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jeudi 14 avril 2022

Jeudi Saint - Prions pour la sainteté des prêtres



De saint Jérôme de Stridon, Père de l’Eglise et traducteur de la Vulgate

Que vos actions ne soient jamais indignes de vos paroles, qu'il ne se produise pas que, lorsque vous prêchez à l'église, quelqu'un se dise : "Pourquoi n'agit-il donc pas ainsi ?".

Comment un enseignant, à jeun, discute-t-il du jeûne ? même un voleur peut blâmer l'avarice ; mais chez le sacrificateur du Christ, l'esprit et les paroles doivent s'harmoniser.




mercredi 4 août 2021

Saint Jean-Marie Vianney, curé d'Ars, céleste patron de tous les prêtres


Saint Curé d'Ars, priez pour tous les prêtres de Notre Seigneur Jésus-Christ :

Qu'ils soient de vivantes images de sa bonté, de sa sainteté, de son amour pour les pauvres, les affamés et assoiffés de justice. 

Qu'ils nous donnent fidèlement les sacrements. 

Qu'ils Vous célèbrent avec foi, piété et dévotion. 

Qu'ils nous inspirent l'amour des choses saintes et le désir du Ciel.

Saint Jean-Marie Baptiste Vianney, priez pour l'Eglise et la France ; nous vous en supplions, intercédez pour nous. Qu'une belle moisson de saintes vocations sacerdotales, religieuses et consacrées lève, mûrisse et fructifie pour la gloire de l'adorable Trinité et notre Salut.

« L’Ordre : c’est un sacrement qui ne semble regarder personne parmi vous et c’est un sacrement qui regarde tout le monde. »

« C’est le prêtre qui continue l’œuvre de Rédemption sur la terre. »

« Quand vous voyez le prêtre, pensez à Notre-Seigneur Jésus-Christ. »

« Le prêtre n’est pas prêtre pour lui, il est pour vous. »

« Allez vous confesser à la Sainte Vierge ou à un ange. Vous absoudront-ils ? Vous donneront-ils le corps et le sang de notre Seigneur ? Non, la Sainte Vierge ne peut pas faire descendre son divin Fils dans l’hostie. Vous auriez deux cents anges là qu’ils ne pourraient vous absoudre. Un prêtre, tant simple qu’il soit, le peut. Il peut vous dire : Allez en paix, je vous pardonne. »

« Oh ! que le prêtre est quelque chose de grand ! »

« Un bon pasteur, un pasteur selon le cœur de Dieu, c’est là le plus grand trésor que le bon Dieu puisse accorder à une paroisse, et un des plus précieux don de la miséricorde divine. »

« Le Sacerdoce, c’est l’amour du cœur de Jésus. »

« Laissez une paroisse vingt ans sans prêtre : on y adorera les bêtes. »



dimanche 25 avril 2021

Dimanche du Bon Pasteur, prions pour les vocations et pour les prêtres


De Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, ocd., Manuscrit A, folio 56 rv

La seconde expérience que j'ai faite regarde les prêtres. N'ayant jamais vécu dans leur intimité, je ne pouvais comprendre le but principal de la réforme du Carmel. Prier pour les pécheurs me ravissait, mais prier pour les âmes des prêtres, que je croyais plus pures que le cristal, me semblait étonnant !... Ah ! j'ai compris ma vocation en Italie, ce n'était pas aller chercher trop loin une si utile connaissance...

Pendant un mois j'ai vécu avec beaucoup de saints prêtres et j'ai vu que, si leur sublime dignité les élève au-dessus des anges, ils n'en sont pas moins des hommes faibles et fragiles... Si de saints prêtres que Jésus appelle dans son Evangile "Le sel de la terre" montrent dans leur conduite qu'ils ont un extrême besoin de prières, que faut-il dire de ceux qui sont tièdes ? Jésus n'a-t-Il pas dit encore : "Si le sel vient à s'affadir, avec quoi l'assaisonnera-t-on ?"

