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dimanche 24 avril 2022

Dimanche de la divine Miséricorde - De l'amour de Charité

Le Christ est ressuscité !

De S. Nectaire d’Egine

 

Chaque jour demandez à Dieu qu’Il vous fasse la grâce du don d’aimer.


Préservez avec toute la vigilance nécessaire la qualité de vos relations avec les autres et témoignez-leur de votre respect car ils sont "images" de Dieu.


Ne vous laissez pas surprendre par le seul spectacle de la beauté du corps : lorsque le cœur n’est pas réchauffé par la prière pure, l’amour se contente du seul charnel, avec pour conséquence de rendre confuses les pensées et de réduire le cœur en cendres.


Celui qui reste sur ses gardes pour que le don de l’amour soit préservé dans sa pureté, celui-là ne tombera pas dans le piège du Malin, lequel consiste à transformer pas à pas et sans bruit l’amour prôné par l’évangile en amour purement sentimental.







lundi 14 juin 2021

Neuvaine irrésistible au Sacré-Cœur de Jésus

 


Saint Padre Pio disait chaque jour cette prière (que l’on peut réciter en neuvaine) pour tous ceux qui se recommandaient à ses prières.



Neuvaine irrésistible

au Sacré-Cœur de Jésus

 

I - O Jésus, qui avez dit : "En vérité, je vous le dis, demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira !" voici que je frappe, je cherche et je demande la grâce... (nommer l'intention)


Pater, Ave, Gloria,

Cœur Sacré de Jésus, j'ai confiance et j'espère en vous.

 

II - O Jésus, qui avez dit : "En vérité, je vous le dis, tout ce que vous demanderez à mon Père en mon Nom, il vous l'accordera !" voici qu'en votre Nom je demande la grâce...


Pater, Ave, Gloria,

Cœur Sacré de Jésus, j'ai confiance et j'espère en vous.

 

III - O Jésus, qui avez dit : "En vérité, je vous le dis, le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point !" voici qu'en m'appuyant sur l'infaillibilité de vos saintes paroles je demande la grâce...


Pater, Ave, Gloria, 

Cœur Sacré de Jésus, j'ai confiance et j'espère en vous.

 

Prière : O Cœur Sacré de Jésus, à qui il est impossible de ne pas avoir compassion des malheureux, ayez pitié de nous, pauvres pécheurs, et accordez-nous la grâce que nous vous demandons, par l'intercession du Cœur Immaculé de Marie, notre tendre Mère.


Saint Joseph, père adoptif du Sacré-Cœur de Jésus, priez pour nous.


Salve Regina




vendredi 11 juin 2021

Solennité du Sacré-Cœur de Jésus


Extraits de la lettre encyclique du vénérable Pape Pie XII,

« Haurietis aquas in gaudio » sur le Sacré Cœur de Jésus

39. Il ne peut y avoir aucun doute que le Cœur très sacré de Jésus, puisqu'il participe intimement à la vie du Verbe incarné et que par là il est devenu comme un instrument de la divinité, non moins que les autres membres de la nature humaine, pour accomplir les œuvres de la grâce et de la toute‑puissance divine, est le symbole légitime de cette immense charité dont était animé notre Sauveur en contractant son union mystique avec l'Église par son sang : "Il a souffert par amour, pour faire de l'Église son épouse." C'est donc du Cœur blessé de notre Rédempteur qu'est née l'Église, comme dispensatrice du sang de la Rédemption, et c'est aussi de lui que coule avec abondance la grâce des sacrements où les fils de l'Église puisent la vie suprême, comme nous le lisons dans la sainte liturgie ; "C'est du Cœur transpercé que l'Église, épouse du Christ, prend naissance..., qui de ton Cœur donne la grâce." 

