samedi 22 décembre 2012

4e Dimanche de l'Avent


"Ne le savez-vous pas ? - demande saint Paul - Vos corps sont devenus le Temple de l'Esprit Saint
Quelle magnifique affirmation ! 

Rachetés par le Sang précieux de l'Agneau de Dieu, immolé et cependant toujours vivant ; lavés par le Baptême d'eau et de feu - l'Esprit d'Amour et de Vérité - ; nous sommes devenus une création nouvelle. Frères de Jésus-christ notre Seigneur, fils adoptifs de Dieu notre Père, temples du Saint-Esprit, voilà ce qu'est un chrétien.

En cette Année de la Foi, en ce Dimanche de la Visitation, prenons exemple sur la bienheureuse Vierge Marie qui porte le Créateur de l'Univers. Portons à tous nos frères la Bonne Nouvelle du Salut et de la joie véritable. Portons ce monde dans la prière afin que tous reconnaissent le Chemin de Vérité et de Vie. Enseignons, par nos paroles, nos prières et nos actes cette grande vérité, la seule qui compte : Le Seigneur est au milieu de nous.

"Voici que je me tiens à la porte, dit Jésus. Si quelqu'un entend ma voix et viens m'ouvrir, j'entrerais. Je mangerais avec lui et lui, avec moi"
"Le Fils de l'Homme, quand Il viendra sur la terre, trouvera-t-Il la Foi ?"


La Visitation


lundi 17 décembre 2012

Neuvaine préparatoire à Noël, du 17 au 24 décembre


La Vierge Mère de Dieu attendant l'heureux Avènement.
Détail d'une chasuble

Dans quelques jours, nous célébrerons la Nativité du Sauveur. Plus que quelques jours pour se préparer. Chaque jour, du 17 au 24 décembre, nous pouvons nous préparer en disant ces salutations et cette oraison :  

On dit 9 fois :

V. Heureuse Vierge Marie qui a porté dans son sein le Fils du Père Éternel.
R. Et bienheureuse celle qui a nourri de son lait, le Christ, Seigneur.

Je vous salue Marie, pleine de grâces ...

La Visitation. "Heureuse celle qui a cru" ; la rencontre du Sauveur et du Précurseur

Puis : 

17 décembre
Ô sagesse de la bouche du Très-Haut, Vous qui régissez l’univers avec force et douceur, enseignez-nous le chemin de la vérité ; venez, Seigneur, venez nous sauver !

18 décembre
Ô Chef de votre peuple Israël, Vous vous révélez à Moïse dans le buisson ardent et Vous lui donnez la Loi sur la montagne, délivrez-nous par la vigueur de votre bras ; venez, Seigneur, venez nous sauver !

19 décembre
Saint Gabriel, détail.
Par Antoine de Champaigne
Ô Rameau de Jessé, Étendard dressé à la face des nations, les rois sont muets devant Vous, tandis que les peuples Vous appellent. Délivrez-nous, ne tardez plus ; venez, Seigneur, venez nous sauver !

20 décembre
Ô Clé de David, ô Sceptre d’Israël, Vous ouvrez et nul ne fermera, Vous fermez et nul n’ouvrira. Arrachez les captifs aux ténèbres ; venez, Seigneur, venez nous sauver !

21 décembre
Ô Soleil levant, Splendeur de justice et Lumière éternelle, illuminez ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort ; venez, Seigneur, venez nous sauver !

22 décembre
Ô Roi de l’univers, ô Désiré des nations, pierre angulaire qui joint ensemble l’un et l’autre mur, force de l’homme pétri de limon ; venez, Seigneur, venez nous sauver !

23 décembre
Ô Emmanuel, notre Législateur et notre Roi, Espérance et Salut des nations ; venez, Seigneur, venez nous sauver !

24 décembre
Quand le soleil apparaîtra, vous verrez le Roi des rois venu du Père s’élancer, tel un époux, hors de sa tente.

V. Que les cieux distillent la rosée et que les nuées fassent pleuvoir le Juste.
R. Que la terre s’ouvre et produise le Sauveur.


PrionsDieu éternel et tout-puissant, nous allons bientôt célébrer la naissance de votre Fils ; Il a voulu prendre chair de la Vierge Marie, Il s'est lié pour toujours à notre humanité : qu'Il montre votre miséricorde aux pauvres serviteurs que nous sommes. Lui qui règne avec le Père dans l'unité du Saint Esprit, Dieu, maintenant et pour les siècles de siècles. Amen.




samedi 15 décembre 2012

3e Dimanche de l'Avent - Gaudete ou le Dimanche de la Joie




Le 3e dimanche de l'Avent et 4e dimanche de Carême sont sous le signe de la joie. Gaudete et laetare, chante l'Eglise avec saint Paul : Soyons toujours dans la joie. 

