Des Vêpres
du 1er août au soir du 2 août, l’Eglise célèbre la solennité de
Notre Dame des Anges. C’est le pardon de la Portioncule qui fait mémoire des
apparitions du Seigneur et de Notre Dame à S. François d’Assise.
En cette
fête, nous pouvons recevoir pour nous-même ou nos chers défunts, la grâce de l’indulgence
plénière aux conditions habituelles de l’Eglise.
Alors prions,
supplions. Que les armées célestes commandées par S. Michel au service du
Christ, notre Dieu, et de Notre Dame, Reine des Anges, viennent à notre aide.
Qu’ils
viennent soutenir le peuple de Dieu en pèlerinage sur terre. Qu’ils nous aident
à nous convertir et à combattre le bon combat de Dieu et de l’Evangile, pour le
porter à tous. Prions pour la conversion des pécheurs, le Salut de toutes les
âmes, spécialement celles qui sont en Purgatoire. Prions pour que le Successeur
de Pierre et les Successeurs des Apôtres, les Evêques, soient fidèles aux
promesses de leur baptême et de leur consécration épiscopale. Prions pour les
prêtres, qu’ils nous donnent fidèlement Jésus-Christ dans leurs catéchèses et
par la célébration des divins Sacrements. Prions pour les diacres, les
religieux, les moines, les ermites, tous les consacrés. Prions pour les
vocations. Prions pour les époux chrétiens et les familles. Prions pour chacun
d’entre nous, que nous rayonnions de l’amour de notre Dieu-Trinité.
Du
vénérable l’abbé Henri Marie Boudon, « Dévotion aux neuf chœurs des Anges »
Elle est l’auguste
et triomphante Reine du paradis, les anges sont ses fidèles et généreux sujets
qui l’ont honorée, comme nous venons de le dire auparavant, qu’elle fût et qui
tiennent à grande gloire d’être assujettis aux lois de son royaume.
Elle est Dame des
anges et souvent elle est invoquée sous cette qualité de Notre Dame des anges ;
ils sont donc ses serviteurs, mais des serviteurs si zélés qu’ils ne font qu’attendre
la manifestation de ses volontés pour les exécuter au moindre signe avec une
promptitude inénarrable. Elle est même leur amie, c’est pourquoi dans le
Cantique le divin Epoux la prie de parler et de faire entendre sa voix parce
que, dit-il, les amis écoutent. Or ces amis sont les saints anges.
En ce 1er janvier, l'Eglise offre la grâce de l'indulgence plénière à tous ceux qui consacreront cette nouvelle année au Saint Esprit.
Chantons le "Veni Creator".
Malgré l'incertitude des temps, Dieu veille sur chacun d'entre nous.
Saint Nectaire d’Egine
La paix est un don
divin, richement distribué à tous ceux qui sont réconciliés avec Dieu. La paix ressemble à la lumière, à l'opposé
du péché qui est ténèbres : un pécheur ne peut jamais être artisan de paix.
Luttez contre le péché et ne soyez pas troublés par le
réveil de vos propres passions. Si tu sors vainqueur, cet éveil de passions se
transformera en joie et paix. Si tu succombes (et fasse qu'il n'en soit pas ainsi),
ce sont la tristesse et le trouble qui prennent le dessus. Et si encore, après
avoir mené un rude combat, il advient
que le péché l'emporte momentanément sur toi, toi au contraire persiste dans ta
lutte et au bout du compte tu en sortiras et vainqueur et pacifié. "Cherchez à être en paix avec tout le monde ;
cherchez la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur"
(Hébreux 12, 14).
La paix et la sanctification sont deux conditions
nécessaires pour celui qui recherche avec zèle le visage de Dieu. La paix est
le fondement sur lequel se construit la sanctification. Point de sainteté dans
un cœur troublé et coléreux. La colère, lorsqu'elle perdure dans notre âme,
devient cause de haine et d'inimitié. Voilà
pourquoi il convient de vite se réconcilier avec son prochain. Pour ne pas être
privé de la grâce divine qui sanctifie nos cœurs ! Celui qui est en paix avec
lui-même, celui-là pacifie aussi les autres et il demeure dans la paix de Dieu.
