jeudi 8 septembre 2011

8 septembre - Fête de la Nativité de Notre Dame

Sculpture des frères Breton à l'Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul de Boncourt (Bretagne, 1713)
    
     Le Protévangile de Jacques (apocryphe chrétien que le Magistère n’a pas retenu comme Evangile canonique mais qui est la source autorisée de la fête que nous célébrons aujourd’hui) raconte :

     « Or voici qu'un ange du Seigneur apparut et lui dit : Anne, Anne, le Seigneur a entendu ta plainte. Tu concevras, tu engendreras, et l'on parlera de ta progéniture par toute la terre. Anne répondit : Aussi vrai que vit le Seigneur mon Dieu, si j'enfante soit un fils, soit une fille, je le consacrerai au Seigneur mon Dieu pour qu'il le serve tous les jours de sa vie !

     Alors deux anges arrivèrent auprès d'elle, lui disant : Voici que Joachim, ton époux, s'en vient vers toi avec ses troupeaux, car un ange du Seigneur est descendu à lui et lui a dit : - Joachim, Joachim, le Seigneur a entendu ta plainte. Descends d'ici, car voici que ta femme Anne va concevoir dans ses entrailles.

     Et Joachim descendit. Il appela ses bergers et leur dit : Apportez-moi dix agneaux sans tache et parfaits ; ils seront pour le Seigneur mon Dieu. Apportez-moi aussi douze des veaux les plus tendres ; ils seront pour les prêtres et le conseil des Anciens. Et cent chevreaux seront pour tout le peuple.

     Et voici que Joachim arriva avec ses troupeaux. Anne, qui se trouvait debout sur le seuil, le vit venir, courut à lui et s'accrochant à son cou, lui dit : Maintenant, je sais que le Seigneur Dieu m'a comblée de bénédictions, car j'étais comme veuve et je ne le suis plus ; j'étais stérile et mes entrailles vont concevoir. Et ce fut le premier soir que Joachim reposa dans sa maison.

     Le lendemain, il vint présenter ses offrandes, se disant en lui-même : Si le Seigneur Dieu m'est propice, il m'accordera de voir le disque d'or du prêtre ! Il présenta donc ses offrandes, et fixa ses regards sur le disque du prêtre, lorsque celui-ci monta à l'autel, et il sut ainsi qu'il n'y avait aucune faute en lui. Et Joachim dit alors : Maintenant, je sais que le Seigneur m'est propice et que mes péchés sont effacés ! Il descendit donc du temple du Seigneur, justifié, et il retourna dans sa maison.

     Or les mois d'Anne s'accomplissaient, et, au neuvième, elle enfanta. Et elle demanda à la sage-femme : Qu'ai-je mis au monde ? Celle-ci répondit : Une fille. Et Anne reprit : Elle a été glorifiée en ce jour, mon âme ! et elle coucha l'enfant. Puis les jours d'usage étant accomplis, elle se releva, se lava, donna le sein à son enfant et l'appela MARIE.

     Le Grand Prêtre, en tenue de cérémonie, portait un disque d'or dont il est question dans la Bible (Exode, XXVIII, 36, 37 ; Lévitique, VIII, 9 ). Au moment où le Grand Prêtre traversait le parvis des Prêtres pour se rendre à l'autel ou au Saint des Saints, il passait assez loin des fidèles, massés dans le parvis des Israélites. Pour discerner le disque d'or sans doute fallait-il qu'un éclat de lumière le fît briller. C'est cet éclat que Joachim demande comme un signe.


Prière


O Marie,
Vierge heureuse et bénie,
permettez-moi de m'approcher de votre berceau,
et de joindre mes louanges
à celles que vous rendent les anges
qui vous entourent, heureux d'être les témoins
des merveilles de votre naissance.

Agenouillé devant vous,
je vous fais l'offrande de mon cœur ;
Reine du ciel et de la terre,
recevez-moi et gardez-moi.

Je vous salue, Marie,
O fruit de pureté !
La terre maudite s'étonne d'avoir pu vous produire.
O Marie, pleine de grâces,
vous relevez l'espoir des enfants d'Eve chassé du paradis
et vous ranimez leur confiance.
Au jour de votre entrée dans le monde,
nous avons relevés nos fronts abattus :
votre naissance annonce celle du Rédempteur,
comme l'aurore annonce la venue du jour.

