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mardi 2 août 2022

Solennité de Marie, Reine des Anges - Indulgence de la Portioncule

 

Des Vêpres du 1er août au soir du 2 août, l’Eglise célèbre la solennité de Notre Dame des Anges. C’est le pardon de la Portioncule qui fait mémoire des apparitions du Seigneur et de Notre Dame à S. François d’Assise.

En cette fête, nous pouvons recevoir pour nous-même ou nos chers défunts, la grâce de l’indulgence plénière aux conditions habituelles de l’Eglise.

Alors prions, supplions. Que les armées célestes commandées par S. Michel au service du Christ, notre Dieu, et de Notre Dame, Reine des Anges, viennent à notre aide.

Qu’ils viennent soutenir le peuple de Dieu en pèlerinage sur terre. Qu’ils nous aident à nous convertir et à combattre le bon combat de Dieu et de l’Evangile, pour le porter à tous. Prions pour la conversion des pécheurs, le Salut de toutes les âmes, spécialement celles qui sont en Purgatoire. Prions pour que le Successeur de Pierre et les Successeurs des Apôtres, les Evêques, soient fidèles aux promesses de leur baptême et de leur consécration épiscopale. Prions pour les prêtres, qu’ils nous donnent fidèlement Jésus-Christ dans leurs catéchèses et par la célébration des divins Sacrements. Prions pour les diacres, les religieux, les moines, les ermites, tous les consacrés. Prions pour les vocations. Prions pour les époux chrétiens et les familles. Prions pour chacun d’entre nous, que nous rayonnions de l’amour de notre Dieu-Trinité.

 


Du vénérable l’abbé Henri Marie Boudon, « Dévotion aux neuf chœurs des Anges »

Elle est l’auguste et triomphante Reine du paradis, les anges sont ses fidèles et généreux sujets qui l’ont honorée, comme nous venons de le dire auparavant, qu’elle fût et qui tiennent à grande gloire d’être assujettis aux lois de son royaume.

Elle est Dame des anges et souvent elle est invoquée sous cette qualité de Notre Dame des anges ; ils sont donc ses serviteurs, mais des serviteurs si zélés qu’ils ne font qu’attendre la manifestation de ses volontés pour les exécuter au moindre signe avec une promptitude inénarrable. Elle est même leur amie, c’est pourquoi dans le Cantique le divin Epoux la prie de parler et de faire entendre sa voix parce que, dit-il, les amis écoutent. Or ces amis sont les saints anges.

Chapelle de la Portioncule


dimanche 29 mai 2022

Préparons-nous à la Pentecôte


Viens, Esprit Saint, 
et envoie du haut du ciel 
un rayon de ta lumière.

Viens, Père des pauvres, 
viens, dispensateur des dons, 
viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain, 
hôte très doux de nos âmes, 
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos; 
dans la fièvre, la fraîcheur; 
dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse, 
viens remplir jusqu’à l’intime 
le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine, 
il n’est rien en aucun homme, 
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé, 
baigne ce qui est aride, 
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide, 
réchauffe ce qui est froid, 
rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi 
et qui en toi se confient 
donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu, 
donne le salut final, 
donne la joie éternelle. Amen.

samedi 1 janvier 2022

1er janvier, Notre Dame de la Paix, intercédez pour nous, l'Eglise et le monde entier


En ce 1er janvier, l'Eglise offre la grâce de l'indulgence plénière à tous ceux qui consacreront cette nouvelle année au Saint Esprit.

Chantons le "Veni Creator".

Malgré l'incertitude des temps, Dieu veille sur chacun d'entre nous.

Saint Nectaire d’Egine

La paix est un don divin, richement distribué à tous ceux qui sont réconciliés avec Dieu. La paix ressemble à la lumière, à l'opposé du péché qui est ténèbres : un pécheur ne peut jamais être artisan de paix.

Luttez contre le péché et ne soyez pas troublés par le réveil de vos propres passions. Si tu sors vainqueur, cet éveil de passions se transformera en joie et paix. Si tu succombes (et fasse qu'il n'en soit pas ainsi), ce sont la tristesse et le trouble qui prennent le dessus. Et si encore, après avoir mené un rude combat, il advient que le péché l'emporte momentanément sur toi, toi au contraire persiste dans ta lutte et au bout du compte tu en sortiras et vainqueur et pacifié. "Cherchez à être en paix avec tout le monde ; cherchez la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur" (Hébreux 12, 14).