Bien que l'année fut encore bien difficile, ce dernier jour de l'année est consacré à l'action de grâce, chantons le "Te Deum" et supplions la miséricorde divine de nous venir en aide.
Recevons la grâce de l'indulgence pour nous-même ou nos frères défunts.
Du Cardinal Joseph Ratzinger
Saint
François voulut qu’un bœuf et un âne soient présents dans la grotte de Greccio
(village de 1 600 habitants, où en 1223, saint François d’Assise a imaginé la
première crèche vivante de la nativité) dans la nuit de Noël.
Saint François avait dit à Jean, le noble : “Je voudrais réveiller en pleine
réalité le souvenir de l’enfant tel qu’il est né à Bethléem, et toutes les
difficultés qu’il eut à endurer dans son enfance. Je souhaite voir de mes yeux
corporels ce que c’est que de coucher dans une mangeoire et de dormir sur le
foin, entre un bœuf et un âne”.
Depuis lors, le bœuf et l'âne ont eu leur place dans toutes les crèches.
Mais d’où proviennent-ils réellement ? Il est bien connu que les récits de Noël
du Nouveau Testament ne les mentionnent pas. Lorsque nous étudions cette
question, nous découvrons un facteur important dans toutes les coutumes de Noël
et, en fait, dans toute la piété de Noël et de Pâques de l’Eglise, à la fois
dans la liturgie et dans les coutumes populaires.
Le bœuf et l’âne ne sont pas simplement des produits de l’imagination pieuse :
la foi de l’Eglise dans l’unité de l’Ancien et du Nouveau Testament leur a
donné leur rôle comme un accompagnement de l’événement de Noël. Nous lisons
dans Isaïe : “Le bœuf connaît son propriétaire, et l’âne la maison de son
maître, mais Israël ne la connaît pas, mon peuple ne comprend pas” (1,
3). Les Pères de l’Eglise ont vu dans ces paroles une prophétie qui anticipait le
nouveau peuple de Dieu, l’Eglise composée de Juifs et de païens. Devant Dieu,
tous les hommes, Juifs et Gentils, étaient, comme le bœuf et l’âne, sans raison
ni connaissance. Mais l’enfant de la crèche a ouvert leurs yeux afin qu’ils
reconnaissent maintenant la voix de leur Maître, la voix de leur
Seigneur.
Il est frappant de constater, dans les images médiévales de Noël, combien les
artistes donnent aux deux animaux des visages presque humains et comment ils se
tiennent devant le mystère de l’enfant et se prosternent dans la conscience et
la révérence. Mais après tout, ce n’était que logique, puisque les deux animaux
ont été considérés comme le symbole prophétique du mystère de l’Eglise : de
notre propre mystère, puisque nous ne sommes que des bœufs et des ânes
vis-à-vis du Dieu éternel, des bœufs et des ânes dont les yeux sont ouverts le
soir de Noël, afin qu’ils puissent reconnaître leur Seigneur dans la
crèche.
Qui l’a reconnu, et qui n’est pas parvenu à le reconnaître ?
L’avons-nous vraiment reconnu ? Lorsque nous plaçons le bœuf et l’âne à côté de
la crèche, nous devons nous rappeler tout le passage d’Isaïe, qui n’est pas
seulement une bonne nouvelle - dans le sens de la promesse d’une connaissance à
venir - mais aussi un jugement prononcé sur la cécité contemporaine. Le bœuf et
l’âne savent, “mais Israël ne sait pas, mon peuple ne comprend pas”.
Qui sont le bœuf et l’âne d’aujourd'hui, et qui est “mon peuple” qui ne
comprend pas ? Comment pouvons-nous reconnaître le bœuf et l’âne ? Comment
pouvons-nous reconnaître “mon peuple” ? Et pourquoi l’absence de raison reconnaît-elle,
alors que la raison est aveugle ?