Je vous salue, Marie,
O étoile de Jacob !
Le soleil de justice va se lever, le jour de la grâce va luire,
et c'est vous qui avez hâté sa venue.
Vos désirs, plus ardents que ceux des patriarches et des prophètes,
attirent le véritable Emmanuel dans votre sein,
et c'est à vous qu'il appartiendra de nous donner le Verbe fait chair.

Que vos saintes mains, O Marie,
répandent dans mon cœur avec profusion
l'humilité, l'innocence, la simplicité,
la douceur et la charité :
que ces vertus de votre cœur saisissent le mien
pour que j'appartienne avec vous au Christ,
mon Seigneur,
et qu'en lui je sache offrir le bien que je fais
et le mal que je souffre
pour la plus grande gloire de Dieu
qui est le salut des pécheurs. Amen.

samedi 3 septembre 2011

Ouverture du mois de saint Michel Archange, et des Esprits bienheureux



Consécration personnelle à saint Michel

     O grand Prince du ciel, gardien très fidèle de l'Eglise, saint Michel Archange, moi N., quoique très indigne de paraître devant vous, confiant néanmoins dans votre spéciale bonté, touché de l'excellence de vos admirables prières et de la multitude de vos bienfaits, je me présente à vous, accompagné de mon Ange gardien ; et en présence de tous les Anges du ciel que je prends à témoin de ma dévotion envers vous, je vous choisis aujourd'hui pour mon protecteur et mon avocat particulier, et je me propose fermement de vous honorer toujours et de vous faire honorer de tout mon pouvoir. Assistez-moi pendant toute ma vie, afin que jamais je n'offense les yeux très purs de Dieu, ni en œuvres, ni en paroles, ni en pensées. Défendez-moi contre toutes les tentations du démon, spécialement pour la foi et la pureté, et, à l'heure de la mort, donnez la paix à mon âme et introduisez-la dans l'éternelle patrie. Amen.

Appel au grand Archange Saint-Michel, pour lui demander sa protection

     Au nom du Sacré Cœur de Jésus et par l'intercession de Marie Immaculée, très humblement prosternés devant votre Majesté, ô Dieu tout-puissant, nous vous supplions de vouloir bien nous envoyer Saint Michel, pour qu'il nous secoure dans notre détresse. Daignez vous souvenir, Seigneur, que, dans les circonstances douloureuses de notre histoire, vous en avez fait l'instrument de votre miséricorde à notre égard. Nous ne saurions l'oublier ; c'est pourquoi nous vous conjurons de conserver à notre patrie la protection dont vous l'avez jadis entourée par le ministère de cet Archange vainqueur. Et vous, ô Saint Michel, prince des Milices célestes, venez à nous ; nous vous appelons de tous nos vœux.

Vous êtes l'Ange gardien de l'Eglise et de la France ; c'est vous qui avez inspiré et soutenu Jeanne d'Arc dans sa mission libératrice. Venez encore à notre secours et sauvez-nous ! Nous mettons nos personnes, nos familles, nos paroisses, la France entière, sous votre protection toute spéciale. Nous en avons la ferme espérance, vous ne laisserez pas mourir le peuple qui vous a été confié. Que Dieu suscite parmi nous des saints ! Par eux, ô saint Archange, faites triompher l'Eglise dans la lutte qu'elle soutient contre l'enfer déchaîné. Amen.

Litanies de saint Michel

Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.

Ô Christ, écoutez-nous.
Ô Christ, exaucez-nous.
Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, Reine des Anges, priez pour nous.
Saint Michel Archange, priez pour nous.
Saint Michel, prince très glorieux, priez pour nous.
Saint Michel, fort dans le combat, priez pour nous.
Saint Michel, vainqueur de Satan, priez pour nous.
Saint Michel, terreur des démons, priez pour nous.
Saint Michel, prince de la milice céleste, priez pour nous.
Saint Michel, héraut de la gloire divine, priez pour nous.
Saint Michel, joie des Anges, priez pour nous.
Saint Michel, honoré des Elus, priez pour nous.
Saint Michel, qui présentez au Très-Haut nos prières, priez pour nous.
Saint Michel, défenseur des âmes justes, priez pour nous.
Saint Michel, messager de Dieu, priez pour nous.
Saint Michel, dont la prière conduit aux cieux, priez pour nous.
Saint Michel, soutien du peuple de Dieu, priez pour nous.
Saint Michel, gardien et patron de l'Eglise, priez pour nous.
Saint Michel, bienfaiteur des peuples qui vous honorent, priez pour nous.
Saint Michel, porte-étendard du salut, priez pour nous.
Saint Michel, notre défenseur dans le combat, priez pour nous.
Saint Michel, Ange de la paix, priez pour nous.
Saint Michel, introducteur des âmes dans la lumière sainte, priez pour nous.
Saint Michel, prévôt du Paradis, priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