De ce symbole, qui n'était pas inconnu des anciens Pères de l'Église et des anciens auteurs, le Docteur commun écrit, comme faisant écho à leurs voix : "Du côté du Christ a coulé l'eau pour nous laver, le sang pour nous racheter. C'est pourquoi le sang concerne le sacrement de l'Eucharistie, et l'eau le sacrement du Baptême ; lequel cependant, a le pouvoir de laver par la vertu du sang du Christ." Ce qui est écrit ici du côté du Christ, ouvert par le soldat, doit également être dit de son Cœur qui a été atteint par le coup de lance donné par lui pour s'assurer de la mort de Jésus‑Christ crucifié. C'est pourquoi la blessure du Cœur très sacré de Jésus, qu'avait déjà quitté cette vie mortelle, restera pendant le cours des siècles l'image vivante de cet amour, manifesté de plein gré, par lequel Dieu a donné son Fils unique pour racheter les hommes ; amour dont le Christ nous a tous aimés si fortement qu'il s'est immolé pour nous sur le calvaire en hostie sanglante : "Le Christ nous a aimés et s'est livré lui‑même à Dieu, pour nous, comme une oblation et un sacrifice d'agréable odeur."

40. Après que notre Sauveur fut monté au ciel, avec son corps, orné des splendeurs de la gloire éternelle, et qu'il se fut assis à la droite du Père, il n'a pas cessé d'entourer l'Église, son épouse, de cet amour très ardent dont brûle son Cœur.

Il porte dans ses mains, ses pieds et son côté les signes manifestes de ses blessures, qui représentent sa triple victoire sur le démon, le péché et la mort. Il a de même dans son Cœur, comme dans un écrin très précieux, les immenses trésors de ses mérites, fruits de son triple triomphe, qu'il dispense largement au genre humain racheté. C'est là la vérité très consolante que l'Apôtre exprime par ces paroles : "Il est monté dans les hauteurs, il a emmené des captifs et il a fait des largesses aux hommes... Celui qui est descendu est celui‑là même qui est monté au‑dessus de tous les cieux, afin de tout remplir."




Je vous salue, vrai Corps né de la Vierge Marie,
Qui avez vraiment souffert et avez été immolé crucifié pour l'homme,
Vous dont le côté transpercé a laissé couler du sang et de l'eau.
Puissions-nous vous recevoir à l'heure de la mort.
O doux, O bon, O Jésus fils de Marie. Amen.

vendredi 30 avril 2021

De l'amour fou de Dieu pour nous


Du Cardinal Journet

D’emblée, Dieu a aimé la race humaine d’un amour fou, jusqu’à vouloir se donner lui-même à elle dans la vision du Ciel.

L’offense du premier acte humain méprisant un tel amour est terrifiante.

Pourra-t-elle jamais être compensée ?

Puisque Dieu ne peut nous contraindre à l’aimer, puisqu’il accepte de jouer avec nous le jeu si périlleux de notre libre arbitre et de notre libre amour donné ou refusé, il faudrait que d’un cœur humain, non touché par nos déchéances - mais ayant expérimenté notre détresse et souffert en sa chair, qui est la nôtre, la tragédie de notre péché - monte pour nous vers le Ciel un acte de libre et infaillible amour d’une telle intensité qu’il surcompense infiniment la première offense : il faudra qu’un Dieu se fasse homme.

S’il n’avait pas songé à cette seconde folie de son amour.

Dieu n’aurait pas permis la première offense, il n’aurait même pas créé le genre humain et tout l’univers des choses visibles.


mardi 13 avril 2021

Divine miséricorde

Prière du Chartreux Ludolphe le Saxon

Ma vie m’épouvante ; car si je l’examine soigneusement, elle me paraît ou coupable et criminelle, ou stérile et infructueuse ; et si quelque fruit s’y montre de temps en temps, il n’est qu’apparent, imparfait ou corrompu de quelque manière.

Pécheur que je suis ! Que me reste-t-il donc à faire, si ce n’est de pleurer sans cesse toute ma vie ?

