mardi 16 octobre 2018

16 octobre, fête de la Dédicace de la Basilique du Mont Saint-Michel, patron protecteur de la France


Les adieux du Roi à son épouse et ses enfants
Le 16 octobre 1793, à 4h30 du matin, soit 8 heures avant son exécution, la Reine rédige sa dernière lettre, à l’adresse de la sœur de Louis XVI, la vénérable Marie-Elisabeth. Ce sera son testament :

« C’est à vous, ma sœur, que j’écris pour la dernière fois : je viens d’être condamnée non pas à une mort honteuse, elle ne l’est que pour les criminels, mais à aller rejoindre votre frère, comme lui, innocente, j’espère montrer la même fermeté que lui dans ces derniers moments.
Je suis calme comme on l’est quand la conscience ne reproche rien ; j’ai un profond regret d’abandonner mes pauvres enfants : vous savez que je n’existais que pour eux et vous, ma bonne et tendre sœur. Vous qui avez, par votre amitié, tout sacrifié pour être avec nous, dans quelle position je vous laisse !
J’ai appris, par le plaidoyer même du procès, que ma fille était séparée de vous. Hélas ! la pauvre enfant, je n’ose pas lui écrire, elle ne recevrait pas ma lettre ; je ne sais même pas si celle-ci vous parviendra : recevez pour eux deux ici ma bénédiction. J’espère qu’un jour, lorsqu’ils seront plus grands, ils pourront se réunir avec vous, et jouir en entier de vos tendres soins. Qu’ils pensent tous deux à ce que je n’ai cessé de leur inspirer : que les principes et l’exécution exacte de ses devoirs sont la première base de la vie ; que leur amitié et leur confiance mutuelle en feront le bonheur.
Saint Michel, d'or et d'émaux, évangéliaire ancien
Que ma fille sente qu’à l’âge qu’elle a elle doit toujours aider son frère par des conseils que l’expérience qu’elle aura de plus que lui et son amitié pourront lui inspirer ; que mon fils, à son tour, rende a sa sœur tous les soins, les services que l’amitié peut inspirer ; qu’ils sentent enfin tous deux que, dans quelque position où ils pourront se trouver, ils ne seront vraiment heureux que par leur union.
Qu’ils prennent exemple de nous : combien, dans nos malheurs notre amitié nous a donné de consolation; et dans le bonheur on jouit doublement, quand on peut le partager avec un ami ; et où en trouver de plus tendre, de plus cher que dans sa propre famille ?
Que mon fils n’oublie jamais, les derniers mots de son père, que je lui répète expressément : «Qu’il ne cherche jamais à venger notre mort.»
J’ai à vous parler d’une chose bien pénible à mon cœur. Je sais combien cet enfant doit vous avoir fait de la peine; pardonnez-lui, ma chère sœur ; pensez à l’âge qu’il a, et combien il est facile de l’aire dire à un enfant ce qu’on veut, et même ce qu’il ne comprend pas : un jour viendra, j’espère, où il ne, sentira que mieux tout le prix de vos bontés et de votre tendresse pour tous deux. Il me reste à vous confier encore, mes dernières pensées. J’aurais voulu les, écrire dès le commencement du procès ; mais outre qu’on ne me laissait pas écrire, la marche en a été si rapide que je n’en aurais réellement pas eu le ténus.
Je meurs dans la religion catholique, apostolique et romaine, dans celle de mes pères, dans celle où j’ai été élevée, et que j’ai toujours professée ; n’ayant aucune consolation spirituelle à attendre, ne sachant pas s’il existe encore ici des prêtres de cette religion, et même le lieu où je suis les exposerait trop, s’ils y entraient une fois, je demande sincèrement pardon à Dieu de toutes les fautes que j’ai pu commettre depuis que j’existe.
La reine Marie-Antoinette et le jeune Louis XVII,
assassiné à l'âge de 10 ans.
J’espère que, dans sa bouté, il voudra bien recevoir mes derniers vœux, ainsi que ceux que je fais depuis longtemps pour qu’il veuille bien recevoir mon âme dans sa miséricorde et sa bonté. Je demande pardon à tous ceux que je connais, et à vous, ma sœur, en particulier, de toutes les peines que, sans le vouloir, j’aurais pu vous causer. Je pardonne à tous mes ennemis le mal qu’ils m’ont fait.
Je dis ici adieu à mes tantes et à tous mes frères et sœurs. J’avais des amis ; l’idée d’en être séparée pour jamais et leurs peines sont un des plus grands regrets que j’emporte en mourant ; qu’ils sachent, du moins, que, jusqu’à mon dernier moment, j’ai pensé à eux. Adieu, ma bonne et tendre sœur; puisse cette lettre vous arriver !
Pensez toujours à moi ; je vous embrasse de tout mon cœur, ainsi que ces pauvres et chers enfants : mon Dieu ! qu’il est déchirant de les quitter pour toujours.
Adieu, adieu, je ne vais plus m’occuper que de mes devoirs spirituels. Comme je ne suis pas libre dans mes actions, on m’amènera peut-être un prêtre ; mais je proteste ici que je ne lui dirai pas un mot, et que je le traiterai comme un être absolument étranger. »



samedi 13 octobre 2018

Sainte Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs


Charles Péguy

Quand nous aurons joué nos derniers personnages,
Quand nous aurons posé la cape et le manteau,
Quand nous aurons jeté le masque et le couteau,
Veuillez vous rappeler nos longs pèlerinages.