Ange rose de l'Annonciation, par
le bx. Fra Angelico.
Tout de rose vêtu, il vient
annoncer à Marie qu'elle
sera la "Cause de notre Joie"
Voilà pourquoi, comme pour reprendre courage, l'Eglise nous offre un avant goût de la joie de Noël. Le blanc et l'or triompheront pendant la nuit très sainte pour marquer l'avènement du Soleil de justice au coeur de ce monde. 
Mais pour l'instant, nous sommes encore dans les ténèbres de la nuit et le dur violet domine chacun des ornements. 

S’atténuant quelque peu, le violet se mêle de blanc pour devenir le rose de la joie. La naissance du Christ est proche, c'est le rosé de l'aube sur la terre avant le lever de l'Astre sans déclin. 

Cependant, cette joie peut être bien factice si c'est celle qui anime notre monde ! Et alors, ce seront encore tous les déçus de Noël qui auront attendus la joie sans trouver les bons moyens ou qui ne se les sont pas donnés. 
A ceux qui auront chercher à combler le vide existentiel de leurs vies sans amour, sans foi, sans espérance, pour se donner aux apparences et au consumérisme ambiant, saint Jean Baptiste appelle à la justice et à la conversion
C'est le Christ qui est notre joie alors pas de joie véritable sans Dieu. Lui seul a créé nos coeurs, Lui seul nous connaît, Lui seul peut nous combler, même dans la peine et la solitude apparente. Alors, dans le silence et dans la paix, confions-nous les uns les autres à nos frères les saints du Ciel et à nos bons Anges qui veillent sur nous. Fuyons l'apparence, recherchons la Vérité, et faisons de nos coeurs une crèche bien agréable au Dieu de miséricorde et de toute joie


Alexander Ivanov, Saint Jean Baptiste prêchant au désert.
Tretyakov Gallery de Moscou



mercredi 12 décembre 2012

12 décembre - mémoire de Notre Dame de Guadalupe


Tout récit sur les apparitions de Notre Dame de Guadalupe est inspiré du Nican Mopohua, ou Huei Tlamahuitzoltica, écrit en Hahuatl, la langue Aztèque, par l’écrivain Indien Antonio Valeriano autour de la moitié du XVIe siècle. Malheureusement l’origine de son ouvrage n’a jamais été connue. Une première copie fut publiée en Nahuatl par Luis Lasso de la Vega en 1649.

Récit de la quatrième apparition

         Quand Juan Diego entendit ces mots de la Dame du ciel, il était grandement consolé. Il était heureux. Il la supplia de l’excuser afin qu’il aille voir l’évêque et lui porter le signe ou la preuve afin qu’on le croie. La Dame du ciel lui ordonna de grimper au haut de la colline où ils s’étaient précédemment rencontrés.
Elle lui dit :
« Grimpe, ô le moindre de mes fils, jusqu’au haut de la colline ; là où tu m'as vue et où je t’ai donné des instructions, tu verras différentes fleurs. Coupe-les, cueille-les, rassembles-les et puis viens les porter devant moi. »

         Juan Diego grimpa sur la colline immédiatement, et comme il atteignait le sommet il fut stupéfait ; de voir qu’une telle variété de merveilleux rosiers de Castille étaient en floraison bien avant la saison où les roses devraient bourgeonner car hors de saison elles gèleraient. Elles étaient parfumées et recouvertes des gouttes de rosée de la nuit qui ressemblaient à des perles précieuses. Il commença immédiatement à les cueillir. Il les assembla et les plaça dans son tilma.

Le haut de la colline n’était pas une place où pourrait fleurir n’importe quelle fleur car il y avait beaucoup de rochers, de ronces, d’épines, de nopales et de mezquites. Occasionnellement, de l’herbe poussait mais c’était au mois de décembre quand la végétation n’était pas gelée.
Il descendit la colline immédiatement et porta les différentes roses qu’il avait cueillies à la Dame du ciel qui, en les voyant les prit entre ses mains et les plaça à nouveau dans son tilma, lui disant :
« Ô toi, le moindre de mes fils, cette variété de roses est une preuve et un signe que tu porteras à l’Evêque. Tu lui diras en mon nom qu’il y verra là mon vœu et qu’il doit s’y conformer. Tu es mon ambassadeur, le plus digne de ma confiance. Je te l’ordonne rigoureusement de ne déplier ton manteau qu’en présence de l’évêque et de lui montrer ce que tu portes. Tu lui raconteras bien tout ; tu lui diras que je t’ai ordonné de grimper au haut de la colline et de cueillir les fleurs ; et aussi tout ce que tu as vu et admiré afin que tu puisses persuader le prélat d’accorder son soutien à ma demande qu’une église soit construite. »
          Après les conseils de la Dame du ciel, il prit le chemin qui mène directement à Mexico, heureux et sûr du succès, portant avec beaucoup de précaution le contenu de son tilma afin que rien ne s’échappe de ses mains et s’enivrant du parfum de cette variété de belles fleurs.

