En ce jour de Pâques, c'est également le 6ème anniversaire de l'intronisation de notre Saint-Père, le Pape Benoît XVI (24 avril 2005).
dimanche 24 avril 2011
samedi 23 avril 2011
"Exultons avec les Anges"
| "Il y eut un grand tremblement de terre, en effet (...) un Ange du Seigneur descendit du Ciel, et déplaça, en arrivant, la pierre, et était assis dessus" (Liturgie) |
"Qu'exulte la foule des Anges dans les Cieux !"
PRÆCONIUM PASCHALE : ANNONCE DE LA PÂQUE (EXULTET)
Exsúltet iam Angélica turba cælórum...
Que déjà les choeurs des Anges tressaillent d'allégresse dans les cieux, que les divins mystères soient célébrés avec joie et que la trompette sacrée résonne pour saluer la victoire du Grand Roi. Que la terre baignée des lueurs d'un tel triomphe se réjouisse, et qu'illuminée de la splendeur du Roi éternel elle comprenne que le monde entier est dégagé des ténèbres. Que l'Église, notre Mère, entourée des rayons d'une si grande lumière se réjouisse et que ce temple retentisse de la grande voix des peuples. C'est pourquoi, très chers frères, qui êtes ici présents pour partager la splendeur si admirable de cette sainte lumière, je vous supplie de vous unir à moi pour invoquer la miséricorde du Dieu tout-puissant, afin qu'après m'avoir agréé au nombre de ses Lévites sans aucun mérite de ma part, il m'envoie un rayon de sa lumière et m'accorde la grâce de chanter dignement la louange de ce Cierge.
mardi 19 avril 2011
4ème anniversaire de la Société Henrie-Marie Boudon
L'Archiconfrérie des Saints-Anges célèbre aujourd'hui le 4ème anniversaire de son association civile et culturelle, et rappelle qu'il s'agit également du 6ème anniversaire de l'élection du Souverain Pontife Benoît XVI glorieusement régnant...
Le jeudi 19 avril 2007 était fondée la Société Henri-Marie Boudon, "Association Loi-1901 ayant pour fin l'épanouissement et le rayonnement du patrimoine spirituel de Monsieur Boudon (1624-1702) ainsi que la perpétuation et défense de sa mémoire".
Libellés :
Evénement,
Histoire d'Evreux,
Société Henri-Marie Boudon
samedi 16 avril 2011
Festivités de Normandie
Les Festivités du 11ème centenaire de la Normandie (traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911) incluent également un autre anniversaire : celui de la bataille de Formigny, le 15 avril 1450.
![]() |
| Bataille de Formigny, à l'ouest de Bayeux. |
Le 15 avril 1450, le roi Charles VII, assisté du comte de Clermont, du connétable de Richemont et de l'amiral de Coëtivy, repoussait à Formigny l'armée anglaise de Thomas Kyriel, qui venait de débarquer à Cherbourg pour tenter de secourir les dernières places anglaises de Normandie. 3800 Anglais y laisseront leur vie, et 1200 leur liberté. Les Français n'eurent quant à eux que 12 morts !
C'est cet événement que la procession provinciale du 12 août, demandée par Charles VII, commémore chaque année.
Avec cette victoire, qui vaut au roi de France le surnom de Victorieux, la guerre de Cent Ans touche à sa fin et la Normandie est définitivement rattachée au Royaume des lys, grâce à l'action persévérante de l'héroïne nationale, sainte Jeanne d'Arc, dont nous célébrerons le 30 mai prochain le 580e anniversaire de la mort à Rouen, le 30 mai 1431.
Libellés :
Evénement,
Histoire de la Normandie
mardi 5 avril 2011
1er mardi du mois - Petit bilan pour le blogue
En ce 1er mardi, voici les statistiques des pages de ce blogue consultées ces derniers mois :
Juillet 2010 : 305
Août 2010 : 400
Sept. 2010 : 496
Oct. 2010 : 359
Nov. 2010 : 494
Déc. 2010 : 512
Janv. 2011 : 515
Févr. 2011 : 382
Mars 2011 : 449
Les lecteurs "électroniques" nous viennent d'Europe bien sûr, mais aussi d'Amérique du Nord (Etats-Unis et "Nouvelle-France") et même de la Côte d'Ivoire !
France..........2570
Canada..........290
Etats-Unis......248
Espagne.........201
Belgique.........149
Italie................51
Suisse..............41
Pays-Bas.........25
Côte d'Ivoire....23
Japon...............19
Juillet 2010 : 305
Août 2010 : 400
Sept. 2010 : 496
Oct. 2010 : 359
Nov. 2010 : 494
Déc. 2010 : 512
Janv. 2011 : 515
Févr. 2011 : 382
Mars 2011 : 449
Les lecteurs "électroniques" nous viennent d'Europe bien sûr, mais aussi d'Amérique du Nord (Etats-Unis et "Nouvelle-France") et même de la Côte d'Ivoire !
France..........2570
Canada..........290
Etats-Unis......248
Espagne.........201
Belgique.........149
Italie................51
Suisse..............41
Pays-Bas.........25
Côte d'Ivoire....23
Japon...............19
Libellés :
Archiconfrérie du Très-Saint-Sacrement de l'Autel et des Saints Anges,
Société Henri-Marie Boudon
jeudi 24 mars 2011
90 ans de la fête de S. Gabriel
![]() |
| Annonciation par Le Greco |
Sermon de saint Béde le Vénérable sur la vision du prophète Daniel dans la sainte Bible (Daniel, Cap. 9, 20-27):
"L’Ange apparut à Zacharie, debout à droite de l’autel de l’encens. C’est bien justement que cet Ange se montre, et dans le temple, et près de l’autel et du côté droit, puisqu’il annonce, et l’avènement du véritable prêtre, et le mystère du sacrifice universel, et la joie du don céleste. Souvent en effet, comme la gauche indique les biens présents, ainsi la droite fait-elle .présager les biens éternels. Cette interprétation est conforme à ce qui se trouve chanté dans l’éloge de la Sagesse : La longue durée des jours est dans sa droite, et dans sa gauche sont les richesses et la gloire. L’Ange rassure Zacharie, rempli de crainte, car de même qu’il est naturel à la fragilité humaine de se troubler à fa vue d’une créature purement spirituelle, il convient à la bonté des Anges de consoler bien vite par de douces paroles les mortels qui tremblent à leur aspect. Au contraire, il est propre à la cruauté des démons, d’abattre toujours plus par une impression d’horreur ceux qu’ils voient effrayés de leur présence, aussi n’est-il nul meilleur moyen de les mettre en fuite qu’une foi intrépide.
L’Ange, affirmant à Zacharie que sa prière a été exaucée, lui promet aussitôt le prochain enfantement de son épouse. Non point que ce prêtre entré dans le sanctuaire pour offrir une oblation au nom du peuple, eût fait abstraction des vœux publics pour demander plutôt la grâce d’avoir des enfants, d’autant que nul n’implore une faveur qu’il désespère d’obtenir, (Zacharie, se souvenant de l’âge et de la stérilité de son épouse, désespérait tellement de se voir naître un fils qu’il ne devait même pas croire à la parole de l’Ange le lui promettant). Mais ce que dit le messager céleste : Ta supplication a été exaucée, s’entend de la prière de ce prêtre pour la rédemption du peuple ; et quand l’Ange ajoute : Ta femme t’enfantera un fils, cette promesse se rattache à l’économie de la rédemption, en ce sens que le fils naissant à Zacharie devait comme un héraut préparer la voie au Rédempteur de ce peuple. En affirmant à Zacharie que sa prière pour le peuple n’est pas restée sans fruit, l’Ange enseigne suivant quel ordre ce même peuple doit être sauvé et rendu parfait, c’est-à-dire en faisant pénitence à la prédication de Jean et en croyant au Christ.
| S. Gabriel apparaissant à S. Zacharie dans le Temple de Jérusalem. |
Zacharie hésitant à cause de la grandeur de telles promesses, demande un signe pour pouvoir y ajouter foi, alors que la seule vue ou les paroles d’un Ange devaient lui suffire comme signe. Aussi subit-il la peine méritée par sa défiance, en devenant muet. Le silence même qui lui est imposé devient pour lui, et le signe qu’il a demandé pour croire, et la juste peine de son infidélité. Il faut comprendre que si de telles promesses avaient été formulées par un homme, Zacharie eût pu, sans s’attirer aucun châtiment, réclamer un signe ; mais, quand un Ange promet, il ne convient pas de douter. Gabriel accorde le signe sollicité, en sorte que celui qui a parlé pour émettre un doute apprend maintenant à croire en se taisant. On doit remarquer ici ce que l’Écriture atteste, à savoir que cet Ange se tient devant Dieu et aussi qu’il est envoyé porter la bonne nouvelle à Zacharie ; semblablement, quand les Anges viennent à nous, ils remplissent ainsi un ministère extérieur, sans cependant jamais interrompre leur contemplation intérieure. Ils sont envoyés et ils restent présents devant Dieu car si un esprit angélique n’est point infini, l’Esprit suprême qui est Dieu n’a point de bornes. Les Anges se trouvent donc devant lui, quand même ils sont envoyés, car quel que soit le lieu où ils remplissent une mission, ils se meuvent en lui".