Seigneur, je suis sûr que mes péchés méritent la damnation éternelle, je suis plus sûr encore que ma pénitence n’est pas suffisante pour Te rendre une satisfaction convenable, mais aussi je suis très-assuré que ta Miséricorde est supérieure à toute offense.

Fais-moi donc Miséricorde, et pour mes péchés accordes-moi le pardon que j’espère, non pas de mes mérites, mais de ton Indulgence, Seigneur mon Dieu. Ainsi soit-il. 



dimanche 11 avril 2021

Dimanche de la Miséricorde divine


Prière de Saint Grégoire de Narek

Il fut un temps où je n'étais pas, et Tu m'as créé. Je n'avais pas prié, et Toi, Tu m'as fait. Je n'étais pas encore venu à la lumière, et Tu m'as vu. Je n'avais pas paru, et Tu as eu pitié de moi. Je ne T'avais pas invoqué, et Tu as pris soin de moi. Je n'avais pas fait un signe de la main, et Tu m'as regardé. Je n'avais pas supplié, et Tu m'as fait Miséricorde. Je n'avais pas articulé un son, et Tu m'as entendu. Je n'avais pas soupiré, et Tu as prêté l'oreille. Tout en sachant ce qui allait m'arriver actuellement, Tu ne m'as pas dédaigné.

Ayant considéré avec tes Yeux prévoyants les fautes du pécheur que je suis, Tu m'as cependant façonné. Et maintenant, moi que Tu as créé, moi que Tu as sauvé, moi qui ai été l'objet de tant de sollicitude, que la blessure du péché, suscité par l'Accusateur, ne me perde pas pour toujours !

Liée, paralysée, courbée comme la femme qui souffrait, mon âme malheureuse reste impuissante à se redresser. Elle fixe la terre sous le poids du péché, à cause des durs liens de Satan. Penche-Toi vers moi, seul Miséricordieux, pauvre arbre pensant qui est tombé. Moi qui suis desséché, fais-moi refleurir en beauté et splendeur, selon les Paroles divines du saint prophète (Ez 17, 22-24). Toi, seul Protecteur, veuille jeter sur moi un regard sorti de la sollicitude de ton Amour indicible et de rien Tu créeras en moi la Lumière même (cf Gn 1 ,3). Amen.



vendredi 28 juin 2019

Sacré-Cœur de Jésus


Sacré-Cœur de Jésus, Salzbourg
De saint Ambroise de Milan


Abreuve-toi auprès du Christ, car il est le rocher d’où coulent les eaux ;
Abreuve-toi auprès du Christ, car il est la source de vie ;
Abreuve-toi auprès du Christ, car Il est le fleuve dont le torrent réjouit la cité de Dieu ;
Abreuve toi auprès du Christ, car Il est la Paix ;
Abreuve-toi auprès du Christ, car des fleuves d’eau vive jaillissent de son sein !





vendredi 14 juin 2019

En ce mois du Sacré-Cœur, soyons miséricordieux

Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre, temple de la Miséricorde divine

Prière d'Isaac de l'Étoile sur la Béatitude de la Miséricorde « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Mt 5, 7)

Seule la miséricorde obtiendra la miséricorde.
Suivant ce que nous faisons, il nous sera fait. Que pouvons-nous faire pour l’affamé, l’assoiffé, celui qui est nu…
Nous qui n’avons rien et qui avons tout quitté, où sera donc pour nous cette miséricorde ? La miséricorde ce n’est pas seulement donner mais aussi pardonner. Elle pardonne l’injure, elle propose le conseil, elle offre la prière, elle donne le bon exemple…
Par la vertu de la douceur, être pour les autres calme et paisible ; par la componction, être réservé et pieux. Etre bienfaisant pour beaucoup, bienveillant pour tous ! Ainsi soit-il.



