous aurons quitté ce sac et cette corde,
Quand nous aurons tremblé nos derniers tremblements,
Quand nous aurons râlé nos derniers raclements,
Veuillez vous rappeler votre miséricorde.

Nous ne demandons rien, refuge du pécheur,
Que la dernière place en votre purgatoire,
Pour pleurer longuement notre tragique histoire,
Et contempler de loin votre jeune splendeur.


mardi 9 octobre 2018

Aimons à prier le Rosaire et vénérer Notre Dame et notre Reine

La Vierge Marie offrant le Rosaire
à saint Dominique, par Giovan Cremonini

Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « Le saint esclavage de l’admirable Mère de Dieu », partie II, chap. 18

(Saint Dominique) Il passait les jours, les mois et les années à la bénir (la Vierge Marie), à la louer, à la servir, à l’aimer à l’honorer, à en imprimer l’amour et la vénération dans tous les cœurs. Ordinairement il n’avait pas d’autre sujet de ses sermons et catéchismes ou exhortations que les grandeurs et les bontés de cette reine du paradis et il ne pouvait réussir, avec bénédiction, pour la conversion des hérétiques et pécheurs et pour l’avancement des bonnes âmes dans les voies de la perfection que par la prédication du saint Rosaire ; et il disait à ses religieux que pour avoir bénédiction dans leurs emplois ils devaient être singulièrement dévots à Notre Dame.

Quand il allait par les chemins, sa conversation se passait dans les discours de la croix et de la sainte Vierge. En fort peu de temps, il prêcha avec tant de ferveur la dévotion de son saint Rosaire en plusieurs provinces et royaumes que des milliers de personnes de toutes sortes d’états, de conditions et de pays s’y enrôlaient et, par ce moyen, il renouvela l’esprit de dévotion pour la Mère de Dieu dans toute l’Eglise et par toute la terre habitable, et nous voyons encore aujourd’hui avec joie et consolation que cet esprit de piété continue et s’établit de plus en plus parmi tous les Chrétiens.

Notre Dame du Rosaire, Banneux
La Mère de Dieu qui ne se laisse jamais vaincre en amour a eu pour ce grand saint tout ce qu’un cœur vraiment maternel peut avoir. A l’âge de huit à neuf ans elle voulut en être la maîtresse, l’instruisant comme son bien-aimé disciple elle lui donna même un chapelet miraculeux. A l’âge de dix-huit ans elle le choisit pour son époux, elle l’assistait en tous ses besoins, elle le défendait par miracles, même contre ses ennemis, elle lui donnait des secours merveilleux dans ses maladies, elle le prenait entre ses bras, l’appliquait sur sa poitrine virginale pour lui faire reposer, lui faisait couler de son précieux lait dans la bouche, l’appelant tantôt son ami, tantôt son enfant et quelquefois son époux. Ç’a été cette mère d’amour qui l’a obtenu à l’Eglise et c’est un don qu’elle a fait à tous les fidèles après sa mort le siècle dernier elle.



dimanche 7 octobre 2018

Notre Dame du Rosaire, Notre Dame de Lépante, Notre Dame des Victoires !

La vision du Pape Saint Pie V : la victoire de Lépante.

Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, Lettre 342

Quand la bataille de Lépante fut gagnée sur les Turcs, le général de l’armée chrétienne avait fait vœu à Notre-Dame-du-Remède pour impétrer de l’infinie miséricorde de Dieu la victoire et, en témoignage de l’heureux succès de son vœu, il envoya plusieurs drapeaux pris sur les ennemis au lieu en Espagne où la très sainte Mère de Dieu est honorée sous ce titre.

C’est ce qui en fait célébrer la fête de Notre-Dame-du-Remède au mois d’octobre que la bataille fut gagnée comme la fête principale du Saint Rosaire s’y solennise.

Mais le démon se sert de tout pour tâcher d’ôter le culte de la Mère de Dieu qui triomphera de lui comme elle a toujours fait.