"Je ne pense pas qu’il soit ici question d’un de ces Anges de moindre dignité, qui viennent souvent sur la terre y remplir une mission pour un motif quelconque. Le contraire est donné clairement à entendre par son nom que l’on dit signifier Force de Dieu, et se conclut aussi de cette particularité rapportée qu’il est envoyé, non par quelque autre esprit, probablement supérieur, comme cela a lieu d’ordinaire, mais par Dieu même. C’est donc sans doute pour attirer notre attention sur la dignité de l’envoyé céleste qu’ont été mis ces mots : De Dieu. Ou bien il a été dit, de Dieu, pour qu’il ne nous semble pas que Dieu, avant de révéler son dessein à la Vierge, en ait fait part à un des esprits bienheureux qu’à l’Archange Gabriel qui seul entre ses compagnons de gloire fut jugé digne de porter un tel nom et un tel message.
Le nom s’harmonise bien avec le message. Par qui convenait-il mieux que fut annoncé le Christ, vertu de Dieu, que par cet ange qui a l’honneur d’avoir avec lui une similitude de nom ? Et la force, qu’est-elle sinon la vertu ? N’allez pas croire qu’il n’était, ni digne ni convenable que le Maître et l’envoyé portassent un nom analogue, car si tous deux s’appellent de même, cette appellation "semblable n’a cependant pas une raison d’être commune de part et d’autre. En effet c’est sous des rapports différents que le Christ et l’Ange sont nommés force ou vertu de Dieu : l’Ange ne l’est que nominalement, mais le Christ l’est substantiellement.
Le Christ est appelé et est en effet la vertu de Dieu ; il est ce plus fort qui survient et, de son bras puissant, terrasse le fort armé qui jusque-là avait gardé sa maison en paix, et lui enlève ainsi les dépouilles de la captivité. Quant à l’Ange, s’il est appelé la force de Dieu, c’est, ou parce qu’il a pour office d’annoncer la venue de cette force elle-même, ou bien parce qu’il devait rassurer une vierge naturellement timide, simple et pudique, que la nouvelle du miracle qui devait s’accomplir en elle allait troubler. « Ne craignez pas, Marie, lui dit-il, vous avez trouvé grâce devant Dieu ». Ce n’est donc pas sans motif que Gabriel est choisi pour ce message, ou plutôt parce qu’il a reçu cette mission, il est désigné à bon droit sous un tel nom".
Homélie de saint Bernard sur l'Evangile selon saint Luc. Chap. 1, 26-38 : "En ce temps-là : l'Ange Gabriel fut envoyé de Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph ; et le nom de la vierge était Marie".
"Je ne pense pas qu’il soit ici question d’un de ces Anges de moindre dignité, qui viennent souvent sur la terre y remplir une mission pour un motif quelconque. Le contraire est donné clairement à entendre par son nom que l’on dit signifier Force de Dieu, et se conclut aussi de cette particularité rapportée qu’il est envoyé, non par quelque autre esprit, probablement supérieur, comme cela a lieu d’ordinaire, mais par Dieu même. C’est donc sans doute pour attirer notre attention sur la dignité de l’envoyé céleste qu’ont été mis ces mots : De Dieu. Ou bien il a été dit, de Dieu, pour qu’il ne nous semble pas que Dieu, avant de révéler son dessein à la Vierge, en ait fait part à un des esprits bienheureux qu’à l’Archange Gabriel qui seul entre ses compagnons de gloire fut jugé digne de porter un tel nom et un tel message.
Le nom s’harmonise bien avec le message. Par qui convenait-il mieux que fut annoncé le Christ, vertu de Dieu, que par cet ange qui a l’honneur d’avoir avec lui une similitude de nom ? Et la force, qu’est-elle sinon la vertu ? N’allez pas croire qu’il n’était, ni digne ni convenable que le Maître et l’envoyé portassent un nom analogue, car si tous deux s’appellent de même, cette appellation "semblable n’a cependant pas une raison d’être commune de part et d’autre. En effet c’est sous des rapports différents que le Christ et l’Ange sont nommés force ou vertu de Dieu : l’Ange ne l’est que nominalement, mais le Christ l’est substantiellement.
Le Christ est appelé et est en effet la vertu de Dieu ; il est ce plus fort qui survient et, de son bras puissant, terrasse le fort armé qui jusque-là avait gardé sa maison en paix, et lui enlève ainsi les dépouilles de la captivité. Quant à l’Ange, s’il est appelé la force de Dieu, c’est, ou parce qu’il a pour office d’annoncer la venue de cette force elle-même, ou bien parce qu’il devait rassurer une vierge naturellement timide, simple et pudique, que la nouvelle du miracle qui devait s’accomplir en elle allait troubler. « Ne craignez pas, Marie, lui dit-il, vous avez trouvé grâce devant Dieu ». Ce n’est donc pas sans motif que Gabriel est choisi pour ce message, ou plutôt parce qu’il a reçu cette mission, il est désigné à bon droit sous un tel nom".
Libellés :
Année liturgique,
Dévotion angélique
lundi 28 février 2011
Les Saints Anges et Monsieur Henri-Marie BOUDON
Les neufs Choeurs des Anges
I - THEOLOGIE DE L'ANGE
I - THEOLOGIE DE L'ANGE
Ange signifie messager, c'est une fonction. Leur nature est d'être des esprits purs. Ce sont des esprits créés. Ils ne peuvent pas avoir de corps physique, ce n'est pas leur nature : leur nature est esprit.
Les esprits purs connaissent Dieu par l'image éternelle que Dieu a mit de Lui-même en eux lors de leur création : ils regardent directement cette image de Dieu les constituant pour avoir la connaissance de leur être et de leur existence propre.
Ils ne réfléchissent pas, mais connaissent toute chose dans la limite crée de L'image de Dieu qu'ils sont.
II- NOM DES ANGES
Marie est la Reine des anges.
Le Prince des anges est l'archange Saint Michel, il est le prince de toute la cour céleste.
L'Archange saint Gabriel annonce l'Incarnation de Dieu.
L'archange saint Raphaël est le modèle de l'Ange gardien.
L'écriture nous dit l'existence de septs "Esprits" qui se tiennent devant la gloire de Dieu, donc il y en a quatre autres dont on ne connaît pas les noms. Aucun autre nom d'ange n'est à prendre en considération dans la Foi que ceux-là seuls qui sont révélés par l'écriture. Si on veut les invoquer, on dira "les quatres autres archanges ou princes ou esprits devant Dieu".
Ils s'éclairent les uns et les autres selon cette hiérarchie :
Premier ordre : Les Séraphins, de la surabondance qu'ils reçoivent, alimentent les Chérubins qui éclairent les Trônes.
"Aimez, ô hommes, les Séraphins; ce sont les princes du pur amour.
L'invocation de nom d'autres anges expose à des liens démoniaques (anges mauvais).
Les démons sont des anges qui ont gardés la puissance de leur nature, mais qui haïssent Dieu, refusent éternellement de Le servir, et ne s'emploient qu'à perdre et à détourner l'homme de sa fin et de son vrai bien qui est Dieu.
III- TRADITION
La Tradition nous fait connaître la hiérarchie des anges de Dieu (théarchie) en neufs Choeurs répartis en trois ordres et on ne connait pas leur nombre.
- Le Choeur des Séraphins brulants d'amour dans la proximité de Dieu.
- Le Choeur des Chérubins brillants de Sa Lumière.
- Le Choeur des Trônes (ou Souverainetés) sur qui Il repose.
- Le Choeur des Dominations (ou ou Seigneuries) qui commandent par Sa Royauté.
- Le Choeur des Vertus (ou Forces) qui soutiennent tout par Sa Force.
- Le Choeur des Puissances (ou Pouvoirs) qui protègent par Son Pouvoir.
- Le Choeur des Principautés qui représentent Sa Souveraineté
- Le Choeur des Archanges zélés de Sa Gloire
- Le Choeur des Anges fidèles serviteurs de Sa bonté
Ils s'éclairent les uns et les autres selon cette hiérarchie :
Premier ordre : Les Séraphins, de la surabondance qu'ils reçoivent, alimentent les Chérubins qui éclairent les Trônes.
Deuxième ordre : Les Trônes font part des jugements de Dieu aux Dominations qui les font exécuter par les Vertus et les Puissances.
Troisième ordre : Les Puissances font part du pouvoir de Dieu aux Principautés qui Le représentent et régissent les Archanges et les Anges.
Par la dévotion aux 9 choeurs des saints Anges, on peut demander leur intercession pour :
- la charité et l'ardeur aux Séraphins
- la lumière et la science de la vérité aux Chérubins
- la paix, l'humilité, pour ne tendre qu'à Dieu aux Trônes
- le commandement et le règne du bien aux Dominations
- la volonté et la force d'accomplir la volonté de Dieu aux Vertus
- la protection et la force contre les démons aux Puissances
- la réforme et le gouvernement de soi aux Principautés
- le bon zèle et le témoignage de Dieu aux Archanges
- la pureté et la douce assistance des Anges.
Saint Grégoire, saint Denis, saint Jean Chrysostôme ont été les premiers promoteurs des neufs Choeurs des saints Anges.
Saint Bonaventure (Disciple de saint François et Docteur de l'Eglise) a écrit aussi sur les neufs Choeurs.
M. Boudon, archidiacre d'Evreux, 1624-1702, mort en odeur de sainteté, a pas mal écrit sur cette dévotion aux neufs choeurs des anges.
IV - REPRESENTATIONS
Généralement et normalement, les Séraphins sont représentés avec six ailes; deux pour se couvrir la face car ils voient Dieu face à face, deux pour se couvrir les pieds pour cacher leur pieds devant Dieu, et deux pour voler.
Les Chérubins sont représentés avec des yeux partout car ils sont l'omniscience de Dieu et/ou avec une épée de feu.
Les Trônes sont représentés comme des roues.