Afin de découvrir la réponse, il nous faut revenir avec les Pères de l’Eglise
au premier Noël. Qui l’a reconnu ? Et qui n’a pas su le reconnaître ? Et
pourquoi en a-t-il été ainsi ?
Celui qui a échoué à le reconnaître, c’est Hérode, qui n’a pas compris quand on
lui a parlé de l'enfant : au contraire, il a été aveuglé d’autant plus
profondément par sa soif de pouvoir et la paranoïa qui l’accompagne (Mt 2,
3).
Ceux qui ont échoué à le reconnaître, c’est “tout Jérusalem avec lui”
(ibid.)
Ceux qui ont échoué à le reconnaître, ce sont les gens “vêtus de vêtements
moelleux”, ceux qui ont une position sociale élevée (Mt 11, 8).
Ceux qui ont échoué à le reconnaître, ce sont les maîtres savants, ceux qui
étaient experts de la Bible, les spécialistes de l’interprétation biblique qui,
certes, connaissaient le passage correct de l’Ecriture, mais n’ont pas réussi à
en comprendre quelque chose (Mt 2, 6).
Ceux qui l’ont reconnu, ce sont “le bœuf et l’âne” (en comparaison à ces hommes
de prestige) : les bergers, les Rois Mages, Marie et Joseph. Mais les choses auraient-elles pu être autrement ? Ceux qui ont une haute
position sociale ne sont pas dans l’écurie où se trouve l'enfant Jésus : c’est
là que le bœuf et l'âne ont leur demeure.
Et nous ? Sommes-nous si loin de l’étable, parce que nos vêtements sont bien
trop moelleux et que nous sommes bien trop intelligents ? Sommes-nous si
empêtrés dans l’exégèse savante des Ecritures, dans les démonstrations de
l’inauthenticité ou de l’exactitude historique de passages individuels, que
nous devenons aveugles à l’enfant lui-même et ne percevons rien de lui ?
Sommes-nous tellement “à Jérusalem”, dans le palais, enfermés en nous-mêmes et
dans notre arrogance et notre paranoïa, que nous ne pouvons entendre dans la
nuit la voix des anges et puis nous mettre en route pour aller adorer l’enfant
?
En cette nuit, donc, le visage du bœuf et de l’âne nous regardent avec une
question : mon peuple ne comprend pas, mais entendez-vous la voix de votre
Seigneur ?
Quand nous plaçons les figurines familières dans la crèche, nous devrions
demander à Dieu de donner à nos cœurs la simplicité qui découvre le Seigneur
dans l’enfant, tout comme Saint François autrefois à Greccio. Car alors, nous
aussi, nous pourrions faire l’expérience de ce que Celano - le premier
biographe de Saint François - rapporte au sujet de ceux qui ont pris part à la
Messe de minuit à Greccio. Et ses paroles font écho aux paroles de Saint Luc au
sujet des bergers dans la première nuit de Noël : tous sont rentrés chez eux
remplis de joie.
A l’égard des indulgences, je crois qu’il est
nécessaire de les faire imprimer avec l’avis qui est aussi très nécessaire.
La plupart des personnes et presque toutes
ne pensent pas à l’application de ces Indulgences aux âmes du Purgatoire ; elles n’en connaissent ni
l’obligation ni l’importance.
Vous rendrez un grand service à ces pauvres
âmes et c’est la plus grande charité que l’on puisse faire à raison qu’il n’y a point de maux pareils
à ceux qu’elles souffrent sans pouvoir
ni y remédier ni même demander du secours.
LA PÉNITENCERIE
APOSTOLIQUE, ayant reçu les diverses suppliques de divers Pasteurs sacrés de
l’Eglise, en raison de l’état de pandémie persistante, confirme et étend pour
tout le mois de novembre 2021tous les bénéfices spirituels
déjà accordés le 22 octobre 2020, par le décret Prot. N. 791/20/I
avec lequel, à cause de la pandémie de "covid-19", les
Indulgences plénières pour les fidèles défunts étaient prolongées pour tout le
mois de novembre 2020.