Quand nous retournerons en cette froide terre,
Ainsi qu'il fut prescrit pour le premier Adam,
Reine de Saint-Chéron, Saint-Arnould et Dourdan,
Veuillez vous rappeler ce chemin solitaire.

Quand on nous aura mis dans une étroite fosse,
Quand on aura sur nous dit l'absoute et la messe,
Veuillez vous rappeler, reine de la promesse,
Le long cheminement que nous faisons en Beauce.

Quand nous aurons quitté ce sac et cette corde,
Quand nous aurons tremblé nos derniers tremblements,
Quand nous aurons râlé nos derniers raclements,
Veuillez vous rappeler votre miséricorde.

Nous ne demandons rien, refuge du pécheur,
Que la dernière place en votre purgatoire,
Pour pleurer longuement notre tragique histoire,
Et contempler de loin votre jeune splendeur.


mardi 9 octobre 2018

Aimons à prier le Rosaire et vénérer Notre Dame et notre Reine

La Vierge Marie offrant le Rosaire
à saint Dominique, par Giovan Cremonini

Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « Le saint esclavage de l’admirable Mère de Dieu », partie II, chap. 18

(Saint Dominique) Il passait les jours, les mois et les années à la bénir (la Vierge Marie), à la louer, à la servir, à l’aimer à l’honorer, à en imprimer l’amour et la vénération dans tous les cœurs. Ordinairement il n’avait pas d’autre sujet de ses sermons et catéchismes ou exhortations que les grandeurs et les bontés de cette reine du paradis et il ne pouvait réussir, avec bénédiction, pour la conversion des hérétiques et pécheurs et pour l’avancement des bonnes âmes dans les voies de la perfection que par la prédication du saint Rosaire ; et il disait à ses religieux que pour avoir bénédiction dans leurs emplois ils devaient être singulièrement dévots à Notre Dame.

Quand il allait par les chemins, sa conversation se passait dans les discours de la croix et de la sainte Vierge. En fort peu de temps, il prêcha avec tant de ferveur la dévotion de son saint Rosaire en plusieurs provinces et royaumes que des milliers de personnes de toutes sortes d’états, de conditions et de pays s’y enrôlaient et, par ce moyen, il renouvela l’esprit de dévotion pour la Mère de Dieu dans toute l’Eglise et par toute la terre habitable, et nous voyons encore aujourd’hui avec joie et consolation que cet esprit de piété continue et s’établit de plus en plus parmi tous les Chrétiens.

Notre Dame du Rosaire, Banneux
La Mère de Dieu qui ne se laisse jamais vaincre en amour a eu pour ce grand saint tout ce qu’un cœur vraiment maternel peut avoir. A l’âge de huit à neuf ans elle voulut en être la maîtresse, l’instruisant comme son bien-aimé disciple elle lui donna même un chapelet miraculeux. A l’âge de dix-huit ans elle le choisit pour son époux, elle l’assistait en tous ses besoins, elle le défendait par miracles, même contre ses ennemis, elle lui donnait des secours merveilleux dans ses maladies, elle le prenait entre ses bras, l’appliquait sur sa poitrine virginale pour lui faire reposer, lui faisait couler de son précieux lait dans la bouche, l’appelant tantôt son ami, tantôt son enfant et quelquefois son époux. Ç’a été cette mère d’amour qui l’a obtenu à l’Eglise et c’est un don qu’elle a fait à tous les fidèles après sa mort le siècle dernier elle.



dimanche 7 octobre 2018

Notre Dame du Rosaire, Notre Dame de Lépante, Notre Dame des Victoires !

La vision du Pape Saint Pie V : la victoire de Lépante.

Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, Lettre 342

Quand la bataille de Lépante fut gagnée sur les Turcs, le général de l’armée chrétienne avait fait vœu à Notre-Dame-du-Remède pour impétrer de l’infinie miséricorde de Dieu la victoire et, en témoignage de l’heureux succès de son vœu, il envoya plusieurs drapeaux pris sur les ennemis au lieu en Espagne où la très sainte Mère de Dieu est honorée sous ce titre.

C’est ce qui en fait célébrer la fête de Notre-Dame-du-Remède au mois d’octobre que la bataille fut gagnée comme la fête principale du Saint Rosaire s’y solennise.

Mais le démon se sert de tout pour tâcher d’ôter le culte de la Mère de Dieu qui triomphera de lui comme elle a toujours fait.


vendredi 5 octobre 2018

Bienheureux Bartolo Longo, Apôtre du Rosaire, Chevalier de l'Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem

Notre Dame du Saint Rosaire

Bartolo Longo (1841-1926) – L’avocat de la Reine du Rosaire

De Pompéi, on connaît généralement mieux l’effroyable éruption du Vésuve qui tua vingt mille personnes en l’an 79 que le sanctuaire marial. Pourtant, à côté de la ville des morts, la nouvelle Pompéi, petite ville de province insignifiante, est aujourd’hui la cité de la Reine du Rosaire grâce à un laïc italien : Bartolo Longo. Renonçant à une brillante carrière d’avocat, il a choisi de vivre au milieu des pauvres pour donner au monde ce cadeau du Ciel : l’amour d’une Mère.