Les Dominations sont représentés comme des seigneurs avec un sceptre de commandement à la main.
Les Vertus avec une coupe à la main ou les mains comme une coupe.
Les Puissances avec une lance (instrument du pouvoir de Dieu)
Les Principautés avec une couronne sur la tête.
Les Archanges avec un glaive à la main.
Les Anges avec un habit blanc et une ceinture d'or.
Il existe de nombreuses figurations plus ou moins proches de l'écriture et de la tradition, l'imagination en la matière étant pour le moins facilement désordonnée.
V - CE QUE DIT M. BOUDON
Il faut être dévot :
- aux Anges pour en obtenir la pureté de corps et d'esprit, la charité envers le prochain et la patience.
- aux Archanges pour en obtenir le zèle de l'intérêt de Dieu.
- aux Principautés pour en obtenir la réforme de notre intérieur.
- aux Puissances pour en obtenir la destruction des efforts, dees tentations, ruses, et force des démons.
- aux Vertus pour en obtenir ressource dans nos faiblesses, pour surmonter nos attaches et résister à nos inclinations.
- aux Dominations pour en obtenir la connaissance des ordres de Dieu et ne pas confondre notre volonté avec Celle de Dieu.
- aux Trônes pour en obtenir fermeté, repos, paix "incompréhensible", que Dieu seul suffit.
- aux Chérubins pour en obtenir d'aimer le mépris, l'abjection, la pauvreté, le renoncement à soi, la vie cachée.
- aux Séraphins pour en obtenir l'Amour excessif qui brûle et porte des incendies.
Le Choeur des Anges est appliqué aux soins des hommes,
Le Choeur des Anges est appliqué aux soins des hommes,
Le Choeur des Archanges veille sur les empires et les provinces,
Le Choeur des Principautés communiquent leur communiquent les ordres de la Divine Providence,
Le Choeur des Puissances résiste aux diables qui s'opposent aux ordres de Dieu et détruit leur pouvoir,
Le Choeur des Vertus donne des forces pour exécuter les ordres de Dieu,
Le Choeur des Dominations donne les ordres de Dieu,
Le Choeur des Trônes dans une élévation très sublime proche de la Gloire de La Majesté, manifeste les Divins Jugements,
Le Choeur des Chérubins fait rejaillir avec abondance les saintes clartés dont elle est remplie sur les autres hiérarchies,
Le Choeur des Séraphins dont l'amour se plonge, se perd et s'abîme en La Divinité porte l'Amour et la clarté dans tous les Choeurs.
En temps de guerre, avoir une dévotion pour les Trônes afin d'invoquer leur Paix.
Contre les fléaux et calamités naturelles, avoir une dévotion pour les Vertus qui gouvernent les saisons, les éléments.
Contre les efforts des malins esprits, avoir une dévotion pour les Puissances auxquels Dieu a donné un pouvoir très spécial.
"Aimez, ô hommes, les Séraphins; ce sont les princes du pur amour.
Aimez les Chérubins, ce sont les grands docteurs de la science des saints.
Aimez les Trônes, ce sont les patrons du véritable repos de l'âme, et de la tranquille paix du coeur.
Aimez les Dominations, ils vous apprendront à devenir les maîtres de vous-même et de toutes choses, vous élevant au-dessus de tout l'être créé par une union intime au Créateur.
Aimez les Vertus, ce sont les maîtres des voies de la sainte perfection.
Aimez les Puissances, ils sont vos défenseurs contre la malice, la rage et le pouvoir des démons.
Aimez les Principautés, ce sont eux qui prennent des soins si grands du bien des monarchies, des Etats, et de ceux qui gouvernent.
Aimez les Archanges, ce sont les zélateurs du bien commun, et l'on en reçoit mille et mille bénédictions dans les provinces, dans les villes, dans les villages et dans toutes sortes de pays.
Aimez, enfin, les Anges du dernier Choeur, ce sont les astres dont nous ressentons plus souvent les célestes influences, étant plus proches de nous, et veillant sur le bien de tous les hommes en particulier avec un amour et des soins inexplicables." (Mr BOUDON, dévotion aux neufs choeurs des anges).
VI - PRIERE AUX NEUFS CHOEURS DES ANGES (Mgr Tournyol du Clos)
SERAPHINS ARDENTS, vous qui, placés au foyer éternel de l'amour, plongez sans cesse vos regardes dans les rayons du soleil de Justice, allumez dans nos coeurs, par la vertu du Sang divin le feu sacré dont vous êtes consummés.
CHERUBINS TRES ECLAIRES, vous qui êtes admis dans les secrets de Dieu, dissipez les ténèbres de nos âmes; et par la vertu du Sang divin, faites briller à nos yeux cette lumière surnaturelle qui nous fait bien comprendre les vérités du salut.
TRONES SUBLIMES ET EBLOUISSANTS DE BEAUTE, vous sur qui repose le Tout-Puissant, et qui intimez Ses ordres aux Anges inférieurs, obtenez-nous, par la vertu du Sang divin, la paix avec Dieu, avec le prochain et acec nous-même.
DOMINATIONS SUPREMES, vous qui avez autorité sur tous les choeurs angéliques chargés d'exécuter les ordres de Dieu, régnez sur nos esprits et sur nos coeurs, et par la vertu du Sang divin, aidez-nous à connaître et à accomplir fidèlement la volonté de Dieu.
PUISSANCES INVINCIBLES, vous qui avez pour mission d'écarter les obstacles et d'éloigner les ennemis qui s'opposent à l'exercice des volontés divines, défendez-nous contre les attaques du démon, du monde et de la chair, et par la vertu du sang divin, rendez-nous victorieux dans nos luttes contre cette triple puissance.
VERTUS CELESTES, qui veillez à l'harmonie de la création matérielle, vous dont le nom signifie force, ayez pitié de notre faiblesse et obtenez-nous, par la vertu du Sang divin, que nous souffrions avec patience tous les maux de cette vie.
PRINCIPAUTES SOUVERAINES, vous qui êtes princes des Nations, nous vous conjurons de veiller d'une manière efficace sur notre patrie afin qu'elle réalise les desseins de dieu sur elle. Gouvernez aussi nos âmes et nos corps et, par la vertu du Sang divin, daignez nous faire atteindre nos destinées éternelles.
ARCHANGES TRES NOBLES, vous qui sous le commandement de Saint Michel, gardez et protégez la sainte Eglise, daignez la délivrer de ses ennemis intérieurs et extérieurs. Veillez aussi sur le Père commun des fidèles, ainsi que sur tous les enfants de cette Epouse immaculée du Christ, et, par la vertu du sang divin, faite-nous vivre et mourir dans sa Foi, son Espérance et sa Charité afin que nous soyons éternellement unis à son divin chef Jésus-Christ Notre Seigneur.
ANGES TRES SAINTS, vous que le zèle des intérêts de Dieu transporte plus rapidement que l'éclair partout où ils doivent être sauvegardés, protégez sa cause dans nos âmes, et, par la vertu du Sang divin, obtenez-nous la grâce insigne de la persévérance finale. Ainsi soit-il.
VII - UNITE DE CETTE THEARCHIE
On pourrait dire Dieu est Vie de l'Amour ardent (Séraphins) qui éclaire (Chérubins) et donne la Paix (Trônes) comme un Roi (Dominations) qui soutient (Vertus) tout et détruit (Puissances) le mal, et qui doit être le Premier (Principautés) servi dans les grandes (Archanges) comme les plus petites (Anges) choses.
N'est-ce pas ainsi que devrait fonctionner le coeur de l'homme ? Dieu vit dans le coeur de l'homme et les Choeurs des saints Anges sont ses serviteurs. Si c'est tout l'inverse, on peut imaginer à quoi peut ressembler le coeur de l'homme.
vendredi 14 janvier 2011
ANNIVERSAIRE DU VENERABLE HENRI-MARIE BOUDON
C'est aujourd'hui l'anniversaire de M. Henri-Marie Boudon, Grand-Archidiacre d'Evreux. né le 14 janvier 1624, ainsi que le jour anniversaire de son baptême.
Voici une photo de la Chapelle des Saints-Anges, dans laquelle il repose, devant l'autel.
Prions bien pour lui en ce jour, pour sa béatification.
| Autel de la chapelle des saints Anges |
« Vendredi, 14 du mois, fête du saint Nom de Jésus, est le jour de ma naissance et de ma renaissance par le saint baptême ; car la divine Providence, qui m'a fait différer les cérémonies sacrées jusqu'au 16 ou 26 de mai (je ne saurais distinguer dans mon baptistaire lequel des deux chiffres) ; cette divine Providence, dis-je, a voulu que je ne fusse pas un jour sans être à Jésus-Christ »
Lettre à M. Bosguérard, du 12 janv. 1701 (Lettre 264)
Lettre à M. Bosguérard, du 12 janv. 1701 (Lettre 264)
« Le 14 de ce mois, c'est le jour de ma naissance et de ma renaissance, j'y ai été fait une nouvelle créature en Jésus-Christ. Ah! Monsieur : le cerf ne soupire pas avec tant d'ardeur après les sources des eaux, comme mon âme soupire (Psal. XI, 2) après la nouvelle vie de la nouvelle créature. Il est grand temps, étant âgé de 75 ans »
Lettre à un ecclésiastique de Paris, du 1er janvier 1699 (Lettre 84)
Lettre à un ecclésiastique de Paris, du 1er janvier 1699 (Lettre 84)
« Je vous écris le jour de ma naissance, qui est le jour de la fête de l'adorable Nom de Jésus, et par conséquent le jour de la grande fête de la divine renaissance de tous les Chrétiens »
Lettre à Mme de Rouves du 14 janv. 1671 (Lettre 44)
Lettre à Mme de Rouves du 14 janv. 1671 (Lettre 44)
Libellés :
Diocèse d'Evreux,
Evénement,
Histoire d'Evreux,
Vie de Monsieur Boudon
lundi 27 décembre 2010
Saint Jean, saint "de la dévotion" de M. Boudon
| S. Jean Apôtre et Evangéliste |
Hommage de l'abbé Henri-Marie Boudon à saint Jean, in Le saint esclavage de l’admirable Mère de Dieu.