De la
générosité renouvelée de l’Eglise, les fidèles puiseront certainement des
intentions pieuses et une vigueur spirituelle pour orienter leur vie selon la
loi évangélique, en communion filiale et dévotion envers le Souverain Pontife,
fondement visible et pasteur de l’Eglise catholique.
Le présent
Décret est valable pour tout le mois de Novembre. Nonobstant toute
disposition contraire.
Donné à Rome, au siège de la Pénitencerie apostolique, le
27 octobre 2021.
Lettre apostolique « Patris corde » du Pape François Ier, à l’occasion du 150e
anniversaire de la déclaration de S. Joseph comme Patron de l’Eglise
universelle
Avec un cœur de père : C’est ainsi que
Joseph a aimé Jésus, qui est appelé dans les quatre Évangiles « le fils de
Joseph ».
~ Nous savons qu’il était un humble
charpentier (cf. Mt 13, 55), promis en mariage à Marie
(cf. Mt 1, 18 ; Lc 1, 27) ; un « homme juste » (Mt 1, 19), toujours prêt à accomplir
la volonté de Dieu manifestée dans sa Loi (cf. Lc 2,
22.27.39), et à travers quatre songes (cf. Mt 1, 20 ; 2,
13.19.22). Après un long et fatiguant voyage de Nazareth à Bethléem, il vit naître le Messie dans une étable,
parce qu’ailleurs « il n’y avait pas de place pour eux » (Lc 2,
7). Il fut témoin de l’adoration des bergers (cf. Lc 2, 8-20)
et des Mages (cf. Mt 2, 1-12) qui représentaient
respectivement le peuple d’Israël et les peuples païens.
Il eut le courage d’assumer la
paternité légale de Jésus à qui il donna le nom révélé par l’ange : « Tu lui
donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Mt 1, 21). Comme on le sait,
donner un nom à une personne ou à une chose signifiait, chez les peuples
antiques, en obtenir l’appartenance, comme l’avait fait Adam dans le récit de
la Genèse (cf. 2, 19-20).
Quarante jours après la naissance, Joseph,
avec la mère, offrit l’Enfant au Seigneur dans le Temple et entendit,
surpris, la prophétie de Siméon concernant Jésus et Marie (cf. Lc 2,
22-35). Pour défendre Jésus d’Hérode, il
séjourna en Égypte comme un étranger (cf. Mt 2, 13-18).
Revenu dans sa patrie, il vécut en cachette dans le petit village inconnu de Nazareth en Galilée – d’où, il était
dit, "qu’il ne surgit aucun prophète" et "qu’il ne peut jamais
en sortir rien de bon" (cf. Jn 7, 52 ; 1, 46) –, loin de Bethléem, sa ville natale, et de
Jérusalem où se dressait le Temple. Quand, justement au cours d’un
pèlerinage à Jérusalem, ils perdirent Jésus âgé de douze ans, avec Marie ils le
cherchèrent angoissés et le retrouvèrent dans le Temple en train de discuter
avec les docteurs de la Loi (cf. Lc 2, 41-50).
Après Marie, Mère de Dieu, aucun
saint n’a occupé autant de place dans le Magistère pontifical que Joseph, son
époux. Mes
prédécesseurs ont approfondi le message contenu dans les quelques données
transmises par les Évangiles pour mettre davantage en évidence son rôle central
dans l’histoire du salut : le bienheureux Pie IX l’a déclaré « Patron de l’Église Catholique », le vénérable Pie XII l’a présenté comme « Patron des travailleurs », et saint Jean Paul II comme « Gardien du Rédempteur ». Le peuple l’invoque comme « Patron de la bonne mort ».
Par conséquent, à l’occasion des 150 ans de sa déclaration comme Patron de l’Église Catholique faite
par le bienheureux Pie IX, le 8 décembre 1870, je voudrais – comme dit
Jésus – que "la bouche exprime ce qui déborde du cœur" (cf. Mt 12,
34), pour partager avec vous quelques réflexions personnelles sur cette figure
extraordinaire, si proche de la condition humaine de chacun d’entre nous. ~ Nous pouvons tous trouver en saint Joseph
l’homme qui passe inaperçu, l’homme de la présence quotidienne, discrète et
cachée, un intercesseur, un soutien et un guide dans les moments de difficultés.