La paix et la sanctification sont deux conditions nécessaires pour celui qui recherche avec zèle le visage de Dieu. La paix est le fondement sur lequel se construit la sanctification. Point de sainteté dans un cœur troublé et coléreux. La colère, lorsqu'elle perdure dans notre âme, devient cause de haine et d'inimitié. Voilà pourquoi il convient de vite se réconcilier avec son prochain. Pour ne pas être privé de la grâce divine qui sanctifie nos cœurs ! Celui qui est en paix avec lui-même, celui-là pacifie aussi les autres et il demeure dans la paix de Dieu.



vendredi 31 décembre 2021

Te Deum d'action de grâce

Bien que l'année fut encore bien difficile, ce dernier jour de l'année est consacré à l'action de grâce, chantons le "Te Deum" et supplions la miséricorde divine de nous venir en aide.

Recevons la grâce de l'indulgence pour nous-même ou nos frères défunts.

Du Cardinal Joseph Ratzinger

Saint François voulut qu’un bœuf et un âne soient présents dans la grotte de Greccio (village de 1 600 habitants, où en 1223, saint François d’Assise a imaginé la première crèche vivante de la nativité) dans la nuit de Noël.

Saint François avait dit à Jean, le noble : “Je voudrais réveiller en pleine réalité le souvenir de l’enfant tel qu’il est né à Bethléem, et toutes les difficultés qu’il eut à endurer dans son enfance. Je souhaite voir de mes yeux corporels ce que c’est que de coucher dans une mangeoire et de dormir sur le foin, entre un bœuf et un âne”. 

Depuis lors, le bœuf et l'âne ont eu leur place dans toutes les crèches. Mais d’où proviennent-ils réellement ? Il est bien connu que les récits de Noël du Nouveau Testament ne les mentionnent pas. Lorsque nous étudions cette question, nous découvrons un facteur important dans toutes les coutumes de Noël et, en fait, dans toute la piété de Noël et de Pâques de l’Eglise, à la fois dans la liturgie et dans les coutumes populaires. 

Le bœuf et l’âne ne sont pas simplement des produits de l’imagination pieuse : la foi de l’Eglise dans l’unité de l’Ancien et du Nouveau Testament leur a donné leur rôle comme un accompagnement de l’événement de Noël. Nous lisons dans Isaïe : “Le bœuf connaît son propriétaire, et l’âne la maison de son maître, mais Israël ne la connaît pas, mon peuple ne comprend pas” (1, 3).  Les Pères de l’Eglise ont vu dans ces paroles une prophétie qui anticipait le nouveau peuple de Dieu, l’Eglise composée de Juifs et de païens. Devant Dieu, tous les hommes, Juifs et Gentils, étaient, comme le bœuf et l’âne, sans raison ni connaissance. Mais l’enfant de la crèche a ouvert leurs yeux afin qu’ils reconnaissent maintenant la voix de leur Maître, la voix de leur Seigneur. 

Il est frappant de constater, dans les images médiévales de Noël, combien les artistes donnent aux deux animaux des visages presque humains et comment ils se tiennent devant le mystère de l’enfant et se prosternent dans la conscience et la révérence. Mais après tout, ce n’était que logique, puisque les deux animaux ont été considérés comme le symbole prophétique du mystère de l’Eglise : de notre propre mystère, puisque nous ne sommes que des bœufs et des ânes vis-à-vis du Dieu éternel, des bœufs et des ânes dont les yeux sont ouverts le soir de Noël, afin qu’ils puissent reconnaître leur Seigneur dans la crèche. 

Qui l’a reconnu, et qui n’est pas parvenu à le reconnaître ?

L’avons-nous vraiment reconnu ? Lorsque nous plaçons le bœuf et l’âne à côté de la crèche, nous devons nous rappeler tout le passage d’Isaïe, qui n’est pas seulement une bonne nouvelle - dans le sens de la promesse d’une connaissance à venir - mais aussi un jugement prononcé sur la cécité contemporaine. Le bœuf et l’âne savent, “mais Israël ne sait pas, mon peuple ne comprend pas”.