dimanche 28 avril 2019

Dimanche de la Miséricorde


Homélie de S. Jean-Paul II pour la canonisation de Faustine Kowalska

1. « Confitemini Domino quoniam bonus, quoniam in saeculum misericordia eius », « Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour ! » (Ps 118, 1). C’est ce que chante l’Eglise en l’Octave de Pâques, recueillant presque des lèvres du Christ ces paroles du Psaume; des lèvres du Christ ressuscité, qui dans le Cénacle, apporte la grande annonce de la miséricorde divine et en confie le ministère aux apôtres: « Paix à vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie… Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (Jn 20, 21-23).
Avant de prononcer ces paroles, Jésus montre ses mains et son côté. C’est-à-dire qu’il montre les blessures de la Passion, en particulier la blessure du cœur, source d’où jaillit la grande vague de miséricorde qui se déverse sur l’humanité. De ce cœur, Sœur Faustyna Kowalska, la bienheureuse que dorénavant nous appellerons sainte, verra partir deux faisceaux de lumière qui illuminent le monde. « Les deux rayons, lui expliqua un jour Jésus lui-même, représentent le sang et l’eau » (Journal, Librairie éditrice vaticane, p. 132).

2. Sang et eau ! La pensée s’envole vers le témoignage de l’évangéliste Jean, qui, lorsqu’un soldat sur le Calvaire frappa de sa lance le côté du Christ, en vit sortir « du sang et de l’eau » (cf. Jn 19, 34). Et si le sang évoque le sacrifice de la croix et le don eucharistique, l’eau, dans la symbolique de Jean, rappelle non seulement le Baptême, mais également le don de l’Esprit Saint (cf. Jn 3, 5; 4, 14; 7, 37-39). A travers le cœur du Christ crucifié, la Miséricorde Divine atteint les hommes: « Ma Fille, dis que je suis l’Amour et la Miséricorde en personne », demandera Jésus à Sœur Faustyna (Journal, 374). Cette miséricorde, le Christ la diffuse sur l’humanité à travers l’envoi de l’Esprit qui, dans la Trinité, est la Personne-Amour. Et la miséricorde n’est-elle pas le « second nom » de l’amour (cf. Dives in misericordia, n. 7), saisi dans son aspect le plus profond et le plus tendre, dans son aptitude à se charger de chaque besoin, en particulier dans son immense capacité de pardon ?
Aujourd’hui, ma joie est véritablement grande de proposer à toute l’Eglise, qui est presque un don de Dieu pour notre temps, la vie et le témoignage de Sœur Faustyna Kowalska. La Divine Providence a voulu que la vie de cette humble fille de la Pologne soit totalement liée à l’histoire du vingtième siècle, le siècle que nous venons de quitter.
C’est, en effet, entre la Première et la Seconde Guerre mondiale que le Christ lui a confié son message de miséricorde. Ceux qui se souviennent, qui furent témoins et qui prirent part aux événements de ces années et des atroces souffrances qui en découlèrent pour des millions d’hommes, savent bien combien le message de la miséricorde était nécessaire. Jésus dit à Sœur Faustyna: « L’humanité n’aura de paix que lorsqu’elle s’adressera avec confiance à la Divine Miséricorde » (Journal, p. 132).
A travers l’œuvre de la religieuse polonaise, ce message s’est lié à jamais au vingtième siècle, dernier du second millénaire et pont vers le troisième millénaire. Il ne s’agit pas d’un message nouveau, mais on peut le considérer comme un don d’illumination particulière, qui nous aide à revivre plus intensément l’Evangile de Pâques, pour l’offrir comme un rayon de lumière aux hommes et aux femmes de notre temps.