         Quand il arriva au palais épiscopal, le majordome vint à sa rencontre ainsi que d’autres serviteurs du prélat. Il les supplia de dire à l’évêque qu’il voulait le voir, mais personne ne voulait le faire, ils faisaient semblant de ne pas l’entendre, probablement parce qu’il était trop tôt ou parce qu’ils le connaissaient comme étant un importun et qu’il les harcelait ; de plus, leurs collègues leur avaient raconté qu’ils l’avaient perdu de vue quand ils l’avaient suivi. Il attendit longtemps. Quand ils virent qu’il avait attendu longtemps debout, abattu, ne faisant rien, attendant d’être appelé et paraissant avoir quelque chose dans son tilma, ils s’approchèrent de lui afin de savoir ce qu’il portait.

         Juan Diego voyant qu’il ne pouvait cacher ce qu’il portait et sachant qu’il serait molesté, bousculé, lacéré, ouvrit un peu son tilma là où se trouvaient les fleurs. En voyant cette variété de roses de Castille hors saison, ils furent complètement stupéfaits parce qu’elles étaient si fraiches, en pleine floraison, si parfumées et si belles. Ils essayèrent de s’en emparer et de tirer quelques unes mais ne réussirent à aucune des trois fois qu'ils osèrent le faire. Ils ne réussirent pas parce qu’à chaque fois qu’ils essayaient de les prendre, ils ne purent voir les fleurs réelles. A la place elles paraissaient peintes, imprimées ou cousues sur la toile.
Ils allèrent alors dire à l’évêque ce qu’ils avaient vu l’informant que l’Indien qui était venu à plusieurs reprises voulait le voir et qu’il avait sûrement une raison pour l’avoir attendu avec anxiété si longtemps et être si désireux de le voir.
En entendant cela l’évêque comprit qu’il avait apporté la preuve pour confirmer ses dires afin qu’il se conformât à la requête de l’Indien. Il ordonna de le faire entrer immédiatement.

         Dès son entrée Juan Diego s’agenouilla devant lui comme à l’accoutumée et raconta à nouveau ce qu’il avait vu et admiré ainsi que le message. Il lui dit :
« Monseigneur, j’ai fait ce que tu as commandé, je suis allé dire à mon Ama, ma Dame du ciel, Sainte Marie, précieuse Mère de Dieu que tu as demandé un signe et une preuve afin que tu puisses croire qu’il faut construire une église là où elle l’a demandé ; je lui ai aussi dit que je t’avais donné ma parole que je rapporterais un signe et une preuve de son désir comme tu l’as demandé. Elle se montra condescendante et agréa à ta requête. Tôt ce matin elle m’a envoyé te voir à nouveau ; je lui demandais une fois encore le signe afin que tu puisses me croire et elle me dit qu’elle me le donnerait et elle s’y conforma.

Elle m’envoya au haut de la colline, là où j’avais l’habitude de la voir, pour cueillir une variété de roses de Castille. Après les avoir cueillies je les lui ai portées, elle les a prises de sa main et les a placées dans mon vêtement afin que je te les porte et te les donne en personne. Même si je savais que le haut de la colline n’était pas un endroit où pousseraient des fleurs car il y a beaucoup de rochers, de ronces, d’épines, de nopales et de mezquites, j’avais encore des doutes. Quand je me suis approché du haut de la colline, je vis que j’étais au paradis où il y avait une variété d’exquises roses de Castille, couvertes de brillante rosée et je les ai cueillies immédiatement. Elle m’a dit que je devais te les porter et je me suis exécuté afin que tu puisses voir en elles le signe que tu m’a demandé et te conformer à son vœu ; aussi et mon message soient crédibles. Voilà. Reçois-les. »

         Il déplia son vêtement blanc où il avait mis les fleurs et quand toutes les différentes variétés de roses de Castille tombèrent à terre apparut soudain le dessin de la précieuse image de la toujours vierge Sainte Marie, Mère de Dieu, comme on la voit aujourd’hui dans l’église de Tepeyac, nommé Guadalupe. Quand l’évêque vit l’image, lui et tous ceux présents tombèrent à genoux. On l’admira beaucoup. Ils se levèrent pour la voir, ils tremblèrent et, avec tristesse, ils démontrèrent qu’ils la contemplaient avec leur cœur et leur esprit. L’Evêque, avec des larmes de tristesse, pria et implora son pardon pour n’avoir pas accompli son vœu et sa requête. Quand il se releva, il détacha du cou de Juan Diego le vêtement sur lequel apparaissait l’Image de la Dame du ciel. Il le prit et le plaça dans sa chapelle. Juan Diego demeura un jour supplémentaire à l’évêché à la requête de l’Evêque.
Le jour suivant l’Evêque lui dit : « Montre nous où la Dame du ciel désire qu’une église soit construite. » Et il invita immédiatement tous ceux présents à s’y rendre. 



dimanche 9 décembre 2012

2e Dimanche de l'Avent


La couronne de l'Avent s'illumine d'un second cierge allumé
Nos églises comme nos maisons s'embellissent de la crèche, de la douce odeur du sapin, de lumières et de couleurs chaudes de petits objets et de guirlandes suspendus aux branches de cet arbre toujours vert. Tout cela réchauffe nos intérieurs quand nos jardins deviennent froids, voire même se recouvrent de givre et de neige. 