Paru dans la revue « Feu et Lumière », Décembre 2004 :

Un jour de 1864, le professeur Vincenzo Pepe voit entrer chez lui son ami Bartolo Longo. Il a du mal à le reconnaître : pâle, maigre, épuisé, malade, le jeune docteur en droit devenu médium de première classe s’apprête à être consacré prêtre du spiritisme. Il fait l’apologie du satanisme à son ami effaré qui s’écrie : Tu vas finir à l’asile d’aliénés ! Il est temps de faire demi-tour ! Il parvient à arracher à Bartolo la promesse qui va le sauver de l’emprise des ténèbres : Promets-moi d’aller te confesser !

L’école de l’Enfer
Lorsque le petit Bartolo Longo, deuxième enfant du médecin Bartolo Longo, naît à Latiano (Brindisi) le 11 février 1841, sa mère Antonia Luparelli le consacre à Marie. Bartolo est baptisé le 13 février. Antonia est une très jeune mère qui donne tout son temps à l’éducation de ses enfants ; elle les prend sur ses genoux pour leur apprendre à prier et leur raconter des histoires tirées de l’Évangile avec tant de conviction que, souvent, les larmes leur viennent aux yeux.
Quand il a six ans, selon l’usage chez les notables de l’époque, Bartolo est envoyé dans un internat. C’est à cette époque que remonte son amour du Rosaire : séparé d’Antonia, il trouve en Marie une mère qui le console et la prie avec ferveur. Aimant autant le travail que le jeu, il est heureux à l’internat où il découvre la musique qui le passionne. Un jour qu’il est assis à son piano, on vient lui annoncer la mort de son père. Il a dix ans. Deux ans plus tard, sa mère se remarie avec un avocat. Bartolo choisit les études juridiques et s’intéresse à la politique.
Possédant le charme, l’intelligence et la beauté, le jeune homme plonge dans une vie mondaine où il est adulé et donne de moins en moins de temps à la prière. Il est inscrit à l’université de Naples où il découvre la philosophie de Hegel et de Renan. Il devient alors violemment anti-clérical. En décembre 1864, âgé de 23 ans, il obtient son doctorat de Droit. Il reçoit une invitation à une séance de spiritisme. Fasciné, il est initié aux mystères du magnétisme et du spiritisme et en quelques mois, il devient médium de première classe.
Il s’impose un jeûne sévère avant la cérémonie démoniaque de sa consécration comme prêtre du spiritisme. Défiguré, maigre, le système nerveux détraqué, il lui vient l’impulsion de se rendre chez un ancien ami, le professeur Vincenzo Pepe. Celui-ci ne reconnaît plus le brillant et séduisant docteur en Droit qui souhaite « convertir les curés à sa nouvelle religion ».
Tu es un suppôt de Satan, mon pauvre Bartolo ! Il obtient à grand-peine la promesse que Bartolo ira trouver le Père Radente, prêtre dominicain, pour se confesser.

Marie, refuge des pécheurs
Un an plus tard, Bartolo n’a toujours pas tenu sa promesse quand le roi de Sicile, Ferdinand II, meurt. Bartolo, dans une séance de spiritisme, voit le visage de son roi bien-aimé. Bizarrement, cette vision éveille en lui le souvenir de ses parents et, cette même nuit, il rêve que sa mère tourne autour de son lit en pleurant et en le suppliant de revenir à la vraie foi. Peu après, Bartolo ébranlé décide d’aller trouver le Père Radente.
Le sacristain qui voit entrer cet homme étrange, échevelé, hagard, reste près du confessionnal, prêt à intervenir. Il entend des sanglots et, après un long moment, le voit sortir, lumineux, serein. C’était le 23 juin 1865, fête du Sacré-Cœur, et Bartolo écrira plus tard : Marie avait choisi ce jour inoubliable, Elle, le Refuge des pécheurs, pour faire un éclatant miracle de la grâce. Pour commencer cette nouvelle vie, Bartolo se rend chez les spirites leur annoncer sa décision de les quitter. Certains se moquent de lui : Le loup s’est fait canoniser ! Mais d’autres se convertissent à leur tour.
Bartolo passe alors ses examens d’avocat et les réussit brillamment. Il a 25 ans et souhaite se marier, mais le Père Radente voit en lui un futur dominicain et lui demande, en expiation de ses fautes passées, de renoncer au monde pour ne servir que l’Église. L’épreuve est douloureuse et Bartolo s’accroche à son chapelet pour trouver la force de la surmonter. Le 7 octobre 1871, à 30 ans, il entre dans le Tiers-Ordre dominicain. Il se consacre à Marie et reçoit son nom d’obédience : Frère Rosario.