Saint Joseph nous rappelle que tous ceux qui, apparemment, sont cachés ou en
"deuxième ligne" jouent un rôle inégalé dans l’histoire du salut. À
eux tous, une parole de reconnaissance et de gratitude est adressée.
Oh ! heureux homme,
bienheureux Joseph ! à qui il a été donné de voir le Dieu que beaucoup de rois ont
voulu voir et n’ont pas vu ; ont voulu entendre et n’ont pas entendu ;
il vous a été donné non seulement de le voir et de l’entendre, mais de le
porter et de l’étreindre, de l’embrasser, de le vêtir et de le garder.
Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « Science
et pratique du Chrétien », chap.3, Les grandeurs admirables de la vocation
chrétienne
Que le Dieu d’Israël est bon ! Qu’il
soit béni, lui qui fait
seul des choses admirables !
Que son nom est glorieux, et plein de
majesté, soit béni dans tous les siècles !
Que les cieux, la
terre et la mer et tout ce qui se meut en eux célèbrent ses louanges !
O Dieu que les peuples vous louent, qu’ils
entrent dans la joie et l’allégresse, qu’ils bénissent la sainteté de votre nom
dans la durée de toute l’éternité !
Que vos Anges et tout ce qui respire vous
louent !
Mais, ô Jérusalem, ô Sion, ô âme
chrétienne, chante les louanges de ton Seigneur et de ton Dieu qui a établi la paix dans toute ton
étendue. Chante un nouveau Cantique à se gloire !
Réjouis-toi en ton Roi qui te couronne de
miséricorde et de grâce.
Souviens-toi des merveilles et des prodiges
qu’il a faits en ta faveur ; n’oublie jamais les grâces que tu en as
reçues.
Mais qui racontera les miracles de l’amour qu’il a porté à son peuple ?
Qui pourra dire les choses grandes
qu’il lui a faites, lui qui est tout puissant et dont le nom est saint ?
O Seigneur, qu’elles sont admirables, qu’elles
sont élevées au-dessus de toute pensée, ô Dieu, qui est égal à vous ?
Mais, ô Dieu de
bonté et de miséricorde, faites nous luire votre lumière des montagnes
éternelles pour raconter les merveilles que vous avez faites au peuple chrétien
que vous avez si chèrement aimé, à ce peuple que vous avez racheté des mains de
l’ennemi et que vous avez comblé de l’abondance de vos biens ; enfin, que vous soyez loué par ceux qui sont votre
héritage !
Du 1er au 8 novembre, l'Eglise offre la grâce de l'indulgence plénière pour tous les défunts aux fidèles en état de grâce qui assisteront à la Messe et y communieront aux intentions des défunts et de toute l'Eglise.
Du fait de la situation sanitaire actuelle, l'Eglise étend cette grâce à tout le mois de novembre même aux fidèles qui ne peuvent aller à la Messe et visiter un cimetière comme c'est habituellement prévu.
Que ce mois de novembre, si sombre, si triste, devienne un foyer de grâces et de lumières pour tous nos frères défunts ! Prions pour eux, c'est l'acte de charité le plus grand que nous puissions faire pour eux en offrant des Messes de suffrage.
Du
vénérable abbé Henri Marie Boudon, « La
gloire de la Sainte Trinité dans le secours des âmes du Purgatoire »,
1ère partie, 1er motif : La grandeur des tourments.
Cependant les
tourments du Purgatoire les surpassent dans leur grandeur, tous ceux même
des Martyrs n’en approchent point selon qu’il fut révélé à sainte Magdeleine de
Pazzi. Il y a plus et voici ce qui est bien capable de faire trembler les plus
assurés.
Le
Docteur angélique enseigne que les peines du Purgatoire sont plus grandes que
celles que notre bon Sauveur a endurées en sa douloureuse Passion. Hélas
que devenir ici ! O vous qui lisez ces choses et moi qui les écris, que
deviendrons nous ! Mon Seigneur, ne
me reprenez pas dans votre fureur et ne me châtiez pas dans votre colère !