« AU GRAND SAINT JEAN L'ÉVANGÉLISTE
ENTRE LES APOTRES LE TRÈS AIMANT,
ENTRE LES DISCIPLES LE BIEN-AIMÉ,
ENTRE LES SAINTS LE TOUT AIMABLE
Grand apôtre de la dilection, cher favori de l'adorable Jésus, le Fils bien-aimé de l'admirable Mère de Dieu, le chérubin de la Loi nouvelle, le séraphin du Christianisme, la merveille et le prodige de l'Évangile, après m'être prosterné aux pieds de la Souveraine des anges et des hommes, je viens me jeter aux vôtres, et vous présenter ce petit ouvrage, tout consacré à la gloire de cette auguste impératrice du ciel et de la terre : car à qui pourrais-je mieux le confier qu'à celui à qui la divine Princesse qui en a fait le sujet, a été si amoureusement confiée par les soins de l'aimable Jésus, à celui qui l'a reçue pour mère de la propre bouche de Dieu-même, à celui qui lui a été substitué en qualité d'enfant à la place de son bon maître, qui lui était comme un autre Jésus, qui a été son ange visible, pour la servir dans tous ses besoins, qui en a pris des soins si amoureux durant tout le cours de sa très sainte vie, soit pour les choses corporelles, soit pour les spirituelles, selon les ordres que notre débonnaire Sauveur lui en avait donnés ? Cet amour non pareil, grand saint, que vous avez eu pour cette Mère du bel amour, engage indispensablement les esclaves de cette incomparable reine à être les vôtres ; et il n'est pas possible de n'être pas tout dévoué au service de celui qui a servi avec une fidélité si inviolable celle qui mérite tous les respects des créatures du ciel et de la terre. Un cœur qui aimera véritablement la divine Marie, ne pourra jamais, ô disciple de l'amour, se défendre de vous aimer. La liaison ineffable que le Dieu de toute charité a mise entre votre cœur virginal et le cœur très pur de la très sacrée Vierge, ne permet pas que l'on ait du zèle pour la Mère de Dieu, qu'à même temps l'on n'en conçoive pour la gloire de son cher favori.
Il est vrai que toutes sortes de motifs pressent fortement les fidèles de vous honorer d'une manière particulière. L'amour que Jésus, notre Dieu, a eu pour vous, nous impose une nécessité entière de vous aimer, et la grande faveur que vous avez eue auprès de cet aimable Roi de nos âmes, nous invite puissamment à vous rendre tous les respects possibles. Vous avez donné un spectacle d'amour au monde, aux anges et aux hommes. Les séraphins ont trouvé de quoi s'étonner dans l'ardeur de vos flammes, et la pureté des feux sacrés qui a consommé si divinement votre sainte vie, fait l'admiration des âmes les plus éclairées. Les effusions du cœur de Jésus sur votre sainte personne sont ineffables ; aussi êtes-vous par excellence le disciple bien-aimé. Partout où l'on prêchera l'Évangile, cette vérité sera publiée, et aucun fidèle ne la pourra révoquer en doute. L'amour d'un Dieu-Homme pour vous était si grand et si extraordinaire que vous étiez connu par la qualité du disciple de l'amour ; et l'on pouvait dire que l'amour était votre nom, vos possessions, votre honneur, votre gloire, vos plaisirs et votre grâce. Mais si vous pouviez dire certainement, mon bien-aimé est tout à moi, vous pouviez ajouter avec vérité, je suis tout à lui. Si vous étiez très aimé, vous étiez très aimant : aussi dans le temps que votre cher Maître expirait ignominieusement sur une croix, vous paraissiez debout sur le Calvaire, donnant des preuves de l'amour le plus constant qui fut jamais. Tous les autres apôtres quittent ce divin Sauveur, et vous lui demeurez fidèle. L'infamie du supplice honteux où il est exposé, les blasphèmes des Juifs, les ris et les moqueries des peuples, la cruauté et la confusion de ses peines, la honte de son supplice et l'arrêt de sa mort, sont des eaux qui ne peuvent éteindre les ardeurs de vos flammes. Vous aimez, lorsque ceux qui sont destinés pour tenir le premier rang dans son amour cessent d'aimer, et cet amour qui est plus fort que la mort, vous fera mépriser mille morts, vous fera souffrir pour votre bien-aimé jusqu'au dernier soupir de votre précieuse vie, les bannissements, les exils, les fouets, les chaudières d'huile bouillante, et tous ces grands travaux inséparables des fonctions et de la vie apostolique.
Mais si une âme n'est grande que par la grandeur de l'amour qui l'enflamme, à quel point de gloire, incomparable saint, avez-vous été élevé, puisque l'amour qui vous a animé a été si admirable ? Cet amour que vous aviez puisé dans le propre Cœur de celui qui est le prince et le Dieu de l'amour et qui est l'amour-même, avait rempli votre charitable cœur de tant de tendresses pour tous les hommes, qu'il n'y a point de paroles qui le puissent expliquer. Il me semble qu'il était devenu tout charité, s'ouvrant par des profusions inconcevables à toutes sortes de personnes. Vous étiez la lumière des personnes les plus éclairées, le guide des parfaits, l'exemplaire des plus saints, la règle des hommes apostoliques, le docteur des peuples, le prédicateur aussi bien que l'écrivain de l'Évangile. Votre voix comme un tonnerre se faisait entendre par toute la terre, publiant les amours de votre bien-aimé, et il en sortait des éclairs si puissants, des clartés si touchantes qui en faisaient voir les divines beautés, et qui les apprenaient aux hommes, que les cœurs ne pourraient pas s'empêcher de les aimer. Vous étiez le soutien des faibles, la consolation des affligés, l'espérance des plus désespérés. Les plus malheureux trouvaient en vous un accès favorable pour être secourus dans tous leurs besoins, pour être assistés dans toutes leurs misères. Vous faisiez des miracles étonnants pour les soulager, vous préveniez les plus misérables par vos soins, vous alliez chercher les âmes les plus perdues jusque dans les forêts et les bois, vous couriez après les plus infâmes et les plus cruels, vous étiez tout à tous, à vos amis, à vos ennemis, aux personnes connues, aux inconnues, aux domestiques et aux étrangers ; c'était la charité qui vous inspirait toutes vos pensées, qui formait toutes vos paroles, qui pressait vos pas, et qui animait toutes vos actions. C'était la charité qui faisait l'unique sujet de vos sermons apostoliques, vous en parliez à tout le monde, vous en parliez toujours, et vous en avez parlé jusqu'au dernier soupir de votre vie. Vous alliez avec ferveur aux assemblées des fidèles pour leur publier les excellences de cette vertu, et ne pouvant plus marcher, vous vous faisiez porter entre les bras de vos disciples pour exhorter les Chrétiens à s'entr'aimer les uns les autres, selon le grand commandement que notre divin Maître en a fait.
Les siècles qui ont suivi ont fait voir une suite continuelle de vos admirables bontés : où est celui qui a eu recours à vos charitables intercessions, qui n'en ait ressenti les effets ? Vous avez fait voir en vos fidèles dévots, que le ciel n'a rien de réservé pour ceux qui vous appartiennent ; et il est doux et si avantageux d'avoir quelque part en votre faveur, que non seulement vos amis, mais les personnes qui les touchent en quelque manière, sont dans une heureuse expérience de votre protection.
Mais enfin, vous êtes le saint tout aimable par les rares qualités dont votre divin Maître vous a favorisé. Plusieurs âmes ont amassé des richesses, mais les trésors que vous possédez sont incomparables. Il semble que toutes les grâces ont fait choix de votre cœur virginal, pour y faire leur bienheureuse demeure ; et tous les dons que l'esprit de Dieu communique avec tant de différence à ses saints, se trouvent tous ramassés en votre seule personne, qui est comme l'abrégé de toutes les merveilles de la grâce. Vous êtes patriarche, prophète, apôtre, évangéliste, martyr, docteur, confesseur, vierge, anachorète, et vous possédez toutes ces glorieuses qualités dans un degré très éminent ; c'est ce qui fait que toutes sortes de personnes doivent vous prendre pour leur patron, et fidèle protecteur, et vous avoir une dévotion singulière. Ceux qui sont dans la vie active, ceux qui sont dans la vie contemplative, ceux qui vivent dans les villes, ceux qui sont retirés dans les déserts. Les personnes engagées dans le monde, celles qui en sont heureusement séparées. Les hommes apostoliques, les pontifes, les prêtres, les religieux, les vierges, les veuves, les personnes mariées. Les parfaits, les imparfaits, les pécheurs les plus abandonnés et les plus misérables : les riches, les pauvres, les grands, les petits, les princes, les magistrats, les artisans : mais particulièrement les personnes qui vivent dans la persécution et dans la souffrance : puisque vous êtes le disciple de la croix, aussi bien que de l'amour.