Un sanctuaire pour Pompéi
Dès sa conversion, Bartolo est introduit dans un cercle de nobles dames où il rencontre la comtesse Marianna de Fusco, veuve et mère de cinq enfants dont il devient le précepteur. La comtesse possède des terres dans la région isolée et inhospitalière de Pompéi où les paysans vivent dans la misère, la peur et l’ignorance. Bartolo décide de visiter ces familles pauvres, malgré l’avis contraire de Marianna qu’effraie cette région infestée de brigands : Vous jouez votre vie.
Bartolo se rend à Pompéi en octobre 1872 et s’y installe. Il décide de restaurer l’église en ruines : Je ne quitterai pas ce pays avant d’y avoir répandu le chapelet. Il lui faudra deux ans pour désarmer la méfiance des habitants ; en novembre 1875, il obtient l’appui de l’évêque qui lui montre un champ en lui demandant d’y construire une nouvelle église : Voilà l’endroit où doit s’ériger un sanctuaire pour Pompéi.
Une église pour la Reine du Rosaire ? Bartolo se rend aussitôt à Naples chez le Père Radente et se fait offrir une image de la Madone du Rosaire : cette peinture du XVIIème siècle, de l’école de Luca Giordano, représentant une Vierge à l’Enfant remettant le Rosaire à St Dominique et à Ste Catherine de Sienne, est enlaidie par un épais laquage. Elle arrive à Pompéi sur une charrette à fumier le 13 novembre 1875. En la voyant, une amie de Marianna s’écrie : On la croirait peinte pour ôter toute envie de lui adresser nos dévotions !

« Je suis guérie ! »
Le 13 février 1876, la Madone est exposée à la vénération des fidèles dans la vieille église. Tout un monde de pauvres et de petites gens viennent implorer sa protection. Bartolo prie spécialement pour une orpheline de 12 ans gravement atteinte d’épilepsie : Mère, tu as désiré avoir une église à Pompéi. Donne confirmation de ton désir et guéris Clorinda… Il prie jour et nuit sans manger ni boire et le neuvième jour, la fillette court vers sa tante : Je suis guérie, la Madone m’a délivrée de mes maux. En l’espace d’un mois ont lieu huit guérisons miraculeuses.
Les dons affluent alors pour la construction du sanctuaire et le célèbre peintre Federico Maldarelli se propose pour restaurer la peinture : miraculeusement, sous son pinceau, le visage de Marie se met à rayonner d’amour. Le 3 mars 1884, une jeune fille à l’article de la mort, Fortuna Agrelli, reçoit une vision en qui elle reconnaît la Reine du Rosaire de Pompéi dont on lui a offert la médaille. Elle se met à pleurer : J’ai déjà fait une neuvaine mais je n’ai pas été exaucée, ô ma Mère ! Viens à mon secours ! Elle entend ces mots : Sous ce titre de Reine du Rosaire qui me plaît particulièrement, je ne peux plus te refuser la faveur que tu m’as demandée. Fais encore trois neuvaines et tu auras tout. Le 8 mai, en effet, Fortuna est guérie et se rend un mois plus tard à Pompéi.

Une cité mariale
Aidé par Marianna de Fusco, Bartolo qui continue son œuvre est en butte aux calomnies et aux persécutions dont l’une concerne, justement, ses relations avec sa bienfaitrice. Elle est veuve, il est célibataire, les mauvaises langues jasent ! Ensemble, ils demandent une audience à Léon XIII qui règle aussitôt l’affaire : Arrivés à Rome en amis, nous en sommes revenus fiancés. Ils se marient dans la joie en 1885. Tout en récoltant les fonds pour la construction du sanctuaire, Bartolo s’occupe des orphelins et des enfants de la rue abandonnés. Une petite cité d’une trentaine de maisons s’élève bientôt et le sanctuaire de Notre-Dame du Rosaire en est le couronnement, inauguré le 8 mai 1887 en présence d’une immense foule.
Bartolo fonde la congrégation des Filles du Rosaire pour s’occuper des orphelins qu’il recueille dans les rues et dans les quartiers miséreux. Ce qui le préoccupe aussi, c’est la situation alarmante des enfants de détenus : la fausse théorie de la prédestination déferle alors sur l’Italie et l’on considère le fils d’un criminel comme étant lui-même un criminel en herbe. Bartolo prend contact avec des responsables d’établissements pénitentiaires et en trois mois, ce sont 120 prisonniers qui le supplient de prendre en charge leurs enfants. Le premier de ses protégés que Bartolo nomme les enfants de mon cœur deviendra prêtre.



Le dernier baiser
Calomnies, trahisons, Bartolo continue à être la cible d’infernales attaques. En 1905, un décret papal lui retire la gestion du sanctuaire. Bartolo obéit, brisé : Le Pape me considère comme un voleur… Plus tard, Pie X reconnaît qu’il a été trompé et rend visite à Bartolo, lui offrant une relique de la Couronne d’épines : Puisse cette épine vous guérir des blessures que tant d’épines ont faites à votre cœur, y compris les miennes. La dernière épine qui le transperce est la mort de Marianna, son aide et sa fidèle compagne, le 9 février 1924 : Je suis pauvre et ne possède plus rien.
Bartolo s’éteint à 85 ans le 4 octobre 1926, tandis qu’un prêtre célèbre la messe dans la chambre voisine. Il écrivait dans sa Supplique à Notre-Dame de Pompéi : « À vous le dernier baiser de la vie qui s’éteint. Le dernier mot sur nos lèvres sera votre nom très doux. »