Qui sont le bœuf et l’âne d’aujourd'hui, et qui est “mon peuple” qui ne comprend pas ? Comment pouvons-nous reconnaître le bœuf et l’âne ? Comment pouvons-nous reconnaître “mon peuple” ? Et pourquoi l’absence de raison reconnaît-elle, alors que la raison est aveugle ?

Afin de découvrir la réponse, il nous faut revenir avec les Pères de l’Eglise au premier Noël. Qui l’a reconnu ? Et qui n’a pas su le reconnaître ? Et pourquoi en a-t-il été ainsi ?

Celui qui a échoué à le reconnaître, c’est Hérode, qui n’a pas compris quand on lui a parlé de l'enfant : au contraire, il a été aveuglé d’autant plus profondément par sa soif de pouvoir et la paranoïa qui l’accompagne (Mt 2, 3). 

Ceux qui ont échoué à le reconnaître, c’est “tout Jérusalem avec lui” (ibid.) 
Ceux qui ont échoué à le reconnaître, ce sont les gens “vêtus de vêtements moelleux”, ceux qui ont une position sociale élevée (Mt 11, 8).

Ceux qui ont échoué à le reconnaître, ce sont les maîtres savants, ceux qui étaient experts de la Bible, les spécialistes de l’interprétation biblique qui, certes, connaissaient le passage correct de l’Ecriture, mais n’ont pas réussi à en comprendre quelque chose (Mt 2, 6). 

Ceux qui l’ont reconnu, ce sont “le bœuf et l’âne” (en comparaison à ces hommes de prestige) : les bergers, les Rois Mages, Marie et Joseph. Mais les choses auraient-elles pu être autrement ? Ceux qui ont une haute position sociale ne sont pas dans l’écurie où se trouve l'enfant Jésus : c’est là que le bœuf et l'âne ont leur demeure. 

Et nous ? Sommes-nous si loin de l’étable, parce que nos vêtements sont bien trop moelleux et que nous sommes bien trop intelligents ? Sommes-nous si empêtrés dans l’exégèse savante des Ecritures, dans les démonstrations de l’inauthenticité ou de l’exactitude historique de passages individuels, que nous devenons aveugles à l’enfant lui-même et ne percevons rien de lui ? Sommes-nous tellement “à Jérusalem”, dans le palais, enfermés en nous-mêmes et dans notre arrogance et notre paranoïa, que nous ne pouvons entendre dans la nuit la voix des anges et puis nous mettre en route pour aller adorer l’enfant ? 

En cette nuit, donc, le visage du bœuf et de l’âne nous regardent avec une question : mon peuple ne comprend pas, mais entendez-vous la voix de votre Seigneur ? 
Quand nous plaçons les figurines familières dans la crèche, nous devrions demander à Dieu de donner à nos cœurs la simplicité qui découvre le Seigneur dans l’enfant, tout comme Saint François autrefois à Greccio. Car alors, nous aussi, nous pourrions faire l’expérience de ce que Celano - le premier biographe de Saint François - rapporte au sujet de ceux qui ont pris part à la Messe de minuit à Greccio. Et ses paroles font écho aux paroles de Saint Luc au sujet des bergers dans la première nuit de Noël : tous sont rentrés chez eux remplis de joie.

 


lundi 15 novembre 2021

Prions pour nos défunts et offrons-leur la grâce des grâces, celle de l'indulgence plénière


Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, Lettre 210

A l’égard des indulgences, je crois qu’il est nécessaire de les faire imprimer avec l’avis qui est aussi très nécessaire.

La plupart des personnes et presque toutes ne pensent pas à l’application de ces Indulgences aux âmes du Purgatoire ; elles n’en connaissent ni l’obligation ni l’importance.

Vous rendrez un grand service à ces pauvres âmes et c’est la plus grande charité que l’on puisse faire à raison qu’il n’y a point de maux pareils à ceux qu’elles souffrent sans pouvoir ni y remédier ni même demander du secours.




mardi 2 novembre 2021

Aujourd'hui, pour le repos de leurs âmes, 3 Messes seront dites pour les âmes bénies en Purgatoire. Prions pour elles tout au long de ce mois

    

LA PÉNITENCERIE APOSTOLIQUE, ayant reçu les diverses suppliques de divers Pasteurs sacrés de l’Eglise, en raison de l’état de pandémie persistante, confirme et étend pour tout le mois de novembre 2021 tous les bénéfices spirituels déjà accordés le 22 octobre 2020, par le décret Prot. N. 791/20/I avec lequel, à cause de la pandémie de "covid-19", les Indulgences plénières pour les fidèles défunts étaient prolongées pour tout le mois de novembre 2020.