V/ Priez pour nous, saint Michel Archange.
R/ Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions. Dieu tout puissant et éternel, qui avez établi saint Michel gardien de l'Eglise et prévôt du paradis, accordez par son intercession, à l'Eglise la prospérité et la paix, à nous la grâce en cette vie et la gloire dans l'éternité. Par Jésus-Christ, Notre Seigneur. Amen.

dimanche 8 mai 2011

Pie XII et la fête historique de Saint Michel

     C'est le 8 mai que l'on commémore l'apparition de l'archange au Pape Saint Grégoire 1er le Grand en 590. La grande peste ravage Rome, des processions de pénitence et des rogations sont organisées dans toute la ville et Saint Michel apparaît aux Romains à la fin d'une de ces processions, au sommet du château du mausolée d'Hadrien, remettant son épée au fourreau, signifiant que leurs prières sont exaucées et ainsi la fin de l'épidémie. Pour commémorer l'événement, on édifia une chapelle et une statue de l'archange au sommet de la forteresse qui prit alors l'appellation de château Saint-Ange.

     Le 8 mai 1940, Pie XII proclame "urgent, plus que jamais, le recours à la protection de Saint Michel, après avoir rappelé qu'il est le protecteur et le défenseur de l'Eglise et des fidèles, le prévôt du paradis, le présentateur des âmes à Dieu, l'Ange de la Paix et le vainqueur de Satan". Enfin, le 8 mai 1945, il lance le grand appel : "Déployez l'étendard de l'Archange, répétez son cri : Qui est comme Dieu ?". 
     Le Pape Pie XII connaissait l'importance de cette date qui fut d'ailleurs fêtée très longtemps.

     N'est-ce pas très symbolique que l'armistice de 1945 ait été signée le 8 mai, Dieu voulant par l'entremise de Saint Michel que les Allemands remettent "leurs épées au fourreau" ?

     Merci au grand Pape Pie XII de s'être rappelé cette fête importante de l'Archange du 8 mai, et il fut immédiatement exaucé !

     

vendredi 6 mai 2011

Fête du Bienheureux François de Laval

Bx François de Montmorency-Laval (1623-1708)

Nous fêtons aujourd'hui le Bienheureux François de Laval, prédécesseur de M. Boudon comme grand-archidiacre d'Evreux, 1er évêque de Québec, mort le 6 mai 1708 (6 ans après son ami Henri-Marie) et canonisé par le Bx Jean-Paul II le 22 juin 1980.

Voici ce que ce bienheureux écrivit à la mort de M. Boudon : en 1702, Mgr de Laval félicita M. Thomas « de ce qu’il était à la portée de visiter à Évreux le tombeau de ce cher défunt. […] Sa vie a été une parfaite imitation de celle de Jésus-Christ. Plaise à Dieu de me faire la grâce de l’imiter aussi parfaitement que je l’honore ».

mercredi 4 mai 2011

Hommage au chef des Mystiques normands : Jean de Bernières (1602-1659)


Jean de Bernières, maître laïque de spiritualité
Le 3 mai est le jour anniversaire de la mort à Caen de Jean de Bernières (1602-1659), "maître" de M. Boudon et chef (laïque) de l'Ermitage de Caen, centre de retraite (voire "couvent laïque") fréquenté tant par S. Jean Eudes que par le bienheureux François de Laval. M. Boudon y passa trois mois, en 1653, donc juste avant de recevoir les différentes ordinations (1654 et 1655), et nous dit :
     « Je puis assurer avec sincérité qu’ayant eu la grâce d’y passer deux ou trois mois, je n’y ai jamais ouï d’autres entretiens durant tout ce temps-là que ceux de l’oraison. L’on n’y parlait d’autre chose, et durant le temps de la récréation, aussi bien qu’en tout autre temps : et en vérité, c’était la plus douce récréation de ce saint lieu ; et ce qui est de merveilleux, c’est que l’on ne s’ennuyait jamais. L’on y passait les jours, les mois et les années, en parlant toujours de la même chose, qui semblait toujours nouvelle ; et c’est qu’elle tendait uniquement à Dieu seul, le seul lieu de notre véritable repos. Les discours du monde, les nouvelles de la terre n’y avaient aucun accès : il n’y avait aucun exercice particulier de piété réglé, parce que l’oraison perpétuelle en faisait toute l’occupation. L’on s’y levait de grand matin, et durant toute la journée, c’était une application continuelle à Dieu ».