Le bienheureux Bartolo
Le 26 octobre 1980, Bartolo Longo est béatifié par le pape Jean-Paul II. Voici quelques extraits de l’allocution du Saint-Père :
« Bartolo Longo fut l’épée de la Providence pour la défense de la foi chrétienne et le témoignage de cette foi ; il fut le flambeau de la glorification de la Très Sainte Vierge Marie dans la douloureuse époque du scepticisme et de la guerre contre l’Église. »
« Il peut être considéré comme un apôtre marial car c’est son amour pour Marie qui en a fait un écrivain apôtre de l’Évangile, un propagateur du chapelet et le fondateur du célèbre sanctuaire ; le créateur d’institutions de charité, un mendiant pour les enfants des pauvres ; et la patiente victime des tracasseries et des diffamations, sans l’éloigner un seul instant de sa confiance en la Providence ni de son obéissance à l’Église. »

Bartolo Longo et Padre Pio
L’amour filial du Padre Pio pour la Très Sainte Vierge du Rosaire de Pompéi le conduisit au moins trois fois en pèlerinage à ce Sanctuaire. Il écrivait en 1915 : « Je désire que vous me recommandiez au Seigneur en faisant les neuvaines à Notre-Dame de Pompéi en la protection de qui j’ai confiance et espère. »
Bartolo Longo s’adressa à Padre Pio en 1921 pour lui demander un conseil au sujet d’une maison appartenant à sa femme et qu’elle hésitait à donner pour en faire un orphelinat ; Padre Pio l’encouragea : « Qu’elle soit bien certaine que la Vierge ne laissera pas sans récompense une si belle action faite en son honneur. »
Le 20 septembre 1968, jour anniversaire des stigmates visibles, le Padre Pio reçoit une corbeille de 50 roses rouges ; il en retire une et charge un de ses fils spirituels de l’apporter devant l’image de la Vierge du Rosaire au sanctuaire de Pompéi. Il meurt trois jours plus tard et à Pompéi, la rose, toujours fraîche et parfumée, est déposée parmi les souvenirs du Sanctuaire.


jeudi 4 octobre 2018

Saint François d'Assise


Prière de Saint François d’Assise

Seigneur,
dans le silence de ce jour naissant
je viens te demander la paix, la sagesse, la force.

Je veux regarder aujourd’hui le monde
avec des yeux remplis d’amour,
être patient, compréhensif, doux et sage.

Voir au-delà des apparences tes enfants
comme Tu les vois Toi-même
et ainsi ne voir que le bien en chacun.

Ferme mes oreilles à toute calomnie,
garde ma langue de toute malveillance,
que seules les pensées qui bénissent
demeurent en mon esprit.

Que je sois si bienveillant et si joyeux
que tous ceux qui m’approchent sentent Ta présence.
Revêts-moi de ta bonté, Seigneur,
et qu’au long de ce jour je Te révèle.

mercredi 3 octobre 2018

Seigneur, ayez pitié de l'Eglise de votre Fils ! Ouverture du synode pour les jeunes

La Vierge Marie pleurant sur ceux qui s'écartent
du Chemin de Vérité et de Vie que nous enseigne
son Fils bien-aimé, la Vérité-même.
Alors qu’un synode, celui pour les jeunes, va bientôt s’ouvrir, prions. Du 3 au 27 octobre, en ce mois du Rosaire, supplions la Vierge Marie, épouse de l’Esprit Saint, pour que les Père synodaux écoutent « ce que l’Esprit dit aux Eglises » et qu’ils ne s’égarent pas.

N’oublions pas la proclamation de notre sainte profession de foi :
« Je crois en l’Eglise, une sainte, catholique et apostolique »

L’Eglise est une. Et pourtant, si divisée en ses membres qui s’opposent, se déchirent, s’enorgueillissent de leurs dons, oubliant que tout vient de Dieu seul et qu’un jour nous devrons Lui rendre des comptes.
L’Eglise, Épouse immaculée du Verbe incarné qu’Il désire tant sans rides ni tâches. Pourtant, elle est misérable et pécheresse en ses pauvres membres que nous sommes, oublieux de la confession et de la conversion véritable à l’Evangile.
L’Eglise catholique et apostolique. Si le Christ nous envoie dans le monde, c’est pour lui annoncer la Rédemption et le Salut par la Croix. Ce n’est pas pour se confondre à lui et s’y perdre…

Prions pour l’Eglise et supplions pour la conversion de tous ses membres, surtout ceux qui sont le plus exposés aux manœuvres du démon : le Pape et les Évêques, successeurs des Apôtres, les prêtres et les diacres qui coopèrent à leur mission.
Prions et supplions pour tout le peuple des baptisés.
Prions et supplions pour que l’Eglise enseigne l’Evangile, proclame le Credo, célèbre les Sacrements du Salut et gouverne à l’image du Christ Jésus et selon ses commandements.

Prions le Saint Esprit Créateur et Paraclet. Que Dieu nous prenne en pitié !