O ma Mère ! qu'elle est belle la vocation ayant pour but de conserver le sel destiné aux âmes ! Cette vocation est celle du Carmel, puisque l'unique fin de nos prières et de nos sacrifices est d'être l'apôtre des apôtres, priant pour eux pendant qu'ils évangélisent les âmes par leurs paroles et surtout par leurs exemples...

Il faut que je m'arrête, si je continuais de parler sur ce sujet je ne finirais pas !...



vendredi 22 janvier 2021

Mon Dieu, donnez-nous beaucoup de saints prêtres ! Mon Dieu, faites que nous puissions accueillir joyeusement les vocations sacerdotales et consacrées dans nos familles

De Saint Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars (+ 4 août 1859).

L'Ordre est un Sacrement qui regarde tout le monde... On doit regarder le prêtre lorsqu'il est à l'Autel et en chaire comme si c’était Dieu Lui-même... Si nous n’avions pas le Sacrement de l’Ordre, nous n’aurions pas Notre Seigneur... Là où il n’y a plus de prêtre, il n’y a plus de Sacrifice, il n’y a plus de religion... Lorsqu' on veut détruire la religion, on commence par attaquer le prêtre... Nous avons trop besoin de saints religieux et de bons prédicateurs pour renouveler la France.



lundi 13 avril 2020

Lundi de l'Ange - Semaine radieuse de l'Octave de Pâque


Saint Séraphin, détail de mosaïques dans le choeur des Grecs,
Basilique du Saint-Sépulcre et de l'Anastasis, Jérusalem.

Détail de l'entrée du tombeau vide.
Le Christ, nouvel Adam, dans le jardin.
Joseph d’Arimathie était membre du Sanhédrin (Luc XXIII, 50 – Marc XV, 43). En cette qualité, il a dû prendre part au jugement qui a condamné Jésus, « mais il n’avait pas donné son assentiment à leur décision & à leur acte, car c’était un homme bon & juste » (Luc XXIII, 51). Il s’était fait disciple de Notre Seigneur (Matthieu XXVII, 57), mais en secret, par crainte des Juifs (Jean XIX, 38). Il était riche (Matthieu XXVII, 57), notable & grand (Marc XV, 43), aussi la liturgie byzantine le désigne sous l’appellation du « noble Joseph ». Il était originaire d’Arimathie (aujourd’hui Rentis, au Nord-Est de Lydda), mais devait habiter Jérusalem puisqu’il s’y était fait tailler son tombeau dans le roc, à la manière des riches.

Quoique craintif de se déclarer pour Jésus au milieu du Sanhédrin, Joseph ose entreprendre la démarche auprès de Pilate pour ensevelir le corps de Jésus. D’après la coutume juive, les corps des suppliciés devaient être jetés dans des fosses communes qui étaient la propriété des tribunaux. Aussi Joseph s’adresse-t-il à Pilate, car la loi romaine concédait le cadavre d’un supplicié aux amis ou aux parents qui le réclamaient. Pilate, étonné de ce que Jésus fut décédé si tôt, ne fit pas de difficulté pour accorder à Joseph la faveur de rendre les derniers devoirs au corps du Christ.

Vue du vestibule avant le tombeau. Chapelle de l'Ange.
Un morceau de pierre roulée se trouve dans ce petit autel carré.
Joseph descendit donc le corps de Jésus de la Croix, aidé vraisemblablement par les quelques disciples encore présents, probablement saint Jean, mais surtout Nicodème, explicitement nommé (Jean XIX, 39). Comme Joseph, Nicodème fait partie du Sanhédrin (Jean III, 1). Pendant que Joseph faisait les démarches auprès de Pilate, Nicodème avait dû aller acheter précipitamment les aromates nécessaires à l’ensevelissement, en se souciant semble-t-il de la quantité plus que de la qualité : environ 100 livres (soit 32 kg 700) d’une mixture de myrrhe & d’aloès.