Mais que chacun porte ses dévotions où il voudra, pour moi, aimable saint, vous serez toujours le grand saint de ma dévotion. Les grandes obligations que je vous ai, m'obligent indispensablement à vous aimer : à peine ai-je commencé à connaître les choses que les bienfaits que j'ai reçus de vous, m'ont donné lieu de reconnaître que vous étiez le saint non pareil en bonté. J'ai commencé presque aussitôt à ressentir les effets de votre douce protection, que j'ai commencé de vivre ; et je n'ai point de termes pour expliquer les biens que vous m'avez procurés durant tout le cours de ma vie. Je vois bien que je demeure comme opprimé sous leur grandeur, et qu'il ne m'est pas possible de produire des remercîments qui leur soient convenables, mais au moins je veux vous louer et vous bénir de toute la force de mon cœur, et que jamais les actions de grâces n'y tarissent. Je veux dire partout les obligations incroyables que j'ai à vos charitables bontés, et publier de toute l'étendue de ma voix qu'entre les saints vous êtes le très aimant, le très aimé et le tout aimable. Ah ! que je prends de plaisir de savoir que vous êtes le cher favori de Jésus et de Marie ! Et que les grâces que vous en avez reçues sont inestimables ! Que je suis content de votre gloire, et que je prends de part à tous les honneurs qui vous sont rendus ! Que le ciel puisse tous les jours accroître le nombre de vos fidèles serviteurs, et les combler de ses plus saintes bénédictions ! Je ne puis assez bénir mon Dieu, quand je pense qu'il y a un ordre saint dans l'Église, qui est tout dédié pour honorer la qualité de Mère, que la très pure Vierge a eue en votre endroit, et la qualité d'enfant que vous avez portée à son égard. Que le Seigneur bénisse de la sainte Sion cet ordre sacré et qu'il ne se lasse jamais de le favoriser de ses plus pures grâces ! Qu'il répande de plus en plus dans son Église un instinct général d'amour et de révérence pour vos bontés et excellentes perfections ; qu'il les fasse connaître jusqu'aux extrémités de la terre. Que toutes les nations sachent les amours que Jésus et Marie ont eus pour vous ; et que votre nom soit grand parmi tous les peuples et depuis un bout du monde jusqu'à l'autre.
Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul ».
Libellés :
Année liturgique,
OEuvres de M. Boudon
mercredi 15 décembre 2010
Ex-voto pour Notre-Dame d'Evreux
P.S. : Les dons peuvent être envoyés à l'adresse de la Société Henri-Marie Boudon, et les chèques sont à libeller à ce même ordre.
mardi 14 décembre 2010
1er mardi du mois reporté
Exceptionnellement, la Messe du 1er mardi du mois en l'honneur de Saint Michel pour la France était ce mois-ci célébrée le deuxième mardi, 14 décembre, en l'Eglise Saint-Aubin de Pacy, à 19h. Grâce à la bienveillance de notre évêque, S.Exc.R. Mgr Nourrichard, et du curé de la paroisse de Pacy, M. l'abbé Pichard, l'Archiconfrérie jouit désormais de la forme extraordinaire du rite romain pour sa Messe mensuelle, selon l'esprit du Motu proprio "Summorum Pontificum" de S.S. le pape Benoît XVI (7 juillet 2007). Voici les prochaines dates des Messes de S. Michel pour la France :
- Mardi 11 janvier 2011 (2e mardi du mois)
- Mardi 1er février 2011
- Mardi 1er mars 2011
- Mardi 5 avril 2011
- Mardi 10 mai 2011 (2e mardi du mois)
- Mardi 7 juin 2011.
Les deux fois où la Messe du premier mardi sera exceptionnellement transférée au deuxième, sont dues à l'adaptation de notre agenda à celui de M. le Curé et de la paroisse.
Libellés :
1er mardi du mois,
Archiconfrérie du Très-Saint-Sacrement de l'Autel et des Saints Anges,
Diocèse d'Evreux,
Evénement
vendredi 22 octobre 2010
Sainte Salomé, mère d'Apôtres
Mère des Apôtres Jean et Jacques le Majeur (de Compostelle), sainte Salomé est l'une des saintes femmes qui sont courageusement restées fidèles à Notre-Seigneur au pied de la Croix, après l'avoir soutenu durant toute Sa vie publique. Sainte Salomé est à l'honneur à la Cathédrale d'Evreux, comme le souligne ci-dessous M. Boudon dans une lettre à son ami M. Thomas, de Paris. Sa fête est aujourd'hui, ainsi que Ste Marie-Cléophas, sa propre mère ; cette dernière est normalement célébrée à part, le 24 avril.
![]() |
| Sainte Salomé demandant à N.S. de placer ses deux fils à Sa droite et à Sa gauche, lors de l'avénement de Son règne. |
« J'espère que vous recevrez cette lettre le jour dans lequel on fait dans la cathédrale l'une des plus solennelles fêtes de l'année à Évreux, la fête des bienheureuses Marie, Jacobé et Salomé dont nous avons des reliques, et dont il y a plusieurs églises dans le diocèse dédiées à Dieu en leur honneur ; elles sont de la famille de notre bon Sauveur et de son immaculée Mère ». (Lettre 341, à M. Thomas)
![]() |
| Dans cette Déposition au Sépulcre, Sainte Salomé se trouve en bas à gauche, agenouillée. |
Libellés :
Année liturgique,
Histoire d'Evreux,
OEuvres de M. Boudon
mardi 19 octobre 2010
Fête de S. Aquilin
Nous célébrons aujourd'hui la fête de saint Aquilin, successeur de saint Eterner comme évêque d'Evreux, de 673 à 695. Né à Bayeux vers 620, soldat puis officier sous Clovis II, il se retira dans la solitude mais fut "retrouvé" par les Ebröïciens qui firent de lui leur pasteur. Le Bulletin des saints Anges n° 21 nous parlait de lui dans la notice consacrée à saint Leufroy. L'évêque Didier lui succéda. Le village jouxtant Pacy lui est consacré. Il patronait également dans sa cité épiscopale une église (détruite au XXe siècle et remplacée par un temple protestant) et un petit-séminaire. Saint Aquilin, priez pour votre diocèse et pour les vocations !
Libellés :
Année liturgique,
Diocèse d'Evreux,
Histoire d'Evreux
samedi 16 octobre 2010
Fête patronale de la Normandie
La Normandie - et depuis S. Pie X et le 12e centenaire du Mont-Saint-Michel (1909) : la France entière, comme le souligne la 6e Leçon de Matines - commémore aujourd'hui la grande fête de l'Apparition de S. Michel Archange au Mont Tombe (708) et la Dédicace de la première église demandée par ce premier Séraphin (709). Nous avions célébré l'évêque Aubert le 10 septembre dernier ; l'Archiconfrérie fête aujourd'hui cette venue angélique en notre belle Province : merci ô grand Archange !
Voici l'oraison de cette fête :
Dieu tout-puissant et éternel, Qui par une prérogative unique avez daigné nous réjouir par la glorieuse Apparition du bienheureux Michel Archange, donnez-nous d'être toujours défendus sur terre par sa constante protection, et de jouir éternellement de sa société dans les cieux. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ainsi soit-il.
Libellés :
Année liturgique,
Archiconfrérie du Très-Saint-Sacrement de l'Autel et des Saints Anges,
Dévotion michaëlique
vendredi 15 octobre 2010
Fête de la Grande Thérèse
« La même Providence nous a fait donner au public un petit livre De la présence de Dieu. […] C'était bien la grande occupation de notre séraphique mère Thérèse (je l'appelle de la sorte et j'en ai sujet), que la divine présence » (Lettre 36).
![]() |
| Transverbération du coeur de sainte Thérèse de Jésus (1515-1582), par Le Bernin |
Notre vénérable ami Boudon eut pour maître le Docteur de l’Église qu’était la Grande Thérèse. Voici, parmi d’autres, des extraits de sa correspondance où il évoque la Sainte d’Avila, réformatrice du Carmel, et à l’origine de l’École française de spiritualité. Il l’appelle presque toujours séraphique, elle qui eut l'âme "blessée" par la flèche brûlante d'un Séraphin, et il ne craint pas de dire « Notre Mère », à l’instar des religieux de l’Ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel.
« La même Providence nous a fait donner au public un petit livre De la présence de Dieu. […] C'était bien la grande occupation de notre séraphique mère Thérèse (je l'appelle de la sorte et j'en ai sujet), que la divine présence » (Lettre 36).
« Notre séraphique mère sainte Thérèse, à la vue de quelques rayons de lumière qui lui étaient donnés de ce grand tout de Dieu seul, assure que les cheveux lui dressaient à la tête, par la frayeur qui la saisissait devant une majesté si terrible » (Lettre 39)
« Sainte Thérèse paraissant après sa mort au bienheureux Jean de la Croix, l'exhorta à travailler pour la perfection, lui disant que Dieu en serait plus glorifié que par d'autres manières » (Lettre 228).