     Il mourut à genoux, le samedi 3 mai 1659, pendant son oraison, de mort subite, comme il l’avait demandé à Dieu du fait de sa frayeur devant cette séparation de l’âme et du corps. « Il avait assisté aux offices, dans la chapelle des Croisiers, où l’on célébrait la fête de l’Invention de la Sainte-Croix. Rentré à l’Ermitage, le soir venu, il se mit à dire ses prières. Son valet de chambre vint l’avertir qu’il était temps pour lui de se mettre au lit. Jean lui demanda un peu de répit, et continua de prier. Peu après, le valet entendit un bruit sourd et rentra : Bernières venait de tomber de son prie-Dieu, mort » (Souriau).
     Cette mort avait été prédite 3 ans auparavant par Marie des Vallées, la "sainte" de S. Jean Eudes.

     L'abbé Boudon témoigne :
     « Parmi toutes les difficultés qu’on lui faisait, il me dit un jour : ‘Ma belle-sœur fait de son mieux pour empêcher que je ne sois pauvre : elle me fait parler pour ce sujet par de bons religieux ; mais enfin, il n’est pas en mon pouvoir d’être plus longtemps riche. Je ne saurais plus supporter les biens temporels, et si ma famille ne veut pas prendre ceux que je possède, je les vendrai pour les donner à ceux qui se présenteront : il n’y a plus moyen de n’être pas pauvre' ».

     Boudon, qui lui servit de confesseur, se dépeint presque lui-même en disant de son ami :
     « Il avait une conscience si pure qu’il m’a témoigné un jour qu’il souffrait de ce qu’étant allé en pèlerinage à un lieu consacré à Dieu en l’honneur de Son immaculée Mère, sous le titre de Notre-Dame de Délivrance, dans la compagnie de plusieurs saintes personnes, il en avait reçu une joie sensible dans les entretiens de ces personnes d’élite d’une rare vertu, et il craignait que la nature eût pris quelque part ; c’était la matière qu’il avait pour se confesser, comme il me l’avoua bonnement ».
     « La désolation d’une province […] lui serait quelque chose de moins insupportable qu’une seule action indifférente, supposé qu’il y en ait […] et qu’il n’y aurait pas de péché », puisque « dans le Chrétien, tout doit être surnaturel et divin dans ses opérations ; c’est l’Esprit de Jésus-Christ qui l’anime, qui le gouverne, qui agit par lui ».

     Âme inspirée, Boudon relate cette anecdocte : devant un jour quitter l’Ermitage sans le sou, mais confiant en la Providence, et alors que Jean faisait oraison à une trentaine de lieues de là, « Dieu tout bon voulut faire connaître [mon] besoin au saint homme, et Il lui en donna lumière tout à coup dans son oraison » ; Jean fit aussitôt envoyer cent francs à son ami.

     Boudon dit enfin de cet homme mort en odeur de sainteté : « Je crois devoir dire que les personnes qui ont cru avoir été secourues miraculeusement sont des personnes du monde, de qualité, de bon esprit, et qui ne donnent pas légèrement créance aux choses extraordinaires, étant retenues en ces rencontres ».

dimanche 24 avril 2011

6ème anniversaire....

En ce jour de Pâques, c'est également le 6ème anniversaire de l'intronisation de notre Saint-Père, le Pape Benoît XVI (24 avril 2005).

samedi 23 avril 2011

"Exultons avec les Anges"

"Il y eut un grand tremblement de terre, en  effet (...) un Ange du Seigneur descendit du Ciel, et déplaça, en arrivant, la pierre, et était assis dessus" (Liturgie)
"Qu'exulte la foule des Anges dans les Cieux !"
PRÆCONIUM PASCHALE : ANNONCE DE LA PÂQUE (EXULTET)
Exsúltet iam Angélica turba cælórum...