Viens, ô Esprit de Vérité, de Sagesse et de Force ! Viens et prends pitié de nous ! Enseigne-nous !

Voici une traduction française de la critique de l'Instrumentum Laboris écrite par S. Exc. Mgr Chaput, Archevêque de Philadelphie (Etats-Unis) et membre du Conseil permanent du Synode des évêques, publié sur First Things 

Réflexions sur l'Instrumentum Laboris (IL)

Principales difficultés théologiques dans l'instrument de travail (IL) pour le Synode 2018 :

I. Naturalisme 


L'Instrumentum Laboris affiche une focalisation omniprésente sur les éléments socioculturels, à l'exclusion de questions religieuses et morales plus profondes. Bien que le document exprime le désir de «relire» les «réalités concrètes» à la lumière de la foi et de l'expérience de l'église (§ 4), il ne parvient malheureusement pas à le faire. Exemples spécifiques :

§ 52. Après une discussion sur la conception instrumentale contemporaine du corps et des effets de "l'activité sexuelle précoce, de multiples partenaires sexuels, la pornographie numérique, l'exhibition du corps et le tourisme sexuel," le document déplore la "défiguration de la beauté et la profondeur de la vie affective et sexuelle.'' Aucune mention n'est faite au sujet de la défiguration de l'âme, de sa cécité spirituelle qui en découle, et de l'impact sur la réception de l'Évangile par celui qui a été blessé.
Eglise du Saint-Nom de Jésus, Rome.
L'Eglise terrassant l'hérésie.
§ 144. Il y a beaucoup de discussions sur ce que les jeunes veulent : peu sur la façon dont ces désirs doivent être transformés par la grâce dans une vie qui se conforme à la volonté de Dieu pour leur vie. Après des pages d'analyse de leurs conditions matérielles, l'Instrumentum Laboris (IL) n'offre aucune orientation sur la façon dont ces préoccupations matérielles pourraient être élevées et orientées vers leur fin surnaturelle. Bien que l'IL offre une certaine critique des objectifs exclusivement matérialistes/utilitaires (§ 147), la majorité du document répertorie minutieusement les diverses réalités socio-économiques et culturelles des jeunes adultes tout en n'offrant aucune réflexion significative sur préoccupations spirituelles, existentielles ou morales. Le lecteur peut facilement conclure que ces derniers ne sont d'aucune importance pour l'Église. L'IL note à juste titre que l'Église doit encourager les jeunes «à abandonner la recherche constante de petites certitudes» (§ 145). Nulle part, cependant, ne note-t-elle qu'elle doit aussi agrandir cette vue avec la grande certitude qu'il y a un Dieu, qu'il les aime, et qu'il veut leur bien éternel.

Ce naturalisme est également démontré dans la préoccupation du document avec les considérations suivantes: la mondialisation (§ 10); le plaidoyer pour le rôle de l'Église dans la formation de «citoyens responsables» plutôt que de Saints (§ 147) et la préparation des jeunes pour leur rôle dans la société (§ 135); les objectifs séculiers pour l'éducation (§ 149); promouvoir la durabilité et d'autres objectifs séculiers (§ 152-154); promouvoir "l'engagement social et politique" en tant que "véritable vocation" (§ 156); encouragement du «réseautage» comme un rôle de l'Église.

L'espoir de l'Évangile est sensiblement manquant. Au § 166, dans le contexte d'une discussion sur la maladie et la souffrance, un homme handicapé est cité: «vous n'êtes jamais assez préparé pour vivre avec un handicap: il vous invite à poser des questions sur votre propre vie, et à vous interroger sur votre fini.» Ce sont des questions existentielles pour lesquelles l'Église possède les réponses. L'IL ne répond jamais à cette citation avec des références à la Croix, à la souffrance rédemptrice, à la Providence, au péché, ou à l'amour divin. L'IL est de même faible sur la question de la mort au § 171: le suicide est décrit comme simplement «malheureux», et aucune tentative n'est faite pour le corréler aux échecs d'une ethos matérialiste. Ceci est également observé dans le traitement tiède de la toxicomanie (§ 49-50).


II. une compréhension inadéquate de l'autorité spirituelle de l'Église


L'IL met fin aux rôles respectifs de l'Ecclesia docens et de l'Ecclesia discens. L'ensemble du document est fondé sur la croyance que le rôle principal de l'Église magistrale est «l'écoute». Le plus problématique est le § 140: «l'Église devra opter pour le dialogue comme son style et sa méthode, en favorisant une prise de conscience de l'existence de liens et de connexions dans une réalité complexe.... Aucune vocation, surtout au sein de l'Église, ne peut être placée en dehors de ce dynamisme sortant du dialogue...'' En d'autres termes, l'Église ne possède pas la vérité, mais doit prendre sa place à côté d'autres voix. Ceux qui ont occupé le rôle d'enseignant et de prédicateur dans l'Église doivent remplacer leur autorité par le dialogue. (à cet égard, voir aussi § 67-70).