De la générosité renouvelée de l’Eglise, les fidèles puiseront certainement des intentions pieuses et une vigueur spirituelle pour orienter leur vie selon la loi évangélique, en communion filiale et dévotion envers le Souverain Pontife, fondement visible et pasteur de l’Eglise catholique.

Le présent Décret est valable pour tout le mois de Novembre. Nonobstant toute disposition contraire.

Donné à Rome, au siège de la Pénitencerie apostolique, le 27 octobre 2021.

+ Mauro Card. Piacenza, Pénitencier Majeur

Mons. Krzysztof Nykiel, Régent



mercredi 3 février 2021

Année Saint Joseph

Lettre apostolique « Patris corde » du Pape François Ier, à l’occasion du 150e anniversaire de la déclaration de S. Joseph comme Patron de l’Eglise universelle

Avec un cœur de père : C’est ainsi que Joseph a aimé Jésus, qui est appelé dans les quatre Évangiles « le fils de Joseph ».

~ Nous savons qu’il était un humble charpentier (cf. Mt 13, 55), promis en mariage à Marie (cf. Mt 1, 18 ; Lc 1, 27) ; un « homme juste » (Mt 1, 19), toujours prêt à accomplir la volonté de Dieu manifestée dans sa Loi (cf. Lc 2, 22.27.39), et à travers quatre songes (cf. Mt 1, 20 ; 2, 13.19.22). Après un long et fatiguant voyage de Nazareth à Bethléem, il vit naître le Messie dans une étable, parce qu’ailleurs « il n’y avait pas de place pour eux » (Lc 2, 7). Il fut témoin de l’adoration des bergers (cf. Lc 2, 8-20) et des Mages (cf. Mt 2, 1-12) qui représentaient respectivement le peuple d’Israël et les peuples païens.

Il eut le courage d’assumer la paternité légale de Jésus à qui il donna le nom révélé par l’ange : « Tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Mt 1, 21). Comme on le sait, donner un nom à une personne ou à une chose signifiait, chez les peuples antiques, en obtenir l’appartenance, comme l’avait fait Adam dans le récit de la Genèse (cf. 2, 19-20).

Quarante jours après la naissance, Joseph, avec la mère, offrit l’Enfant au Seigneur dans le Temple et entendit, surpris, la prophétie de Siméon concernant Jésus et Marie (cf. Lc 2, 22-35). Pour défendre Jésus d’Hérode, il séjourna en Égypte comme un étranger (cf. Mt 2, 13-18). Revenu dans sa patrie, il vécut en cachette dans le petit village inconnu de Nazareth en Galilée – d’où, il était dit, "qu’il ne surgit aucun prophète" et "qu’il ne peut jamais en sortir rien de bon" (cf. Jn 7, 52 ; 1, 46) –, loin de Bethléem, sa ville natale, et de Jérusalem où se dressait le Temple. Quand, justement au cours d’un pèlerinage à Jérusalem, ils perdirent Jésus âgé de douze ans, avec Marie ils le cherchèrent angoissés et le retrouvèrent dans le Temple en train de discuter avec les docteurs de la Loi (cf. Lc 2, 41-50).

Après Marie, Mère de Dieu, aucun saint n’a occupé autant de place dans le Magistère pontifical que Joseph, son époux. Mes prédécesseurs ont approfondi le message contenu dans les quelques données transmises par les Évangiles pour mettre davantage en évidence son rôle central dans l’histoire du salut : le bienheureux Pie IX l’a déclaré « Patron de l’Église Catholique », le vénérable Pie XII l’a présenté comme « Patron des travailleurs », et saint Jean Paul II comme « Gardien du Rédempteur ». Le peuple l’invoque comme « Patron de la bonne mort ».