L'Eglise nous offre aujourd'hui la figure forte et courageuse de S. Jean Baptiste, le martyre de la vérité du Mariage

Selon les mots mêmes du Sauveur, il est "le plus grand des enfants des hommes". C'est le dernier des prophètes qui annonce Celui qui vient sauver son peuple : "Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde".

Pour découvrir la seule joie véritable , impérissable, mettons-nous à l'écoute de S. Jean. 
Fuyons les apparences, les routes tortueuses, les montagnes et les collines d'orgueil, les ravins de nos vanités désespérantes, les voies tortueuses du mensonge et des faux semblants. Le Seigneur aime les coeurs droits et les âmes simples qui savent s'émerveiller et s'attacher à ce qui est juste, vrai, bon. "Si vous ne redevenez comme des enfants, vous n'entrerez pas dans le Royaume de Dieu"... 

Comme l'enseigne le Patriarche des moines, S. Benoît, dans sa Règle : "Mens concordet voci", que la voix s'accorde à la pensée et au coeur. Et bien, que la joie et les décorations ne soient pas qu'extérieures mais intérieures

Parons nos âmes et nos coeurs des vertus, comme nos maisons de lumières et nos crèches de santons. Recevons de Dieu la grâce de la communion et de l'absolution. Mettons-nous à l'école de la Sagesse et préparons-nous.

C'est déjà le 2e Dimanche de l'Avent. Ne tardons plus car le Seigneur vient !

Saint Dimanche à tous.


samedi 8 décembre 2012

Messe à l'occasion du 150e anniversaire de la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception



Homélie du bienheureux 
Pape Jean-Paul II
Solennité de l'Immaculée Conception
Mercredi 8 décembre 2004

1. "Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi !" (Lc 1, 28).
A travers ces paroles de l'Archange Gabriel, nous nous adressons à la Vierge Marie plusieurs fois par jour. Nous les répétons aujourd'hui avec une joie fervente, en la solennité de l'Immaculée Conception, en rappelant la date du 8 décembre 1854, lorsque le bienheureux Pie IX proclama cet admirable dogme de la foi catholique précisément dans cette Basilique vaticane. (...)

Le bienheureux Pape Jean Paul II
2. Combien est grand le mystère de l'Immaculée Conception, que nous présente la liturgie d'aujourd'hui ! Un mystère qui ne cesse d'attirer la contemplation des croyants et qui inspire la réflexion des théologiens.
(...) "Pleine de grâce" :  c'est à travers cette appellation, selon l'original en grec de l'Evangile de Luc, que l'Ange s'adresse à Marie. Tel est le nom avec lequel Dieu, à travers son messager, a voulu qualifier la Vierge. C'est de cette façon qu'Il l'a pensée et vue depuis toujours, ab aeterno.

3. Dans l'hymne de la Lettre aux Ephésiens, qui vient d'être proclamé, l'Apôtre loue Dieu le Père car il "nous a bénis par toutes sortes de bénédictions spirituelles aux cieux, dans le Christ" (1, 3). Avec quelle bénédiction très spéciale Dieu s'est-il adressé à Marie depuis le début des temps ! Marie est véritablement bénie entre toutes les femmes (cf. Lc 1, 42) !
Le Père l'a choisie dans le Christ avant la création du monde, afin qu'elle soit sainte et immaculée en sa présence dans l'amour, la prédestinant d'avance à l'adoption filiale par Jésus Christ (cf. Ep 1, 4-5).

4. La prédestination de Marie, comme celle de chacun de nous, est relative à la prédestination du Fils. Le Christ est la "souche" qui devait "écraser la tête" de l'antique serpent, selon le Livre de la Genèse (cf. Gn 3, 15) ; c'est l'Agneau "sans tâche" (cf. Ex 12, 5 ; 1 P 1, 19), immolé pour racheter l'humanité du péché.
En prévision de sa mort salvifique, Marie, sa Mère, a été préservée du péché originel et de tout autre péché. Dans la victoire du nouvel Adam, il y a également celle de la nouvelle Eve, mère des rachetés. L'Immaculée est ainsi un signe d'espérance pour tous les vivants, qui ont vaincu Satan par le sang de l'Agneau (cf. Ap 12, 11).