« Sainte Thérèse se mettait d'une grande force du parti de ceux qui la persécutaient, disant qu ils avaient raison » (Lettre 254)
« C'est une grande grâce que la conversation avec les saints anges, et si grande que lorsque notre bon Sauveur voulut tirer particulièrement sainte Thérèse de ses défauts et l'élever à la haute perfection où il l'a mise, il lui dit : Je ne veux plus que tu converses avec les hommes, mais avec les anges » (Lettre 294)
« Et si la séraphique sainte Thérèse a eu pour maxime « Ou mourir ou souffrir », que la nôtre soit, avec le grand saint de l'amour, saint François de Sales, « Ou mourir ou aimer », mais et mourir et aimer, pour ne cesser jamais d'aimer » (Lettre 299)
« Je vous écris le 15 d'octobre, fête de la grande et séraphique Thérèse. Les Pères carmes déchaussés de Flandre m'appelaient l'enfant de leur sainte Mère, fiat, fiat. Oh ! Plût à Dieu que je fusse l'un de ses véritables enfants ! Elle qui était toute perdue en Jésus-Christ ; en sorte que regardant son âme qui lui était montrée comme un miroir pur et éclatant, elle ne s'y voyait pas, mais Jésus-Christ » (Lettre 310)
« La divine Providence ne manquera jamais à ceux qui s'y confient. […] En vérité, notre mère la séraphique sainte Thérèse s'y confiait parfaitement » (Lettre 366)
Rappelons que sainte Thérèse de Cepeda y Ahumada s’éteignit dans la nuit du 4 au 15 octobre 1582, le pape Grégoire XIII ayant modifié le calendrier pour rattraper un retard sur le soleil.
Voici la préface propre de la Messe de sainte Thérèse d’Avila :
« Vraiment il est juste et digne de Vous rendre grâce […] par le Christ Notre-Seigneur. Lui Qui a voulu enrichir la bienheureuse Thérèse de la science des Saints et du feu de la divine charité, et enflammer de plus en plus ses entrailles par la vision d’un Ange, qui avec une flèche ardente lui transpersa les entrailles, signifiant aussi, en lui donnant la main, qu’Il Se l’associait en un mariage spirituel. Quand cet incendie de charité consuma la vie de sainte Thérèse, son esprit, sortant sous la forme d’une colombe, gravit l’échelle de la gloire céleste. Voici pourquoi, avec les Anges […] »
Libellés :
Année liturgique,
OEuvres de M. Boudon
mardi 5 octobre 2010
1er mardi du mois - Parution du Bulletin d'Automne
Saint Michel Archange, de votre lumière éclairez-nous !
Saint Michel Archange, de vos ailes protégez-nous !
Saint Michel Archange, de votre épée défendez-nous contre Satan et ses mauvais anges !
Comme chaque 1er mardi du mois, les membres de l'Archiconfrérie vous donnent rendez-vous à la Cathédrale Notre-Dame d'Evreux à 16 h, pour saluer le Saint-Sacrement, puis les restes de M. Boudon dans la chapelle des saints Anges, avant de "gravir" le Petit Mont-Saint-Michel... L'Archiconfrérie vous convie ensuite à l'Adoration du Très-Saint-Sacrement puis à la Messe du 1er mardi du mois, qu'elle fait dire en l'honneur de S. Michel pour la France, en l'église Saint-Aubin de Pacy, respectivement à 18h30 et 19h15. Nous ne manquerons pas de confier au Seigneur l'hospitalisation de notre consoeur Nathalie.
De plus, le dernier Bulletin des SS. Anges (n° 22) est paru.
Demandez le programme !
-Dossier : Septembre, le mois des SS. Anges.
-Vie spirituelle : « Comment vivre la sainte Messe », par le S. Curé d’Ars.
-Œuvre du Vén. Boudon : La dévotion aux neuf Chœurs des Anges (suite).
-Histoire : « Le sanctuaire de S. Michel des Vignes », à Évreux.
-Catéchèse : Les petits moyens de la grâce.
-Vie de M. Boudon (suite).
-Florilège angélique.
-Vie de l’Archiconfrérie.
N’hésitez pas à contacter la Société H.-M. Boudon pour en obtenir un exemplaire, vous abonner ou le faire connaître.
Libellés :
1er mardi du mois,
Archiconfrérie du Très-Saint-Sacrement de l'Autel et des Saints Anges,
Bulletin des Saints Anges
lundi 4 octobre 2010
Conférences mensuelles sur les Sacrements
Les membres de l'Archiconfrérie s'engageant à se former pour toujours mieux connaître la doctrine de l'Eglise et ainsi la vivre mieux, nous indiquons ci-dessous les conférences dispensées un jeudi par mois (de 20h30 à 21h45) en la paroisse de Pacy, et consacrées cette année aux Sacrements. Elles ont lieu à côté du presbytère, et s'achèvent par l'office des Complies.
21 oct. 2010 : L'Office divin ou Liturgie des Heures (le Bréviaire).
18 nov. 2010 : Qu'est-ce qu'un sacrement ?
18 nov. 2010 : Qu'est-ce qu'un sacrement ?
16 déc. 2010 : Le Baptême.
20 janv. 2011 : La Confirmation.
17 févr. 2011 : Le Mariage.
17 mars 2011 : La Confession.
19 mai 2011 : L'Extrême-Onction.
16 juin 2011 : L'Ordre.
samedi 2 octobre 2010
340e anniv. de la fête des SS. Anges gardiens pour l’Église universelle (1670-2010)
Célébrant aujourd’hui l’une de ses fêtes patronales, l’Archiconfrérie des saints Anges ne peut s’empêcher de s’étendre quelque peu sur l’histoire de cette merveilleuse fête, en l’honneur d’êtres pour lesquels nous n’avons trop souvent qu’un méprisant oubli. Nous citons pour cela le bel article bel article de Camille Belmon, inspiré du livre du P. Beau, Le Bienheureux François d'Estaing, évêque de Rodez (1480-1529) (Chapitre III), auquel nous renvoyons volontiers.
Il revient au bienheureux évêque de Rodez, Mgr François d’Estaing (1480-1529), d’avoir fait approuver en 1518 par Léon X un Office et une Messe des saints Anges gardiens, à la date du 1er mars (ce que confirma encore Rome en 1914). Jusque-là inconnue en France, cette fête s'étendit lentement à tout le royaume. Deux églises parisiennes, au XVIIe s., honoraient les Anges gardiens : l'église des SS. Loup et Gilles et celle des Quinze-Vingt. Puis, par l’intermédiaire de sa cousine, la Vénérable Antoinette de Levezou, religieuse bénédictine du Monastère-sous-Rodez partie réformer les couvents d'Espagne, et du cardinal de Carvajal, la fête s’implanta Outre-Pyrénées, notamment à Tolède, le siège primatial.
Par une concession du 27 septembre 1608, le pape Paul V approuva cette fête pour l'Allemagne, le 1er jour libre après le 29 septembre. Puis la Congrégation des Rites expliqua que cette fête restait facultative. Enfin Clément X (ci-contre), en 1670, l'imposait à l'Eglise universelle, en la plaçant au 2 octobre.En somme l'institution de cette fête a été pour notre évêque une oeuvre de prédilection dont la réalisation s'étend sur tout son long épiscopat. La pensée lui en vint dès le début de son administration ; il se mit de suite à l'oeuvre, secondé par de précieux concours, mais les difficultés surgirent presque en même temps, et il ne fit son oeuvre bien complète que sur le soir de sa vie. Au même temps s'achevait la belle tour de sa cathédrale ; la Sainte Vierge désormais trônait au-dessus de Rodez, les deux entreprises avaient progressé et se terminaient parallèlement.
C'est quand le Bienheureux François était gouverneur d'Avignon qu'il s'occupa déjà de faire composer l'office de l'Ange Gardien. Dès ce temps-là sa pieuse résolution était arrêtée. S'il fallait en croire le P. Beau, il aurait même durant son ambassade auprès de Jules II, obtenu de ce pontife la concession de la fête par un oraculum vivae vocis. Le biographe tire son renseignement, assure-t-il, des archives de la maison d'Estaing, où il a trouvé des instructions données par le saint évêque à son secrétaire pour la conduite du procès relatif à la réforme de son calendrier. Rien ne nous oblige à nous délier de cette affirmation, dont la source est si bien indiquée. Dans ce cas, l'institution de la fête et de l'office de l'Ange Gardien aurait réellement été la première pensée de notre Bienheureux à l'aurore de son long épiscopat. C'est à peine si à ce moment les difficultés touchant son élection étaient parvenues à s'aplanir. Il n'aurait pas fait son entrée dans sa chère église, et déjà il songeait à la doter d'un culte qui deviendrait pour elle un glorieux patrimoine.
Dans la préface qu'il a mise a son oeuvre, l'auteur de l'Office de l'Ange Gardien donne à François d'Estaing le titre de Gouverneur d'Avignon et Lieutenant de Sa Sainteté. Voici les quelques lignes qui nous sont parvenues de cette épître dédicatoire : « En proposant la célébration de la fête de l'Ange Gardien, vous avec obéi, révérendissime Prélat, à une pensée très haute, qui s'impose à l'attention et que je m'étonne grandement de ne pas rencontrer dans les siècles passés. Les saints Anges, d'après l'enseignement de Jésus-Christ, ne se réjouissent-ils pas et ne célèbrent-ils pas une fête au jour de notre conversion ? Mais c'est à vous, qui mettez tant de zèle et de dévotion à promouvoir les choses saintes, que la Providence divine réservait cette institution, dont certainement l'Ange député à votre garde vous a inspiré la pensée ».
On le voit, l'auteur présente l'établissement de cette fête comme une innovation dont il ne connaît pas d'exemple dans le passé. Qui parlait ainsi à l'évêque de Rodez ? Qui avait été chargé par lui de trouver les premières formules de louange à l'adresse du saint Ange Gardien ? Un pieux religieux franciscain que l'évêque du Puy, Geoffroy de Pompadour, venait de tirer de son cloître pour en faire son coadjuteur, on disait alors son suffragant. Il s'appelait Jean Colombi, et avait le titre d'évêque de Troie, en Asie Mineure. Certains documents l'appellent Jean de Pressuris, ou de Beulenc. Il a composé un ouvrage sur la confession, qui parut en 1548, et où il est qualifié de pénitentiaire de Notre Saint Père le Pape en Avignon. François d'Estaing étant Abbé de Saint-Chaffre en Velay, s'était lié avec ce savant religieux ; sa prédilection pour les Cordeliers fut toujours très marquée. Jean Colombi dut suivre François d'Estaing à Avignon, probablement même attiré par lui et, aidé sans doute de son influence alors très grande en cour de Rome, il fut nommé pénitencier du Saint Père.