Par conséquent, à l’occasion des 150 ans de sa déclaration comme Patron de l’Église Catholique faite par le bienheureux Pie IX, le 8 décembre 1870, je voudrais – comme dit Jésus – que "la bouche exprime ce qui déborde du cœur" (cf. Mt 12, 34), pour partager avec vous quelques réflexions personnelles sur cette figure extraordinaire, si proche de la condition humaine de chacun d’entre nous. ~ Nous pouvons tous trouver en saint Joseph l’homme qui passe inaperçu, l’homme de la présence quotidienne, discrète et cachée, un intercesseur, un soutien et un guide dans les moments de difficultés. Saint Joseph nous rappelle que tous ceux qui, apparemment, sont cachés ou en "deuxième ligne" jouent un rôle inégalé dans l’histoire du salut. À eux tous, une parole de reconnaissance et de gratitude est adressée.


mercredi 27 janvier 2021

Chaque Mercredi en l'honneur de S. Joseph nous pouvons recevoir l'indulgence plénière

Saint Joseph, paroisse S.Paul-S.Louis, Paris

Antienne parisienne (ca 1400)

Oh ! heureux homme, bienheureux Joseph ! à qui il a été donné de voir le Dieu que beaucoup de rois ont voulu voir et n’ont pas vu ; ont voulu entendre et n’ont pas entendu ; il vous a été donné non seulement de le voir et de l’entendre, mais de le porter et de l’étreindre, de l’embrasser, de le vêtir et de le garder.


vendredi 1 janvier 2021

''Te Deum laudamus'' en action de grâce - ''Veni Creator'' pour consacrer la nouvelle année

 

Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « Science et pratique du Chrétien », chap.3, Les grandeurs admirables de la vocation chrétienne

Que le Dieu d’Israël est bon ! Qu’il soit béni, lui qui fait seul des choses admirables !

Que son nom est glorieux, et plein de majesté, soit béni dans tous les siècles !

Que les cieux, la terre et la mer et tout ce qui se meut en eux célèbrent ses louanges !

O Dieu que les peuples vous louent, qu’ils entrent dans la joie et l’allégresse, qu’ils bénissent la sainteté de votre nom dans la durée de toute l’éternité !

Que vos Anges et tout ce qui respire vous louent !

Mais, ô Jérusalem, ô Sion, ô âme chrétienne, chante les louanges de ton Seigneur et de ton Dieu qui a établi la paix dans toute ton étendue. Chante un nouveau Cantique à se gloire !

Réjouis-toi en ton Roi qui te couronne de miséricorde et de grâce.

Souviens-toi des merveilles et des prodiges qu’il a faits en ta faveur ; n’oublie jamais les grâces que tu en as reçues.

Mais qui racontera les miracles de l’amour qu’il a porté à son peuple ? Qui pourra dire les choses grandes qu’il lui a faites, lui qui est tout puissant et dont le nom est saint ?

O Seigneur, qu’elles sont admirables, qu’elles sont élevées au-dessus de toute pensée, ô Dieu, qui est égal à vous ?

Mais, ô Dieu de bonté et de miséricorde, faites nous luire votre lumière des montagnes éternelles pour raconter les merveilles que vous avez faites au peuple chrétien que vous avez si chèrement aimé, à ce peuple que vous avez racheté des mains de l’ennemi et que vous avez comblé de l’abondance de vos biens ; enfin, que vous soyez loué par ceux qui sont votre héritage !

O Dieu qui comprendra vos miséricordes ?



lundi 2 novembre 2020

Prions pour tous nos frères défunts

Le Titien, détail des âmes bénies en Purgatoire

Du 1er au 8 novembre, l'Eglise offre la grâce de l'indulgence plénière pour tous les défunts aux fidèles en état de grâce qui assisteront à la Messe et y communieront aux intentions des défunts et de toute l'Eglise.

Du fait de la situation sanitaire actuelle, l'Eglise étend cette grâce à tout le mois de novembre même aux fidèles qui ne peuvent aller à la Messe et visiter un cimetière comme c'est habituellement prévu. 

Que ce mois de novembre, si sombre, si triste, devienne un foyer de grâces et de lumières pour tous nos frères défunts ! Prions pour eux, c'est l'acte de charité le plus grand que nous puissions faire pour eux en offrant des Messes de suffrage.

Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « La gloire de la Sainte Trinité dans le secours des âmes du Purgatoire », 1ère partie, 1er motif : La grandeur des tourments.