Saint Pie V et saint Charles Boromée terrassant
l'hérérise de Luther et de l'Islam,
par Giovanni Gasparoo
La conséquence théologique de cette erreur est la confusion entre le sacerdoce baptismal et le sacerdoce sacramentel. Depuis la Fondation de l'Église, par le commandement divin, les ministres ordonnés de l'Église ont été investis dans la tâche d'enseigner et de prêcher; de sa fondation, les fidèles baptisés ont été chargés d'entendre et de se conformer à la parole prêchée. En outre, le mandat de prêcher est co-institué par notre Seigneur avec le sacerdoce ministériel lui-même (cf. Mt 28:19-20). Si l'Église abandonnait son ministère de la prédication, c'est-à-dire si les rôles de l'Église enseignante et de l'Église enseignée devaient être inversés, la hiérarchie elle-même serait inversée, et le sacerdoce ministériel s'effondrerait dans le sacerdoce baptismal. En bref, nous deviendrions luthériens.

En dehors de ce grave problème ecclésiologique, cette approche présente un problème pastoral. Il est courant que les adolescents issus de foyers permissifs aspirent généralement à ce que les parents se préoccupent suffisamment pour fixer des limites et donner des directives, même s'ils se rebellent contre cette direction. De même, l'Église en tant que mère et enseignante ne peut pas, par négligence ou lâcheté, renoncer à ce rôle nécessaire de fixer des limites et de diriger (cf. § 178). À cet égard, le § 171, qui pointe vers la maternité de l'Église, ne va pas assez loin. Il n'offre qu'un rôle d'écoute et d'accompagnement tout en éliminant celui de l'enseignement.

III. une anthropologie théologique partielle


La discussion de la personne humaine dans l'IL ne fait aucune mention de la volonté. La personne humaine est réduite dans de nombreux endroits à «l'intellect et le désir», «la raison et l'affectif» (§ 147). L'Église, cependant, enseigne que l'homme, créé à l'image de Dieu, possède un intellect et une volonté, tout en partageant avec le reste du Royaume animal un corps, avec son affect. C'est la volonté qui est fondamentalement dirigée vers le bien. La conséquence théologique de cette omission flagrante est extraordinairement importante, puisque le siège de la vie morale réside dans la volonté et non dans les vicissitudes de l'affect. D'autres exemples incluent § 114 et § 118. 

IV. une conception relativiste de la vocation

Tout au long du document, l'impression est donnée que la vocation concerne la recherche privée et individuelle de sens et de vérité. Les exemples incluent: § 129. Qu'entend-on par «forme personnelle de sainteté?» Ou, une "propre vérité"? C'est le relativisme. Tandis que l'Église propose certainement l'appropriation personnelle de la vérité et de la sainteté, l'Écriture est très claire sur le fait que Dieu, la vérité première, est un; le diable est Légion.

Le § 139 donne l'impression que l'Église ne peut pas proposer la vérité (singulière) aux gens et qu'ils doivent décider eux-mêmes. Le rôle de l'Église ne se réduirait qu'à l'accompagnement. Cette fausse humilité risque de diminuer les contributions légitimes que l'Église peut et doit faire.

"Je suis l'Immaculée Conception"
"A la fin, mon Cœur immaculé triomphera"
Le § 157. Pourquoi l'Église devrait-elle soutenir les «voies pour changer des modes de vie?» Cela est en conjonction avec les exhortations aux jeunes de prendre la responsabilité de leur propre vie (§ 62) et de construire un sens pour eux-mêmes (§ 7, § 68-69) donnant l'impression que la vérité absolue n'est pas trouvée en Dieu

V. une compréhension appauvrie de la joie chrétienne 


La spiritualité chrétienne et la vie morale sont réduites à la dimension affective, et plus clairement au § 130, attestant une conception sentimentale de la «joie». La joie semble être un état purement affectif, une émotion heureuse, parfois enracinée dans le corps ou l'amour humain (§ 76), parfois dans l'engagement social (§ 90). Malgré sa référence constante à la «joie», nulle part l'IL ne le décrit comme le fruit de la vertu théologale de la charité. La charité n'est pas non plus caractérisée comme l'ordre approprié de l'amour, mettant Dieu d'abord et ordonnant alors tous les autres amours en référence à Dieu.

La conséquence théologique de ceci est que l'IL n'a pas de théologie de la Croix. La joie chrétienne n'est pas l'antithèse de la souffrance, elle est une composante nécessaire d'une vie cruciforme. Le document donne l'impression que le vrai chrétien sera «heureux» en tout temps, dans le sens familier. Elle implique en outre l'erreur que la vie spirituelle elle-même aura toujours comme conséquence la joie (affective) ressentie. Le problème pastoral qui en découle est plus évident encore au § 137: est-ce le rôle de l'Église de faire en sorte que les jeunes se sentent aimés par lui [Dieu]» ou de les aider à savoir qu'ils sont aimés indépendamment de ce qu'ils pourraient ressentir? 