3. Que nous apporteront les années qui s’ouvrent à nous ? Quel sera l’avenir de l’homme sur la terre ? Nous ne pouvons pas le savoir. Il est toutefois certain qu’à côté de nouveaux progrès ne manqueront pas, malheureusement, les expériences douloureuses. Mais la lumière de la Miséricorde Divine, que le Seigneur a presque voulu remettre au monde à travers le charisme de Sœur Faustyna, illuminera le chemin des hommes du troisième millénaire. Comme les Apôtres autrefois, il est toutefois nécessaire que l’humanité d’aujourd’hui accueille elle aussi dans le cénacle de l’histoire le Christ ressuscité, qui montre les blessures de sa crucifixion et répète: Paix à vous ! Il faut que l’humanité se laisse atteindre et imprégner par l’Esprit que le Christ ressuscité lui donne. C’est l’Esprit qui guérit les blessures du cœur, abat les barrières qui nous éloignent de Dieu et qui nous divisent entre nous, restitue la joie de l’amour du Père et celle de l’unité fraternelle.

4. Il est alors important que nous recevions entièrement le message qui provient de la Parole de Dieu en ce deuxième Dimanche de Pâques, qui dorénavant, dans toute l’Eglise, prendra le nom de « Dimanche de la Miséricorde Divine ».
Dans les diverses lectures, la liturgie semble désigner le chemin de la miséricorde qui, tandis qu’elle reconstruit le rapport de chacun avec Dieu, suscite également parmi les hommes de nouveaux rapports de solidarité fraternelle. Le Christ nous a enseigné que « l’homme non seulement reçoit et expérimente la miséricorde de Dieu, mais aussi qu’il est appelé à « faire miséricorde » aux autres: « Bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Mt 5, 7) » (Dives in misericordia, n. 14). 
Il nous a ensuite indiqué les multiples voies de la miséricorde, qui ne pardonne pas seulement les péchés, mais répond également à toutes les nécessités de l’homme. Jésus s’incline sur toute forme de pauvreté humaine, matérielle et spirituelle. Son message de miséricorde continue de nous atteindre à travers le geste de ses mains tendues vers l’homme qui souffre. C’est ainsi que l’a vu et l’a annoncé aux hommes de tous les continents Sœur Faustyna, qui, cachée dans son couvent de Lagiewniki, à Cracovie, a fait de son existence un chant à la miséricorde: Misericordias Domini in æternum cantabo.

5. La canonisation de Sœur Faustyna revêt une éloquence particulière: à travers cet acte, j’entends transmettre aujourd’hui ce message au nouveau millénaire. Je le transmets à tous les hommes afin qu’ils apprennent à connaître toujours mieux le véritable visage de Dieu et le véritable visage de leurs frères. L’amour de Dieu et l’amour des frères sont en effet indissociables, comme nous l’a rappelé la première Epître de Jean: « Nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu à ce que nous aimons Dieu et que nous pratiquons ses commandements » (5, 2).
L’Apôtre nous rappelle ici à la vérité de l’amour, nous montrant dans l’observance des commandements la mesure et le critère. Il n’est pas facile, en effet, d’aimer d’un amour profond, fait de don authentique de soi. Cet amour ne s’apprend qu’à l’école de Dieu, à la chaleur de sa charité. En fixant le regard sur Lui, en nous syntonisant sur son cœur de Père, nous devenons capables de regarder nos frères avec des yeux nouveaux, dans une attitude de gratuité et de partage, de générosité et de pardon. Tout cela est la miséricorde ! Dans la mesure où l’humanité saura apprendre le secret de ce regard miséricordieux, la description idéale de la première lecture se révèle être une perspective réalisable: « La multitude des croyants n’avait qu’un cœur et qu’une âme. Nul ne disait sien ce qui lui appartenait, mais entre eux tout était commun » (Ac 4, 32).
Ici, la miséricorde du cœur est devenue également un style de rapports, un projet de communauté, un partage de biens. Ici ont fleuri les « œuvres de miséricorde » spirituelles et corporelles. Ici, la miséricorde est devenue une façon concrète d’être le « prochain » des frères les plus indigents.