Cependant les tourments du Purgatoire les surpassent dans leur grandeur, tous ceux même des Martyrs n’en approchent point selon qu’il fut révélé à sainte Magdeleine de Pazzi. Il y a plus et voici ce qui est bien capable de faire trembler les plus assurés.

Le Docteur angélique enseigne que les peines du Purgatoire sont plus grandes que celles que notre bon Sauveur a endurées en sa douloureuse Passion. Hélas que devenir ici ! O vous qui lisez ces choses et moi qui les écris, que deviendrons nous ! Mon Seigneur, ne me reprenez pas dans votre fureur et ne me châtiez pas dans votre colère ! Il n’y a rien de sain dans ma chair et il n’y a point de paix dans mes os quand j’y pense.

Miséricorde, miséricorde ! Sang de Jésus Christ, apaisez la divine colère ! O très douce Vierge, la Mère de la miséricorde, ayez pitié de nous, ayez pitié des pauvres âmes du Purgatoire ! Anges bienheureux, venez au secours !

Encore une fois, que devenir ici ? Ne dites donc pas que vous ne craignez pas tant le Purgatoire parce que l’on est assuré d’aller dans le Ciel. Que personne ne parle de la sorte, dit saint Augustin, car il est vrai que quoique cette assurance donne des consolations indicibles elle n’empêche pas pourtant que l’on ne souffre d’une manière inexplicable. Vous concevrez bien cette vérité par l’exemple de notre bon Sauveur. Non seulement il était assuré de sa gloire, mais sa très sainte âme en jouissait dès le premier moment de sa bienheureuse création, et cependant cette jouissance dans sa suprême partie a-t-elle empêché les peines épouvantables de sa douloureuse Passion ? Oui, dit ce Père que je viens de citer, tout ce que l’on peut voir ou sentir est bien éloigné des tourments de ces flammes purifiantes. Hélas ! non jamais l’œil n a vu ni l’oreille entendu rien de pareil.

Icône du jugement dernier

dimanche 2 août 2020

Solennité de Notre Dame des Anges


Saint Bonaventure, prologue des "Louanges de la bienheureuse Vierge Marie"


Salut ! Ô Lis céleste, Rose épanouie, mère de l'humilité, Reine des anges, Sanctuaire de la divinité. En cette vallée de larmes, donnez-nous le courage, venez à notre secours, vous que le ciel nous offrit pour avocate au milieu de nos crimes.

Tendre Vierge, vous êtes incomparable, car vous avez mérité d'entendre la voix de l'Ange, et de concevoir le Fils de Dieu sous le souffle sacré de l'Esprit Saint. Vierge avant d'avoir conçu, vous l'êtes encore après. Refuge vraiment unique, hélas ! dans cette vie si inconstante, daignez consoler ceux qui vous servent.

La terre est dans l'étonnement en vous voyant Vierge et Mère à la fois. Notre fragilité ne peut comprendre des merveilles d'une puissance aussi magnifique. Il faut que notre foi s'élève jusqu'aux célestes hauteurs ; et là elle confesse dans la vérité que vous êtes la Mère du Christ, qu'en vous la divinité s'est revêtue de notre chair.

Chapelle de la Portioncule,
Basilique Notre-Dame des Anges, Assise
O Mère ! vous avez engendré un fils par excellence ; née dans le temps, vous avez mis au jour celui qui fut votre Père ; simple étoile, vous avez produit le soleil; faible créature vous avez donné la vie à celui qui est incréé ; petit ruisseau, vous avez fait jaillir la fontaine qui vous alimente ; vase fragile, vous avez formé le potier qui vous créa, et vous êtes demeurée toujours vierge, toujours immaculée ; et par vous, Mère du Christ, la vie que nous avions perdue, nous l'avons recouvrée.

Oh ! qu'elles sont glorieuses ces entrailles qui devinrent le temple sacré du Seigneur ! Qu'elles sont saintes ces mamelles qu'il daigna sucer ! Qu'il est suave ce lait dont il voulut être nourri ! Mère vraiment digne d'un salut de grâce, vous qui régnez au plus haut des cieux, délivrez-nous de la malédiction de la mort éternelle; délivrez-nous de tout malheur.