Le corps de Jésus, descendu de la Croix, a probablement d’abord été lavé. On y versa les aromates et on l’enveloppa dans un suaire propre (Matthieu XXVII, 59) avec plusieurs autres linges (bandelettes & pièces de linceuls cf. Jean XIX, 40 – Luc XXIII, 53 – Marc XV, 46 – Matthieu XXVII, 58). Les saintes femmes durent prêter main forte à Joseph & Nicodème pour la toilette funéraire, mais celle-ci dû être faite à la hâte et de façon incomplète, car le crépuscule approchait et l’on entrait dans le grand Sabbat de la Pâques où tout travail de ce genre était prohibé.

Vue de l'intérieur du tombeau vide et de la banquette
de pierre où reposa le Sauveur du monde.
Anastasis, Jérusalem.
Jésus n’ayant pas de tombeau, Joseph lui céda le sien (Matthieu XXVII, 60) : un tombeau aristocratique tout neuf qui venait d’être taillé dans le roc, dans un enclot tout près du Golgotha. Le corps de Jésus fut placé sur la banquette de pierre et Joseph roula la grande pierre prévue pour servir de fermeture au tombeau.

Les saintes femmes qui avaient aidé à la toilette funèbre observèrent soigneusement où on avait placé le corps de Jésus : elles étaient décidées à accomplir à nouveau la toilette funèbre plus dignement et plus complètement, avec des onguents de grand prix, très tôt le dimanche matin, une fois le Sabbat de Pâques passé.

Dans la tradition orientale, ces saintes femmes myrrhophores – au nombre de 7 – sont les suivantes :
1. Marie Madeleine (Marie de Magdala) (la seule mentionnée par Jean XX, 1), de qui Jésus avait chassé sept démons, la première arrivée au tombeau le dimanche matin (peut-être parce que les autres avaient été retardées par l’achat de nouvelles aromates),
2. Marie de Jacques, femme de Cléophas (ou Clopas dit aussi Alphée) et mère de Jacques le Mineur et de Joseph (ou Joset), sœur de la Sainte Vierge (en réalité sa belle-sœur, Cléophas étant frère de Joseph) et donc tante de Jésus (cf. Jean XIX, 25). Ses quatre fils Jacques, Joseph, Simon & Jude sont les cousins germains de Jésus, que l’évangile, à la manière sémite, désigne sous le nom de « frères » du Seigneur.

3. Salomé (ou Marie Salomé), femme de Zébédée et mère des apôtres Jacques le Majeur & Jean l’Evangéliste, vraisemblablement eux aussi de la parenté de la Sainte Vierge et de saint Joseph.
Saintes femmes Myrrophores

Ces trois myrrhophores – appelées en Occident « les 3 Marie » – sont spécialement mentionnées par les 4 évangiles (Matthieu XXVII, 56 et 28, 1 – Marc XV, 40 et XVI, 1 – Luc XXIV, 10 – Jean XIX, 25). Cependant, elles n’étaient pas les seules (cf. Luc XXIV, 10 : « celles qui leur firent ce rapport étaient Marie-Madeleine, Jeanne & Marie, mère de Jacques, et les autres qui étaient avec elles »), et la tradition leur associe les suivantes :
4. Jeanne, femme de Chusa qui était intendant d’Hérode Antipas (citée nommément donc par Luc XXIV, 10).
5. Suzanne, citée parmi les femmes qui accompagnaient Jésus et l’assistaient de leurs biens (Luc VIII, 3).
6. & 7. Marthe & Marie, les deux sœurs de Lazare.

La tradition iconographique leur associe également la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu, qui, ayant assisté avec saint Jean à la mort de son fils, dût être présente lors de la déposition de la croix et des cérémonies de l’ensevelissement, conduites par Joseph d’Arimathie assisté de Nicodème.