Que déjà les choeurs des Anges tressaillent d'allégresse dans les cieux, que les divins mystères soient célébrés avec joie et que la trompette sacrée résonne pour saluer la victoire du Grand Roi. Que la terre baignée des lueurs d'un tel triomphe se réjouisse, et qu'illuminée de la splendeur du Roi éternel elle comprenne que le monde entier est dégagé des ténèbres. Que l'Église, notre Mère, entourée des rayons d'une si grande lumière se réjouisse et que ce temple retentisse de la grande voix des peuples. C'est pourquoi, très chers frères, qui êtes ici présents pour partager la splendeur si admirable de cette sainte lumière, je vous supplie de vous unir à moi pour invoquer la miséricorde du Dieu tout-puissant, afin qu'après m'avoir agréé au nombre de ses Lévites sans aucun mérite de ma part, il m'envoie un rayon de sa lumière et m'accorde la grâce de chanter dignement la louange de ce Cierge.

mardi 19 avril 2011

4ème anniversaire de la Société Henrie-Marie Boudon

Armes de S.S. le pape Benoît XVI
L'Archiconfrérie des Saints-Anges célèbre aujourd'hui le 4ème anniversaire de son association civile et culturelle, et rappelle qu'il s'agit également du 6ème anniversaire de l'élection du Souverain Pontife Benoît XVI glorieusement régnant... 

Le jeudi 19 avril 2007 était fondée la Société Henri-Marie Boudon, "Association Loi-1901 ayant pour fin l'épanouissement et le rayonnement du patrimoine spirituel de Monsieur Boudon (1624-1702) ainsi que la perpétuation et défense de sa mémoire".

samedi 16 avril 2011

Festivités de Normandie

Les Festivités du 11ème centenaire de la Normandie (traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911) incluent également un autre anniversaire : celui de la bataille de Formigny, le 15 avril 1450.

Bataille de Formigny, à l'ouest de Bayeux.
Le 15 avril 1450, le roi Charles VII, assisté du comte de Clermont, du connétable de Richemont et de l'amiral de Coëtivy, repoussait à Formigny l'armée anglaise de Thomas Kyriel, qui venait de débarquer à Cherbourg pour tenter de secourir les dernières places anglaises de Normandie. 3800 Anglais y laisseront leur vie, et 1200 leur liberté. Les Français n'eurent quant à eux que 12 morts !

C'est cet événement que la procession provinciale du 12 août, demandée par Charles VII, commémore chaque année.

Avec cette victoire, qui vaut au roi de France le surnom de Victorieux, la guerre de Cent Ans touche à sa fin et la Normandie est définitivement rattachée au Royaume des lys, grâce à l'action persévérante de l'héroïne nationale, sainte Jeanne d'Arc, dont nous célébrerons le 30 mai prochain le 580e anniversaire de la mort à Rouen, le 30 mai 1431.

mardi 5 avril 2011

1er mardi du mois - Petit bilan pour le blogue

En ce 1er mardi, voici les statistiques des pages de ce blogue consultées ces derniers mois :

Juillet 2010 : 305
Août 2010 : 400
Sept. 2010 : 496
Oct. 2010 : 359
Nov. 2010 : 494
Déc. 2010 : 512
Janv. 2011 : 515
Févr. 2011 : 382
Mars 2011 : 449

Les lecteurs "électroniques" nous viennent d'Europe bien sûr, mais aussi d'Amérique du Nord (Etats-Unis et "Nouvelle-France") et même de la Côte d'Ivoire !

France..........2570
Canada..........290
Etats-Unis......248
Espagne.........201
Belgique.........149
Italie................51
Suisse..............41
Pays-Bas.........25
Côte d'Ivoire....23
Japon...............19

jeudi 24 mars 2011

90 ans de la fête de S. Gabriel

Annonciation par Le Greco
La fête de saint Gabriel est entrée à cette date dans le Missel romain seulement sous Benoît XV, en 1921. Elle revendiquait pourtant en sa faveur des précédents historiques, puisqu'elle apparaît déjà dans le plus ancien Calendrier copte le 18 décembre, et dans le Lectionnaire syrien elle est mentionnée le 26 mars. Dans l'un et l'autre cas, elle est, comme l'on voit, en relation avec la fête de l'Annonciation de la Très Sainte Vierge, et c'est ainsi que le jour assigné finalement à saint Gabriel dans le Calendrier romain se rattache à la tradition orientale la plus antique. 