Il n’y a rien de sain dans ma chair et il n’y a point de paix dans mes os quand
j’y pense.
Miséricorde,
miséricorde ! Sang de Jésus Christ, apaisez la divine colère ! O très
douce Vierge, la Mère de la miséricorde, ayez pitié de nous, ayez pitié des
pauvres âmes du Purgatoire ! Anges bienheureux, venez au secours !
Encore une fois, que devenir ici ? Ne dites donc pas que vous ne craignez pas
tant le Purgatoire parce que l’on est assuré d’aller dans le Ciel. Que personne
ne parle de la sorte, dit saint Augustin, car il est vrai que quoique cette
assurance donne des consolations indicibles elle n’empêche pas pourtant que l’on
ne souffre d’une manière inexplicable. Vous
concevrez bien cette vérité par l’exemple de notre bon Sauveur. Non seulement
il était assuré de sa gloire, mais sa très sainte âme en jouissait dès le
premier moment de sa bienheureuse création, et cependant cette jouissance dans
sa suprême partie a-t-elle empêché les peines épouvantables de sa douloureuse
Passion ? Oui, dit ce Père que je viens de citer, tout ce que l’on
peut voir ou sentir est bien éloigné des tourments de ces flammes purifiantes.
Hélas ! non jamais l’œil n a vu ni l’oreille entendu rien de pareil.
Saint Bonaventure, prologue des
"Louanges de la bienheureuse Vierge Marie"
Salut ! Ô Lis céleste, Rose épanouie,
mère de l'humilité, Reine des anges, Sanctuaire de la divinité. En cette vallée de larmes, donnez-nous le
courage, venez à notre secours, vous
que le ciel nous offrit pour avocate au
milieu de nos crimes.
Tendre
Vierge, vous êtes incomparable, car vous
avez mérité d'entendre la voix de l'Ange, et de concevoir le Fils de Dieu sous
le souffle sacré de l'Esprit Saint. Vierge avant d'avoir conçu, vous l'êtes
encore après. Refuge vraiment unique, hélas ! dans cette vie si inconstante,
daignez consoler ceux qui vous servent.
La terre est dans l'étonnement en vous voyant
Vierge et Mère à la fois.
Notre fragilité ne peut comprendre des merveilles d'une puissance aussi
magnifique. Il faut que notre foi s'élève jusqu'aux célestes hauteurs ; et là
elle confesse dans la vérité que vous êtes la Mère du Christ, qu'en vous la divinité s'est revêtue de notre
chair.
Chapelle de la Portioncule, Basilique Notre-Dame des Anges, Assise
O
Mère ! vous avez engendré un fils par excellence ; née dans le temps, vous avez
mis au jour celui qui fut votre Père ; simple étoile, vous avez produit le
soleil; faible créature vous avez donné la vie à celui qui est incréé ; petit
ruisseau, vous avez fait jaillir la fontaine qui vous alimente ; vase fragile,
vous avez formé le potier qui vous créa, et vous êtes demeurée toujours vierge, toujours immaculée ; et par
vous, Mère du Christ, la vie que nous avions perdue, nous l'avons recouvrée.
Oh !
qu'elles sont glorieuses ces entrailles qui devinrent le temple sacré du
Seigneur ! Qu'elles sont saintes ces mamelles qu'il daigna sucer !
Qu'il est suave ce lait dont il voulut être nourri ! Mère vraiment digne d'un salut de grâce, vous qui régnez au plus haut
des cieux, délivrez-nous de la malédiction de la mort éternelle; délivrez-nous
de tout malheur.
Rose pure, rose d'innocence, rose nouvelle et
sans épine, rose épanouie et féconde, rose devenue pour nous un bienfait de
Dieu, vous avez été établie Reine des cieux ; il n'est personne qui puisse jamais vous être comparé; vous
êtes le salut du coupable, vous êtes le soutien de toutes nos entreprises.