Les femmes myrrhophores furent parmi les premières à suivre Jésus et soutenaient la troupe apostolique de leurs services & de leurs ressources. Elles lui furent fidèles jusqu’au bout, malgré l’échec apparent, au pied de la Croix, tandis que les disciples se tenaient loin. En récompense de la constance inébranlable de leur amour et de leur fidélité, c’est à elles qu’est confiée la première annonce de la résurrection.


samedi 25 janvier 2020

Conversion de Saint Paul

Les saints Pierre et Paul

Commentaire d'un prêtre sur l'attitude très libre de ses confrères vis à vis de la divine liturgie

C'est le Seigneur, adorons-Le !
Ce qui en soi est dramatique pour la foi des fidèles catholiques, c’est que la grande majorité des clercs, qu’ils soient simples prêtres ou qu’ils soient évêques, est devenue incapable de voir ce qu’ils font de travers en liturgie et de comprendre pourquoi ils devraient corriger leurs façons de célébrer la messe.

Ils ne voient plus parce qu’ils sont habitués à toutes sortes de fantaisies liturgiques ; ils ne comprennent plus parce que leur formation théologique est gravement défaillante et qu’en plus l’‘‘esprit de foi leur fait défaut’’. 



Du Saint Pape Jean-Paul II, lettre Dominicae Cenae 


12. Nous ne pouvons pas oublier, même un instant, que l'Eucharistie est un bien particulier de toute l'Eglise. C'est le don le plus grand que, dans l'ordre de la grâce et du sacrement, le divin Epoux ait offert et offre sans cesse à son Epouse. Et c'est justement parce qu'il s'agit d'un tel don que nous devons tous, dans un esprit de foi profonde, nous laisser guider par le sens d'une responsabilité vraiment chrétienne. Un don nous oblige toujours plus profondément, parce qu'il nous parle non pas tant par la force d'un droit strict, que par la force de la confiance personnelle ; ainsi, sans obligations légales, il exige confiance et gratitude. L'Eucharistie est un tel don, elle est un tel bien. Nous devons rester fidèles dans les détails à ce qu'elle exprime en elle-même et à ce qu'elle nous demande, c'est-à-dire l'action de grâces. 

L'Eucharistie est un bien commun de toute l'Eglise, comme sacrement de son unité. L'Eglise a donc le devoir rigoureux de préciser tout ce qui concerne la participation à l'Eucharistie et sa célébration. Il nous faut agir, par conséquent, selon les principes établis par le dernier Concile qui, dans sa constitution sur la sainte liturgie, a défini les autorisations et les obligations de chaque Evêque dans son diocèse comme aussi des Conférences épiscopales, étant donné que les uns et les autres agissent en unité collégiale avec le Siège Apostolique.

Nous devons en outre suivre les ordonnances publiées par les différents dicastères en ce domaine : aussi bien en matière liturgique, dans les règles établies par les livres liturgiques en ce qui concerne le mystère eucharistique, et dans les instructions consacrées au même mystère, que pour ce qui regarde la "communicatio in sacris", dans les normes du "Directorium de re oecumenica" et dans l'"Instruction sur les cas d'admission des autres chrétiens à la communion eucharistique dans l'Eglise catholique". Et même si la possibilité d'une certaine autonomie "créative" a été admise dans cette étape de renouveau, il faut toutefois respecter strictement les exigences de l'unité substantielle. ~

Cette tâche sur laquelle, par la force des choses, doit veiller le Siège Apostolique, devrait être assumée non seulement par les diverses Conférences épiscopales, mais aussi par tout ministre de l'Eucharistie, sans exception. Chacun doit en outre se rappeler qu'il est responsable du bien commun de toute l'Eglise. Le prêtre, comme ministre, comme célébrant, comme étant celui qui préside l'assemblée eucharistique des fidèles, doit avoir un sens particulier du bien commun de l'Eglise, qu'il représente par son ministère, mais auquel il doit être aussi subordonné selon une discipline correcte de la foi. Il ne peut pas se considérer comme un "propriétaire", qui dispose librement du texte liturgique et du rite sacré comme de son bien propre, en allant jusqu'à lui donner un style personnel et arbitraire. Cela peut parfois sembler plus efficace, cela peut aussi mieux correspondre à une piété subjective, mais objectivement c'est toujours trahir l'union qui doit trouver son expression surtout dans le sacrement de l'unité.