6. Sœur Faustyna Kowalska a écrit dans son journal: « J’éprouve une douleur atroce, lorsque j’observe les souffrances du prochain. Toutes les souffrances du prochain se répercutent dans mon cœur; je porte dans mon cœur leurs angoisses, de sorte qu’elles m’anéantissent également physiquement. Je voudrais que toutes les douleurs retombent sur moi, pour soulager mon prochain » (Journal, p. 365).
Voilà à quel point de partage conduit l’amour lorsqu’il se mesure à l’amour de Dieu! C’est de cet amour que l’humanité d’aujourd’hui doit s’inspirer pour affronter la crise de sens, les défis des besoins les plus divers, en particulier l’exigence de sauvegarder la dignité de chaque personne humaine. Le message de la divine miséricorde est ainsi, de façon implicite, également un message sur la valeur de chaque homme. Chaque personne est précieuse aux yeux de Dieu, le Christ a donné sa vie pour chacun, le Père fait don à tous de son Esprit et offre l’accès à son intimité.

7. Ce message réconfortant s’adresse en particulier à celui qui, touché par une épreuve particulièrement dure ou écrasé par le poids des péchés commis, a perdu toute confiance dans la vie et est tenter de céder au désespoir. C’est à lui que se présente le visage doux du Christ, c’est sur lui qu’arrivent ces rayons qui partent de son cœur et qui illuminent, réchauffent, indiquent le chemin et diffusent l’espérance. Combien d’âmes a déjà réconforté l’invocation: « Jésus, j’ai confiance en Toi », que la Providence a suggérée à Sœur Faustyna! Cet acte simple d’abandon à Jésus dissipe les nuages les plus épais et fait pénétrer un rayon de lumière dans la vie de chacun.

8. Misericordia Domini in æternum cantabo (Ps 88, 2). A la voix de la Très Sainte Vierge Marie, la « Mère de la miséricorde », à la voix de cette nouvelle sainte, qui dans la Jérusalem céleste chante la miséricorde avec tous les amis de Dieu, nous unissons nous aussi, Eglise en pèlerinage, notre voix.
Et toi, Faustyna, don de Dieu à notre temps, don de la terre de Pologne à toute l’Eglise, obtiens-nous de percevoir la profondeur de la Miséricorde Divine, aide-nous à en faire l’expérience vivante et à en témoigner à nos frères. Que ton message de lumière et d’espérance se diffuse dans le monde entier, pousse les pécheurs à la conversion, dissipe les rivalités et les haines, incite les hommes et les nations à la pratique de la fraternité.
Aujourd’hui, en tournant le regard avec toi vers le visage du Christ ressuscité, nous faisons nôtre ta prière d’abandon confiant et nous disons avec une ferme espérance : Jésus, j’ai confiance en Toi !


dimanche 6 novembre 2016

Prions pour tous les défunts, acte de Miséricorde et de charité pour eux


Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « L’homme de Dieu », partie I

Sainte Madeleine de Pazzy, ayant vue les grandeurs de peines par une lumière surnaturelle qui lui fut donnée, s’écrie :

« O Dieu ! je n’ai plus de cœur de vivre en terre ni de avec les créatures après une vision si terrible. Pitié ! pitié ! Miséricorde ! miséricorde ! O Sang de Jésus, éteignez ces flammes, délivrez-en les pauvres âmes. Je ne suis pas étonnée après cela si saint François-Xavier, au milieu d’un monde d’affaires qui le pressaient de toutes parts, accablé sous les fatigues extrêmes de ses fonctions apostoliques en tant de royaumes de terres et de lieux, allait encore les nuits crier par les rues : Souvenez-vous de prier pour les âmes du purgatoire !

Certainement, dans ce sujet aussi bien que dans les autres, l’on remarque peu de foi dans les fidèles. Une chétive maison brûle, chacun crie, l’on sonne les cloches pour en avertir, tout le monde y court et des âmes à l’image d’un Dieu, rachetées par le prix infini de son Sang seront tourmentées dans des feux allumés par sa divine justice et l’on ne s’en met point en peine, ou si l’on s’y applique, on les oublie bientôt.