Dans la rédaction de cet office, Colombi s'était attaché à énumérer les bons offices que nous rendent les saints Anges ; pour cela il avait parcouru les saintes Lettres et y avait puisé tous les exemples de cette protection. L'office que nous récitons aujourd'hui en a conservé un grand nombre ; plusieurs cependant n'y ont pas trouvé place, bien qu'ils demeurent d'une application très heureuse. Tel est l'épisode de l'Ange qui, armé d'un glaive, se porte à la rencontre de Balaam pour l'empêcher de maudire les camps d'Israël ; n'est-ce pas le rôle de notre saint Ange Gardien quand, en nous inspirant des craintes salutaires, il nous détourne du mal ? Il y avait encore l'histoire d'Agar, quittant le toit de sa maîtresse et ramenée à son devoir par l'ange de Dieu : Unde venis aut quo vadis ? Il y avait le trait délicieux rapporté par Notre divin Maître, du bon jardinier qui intercède pour le figuier trop longtemps stérile, condamné à être déraciné : Domine, dimitte etiam et hoc anno, usque dum fodiam circa eum et mittam stercora, et siquidem fecerit fructum... Nous regrettons sincèrement la disparition de cet exemple des attentions délicates et miséricordieuses de notre Ange Gardien, et aussi de la mention des Anges qui, après le trépas du pauvre Lazare, portèrent son âme dans le sein d'Abraham. […]
Il fut donc rédigé de 1506 à 1510, époque où le Bienheureux resta à Avignon, et probablement proposé sans retard au clergé de Rodez. L'évêque aurait voulu le soumettre à la solennelle approbation du Saint-Siège, déjà prévenu de son pieux projet, mais, dans le cours des dernières années, l'attitude de Jules II pour la France s'était considérablement modifiée. On sait comment notre saint pasteur fut mêlé malgré lui à ces regrettables questions. Tandis qu'il suivait le trop fameux concile de Pise dans ses divers déplacements, ce n'était pas le moment de présenter au Saint Père une requête quelconque. L'office fut donc proposé au clergé du diocèse, croyons-nous, sans attendre l'autorisation pontificale. Que personne ne soit surpris de voir un évêque s'arroger un droit auquel aucun chef de diocèse aujourd'hui n'oserait prétendre. On était très loin de la centralisation liturgique, de nos jours si rigoureuse. Chaque évêque se reconnaissait de très larges pouvoirs. Nous voyons saint François de Sales lui-même, un siècle environ après, modifier pour ses filles de la Visitation l'office de la Vierge. Cela lui attira quelques reproches, auxquels il répondait en alléguant l'exemple des prélats italiens, et le bon saint ajoutait avec sa sincérité habituelle : « Il ne faut pas s'entortiller l'esprit ».
Peut-être aussi François d'Estaing ne pressa pas son clergé d'adopter le nouvel office, avant l'autorisation qu'il eut toujours la ferme intention de solliciter. Les brusques réformes liturgiques heurtent toujours de vieilles habitudes et provoquent souvent des étonnements ; nous le verrons plus au long au chapitre suivant. Au synode de 1514, le pieux prélat proposa son innovation et la fit accepter par la majorité du clergé réuni. Il n'était pas uniquement question de la Fête de l'Ange Gardien, mais d'une réforme totale du Calendrier diocésain. Vers le même temps le chapitre de la cathédrale donna aussi son suffrage favorable. Léon X était, sur ces entrefaites, monté sur 1a chaire de Saint Pierre et n'avait pas tenu rigueur aux prélats français de leur opposition à son prédécesseur. L'occasion se présentait donc excellente de s'adresser au Saint Siège ; François d'Estaing proposa à l'approbation pontificale son projet de réforme du Calendrier de Rodez et notamment l'insertion de la fête de l'Ange Gardien, avec office propre, au 1er mars.
Il accompagna sa supplique d'une lettre à Sa Sainteté dont le P. Beau nous a conservé le début. Le pieux prélat se servait de la connaissance qu'il avait des saints Pères, pour rappeler délicatement au souverain Pontife un texte d'un de ses plus illustres prédécesseurs et à la fois son patron, Saint Léon le Grand.
« Très Saint Père, qu'il me soit permis d'aborder votre Sainteté en lui relisant les paroles que Saint Léon son illustre prédécesseur, adressait au peuple chrétien : Rendez plus étroites vos amitiés avec les saints Anges ».
Léon X, par une Bulle datée du 18 avril 1518, commençant par les mots : Admonet nos, répondait favorablement à la pieuse attente de l'évêque de Rodez, qui voyait ainsi combler ses vœux les plus ardents. Nous avons pu nous procurer la copie de cette pièce inestimable, qui est sûrement le premier hommage décerné au culte des saints Anges par un des successeurs de Saint Pierre ; elle n'a pas été publiée avant aujourd'hui.
Léon X, par Raphaël.
« Léon, etc. Pour perpétuelle mémoire.
Notre vénérable Frère, François d'Estaing, évêque de Rodez, nous a dernièrement présenté une requête d'où il résulte que, comme il convient à un sage et heureux administrateur de l'Eglise de Rodez dont il a la charge, et selon les talents à lui donnés par Dieu, le distributeur de toutes les grâces, après s'être entouré des lumières de plusieurs ecclésiastiques, très versés dans la connaissance des heures canoniales et des autres divins offices, et après avoir pris l'assentiment et le suffrage de ses chers fils, les chanoines de son église cathédrale, il avait à peu près réduit à l'usage, au rite et au calendrier romain, les usages et les rites suivis pour les heures canoniales du jour et de la nuit dans les diverses églises du diocèse de Rodez, de même que l'antique calendrier usité dans la ville et le diocèse.
Pareillement, dans le nouveau calendrier il avait ajouté la fête du Propre Ange de chaque fidèle, en la fixant au 1er mars, et avait prescrit la récitation et l'observation, pour chaque année à pareil jour, depuis les premières Vêpres jusqu'aux deuxièmes Vêpres, y compris la messe solennelle, d'un office spécial composé et édité par les soins de son cher fils Jean Colombi, évêque de Troie, de l'Ordre des Frères Mineurs et professeur de théologie, ainsi qu'il est relaté plus au long dans les pièces authentiques réunies en forme de brochure.Le soin que nous devons mettre à remplir notre charge pastorale, nous invite à accorder une particulière attention à tout ce qui est capable de promouvoir la régularité dans la récitation quotidienne des heures canoniques du jour et de la nuit, d'où découlent de si grandes consolations sur tous ceux qui y prennent part. A toutes les initiatives prises dans ce sens, pour qu'elles demeurent fermes et inviolables, nous devons, quand on nous en sollicite, apporter l'appui de notre autorité souveraine.
C'est pourquoi, de la part du même François, évêque, nous avons humblement été supplié de daigner, par une faveur de notre bienveillance apostolique, pour leur donner une valeur plus ferme, ajouter à ces réductions, réforme, édition, institution, lettres et écrits, la force de notre confirmation apostolique.
Nous donc, après avoir absous et déclaré tel, mais seulement pour l'effet des présentes, et à supposer qu'il y ait lieu, le susdit évêque de toute excommunication, suspense, interdit, et autres sentences ecclésiastiques, censures et peines portées, soit par le droit, soit par une autorité spéciale, et après avoir expressément approuvé toutes les lettres et tous les écrits rédigés sur ce sujet, faisant droit très volontiers à ces supplications, de notre autorité apostolique et par la teneur des présentes, approuvons et confirmons la réforme, le changement, l'addition et l'institution de la fête et de l'office du Propre Ange, ainsi que tous et chacun des points contenus dans ces lettres et ces écrits, et nous y ajoutons la garantie d'une perpétuelle valeur, suppléant à tous les défauts de droit et de fait qui ont pu s'y glisser, nonobstant les constitutions et ordonnances apostoliques ainsi que celles du diocèse de Rodez et autres églises, qu'elles soient confirmées par serment, confirmation apostolique ou autre, nonobstant aussi tous statuts, coutumes ou autres choses contraires.
Ainsi, d'après le document pontifical, François d'Estaing, dans sa réforme avait recherché à se rapprocher le plus possible du Calendrier Romain. C'est un trait qu'il convient de souligner de la part d'un prélat français, très attaché aux coutumes nationales, comme on l'a vu en maints endroits, mais pareillement très soucieux de ne pas contrevenir aux désirs du Saint-Siège, et, pour la question liturgique, sincèrement désireux d'unir son clergé à l'église de Rome.Qu'il ne soit donc permis à personne d'aller contre nos présentes absolution, approbation, confirmation, addition et supplétion, etc. Si quelqu'un par conséquent... Donné à Rome, à Saint Pierre, l'an de l'Incarnation du Seigneur 1518, la veille des Ides d'Avril, de notre Pontificat le sixième".
Le même jour, Léon X envoyait à l'évêque de Rodez une autre lettre, celle-ci sous forme de bref, accordant une indulgence pour tous les fidèles qui assisteront à la première messe dite en l'honneur de l'Ange Gardien.
« Léon X, Pape, à tous et à chacun des fidèles chrétiens qui ces présentes lettres verront, Salut et bénédiction apostolique.