5. Nous contemplons aujourd'hui l'humble jeune fille de Nazareth sainte et immaculée en présence de Dieu dans la charité (cf. Ep 1, 4), cette "charité" qui, dans sa source originelle, est Dieu lui-même, un et trine.
Oeuvre sublime de la Très Sainte Trinité que l'Immaculée Conception de la Mère du Rédempteur ! Pie IX, dans la Bulle Ineffabilis Deus, rappelle que le Tout-Puissant a établi "par un seul et même décret l'origine de Marie et l'incarnation de la Sagesse divine" (Pii IX Pontificis Maximi Acta, Pars prima, p. 559).
Le "oui" de la Vierge à l'annonce de l'Ange prend place dans la situation concrète de notre condition terrestre, en humble obéissance à la volonté divine de sauver l'humanité non pas de l'histoire, mais dans l'histoire. En effet, préservée de toute tache de péché originel, la "nouvelle Eve" a bénéficié de façon particulière de l'oeuvre du Christ comme Médiateur et Rédempteur très parfait. Rachetée la première par son Fils, participant en plénitude à sa sainteté, Elle est déjà ce que toute l'Eglise désire et espère être. Elle est l'icône eschatologique de l'Eglise.

6. C'est pourquoi l'Immaculée, qui marque "le début de l'Eglise, épouse du Christ sans tache et sans ride, resplendissante de beauté" (Préface), précède toujours le Peuple de Dieu, dans le pèlerinage de la foi vers le Royaume des cieux (cf. Lumen gentium, n. 58 ; Enc. Redemptoris Mater, n. 2).
Dans la Conception immaculée de Marie, l'Eglise voit se projeter, anticipée à travers son membre le plus noble, la grâce salvifique de Pâques.
Dans l’évènement de l'Incarnation, elle trouve le Fils et la Mère indissolublement associés :  "Celui qui est son Seigneur et sa Tête et celle qui, en prononçant le premier fiat de la Nouvelle Alliance, préfigure sa condition d'épouse et de Mère" (Redemptoris Mater, n. 1).

7. A Toi, Vierge Immaculée, prédestinée par Dieu par-dessus toute autre créature comme avocate de grâce et modèle de sainteté pour son peuple, je renouvelle aujourd'hui de façon particulière l'acte de consécration de toute l'Eglise.
Puisses-tu guider ses fils dans leur pèlerinage de foi, les faisant devenir toujours plus obéissants et fidèles à la Parole de Dieu.
Puisses-tu accompagner chaque chrétien sur le chemin de la conversion et de la sainteté, dans la lutte contre le péché et dans la recherche de la beauté véritable, qui constitue toujours la marque et le reflet de la Beauté divine.
Puisses-tu encore obtenir la paix et le salut pour tous les peuples. Que le Père éternel, qui T'a voulue Mère immaculée du Rédempteur, renouvelle également dans notre temps, à travers toi, les prodiges de son amour miséricordieux. Amen. 


Marie - Etoile de la Mer
Stella maris
Guide nous !


vendredi 7 décembre 2012

Solennité de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie


Assomption, vitrail, Cathédrale Saint Etienne de Meaux
Homélie de saint Tharaise de Constantinople, † 806, 
en la fête de la Présentation de la Vierge Mère de Dieu


            De quelles louanges vous comblerons-nous, Marie ? O jeune fille immaculée, ô Vierge sans souillure, ô toute belle adolescente, ô gloire des femmes, ô parure des jeunes filles ! O Mère, Vierge sainte, vous êtes bénie entre les femmes ; vous êtes célébrée pour votre innocence ;  vous êtes marquée du sceau de la virginité.

            Vous expiez la malédiction d’Adam, vous payez la dette d’Ève. Vous êtes d’Abel la très pure oblation, choisie parmi les premiers-nés, le sacrifice sans tache. (…) C’est vous qu’Isaïe, le plus éloquent de tous, annonce comme la tige de Jessé, d’où sortira une fleur, le Christ, qui, arrachant jusqu’à la racine la pousse des vices, ensemencera la terre de la connaissance de Dieu. (…) En vous j’honore la brebis immaculée, je vous proclame pleine de grâce, je chante la demeure pure et immaculée de Dieu. Et certes « où la faute a abondé, a surabondé la grâce ». 
                          
            Par une femme nous avons mérité la mort, par une femme aussi le Fils restaurera toutes choses. Par le serpent nous avons reçu un mets d’une amère saveur, mais par le Fils nous mangeons un aliment d’immortalité. Notre première mère Ève a donné le jour à Caïn, le prince de l’envie et de la malice : votre Fils Unique sera le premier-né de la vie et de la résurrection. O prodige inouï ! O merveilleuse nouveauté ! O indicible sagesse !