Rose pure, rose d'innocence, rose nouvelle et sans épine, rose épanouie et féconde, rose devenue pour nous un bienfait de Dieu, vous avez été établie Reine des cieux ; il n'est personne qui puisse jamais vous être comparé; vous êtes le salut du coupable, vous êtes le soutien de toutes nos entreprises.

La loi vous a montrée en ses figures; les pages saintes du Testament ancien vous ont annoncée par de nombreuses énigmes, et l'alliance nouvelle vous a rendue grande entre toutes les femmes; elle vous a élevée au-dessus de toute créature.

Avant l'origine du monde le Seigneur vous a choisie, alors que dans sa sagesse il jetait les fondements du ciel. Dès ce jour il arrêta, dans le secret de ses pensées, de combler par vous, Vierge et Mère, l'abîme ouvert par le péché de notre premier père.

Réjouissez-vous, ô Vierge ! ô Mère ! réjouissez-vous. C'est par vous que le monde voit ses ruines se réparer. Mêlez les accents de votre joie à ceux dont le ciel retentit. C'est à vous que la gloire est donnée de payer à Dieu sans réserve le prix de notre rançon; à vous qu'il a été accordé de délivrer l'homme des malheurs de la ruse infernale dont il fut la victime ; et cette gloire est au-dessus de tout éloge.



samedi 1 août 2020

Chantons avec les Anges et Monsieur Boudon

Chapelle de la Portioncule dans la basilique Notre-Dame des Anges, Assise

Demain, nous célébrerons la fête de la dédicace de la Basilique de Notre-Dame des Anges à la Portioncule, près d'Assise. Là, la sainte Mère de Dieu entourée des Anges et des Esprits bienheureux apparut près de son divin Fils à saint François qui avait rebâti cette petite chapelle. Là, le saint d'Assise demanda la grâce de la rémission complète des conséquences des péchés pour tous ceux qui prieraient en état de grâce pour eux, pour l'Eglise, pour la conversion des pécheurs, pour le Salut de tous les hommes.

Le Christ Jésus, unique Médiateur entre Dieu le Père et les hommes, grand Prêtre de l'Alliance nouvelle et éternelle, acquiesça à la demande du saint appuyée par sa Mère toute pure et toute sainte, la bienheureuse Vierge Marie.

C'est l'indulgence d'Assise ou de la Portioncule. 

L'enchiridion des indulgences rénové à la demande du Pape Paul VI rappelle que toute personne en état de grâce peut recevoir cette grâce des grâces (sans péché mortel sur la conscience, s'étant confessé sacramentellement et ayant reçu la sainte absolution, ayant assisté à la Messe et en ayant communié, ayant visité la maison de Dieu et y ayant prié aux intentions de l'Eglise et du Saint Père). 

Cette indulgence peut être reçue pour soi-même ou pour les âmes bénies en Purgatoire qui attendent d'entrer dans la lumière, la paix et la joie de la Jérusalem céleste. 

Pour nous y préparer, spécialement ceux qui aiment à prier le vénérable abbé Henri Marie Boudon, grand dévot de la sainte Vierge et des saints Anges, prions et chantons les louanges divines :

Angeli Archangeli Throni et Dominationes
Principatus et Potestates 
Virtutes caelorum.
Cherubim atque Seraphim
Dominum benedicite in aeternum.
Les Anges, les Archanges, les Trônes et Dominations,les Principautés et Puissances, les Vertus des cieux. Chérubins et Séraphins, bénissez le Seigneur à jamais.


Et voici quelques vidéos pour nous apprendre à chanter cette magnifique antienne de communion ou à l'écouter accompagnée du Magnificat de la Mère de Dieu.

En grégorien :


Avec le Magnificat :


A écouter sans modération !



mardi 30 juillet 2019

Préparons-nous dans l'humilité et la joie à la solennité de Notre-Dame des Anges



Dans exactement trois jours nous célébrerons la solennité de Notre Dame des Anges.

Marie, Mère de Dieu, est apparue à S. François d'Assise à la Portioncule, entourée de son divin Fils et des neufs chœurs des Esprits bienheureux.