Tout prêtre qui offre le Saint Sacrifice doit se rappeler que, pendant ce sacrifice, ce n'est pas lui seulement avec sa communauté qui prie, mais c'est toute l'Eglise qui prie, exprimant ainsi, notamment en utilisant le texte liturgique approuvé, son unité spirituelle dans ce sacrement. Si quelqu'un voulait appeler une telle position "uniformisme", cela prouverait seulement l'ignorance des exigences objectives de l'unité authentique, et ce serait un symptôme d'individualisme dangereux.

La subordination du ministre, du célébrant, au "Mysterium" qui lui a été confié par l'Eglise pour le bien de tout le peuple de Dieu, doit aussi trouver son expression dans l'observation des exigences liturgiques relatives à la célébration du Saint Sacrifice. Ces exigences portent, par exemple, sur l'habit, et en particulier sur les ornements que revêt le célébrant. Il est naturel qu'il y ait eu et qu'il y ait des circonstances dans lesquelles les prescriptions n'obligent pas. Nous avons lu avec émotion, dans des livres écrits par des prêtres qui avaient été prisonniers dans des camps d'extermination, des relations de célébrations eucharistiques faites sans suivre ces règles, c'est-à-dire sans autel et sans ornements. Si, en de telles conditions, cela était une preuve d'héroïsme et devait susciter une profonde estime, dans des conditions normales toutefois, négliger les prescriptions liturgiques peut être interprété comme un manque de respect envers l'Eucharistie, éventuellement dicté par l'individualisme ou par un défaut de sens critique au sujet des opinions courantes, ou par un certain manque d'esprit de foi.

Sur nous tous qui sommes, par grâce de Dieu, ministres de l'Eucharistie, pèse de façon particulière une responsabilité à l'égard des idées et des attitudes de nos frères et de nos sœurs qui sont confiés à notre charge pastorale. Notre vocation est de susciter, surtout par l'exemple personnel, toute saine manifestation de culte envers le Christ présent et opérant dans le sacrement de l'amour. Dieu nous préserve d'agir diversement, d'affaiblir ce culte en nous "déshabituant" de diverses manifestations et formes de culte eucharistique, dans lesquelles s'exprime une piété peut-être "traditionnelle" mais saine, et surtout le "sens de la foi" qui est l'apanage de tout le peuple de Dieu, comme l'a rappelé le Concile Vatican II !

Sacerdos alter Christus
En arrivant au terme de ces considérations, je voudrais demander pardon - en mon nom et en votre nom à tous, vénérés et chers Frères dans l'épiscopat - pour tout ce qui, en raison de quelque faiblesse humaine, impatience, négligence que ce soit, par suite également d'une application parfois partielle, unilatérale, erronée des prescriptions du Concile Vatican II, peut avoir suscité scandale et malaise au sujet de l'interprétation de la doctrine et de la vénération qui est due à ce grand sacrement. Et je prie le Seigneur Jésus afin que désormais, dans notre façon de traiter ce mystère sacré, soit évité ce qui peut affaiblir ou désorienter d'une manière quelconque le sens du respect et de l'amour chez nos fidèles.