            Quant à nous, peuple de Dieu, race sainte, peuple élu, fils de la colombe, enfants de la grâce, en cette festivité de la Vierge, chantons hautement des hymnes suaves avec une âme pure, des lèvres sans souillure, une langue vibrante. Célébrant comme il convient cette fête, grande et joyeuse pour les anges, très digne de la louange des hommes, clamons ensemble avec respect et sainte joie ce salut de Gabriel : Salut, délices du Père, par qui la connaissance de Dieu s’est répandue jusqu’aux confins de la terre.

            Salut, demeure du Fils, d’où il est sorti, revêtu de la chair.
Salut, ineffable résidence du Saint-Esprit. Salut, plus sainte que les Chérubins, plus glorieuse que les Séraphins ; salut, plus vaste que le ciel ; salut, plus resplendissante que le soleil ; salut, plus lumineuse que la lune ; salut, éclat multiple des astres ; salut, nuée légère, qui répandez une pluie céleste ; salut, brise sainte, qui avec chassé de la terre le vent de la malice.
Salut, noble prédication des prophètes ; salut, voix des apôtres, entendue à travers toute la terre ; salut, confession excellente des martyrs ; salut, vous, maintes fois célébrée par les louanges des patriarches ; salut, parure suprême des saints. Salut, principe universel du salut ; salut, reine, protectrice de la paix ; salut, splendeur immaculée des mères.
Salut, médiatrice de tout ce qui est sous le ciel ; salut, vous qui restaurez le monde entier« Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous », qui est avant vous et de vous et avec nous.

            A lui soit louange avec le Père et l’Esprit très Saint, bienfaisant et vivifiant, maintenant et toujours dans l’infinité des siècles des siècles. Amen. 




mardi 4 décembre 2012

1er mardi du mois de Décembre - Neuvaine à l'Immaculée Mère de Dieu et Reine des Anges

Annonciation,
par Philippe de Champaigne

Première homélie pour la nativité de la Vierge Marie, de saint Jean Damascène

... Aujourd'hui sort de la souche de Jessé le rejeton sur lequel va s'épanouir pour le monde une fleur divine. Aujourd'hui Celui qui avait fait autrefois sortir le firmament des eaux crée sur la terre un ciel nouveau, formé d'une substance terrestre ; et ce ciel est beaucoup plus beau, beaucoup plus divin que l'autre, car c'est de lui que va naître le soleil de justice, celui qui a créé l'autre soleil ...

Ô fille d'Adam et Mère de Dieu ! Et tout cela a été fait pour moi, Seigneur ! Si grand était votre amour pour moi que vous avez voulu, non pas assurer mon salut par les anges ou quelque autre créature, mais restaurer par vous-même celui que vous aviez d'abord créé vous-même. C'est pourquoi je tressaille d'allégresse et je suis plein de fierté, et dans ma joie, je me tourne vers la source de ces merveilles, et emporté par les flots de mon bonheur, je prendrai la cithare de l'Esprit pour chanter les hymnes divins de cette naissance ...

Aujourd'hui le créateur de toutes choses, Dieu le Verbe compose un livre nouveau jailli du coeur de son Père, et qu'il écrit par le Saint-Esprit, qui est langue de Dieu...

O fille du roi David et Mère de Dieu, Roi universel. O divin et vivant objet, dont la beauté a charmé le Dieu créateur, vous dont l'âme est toute sous l'action divine et attentive à Dieu seul ; tous vos désirs sont tendus vers cela seul qui mérite qu'on le cherche, et qui est digne d'amour ; vous n'avez de colère que pour le péché et son auteur ...

Salut, Marie, douce enfant d'Anne ; l'amour à nouveau me conduit jusqu'à vous. Comment décrire votre démarche pleine de gravité ? votre vêtement ? le charme de votre visage ? cette sagesse que donne l'âge unie à la jeunesse du corps ? Votre vêtement fut plein de modestie, sans luxe et sans mollesse. Votre démarche grave, sans précipitation, sans heurt et sans relâchement. Votre conduite austère, tempérée par la joie, n'attirant jamais l'attention des hommes. Témoin cette crainte que vous éprouvâtes à la visite inaccoutumée de l'ange ; vous étiez soumise et docile à vos parents ; votre âme demeurait humble au milieu des plus sublimes contemplations. Une parole agréable, traduisant la douceur de l'âme. 

Quelle demeure eût été plus digne de Dieu ? Il est juste que toutes les générations vous proclament bienheureuse, insigne honneur du genre humain. Vous êtes la gloire du sacerdoce, l'espoir des chrétiens, la plante féconde de la virginité. Par vous s'est répandu partout l'honneur de la virginité Que ceux qui vous reconnaissent pour la Mère de Dieu soient bénis, maudits ceux qui refusent... 