Outre les considérations qui précèdent, il existe d'autres préoccupations théologiques graves dans l'IL, y compris: une fausse compréhension de la conscience et de son rôle dans la vie morale; une fausse dichotomie proposée entre la vérité et la liberté; une fausse équivalence entre le dialogue avec les jeunes LGBT et le dialogue œcuménique; et un traitement insuffisant du scandale de l'abus.





mardi 2 octobre 2018

Saints Anges de Dieu, nos gardiens, priez pour nous

Basilique de Foruvière, Saints Anges musiciens


Du vénérable abbé Henri Marie Boudon,
 « L’homme de Dieu », partie II, chap. 6


Mais l’on peut bien faire la même pratique dans le lieu où l’on demeure : dans les villes et campagnes. On a écrit d’un serviteur de Dieu de nos jours, c’était le défunt M. Ollier, que passant sur le Pont-Neuf à Paris, les yeux lui furent ouverts surnaturellement et les anges de toutes les personnes qui y passaient lui furent montrés.

Mais ne savons-nous pas plus certainement que, par ces vues, que chaque personne a un bon ange ?
D’où vient donc qu’on les voit si peu par la foi en les rencontrant si souvent ?

Je sais des gens qui font un saint pacte avec ces glorieux esprits par lequel ils veulent et ont intention de les saluer autant de fois qu’ils saluent quelque personne, quoique pour lors ils n’y fassent point de réflexion. Mais j’en sais qui en ont pris si saintement l’habitude que souvent en même temps qu’ils voient une personne, la pensée et la vue intérieure de l’ange qui la garde leur est donnée.

Le P. Seurin assurait que l’on en ressentait quelquefois la présence par une suavité admirable, qu’ils étaient comme des éclairs de lumière qui pénétraient vivement l’esprit et le cœur, que non seulement ils se rendaient présents à nous par une assistance ou liaison morale, mais que quelquefois ils se mettaient dans nos sens intérieurs et dans nos membres. Il citait là-dessus la pratique du P. le Fèvre, premier compagnon de saint Ignace, ce grand ami des anges qui les priait de se mettre en lui et dans les esprits vitaux pour y servir aux opérations de la grâce.

Et de vrai si les démons ont bien ce pouvoir, comme on le voit manifestement dans les possédés, s’ils se contournent pour ainsi dire dans ces personnes à raison des vices qu’ils y trouvent, pourquoi les bons anges ne feront-ils pas des choses pareilles pour le bien des âmes et l’établissement de la gloire de Jésus Christ ? Le prophète Zacharie dans l’Ecriture ne dit-il pas clairement, et plusieurs fois, que l’ange du Seigneur qui lui parlait était en lui ?



lundi 1 octobre 2018

Sainte Thérèse de Lisieux, patronne de la Normandie et de la France


Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, ocd., « Cahiers verts », I, pp. 8-9

~ Elle est prise de terribles douleurs dans les intestins, elle a le ventre dur comme une pierre, les fonctions ne se font plus qu'avec d'affreuses souffrances. Si on l'assied pour éviter une oppression plus grande lorsqu'elle tousse longtemps, elle se croît assise « sur des fers pointus ». Elle conjure que l'on prie pour elle, parce que, dit-elle « c'est à en perdre la raison ».

Sainte Thérèse, souriant malgré sa souffrance, offrant tout pour la gloire de
Dieu et le Salut du monde entier.
Elle demande qu'on ne laisse pas à sa portée les médicaments poison pour l'usage externe et conseille qu'on n'en laisse jamais près des malades qui souffriraient les mêmes tortures, toujours pour ce motif que « c'est à en perdre la raison » et que ne sachant plus ce que l'on fait, on pourrait très bien se donner la mort.
Que d'ailleurs, si elle n'avait pas eu la foi, elle n'aurait pas hésité un instant à se donner la mort.

... Eh bien, ça vaut mieux, tant qu'à faire de souffrir beaucoup et de partout, d'avoir plusieurs maladies ensemble. C'est comme en voyage, où l'on supporte toutes sortes d'incommodités, sachant bien que ça va finir promptement et qu'une fois le but atteint on n'en jouira que davantage.




dimanche 30 septembre 2018

Prière et Pénitence pour l'Eglise en ce mois du Rosaire

Saint Michel terrassant le démon

Lu sur vaticannews.va


Le Pape François a demandé à tous les catholiques de prier davantage en ce mois d’octobre, particulièrement pour l'Église et contre le diable qui divise.

Un mois de rosaire pour protéger l’Église en ces temps difficiles.

Il nous invite à prier le Rosaire chaque jour, pour que la Vierge Marie aide l’Église en ces temps de crise, et à prier l’Archange Saint Michel afin qu’il la défende des attaques du démon. Selon la tradition spirituelle, Michel est le chef des armées célestes et le protecteur de l’Église (Apocalypse 12, 7-9).

Saint Dominique recevant le Saint
Rosaire de Notre Dame
Le Pape François nous invite à conclure le Rosaire avec une des plus anciennes invocations à la Sainte Mère de Dieu, «Sub Tuum Præsidium», et avec la prière traditionnelle à Saint Michel, écrite par Léon XIII : 
« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu. Ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers délivre-nous toujours, Vierge glorieuse et bénie. Amen »

Prière à l’Archange Saint Michel :
« Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat et soyez notre protecteur contre la méchanceté et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous en supplions; et vous, Prince de la Milice Céleste, par le pouvoir divin qui vous a été confié, précipitez au fond des enfers Satan et les autres esprits mauvais qui parcourent le monde pour la perte des âmes. Amen.»