Que le Christ lui-même nous aide à poursuivre sur les voies du renouveau véritable, vers la plénitude de vie et de culte eucharistique par laquelle il construit l'Eglise dans l'unité qu'elle possède déjà, et qu'elle désire réaliser davantage encore pour la gloire du Dieu vivant et pour le salut de tous les hommes !


mercredi 21 août 2019

Saint Pie X, Pape de la divine Eucharistie


D’un manuscrit médiéval trouvé à Salzbourg

Un prêtre doit être :

À la fois grand et petit,
Noble d’esprit, comme de sang royal,
Simple et naturel, comme de souche paysanne,
Un héros dans la conquête de soi,
Un homme qui s’est battu avec Dieu,
Une source de sanctification,
Un pécheur pardonné,
De ses désirs le maître,
Un serviteur pour les timides et les faibles,
Qui ne s’abaisse pas devant les puissants,
Mais se courbe devant les pauvres,
Disciple de son Seigneur,
Chef de son troupeau,
Un mendiant aux mains largement ouvertes,
Un porteur de dons innombrables,
Un homme sur le champ de bataille,
Une mère pour réconforter les malades,
Avec la sagesse de l’âge,
Et la confiance de l’enfant,
Tendu vers le haut,
Les pieds sur la terre,
Fait pour la joie,
Connaissant la souffrance,
Loin de toute envie,
Clairvoyant,
Parlant avec franchise,
Un ami de la paix,
Un ennemi de l’inertie,
Constant à jamais…
Si différent de moi !



dimanche 4 août 2019

Saint Jean-Marie Vianney, le saint Curé d'Ars


« Toutes les bonnes œuvres réunies n’équivalent pas au sacrifice de la messe, parce qu’elles sont les œuvres des hommes, et la sainte messe est l’œuvre de Dieu. »

« Il n’y a rien de si grand que l’Eucharistie. »

« Oh ! mes enfants, que fait Notre-Seigneur dans le Sacrement de son amour ? Il a pris son bon cœur pour nous aimer. Il sort de ce cœur une transpiration de tendresse et de miséricorde pour noyer les péchés du monde. »

« Il est là celui qui nous aime tant ! pourquoi ne l’aimerions-nous pas ? »

« La nourriture de l’âme, c’est le corps et le sang d’un Dieu. Il y a de quoi, si l’on y pensait, se perdre pour l’éternité dans cet abîme d’amour !… »

« Venez à la communion, venez à Jésus, venez vivre de lui, afin de vivre pour lui. »

« Le bon Dieu voulant se donner à nous, dans le sacrement de son amour, nous a donné un désir vaste et grand que Lui seul peut satisfaire. »

« La communion fait à l’âme comme un coup de soufflet à un feu qui commence à s’éteindre, mais où il y a encore beaucoup de braises ! »

« Quand nous avons communié, si quelqu’un nous disait : “Qu’emportez-vous dans votre maison ?”, nous pourrions répondre : “J’emporte le ciel” »

« Ne dites pas que vous n’en êtes pas digne. C’est vrai : vous n’en êtes pas digne, mais vous en avez besoin. »


vendredi 5 juillet 2019

"Le Sacerdoce, c'est l'amour du Cœur de Jésus" (S. Curé d'Ars) ; et M. Boudon l'a bien compris


« Vie nouvelle de Henri Marie Boudon », par S.Exc.R. Mgr Matthieu, Archevêque de Besançon

C’étaient surtout ces saintes vertus que Boudon s’efforçait d’insinuer dans le cœur de ses pénitents parce qu’il les regardait comme l’unique fondement de la paix à l’ombre de laquelle devait croître et s’élever leur piété.
Il mettait tous ses soins, il employait toutes ses prières et ses exhortations à leur procurer cette paix divine qui, une fois bien affermie dans le cœur des saints, y résiste à tous les orages de la vie.

Il conseillait surtout aux personnes affligées d’aller la chercher dans le Cœur de Jésus :

« Dans cet aimable Cœur qui a voulu, par une providence d’un amour incompréhensible, être ouvert aussitôt qu’il fut mort pour nous crier hautement et fortement combien il était facile de s’y réfugier, et que n’étant fermé à personne, tous pouvaient et devaient s’y retirer ; que ce soit donc, ma chère fille - continue Boudon - le lieu de votre retraite ; que sa paix divine qu’il a laissée comme un héritage à ses disciples demeure en vous et demeurez dans sa paix divine ! »

 
Le Seigneur Jésus montrant son Cœur à Sainte Marguerite-Marie, Pontmain

mercredi 26 juin 2019

Prière pour les vocations sacerdotales


Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ,

afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin. Amen. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 




Messe de Saint Laurent de Brindisi

dimanche 12 mai 2019

Dimanche du Bon Pasteur

Zachée cherchait à voir le Seigneur. Le Maître de la Vie, le Pasteur véritable, allait à la recherche de sa petite brebis perdue désormais retrouvée. Alléluia !