O vous qui êtes la fille et la souveraine de Joachim et d'Anne, accueillez la prière de votre pauvre serviteur qui n'est qu'un pécheur, et qui pourtant vous aime ardemment et vous honore, qui veut trouver en vous la seule espérance de son bonheur, le guide de sa vie, la réconciliation auprès de votre Fils et le gage certain de son salut. Délivrez-moi du fardeau de mes péchés, dissipez les ténèbres amoncelées autour de mon esprit, débarrassez-moi de mon épaisse fange, réprimez les tentations, gouvernez heureusement ma vie, afin que je sois conduit par vous à la béatitude céleste, et accordez la paix au monde. A tous les fidèles de cette ville, donnez la joie parfaite et le salut éternel, par les prières de vos parents et de toute l'Eglise.


samedi 1 décembre 2012

1er Dimanche de l'Avent


Comme chaque année, le cycle de l'année liturgique nous ramène à ce beau temps de l'Avent, temps de l'attente, de l'espérance priante, emplie de foi et d'amour, qui nous fait nous écrier avec l'Esprit Saint : "Viens ! Seigneur Jésus".

C'est notre foi, fondée sur la promesse de notre Sauveur : "Il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts". 
Le Seigneur est déjà venu sur cette terre, en cette terre bénie et sainte d'Israël, dans la pauvreté et l'humilité. Si humble, si pauvre, que bien peu furent ceux qui le reconnurent. "Il est venu chez les siens... et ils ne l'ont pas reconnus". 

Il reviendra, glorieux, en compagnie de tous les Anges. Même ceux qui le nient, le renient, le refusent, le verront, face à Face, dans la claire lumière et sa splendeur à la fois glorieuse et terrible. 

Il est venu. Il vient. Mais n'est-il pas là, maintenant, "quand deux ou trois sont réunis en son Nom" ? N'est-il pas là, dans nos églises, cachés, toujours pauvres et humbles, dans nos tabernacles ? 
Il est venu. Il vient. Mais il est là pour qui veut bien se donner la peine d'écouter, de voir, d'adorer. 

Alors fortifions notre foi. Prions, aimons, chantons ses merveilles. Prenons le temps de méditer les saints Evangiles, le Catéchisme, de prier la Vierge Mère de Dieu et notre Mère. Car, pour entendre sa voix et la reconnaître, il faut en faire l'expérience. Prions, oui, mais laissons-le agir en nous par la puissance de ses divins sacrements. Faisons l'effort de bien l'accueillir et de nous préparer à cette rencontre par l'humble confession de nos péchés, nos communions.

A tous, très saint Avent. Que les saints Anges, nos frères les Saints, le vénérable abbé Henri-Marie Boudon, prient pour nous et nous fassent cortège vers le Royaume auquel nous aspirons. Oui, Seigneur, "que Ton Règne vienne".




mercredi 28 novembre 2012

Neuvaine à l'Immaculée Conception

L'Immaculée Conception, par le Murillo,
musée de l'Hermitage à Saint-Petersbourg


Du 30 novembre au 8 décembre, l'Eglise entre dans la grande neuvaine à l’Immaculée conception de la Vierge Marie. Comme chaque année, nous est proposée cette neuvaine pour découvrir en Marie, notre Mère toute pure et toute sainte, le modèle de la sainteté.

Cette année, se confier à Marie immaculée prend une autre ampleur. Le monde semble aux prises du mal, de la perte du bon sens, sombrant dans le péché et la folie. La subversion semble devenir normale et habituelle alors que le plan de Dieu (l’homme, la femme, la famille, ce qui est juste et honnête) semble devenir une folie pour nos contemporains !
Satan est le menteur, l’homicide dès l’origine, le prince du mensonge et la cause de cette subversion.

De tout cœur, offrons nous à l’intercession de Marie, Mère de Dieu et de l’Eglise. Qu’elle écrase le serpent maudit et nous ramène tous au Christ notre Roi.

Chaque jour, nous pouvons prendre quelques instants pour dire une dizaine de notre chapelet, suivie de l'invocation, trois fois :

"O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous."

Chaque jour de la neuvaine, on ajoute cette prière :

Ô Marie conçue sans péché, Chef d’œuvre du Créateur, Miroir sans tâche de l’activité de Dieu, luttez avec nous contre le mal qui abîme la Création et altère en nous l’image divine.

Aidez-nous à respecter et protéger la vie de tout homme, de sa conception à sa fin naturelles.

Donnez-nous de porter les fruits de justice et de sainteté que Dieu attend.

Mère très aimante, veillez à ce que les ressources naturelles soient exploitées avec sagesse, et leurs fruits justement partagés.

Guérissez-nous de nos convoitises, de nos désirs superflus et de notre indifférence envers les plus pauvres.

Préservez-nous des calamités, des catastrophes et des guerres fratricides.

Que par votre intercession le règne d’Amour du Christ s’étende dans tout l’univers. Amen.

Imprimatur du Vicaire Episcopal de Paris le 4 mai 2012.