La
loi vous a montrée en ses figures; les pages saintes du Testament ancien vous
ont annoncée par de nombreuses énigmes, et l'alliance nouvelle vous a rendue
grande entre toutes les femmes; elle vous a élevée au-dessus de toute créature.
Avant l'origine du monde le Seigneur vous a
choisie, alors que dans sa sagesse il
jetait les fondements du ciel. Dès ce jour il arrêta, dans le secret de ses
pensées, de combler par vous, Vierge et Mère, l'abîme ouvert par le péché de
notre premier père.
Réjouissez-vous, ô Vierge ! ô Mère !
réjouissez-vous. C'est par vous que le monde
voit ses ruines se réparer. Mêlez les
accents de votre joie à ceux dont le ciel retentit. C'est à vous que la gloire
est donnée de payer à Dieu sans réserve le prix de notre rançon; à vous qu'il a
été accordé de délivrer l'homme des malheurs de la ruse infernale dont il fut
la victime ; et cette gloire est au-dessus de tout éloge.
Chapelle de la Portioncule dans la basilique Notre-Dame des Anges, Assise
Demain, nous célébrerons la fête de la dédicace de la Basilique de Notre-Dame des Anges à la Portioncule, près d'Assise. Là, la sainte Mère de Dieu entourée des Anges et des Esprits bienheureux apparut près de son divin Fils à saint François qui avait rebâti cette petite chapelle. Là, le saint d'Assise demanda la grâce de la rémission complète des conséquences des péchés pour tous ceux qui prieraient en état de grâce pour eux, pour l'Eglise, pour la conversion des pécheurs, pour le Salut de tous les hommes.
Le Christ Jésus, unique Médiateur entre Dieu le Père et les hommes, grand Prêtre de l'Alliance nouvelle et éternelle, acquiesça à la demande du saint appuyée par sa Mère toute pure et toute sainte, la bienheureuse Vierge Marie.
C'est l'indulgence d'Assise ou de la Portioncule.
L'enchiridion des indulgences rénové à la demande du Pape Paul VI rappelle que toute personne en état de grâce peut recevoir cette grâce des grâces (sans péché mortel sur la conscience, s'étant confessé sacramentellement et ayant reçu la sainte absolution, ayant assisté à la Messe et en ayant communié, ayant visité la maison de Dieu et y ayant prié aux intentions de l'Eglise et du Saint Père).
Cette indulgence peut être reçue pour soi-même ou pour les âmes bénies en Purgatoire qui attendent d'entrer dans la lumière, la paix et la joie de la Jérusalem céleste.
Pour nous y préparer, spécialement ceux qui aiment à prier le vénérable abbé Henri Marie Boudon, grand dévot de la sainte Vierge et des saints Anges, prions et chantons les louanges divines :
Angeli Archangeli Throni et Dominationes
Principatus et Potestates
Virtutes caelorum.
Cherubim atque Seraphim
Dominum benedicite in aeternum.
Les Anges, les Archanges, les Trônes et Dominations,les Principautés et Puissances, les Vertus des cieux. Chérubins et Séraphins, bénissez le Seigneur à jamais.
Et voici quelques vidéos pour nous apprendre à chanter cette magnifique antienne de communion ou à l'écouter accompagnée du Magnificat de la Mère de Dieu.
Dans exactement trois jours nous célébrerons la solennité de Notre Dame des Anges.
Marie, Mère de Dieu, est apparue à S. François d'Assise à la Portioncule, entourée de son divin Fils et des neufs chœurs des Esprits bienheureux.
La chapelle de la Portioncule, dans la basilique de Notre-Dame des Anges, Assise
Le Seigneur Jésus demanda au pauvre d'Assise ce qu'il désirait. Celui-ci demanda le pardon des conséquences du péché dans les âmes des hommes qui visiteraient un lieu consacré du 1er août au soir jusqu'au 2 août au soir (une cathédrale, une paroisse, une chapelle, un simple oratoire) et qui, avec une âme purifiée par l'absolution sacramentelle et nourrie du Saint Sacrement de la divine Eucharistie, s'offriraient à Dieu dans la prière pour toutes les intentions de l'Eglise (l'extension du Règne de Dieu dans tous les cœurs, la fin des schismes et des hérésies qui abîment l'Eglise et la souillent, la conversion de tous les chrétiens au Christ Roi depuis le Pape jusqu'au dernier des fidèles) tout en redisant les promesses de son Baptême et en rejetant tout mal et le faux prince de ce monde (en récitant le Credo, le Notre-Père, le Je vous salue).