Saint Grégoire de Nysse, Homélies sur le Cantique des cantiques

« Il fut saisi de pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger »

« Où mènes-tu paître ton troupeau », ô bon pasteur qui le portes tout entier sur tes épaules ? Car la race humaine tout entière est une brebis unique que tu as prise sur tes épaules. Montre-moi le lieu de ton pâturage, fais-moi connaître les eaux du repos, mène-moi vers l'herbe grasse, appelle-moi de mon nom, afin que j'entende ta voix, moi qui suis ta brebis, et que ta voix soit pour moi la vie éternelle.

Oui, « dis-le-moi, toi que mon cœur aime ». C'est ainsi que je te nomme, car ton Nom est au-dessus de tout nom, inexprimable et inaccessible à toute créature douée de raison. Mais ce nom-ci, témoin de mes sentiments pour toi, exprime ta bonté. Comment ne t'aimerai-je pas, toi qui m'as aimée, alors que j'étais toute noire, au point de donner ta vie pour les brebis dont tu es pasteur ? Il n'est pas possible d'imaginer de plus grand amour que d'avoir donné ta vie pour mon salut.

Enseigne-moi donc « où tu mènes paître le troupeau », que je puisse trouver le pâturage du salut, me rassasier de la nourriture céleste dont tout homme doit manger s'il veut entrer dans la vie, courir vers toi, qui es la source, et boire à longs traits l'eau divine, que tu fais jaillir pour ceux qui ont soif. Cette eau se répand de ton flanc depuis que la lance y a ouvert une plaie, et quiconque en goûte devient une source d'eau jaillissant en vie éternelle.

De son Coeur transpercé jaillit du sang - celui de la divine Eucharistie - et de l'eau - celle du Baptême -.
Venez vous abreuver à la Source cachée désormais révélée.

mercredi 27 février 2019

Prière à Notre Dame du Sacerdoce


Si l'Eglise est souillée par le péché de ses membres, blessée par des actes posés par des hommes qui ont perdu le sens de leur sublime vocation, c'est parce que nous, chrétiens, ne prions pas assez. Nous ne faisons pas pénitence, ou si peu. Nous pensons trop que Dieu, tout puissant, fera tout à notre place et que nous n'avons pas d'efforts à faire pour porter la Croix.

En ce temps de Septuagésime, en ce temps de Carême qui approche, prions pour l'Eglise. Que l'Épouse sans tâche du Seigneur voit, par notre conversion, ses enfants se laisser purifier pour être de saints témoins du Sauveur.

Notre Dame de toutes grâces, Cambrai

Vierge Marie,
Mère du Christ Prêtre, Mère des prêtres du monde entier,
Vous aimez tout particulièrement les prêtres, parce qu’ils sont les images vivantes de Votre fils unique.
Vous avez aidé Jésus par toute votre vie terrestre et vous l’aidez encore dans le Ciel,
Nous vous en supplions, priez pour les prêtres, priez le Père des Cieux pour qu’Il envoie des ouvriers à sa moisson.
Priez pour que nous ayons toujours des prêtres, qui nous donne les sacrements, nous expliquent l’Évangile du Christ, et nous enseigne à devenir de vrais enfants de Dieu.
Vierge Marie, demandez vous-même à Dieu le Père les prêtres dont nous avons tant besoin, et puisque votre cœur a tout pouvoir sur Lui, obtenez-nous, Ô Marie, des prêtres qui soient des saints.


Détail d'une mitre orthodoxe