Et pour recevoir la grâce de l’indulgence, pour nous même ou nos défunts, n’oublions pas d’assister à la Messe et de communier le jour du 8 décembre ou un des jours de l’octave. Etre en état de grâce, avoir une âme immaculée pour la solennité de l’Immaculée conception, c’est très simple, il suffit de se confesser et de recevoir l’absolution.




mardi 27 novembre 2012

Fête de Notre Dame de la Médaille miraculeuse

Chapelle de la Médaille miraculeuse, rue du Bac à Paris


Le 18 juillet 1830, Sœur Catherine Labouré, vers minuit, fut réveillée par un petit enfant auréolé d’un halo de lumière qui lui dit : « Ma sœur, tout le monde dort bien ; venez à la chapelle ; la Sainte Vierge vous attend ».

À la chapelle, Catherine est à peine agenouillée qu'elle entend le bruissement d'une robe de soie. La Vierge est là, resplendissante. Catherine se jette à ses genoux. Et pendant deux heures, la Vierge Marie parle à Catherine comme une maman à son enfant. Catherine a les mains jointes sur les genoux de Marie...

Le 27 novembre 1830, un samedi, vers 17h30, pendant que les Sœurs se trouvaient réunies à la chapelle pour la méditation, la Sainte Vierge revient auréolée d'un voile et vêtue d'une robe blanche et d'un manteau de couleur bleue argenté. Catherine l'aperçoit, debout, les pieds posés sur un globe terrestre, où s'agite un serpent. La Vierge avait le pied posé sur la bête. Elle dit à Catherine : « Cette boule représente le monde entier, la France, chaque personne en particulier. »

La Vierge tenait entre ses mains un globe plus petit surmonté d'une croix d'or. Elle l'offrait à Dieu d'un geste suppliant... Tout à coup les doigts de ses mains se remplissent d'anneaux porteurs de diamants qui jettent des rayons de tous côtés... Elle dit : « C'est l'image  des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent... » Et pour expliquer les pierres qui ne projettent pas de rayons. Elle dit : « C'est l'image des grâces que l'on oublie de me demander. » À ce moment, se forme autour de la Vierge un tableau ovale sur lequel Catherine voit apparaître en lettres d'or :

O Marie 
conçue sans péché,
priez pour nous
qui avons recours à Vous.


Marie immaculée, "Médiatrice, Co-Rédemptrice, Avocate"

Puis le tableau paraît se retourner. C'est le revers de la médaille : un grand M, initiale de Marie, surmonté d'une croix. Au-dessous,  deux Cœurs : celui de Jésus, couronné d'épines, et celui de Marie, percé par le glaive. Douze étoiles entourent ce tableau.

La Vierge Marie demande à sœur Catherine Labouré de faire frapper une médaille sur ce modèle : « Faites frapper une médaille sur ce modèle : toutes les personnes qui la porteront au cou recevront de grandes grâces. Les grâces seront abondantes pour ceux qui la porteront avec confiance. »

Sœur Catherine en parle au Père Aladel, son confesseur, qui met longtemps à  ajouter sa foi aux confidences. Sœur Catherine Labouré, par humilité et par discrétion, fit tout jusqu’à sa mort pour qu’on ignore qu’elle était la messagère de la très Sainte vierge Marie. Deux ans après la révélation de la Vierge du modèle de la médaille, aucun exemplaire n’a été frappé, il reste gravé dans le cœur de Catherine. Mais la voix intérieure insiste : il faut faire frapper la médaille. Catherine en reparle à son confesseur, le Père Aladel, qui se décide enfin à en  parler à Mgr Quélen, Archevêque de Paris. Ce dernier lui donne l’autorisation de faire frapper la médaille. En février 1832 éclate à Paris une épidémie de choléra, qui va faire plus de 20.000 morts. Les Filles de la Charité commencent à distribuer, en juin, les 2.000 premières médailles frappées à la demande du Père Aladel : les guérisons se multiplient, tout comme les protections et les conversions. C’est un raz-de-marée. La population surnomme la médaille : « la médaille  miraculeuse », dénomination maintenant mondiale et connue de tous pour désigner la médaille de la Vierge.

 Dès lors la médaille va connaître une diffusion rapide et internationale, ainsi qu’une popularité grandissante chez les fidèles. En janvier 1834, 50.000 médailles ont été frappées et distribuées. En décembre 1834, il y a déjà plus de 500.000 médailles, en 1835 il y en a plus d’un million dans le monde entier et en 1839 la médaille est répandue à plus de dix millions d’exemplaires. A la mort de Catherine Labouré, en 1876, on compte plus d’un milliard de médailles !

Sœur Catherine labouré a été canonisée en 1947.


Médaille miraculeuse. Notre Dame, écrasant la tête de l'immonde serpent. Le M entrelacé de la Croix rédemptrice et les saints Coeurs de Jésus et de Marie entourés des 12 étoiles nous rappellent que la Vierge Marie est la première coopératrice à l'oeuvre du Sauveur. Confions-nous à Marie et à sa prière maternelle pour progresser dans la sainteté.