La chapelle de la Portioncule, dans la basilique de
Notre-Dame des Anges, Assise
Le Seigneur Jésus demanda au pauvre d'Assise ce qu'il désirait. Celui-ci demanda le pardon des conséquences du péché dans les âmes des hommes qui visiteraient un lieu consacré du 1er août au soir jusqu'au 2 août au soir (une cathédrale, une paroisse, une chapelle, un simple oratoire) et qui, avec une âme purifiée par l'absolution sacramentelle et nourrie du Saint Sacrement de la divine Eucharistie, s'offriraient à Dieu dans la prière pour toutes les intentions de l'Eglise (l'extension du Règne de Dieu dans tous les cœurs, la fin des schismes et des hérésies qui abîment l'Eglise et la souillent, la conversion de tous les chrétiens au Christ Roi depuis le Pape jusqu'au dernier des fidèles) tout en redisant les promesses de son Baptême et en rejetant tout mal et le faux prince de ce monde (en récitant le Credo, le Notre-Père, le Je vous salue).

Ainsi, les fidèles peuvent recevoir la grande grâce de l'indulgence plénière pour eux-mêmes ou pour les défunts. 

Préparons-nous donc à vivre cette grande fête et vivant un triduum - trois jours de prières préparatoires - à cette solennité.


Extrait des « Paraphrases des litanies de Notre Dame des victoires »

Regina Angelorum, ora pro nobis.
Reine des Anges, priez pour nous.

I. Considération : Si on donne à Marie le titre glorieux de Reine des Anges, c’est parce qu’en qualité de Mère du Créateur, des Anges & du souverain Maître des cieux, elle surpasse en gloire toutes les intelligences célestes.
 
Le petit pauvre d'Assise, Saint François,
dessin
C’est ce que reconnaît l’Eglise universelle quand elle chante au jour de l’Assomption de la sainte Vierge. La sainte Mère de Dieu est élevée dans le Royaume de cieux au-dessus de tous les Anges.

Aussi les Anges, ravis de l’empire que Marie a sur eux, la servent avec une affection digne des complaisances de Dieu même ; ils ne cessent d’exprimer la tendresse des sentiments qui les animent pour elle par des acclamations de joie, d’allégresse dans les bénédictions qu’ils lui donnent.

II. Or, en considérant la gloire dont Marie jouit dans le ciel au-dessus de tous les Anges, ne craignons pas qu’elle soit seulement proportionnée à la grandeur de son rang ; mais persuadons nous qu’elle l’est aussi à l’élévation de son mérite car, celui qui selon St Paul rendra à chacun selon ses œuvres, qui n’aura pas égard à la condition des personnes, n’aurait pas glorifié sa Mère jusqu’à l’élever au-dessus des chœurs des Anges, si elle ne les eut pas incomparablement surpassé en mérite.

Il est donc vrai de dire que la sainte Vierge qui fut, dès le premier instant de sa conception, plus élevée en grâces que les Séraphins, les surpasse une manière si excellente en mérite, que toutes les perfections des Anges disparaissent devant les siennes.

III. Voulons-nous donc, un jour dans le ciel, nous réjouir en célébrant avec les Anges les louanges de Marie ? Faisons-nous un trésor de mérites en imitant ses vertus. Représentons nous surtout sa profonde humilité qui en fut le fondement et devenons humbles de cœur comme elle, afin d’être reçus un jour dans la cité de la céleste de Sion dont l’entrée n’est ouverte qu’à ceux qui ont sincèrement pratiqué cette vertu et d’où l’orgueil fut banni avec les mauvais Anges qui furent précipités du plus haut des cieux dans les plus profonds abîmes de l’enfer.

Prière.

O Marie, Reine des Anges, quand pourrai-je, témoin de votre gloire, en contempler, en admirer l’éclat, avec les Anges ?

Mais confus des indifférences dans laquelle, j’ai vécu pour les biens du ciel et de mon attachement pour ceux de la terre, je reconnais que je suis malheureusement encore bien éloigné de ce bonheur.

Aidez-moi je vous prie, à réparer le temps que j’ai perdu et à sanctifier une vie que Dieu ne m’a donnée qu’afin qu’elle fût toute employée à le servir et à l’aimer, et faites que je puisse acquérir par des œuvres de justice et de pénitence les richesses incorruptibles de la bienheureuse immortalité.
Ainsi soit-il.

Reine des Anges, priez pour nous.

Détails de la fresque intérieure de la Portioncule. Le mystère de l'Annonciation, surmonté de la vision de Saint François et entouré de passages de la vie du Saint.