Mort d'Anne de Bretagne, reine de France
C’est une chose bien remarquable que la correction que reçut saint Bernard de son abbé, saint Etienne, dans cette occasion. Comme il y avait bien des années que le père du saint était mort, après s’être beaucoup appliqué devant Dieu tout le soulagement de son âme, il avait cessé d’y penser ; mais son pieux abbé lui en fit la correction, lui remontrant que les jugements de Dieu étaient des abîmes et que les âmes souffraient bien plus longtemps en purgatoire qu’il ne pensait.

Si l’on avait un degré de vive foi, que ne ferait-on pas ? Épargnerait-on les prières et les aumônes, les jeûnes et autres macérations corporelles et tous les autres exercices de piété pour ces pauvres âmes. N’aurait-on pas tout le soin possible de leur appliquer les indulgences qui se peuvent gagner pour elles ? Car c’est le grand remède puisque le Sang du Fils de Dieu, les mérites de sa sainte et douloureuse Passion, leur sont donnés par ce moyen. N’aurait-on pas soin de leur appliquer des communions, d’offrir et de faire offrir le très saint Sacrifice de la Messe pour elles ?

Bienheureux les miséricordieux, dit le Fils de Dieu, car ils obtiendront miséricorde (Math V,7). Mais quelles personnes en ont plus de besoin que ces âmes, et à raison de la grandeur des peines qu’elles endurent ; et parce qu’elles ne peuvent en aucune manière se soulager ni demander du secours à personne ?


"Ô mort ! Où est ta victoire ?"

mercredi 2 novembre 2016

Mémoire de tous les fidèles Défunts


William Adolphe Bouguereau, le deuil 


Du vénérable abbé Henri Marie Boudon,
« La gloire de la Sainte Trinité », partie I


« Mon Seigneur ne me reprenez pas dans votre fureur et ne me châtiez pas dans colère », « il n’y a rien de sain en ma chair et il n’y a point de paix dans mes os. »

Quand j’y pense ! Miséricorde ! miséricorde ! Ô Sang de Jésus-Christ, apaisez la divine colère ! 

Ô très douce Vierge, la mère de miséricorde, ayez pitié de nous ! ayez pitié des pauvres âmes du purgatoire ! Anges bienheureux venez au secours !



Le mois de Novembre est consacré à la prière d'offrande pour les fidèles défunts.

Nul ne connait ni le jour ni l'heure, et même si on se prépare, nul n'est vraiment jamais prêt au passage de ce monde à la Patrie céleste. Nous avons donc le devoir impérieux de tout faire pour être, autant que possible, prêt à paraître devant le Juge des vivants et des morts. Car chaque jour qui passe, nous nous préparons à la gloire du Ciel ou à l'Enfer éternel. 

Les âmes bénies en Purgatoire ont encore besoin de purifications parce que la faiblesse humaine et les chutes ne leurs ont pas permis d'entrer dans la gloire éternelle. 

Nous devons prier pour elles : intercéder, prier l'Office, faire célébrer des Messes pour le repos de leurs âmes, offrir des petits sacrifices quotidiens et le chapelet, particulièrement. 
Ainsi, toutes ces petites pénitences leurs permettent d'être purifier par le feu de l'amour de l'Esprit Saint, dans la communion des saints.

Pour ce faire, et nous encourager à faire le bien, l'Eglise offre la grâce de l'indulgence plénière à toute personne en état de grâce (avoir été confessé et absous), ayant assisté à la Messe et communié sacramentellement et ayant visité un cimetière, entre le 1er novembre et le 8 novembre, pour prier pour tous les fidèles défunts. 

Cette grâce extraordinaire peut être gardée pour soi ou offerte pour les âmes du Purgatoire, pour un défunt en particulier. 

N'oublions pas de prier plus spécialement pour les défunts de nos familles, de nos communautés, paroisses et diocèses.