Bien que nous ayons un singulier désir de faire donner au peuple de Dieu sa pâture spirituelle, néanmoins il nous est surtout agréable de le paître spirituellement dans les sacrés mystères de la messe, où s'immole pour tous ses fidèles le Sauveur du genre humain.
Aujourd'hui, en effet, notre vénérable frère François d'Estaing, évêque de Rodez, nous a exposé comme quoi, du consentement et avec le suffrage de ses chers fils les chanoines de son église cathédrale, il avait institué la fête de l'Ange Propre de chaque fidèle, à célébrer et à observer le 1er jour de mars dans l'église de Rodez et toutes les autres églises du diocèse ; et nous, par d'autres lettres, entre autres concessions, avons, de notre autorité apostolique, approuvé et confirmé cette louable institution.
Désirant donc gratifier de faveurs célestes les fidèles de l'un et de l'autre sexe qui assisteront à la première messe du Propre Ange que célèbrera le dit François, évêque, ainsi qu'à l'office du même, pour les engager à se rendre en plus grand nombre à cette célébration et récitation par l'espoir d'une abondante réfection de leur âme par la grâce céleste, confiant en la miséricorde du Dieu tout-puissant et en l'autorité des Bienheureux Apôtres Pierre et Paul, à tous et à chacun de l'un et de l'autre sexe vraiment contrits et confessés, ou qui auront le dessein de se confesser, qui au jour où François évêque célèbrera la première messe du Propre Ange dans son église cathédrale, visiteront l'église susdite, nous accordons miséricordieusement dans le Seigneur trente ans et tout autant de quarantaines de véritables indulgences, la présente concession ne devant plus avoir aucune valeur après le premier jour de la célébration.
Donné à Rome, à Saint-Pierre, sous l'anneau du Pêcheur, le 12° jour d'avril 1518, de notre Pontificat, le sixième ».Le Pape Léon X, on le sait, avait un esprit largement ouvert à toutes les grandes initiatives. Celle de François d'Estaing lui plut beaucoup. D'après le témoignage du P. Beau, reposant sur un Bref particulier qu'il déclare avoir parcouru de ses yeux, le Saint Père fit savoir à François d'Estaing qu'il se proposait de proposer la fête de l'Ange Gardien à l'Eglise universelle. Il trouvait seulement l'office un peu long ; il l'engageait donc à l'abréger : « Nous pourrions ainsi plus aisément, disait-il, imiter votre dévotion, et pour l'honneur et la piété dus aux Anges Gardiens imposer cet office à l'Eglise universelle ». Obéissant à ce voeu, François d'Estaing fit abréger l'office, mais, sur ces entrefaites, le Pape mourut et le projet n'eut pas de suite immédiate.
Rien ne manquait pour solenniser tout de suite dans le diocèse de Rodez une fête qui très facilement pouvait devenir populaire. Mais, les oeuvres divines sur la terre doivent, avant de s'établir, soutenir l'épreuve de la contradiction, et souvent plus une entreprise est noble et belle, plus elle est attaquée dans sa naissance et dans son progrès. Qu'on se souvienne des oppositions qu'a rencontrées à une époque plus récente le culte du Sacré-Coeur de Jésus. Dieu permet que les pieux desseins inspirés par lui, ne puissent s'établir pendant de longues années ; que des volontés, droites quelquefois, plus souvent malveillantes et obstinées, empêchent leur progrès ; lorsqu'enfin la sainte entreprise sort victorieuse des coalitions, elle a reçu le sceau qui manifeste à tous son origine divine, et elle progresse et s'étend merveilleusement pour le plus grand bien de l'Eglise.
L'opposition vint à François d'Estaing d'un membre de son chapitre : l'archidiacre Garrigues. […] Quand François d'Estaing, en 1518, eut reçu les précieuses bulles, Garrigues, déjà en conflit avec son évêque, prit de suite le chemin de Rome. Il ne prétendait à rien moins qu'à faire condamner François comme hérétique pour ses hardies innovations. Il travailla avec tant de succès pour sa cause, que tout ce qu'on avait projeté à Rodez pour la célébration solennelle de la fête concédée dut être suspendu, en attendant la conclusion du procès engagé.
Peu avant sa mort, survenue en 1521, le Pape Léon X donna une sentence contre Garrigues, et maintint à François d'Estaing toutes les concessions obtenues. Sans doute les ennemis de notre évêque allaient se prévaloir de la mort du grand Pontife pour recommencer leurs intrigues. François d'Estaing crut indispensable de porter de nouveau l'affaire devant le nouveau Pape, Adrien VI. Celui-ci confirma pleinement les actes de son prédécesseur, mais un autre contre-temps surgit et entrava encore la pieuse entreprise. Adrien VI mourut après un pontificat de quelques mois, avant que sa chancellerie eut pu libeller les concessions par lui accordées à l'évêque de Rodez. Tout néanmoins était prêt et le nouveau Pontife, Clément VII, se hâta de faire expédier à François d'Estaing la Bulle Rationi congruit du 26 novembre 1523, qui terminait toute l'affaire.
Les difficultés étaient maintenant aplanies ; d'ailleurs le clergé de Rodez (armes de la cité ci-contre) n'avait pas attendu la dernière sentence pontificale pour embrasser la dévotion proposée et réciter l'office ; on n'avait cependant pas eu encore de solennité extérieure. Le Bienheureux, muni des autorisations et des privilèges pontificaux, ayant même obtenu, s'il faut en croire le P. Beau, pour le jour de la première messe une indulgence sous forme de jubilé, se proposa de convoquer son peuple à une fête grandiose. Il l'annonça et la prépara longtemps à l'avance ; elle fut ainsi retardée jusqu'en 1526. Souvenons-nous que cette année-là est celle de l'achèvement du clocher de la Cathédrale. N'est-on pas autorisé à penser que le saint évêque voulut attendre pour fêter les Saints Anges que la Sainte Vierge eût été placée sur son trône ? A une fête qui devait se dérouler en plein air, l'élégante et majestueuse tour ajouterait certes au décor extérieur, et la Reine des Anges semblerait présider à la glorification de nos célestes protecteurs.
Le 3 juin 1526 était le dimanche dans l'octave de la Fête-Dieu : ce fut le jour choisi pour la magnifique solennité. On attendait à Rodez une affluence énorme ; aussi ne fallait-il pas songer à faire l'office à la cathédrale. Une vaste esplanade pouvait seule fournir l'endroit approprié. Joignant les portes de la Cité, du côté ouest, se trouvait un large terrain utilisé depuis des siècles pour les quatre grandes foires de Rodez, qui sont demeurées traditionnelles jusqu'à nos jours. C'était l'emplacement connu encore sous le nom de foiral, alors lo feyral, ou bien le faubourg d'Albespeyres. Au fond, depuis quelques années se dressaient les bâtiments de la Chartreuse, habités par des moines qui avaient toutes les sympathies du pieux évêque. Sur cette vaste étendue de terrain, devant le magnifique panorama qui se déroule de cet endroit aux yeux du spectateur, allait se célébrer la première messe qu'on ait dite en l'honneur des anges gardiens. Un autel aux vastes proportions fut élevé contre l'église des Chartreux, et le peuple se massa sur l'esplanade, sur les remparts de la ville, et jusques sur les coteaux avoisinants de l'amphithéâtre, de Camonil et de l'autre côté de l'Auterne. On y compta, dit le P. Beau, plus de cent mille personnes.
Sans doute l'évaluation d'une foule est une opération fort difficile et les narrateurs d'une fête populaire ont à se tenir en garde contre l'exagération. Néanmoins ce chiffre ne doit pas paraître invraisemblable à qui connaît l'empressement de nos aïeux à certains pèlerinages, et surtout le zèle vraiment héroïque qu'ils mettaient à profiter des indulgences, encore plus d'un jubilé. Le jubilé de Notre-Dame du Puy est célèbre ; les anciennes chroniques nous parlent d'une affluence de 300.000 personnes à certaines années. Rodez lui-même a vu des manifestations religieuses où le nombre des fidèles accourus nous paraît aujourd'hui prodigieux et qui cependant est attesté par des récits dignes de foi. Au jubilé de 1702 l'affluence fut incroyable ; les solennités durèrent du 23 avril jusqu'au 23 juin. Chaque jour des processions arrivèrent, de paroisses quelquefois fort éloignées. Le 15 mai on vit arriver 111 paroisses ; il n'y avait pas moins de 40.000 personnes ce jour là à Rodez. Si au lieu de durer deux mois, le jubilé n'avait duré qu'un jour, comme en 1526 pour la fête de l'Ange Gardien, le chiffre de 100.000 assistants donné par le P. Beau eût été largement dépassé.
Quelle ne dut pas être la sainte joie du Bienheureux d'Estaing lorsqu'il vit accourir cette immense foule, venue pour acclamer la grande oeuvre de toute sa vie ! Le succès était maintenant complet, définitif ; les saints Auges Gardiens auraient leur jour de fête ; en s'en revenant les fidèles emporteraient dans leur âme une tendre vénération pour ces célestes protecteurs. Ce culte franchirait bientôt les frontières du Rouergue ; la piété catholique s'enrichirait d'une nouvelle dévotion et le peuple chrétien s'étonnerait de n'y avoir pas plutôt songé. Peu à peu ce culte s'étendrait et l'autorité souveraine achèverait l'oeuvre en le proposant à la chrétienté toute entière, comme un nouveau trésor de grâces.
Libellés :
Année liturgique,
Archiconfrérie du Très-Saint-Sacrement de l'Autel et des Saints Anges,
Dévotion angélique
Inscription à :
Articles (Atom)