Ainsi, les fidèles peuvent recevoir la grande grâce de l'indulgence plénière pour eux-mêmes ou pour les défunts.
Préparons-nous donc à vivre cette grande fête et vivant un triduum - trois jours de prières préparatoires - à cette solennité.
Extrait des « Paraphrases des litanies de Notre
Dame des victoires »
Regina
Angelorum, ora pro nobis.
Reine des
Anges, priez pour nous.
I. Considération :
Si on donne à Marie le titre glorieux de Reine des Anges, c’est parce qu’en
qualité de Mère du Créateur, des Anges & du souverain Maître des cieux, elle
surpasse en gloire toutes les intelligences célestes.
Le petit pauvre d'Assise, Saint François, dessin
C’est ce que reconnaît l’Eglise universelle quand
elle chante au jour de l’Assomption de la sainte Vierge. La sainte Mère de Dieu
est élevée dans le Royaume de cieux au-dessus de tous les Anges.
Aussi les Anges, ravis de l’empire que Marie a sur
eux, la servent avec une affection digne des complaisances de Dieu même ; ils
ne cessent d’exprimer la tendresse des sentiments qui les animent pour elle par
des acclamations de joie, d’allégresse dans les bénédictions qu’ils lui donnent.
II. Or, en
considérant la gloire dont Marie jouit dans le ciel au-dessus de tous les
Anges, ne craignons pas qu’elle soit seulement proportionnée à la grandeur de
son rang ; mais persuadons nous qu’elle l’est aussi à l’élévation de son
mérite car, celui qui selon St Paul rendra à chacun selon ses œuvres, qui n’aura
pas égard à la condition des personnes, n’aurait pas glorifié sa Mère jusqu’à
l’élever au-dessus des chœurs des Anges, si elle ne les eut pas
incomparablement surpassé en mérite.
Il est donc vrai de dire que la sainte Vierge qui
fut, dès le premier instant de sa conception, plus élevée en grâces que les
Séraphins, les surpasse une manière si excellente en mérite, que toutes les
perfections des Anges disparaissent devant les siennes.
III.
Voulons-nous donc, un jour dans le ciel, nous réjouir en célébrant avec les
Anges les louanges de Marie ? Faisons-nous un trésor de mérites en imitant
ses vertus. Représentons nous surtout sa profonde humilité qui en fut le
fondement et devenons humbles de cœur comme elle, afin d’être reçus un jour
dans la cité de la céleste de Sion dont l’entrée n’est ouverte qu’à ceux qui
ont sincèrement pratiqué cette vertu et d’où l’orgueil fut banni avec les
mauvais Anges qui furent précipités du plus haut des cieux dans les plus
profonds abîmes de l’enfer.
Prière.
O Marie, Reine des Anges, quand pourrai-je, témoin
de votre gloire, en contempler, en admirer l’éclat, avec les Anges ?
Mais confus des indifférences dans laquelle, j’ai
vécu pour les biens du ciel et de mon attachement pour ceux de la terre, je
reconnais que je suis malheureusement encore bien éloigné de ce bonheur.
Aidez-moi je vous prie, à réparer le temps que j’ai
perdu et à sanctifier une vie que Dieu ne m’a donnée qu’afin qu’elle fût toute
employée à le servir et à l’aimer, et faites que je puisse acquérir par des
œuvres de justice et de pénitence les richesses incorruptibles de la
bienheureuse immortalité.
Ainsi soit-il.
Reine des Anges, priez pour nous.
Détails de la fresque intérieure de la Portioncule. Le mystère de l'Annonciation, surmonté de la vision de Saint François et entouré de passages de la vie du Saint.