Sermon de saint Béde le Vénérable sur la vision du prophète Daniel dans la sainte Bible (Daniel, Cap. 9, 20-27):


"L’Ange apparut à Zacharie, debout à droite de l’autel de l’encens. C’est bien justement que cet Ange se montre, et dans le temple, et près de l’autel et du côté droit, puisqu’il annonce, et l’avènement du véritable prêtre, et le mystère du sacrifice universel, et la joie du don céleste. Souvent en effet, comme la gauche indique les biens présents, ainsi la droite fait-elle .présager les biens éternels. Cette interprétation est conforme à ce qui se trouve chanté dans l’éloge de la Sagesse : La longue durée des jours est dans sa droite, et dans sa gauche sont les richesses et la gloire. L’Ange rassure Zacharie, rempli de crainte, car de même qu’il est naturel à la fragilité humaine de se troubler à fa vue d’une créature purement spirituelle, il convient à la bonté des Anges de consoler bien vite par de douces paroles les mortels qui tremblent à leur aspect. Au contraire, il est propre à la cruauté des démons, d’abattre toujours plus par une impression d’horreur ceux qu’ils voient effrayés de leur présence, aussi n’est-il nul meilleur moyen de les mettre en fuite qu’une foi intrépide.

L’Ange, affirmant à Zacharie que sa prière a été exaucée, lui promet aussitôt le prochain enfantement de son épouse. Non point que ce prêtre entré dans le sanctuaire pour offrir une oblation au nom du peuple, eût fait abstraction des vœux publics pour demander plutôt la grâce d’avoir des enfants, d’autant que nul n’implore une faveur qu’il désespère d’obtenir, (Zacharie, se souvenant de l’âge et de la stérilité de son épouse, désespérait tellement de se voir naître un fils qu’il ne devait même pas croire à la parole de l’Ange le lui promettant). Mais ce que dit le messager céleste : Ta supplication a été exaucée, s’entend de la prière de ce prêtre pour la rédemption du peuple ; et quand l’Ange ajoute : Ta femme t’enfantera un fils, cette promesse se rattache à l’économie de la rédemption, en ce sens que le fils naissant à Zacharie devait comme un héraut préparer la voie au Rédempteur de ce peuple. En affirmant à Zacharie que sa prière pour le peuple n’est pas restée sans fruit, l’Ange enseigne suivant quel ordre ce même peuple doit être sauvé et rendu parfait, c’est-à-dire en faisant pénitence à la prédication de Jean et en croyant au Christ.

S. Gabriel apparaissant à S. Zacharie dans le Temple de Jérusalem.

Zacharie hésitant à cause de la grandeur de telles promesses, demande un signe pour pouvoir y ajouter foi, alors que la seule vue ou les paroles d’un Ange devaient lui suffire comme signe. Aussi subit-il la peine méritée par sa défiance, en devenant muet. Le silence même qui lui est imposé devient pour lui, et le signe qu’il a demandé pour croire, et la juste peine de son infidélité. Il faut comprendre que si de telles promesses avaient été formulées par un homme, Zacharie eût pu, sans s’attirer aucun châtiment, réclamer un signe ; mais, quand un Ange promet, il ne convient pas de douter. Gabriel accorde le signe sollicité, en sorte que celui qui a parlé pour émettre un doute apprend maintenant à croire en se taisant. On doit remarquer ici ce que l’Écriture atteste, à savoir que cet Ange se tient devant Dieu et aussi qu’il est envoyé porter la bonne nouvelle à Zacharie ; semblablement, quand les Anges viennent à nous, ils remplissent ainsi un ministère extérieur, sans cependant jamais interrompre leur contemplation intérieure. Ils sont envoyés et ils restent présents devant Dieu car si un esprit angélique n’est point infini, l’Esprit suprême qui est Dieu n’a point de bornes. Les Anges se trouvent donc devant lui, quand même ils sont envoyés, car quel que soit le lieu où ils remplissent une mission, ils se meuvent en lui".

Homélie de saint Bernard sur l'Evangile selon saint Luc. Chap. 1, 26-38 : "En ce temps-là : l'Ange Gabriel fut envoyé de Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph ; et le nom de la vierge était Marie".

"Je ne pense pas qu’il soit ici question d’un de ces Anges de moindre dignité, qui viennent souvent sur la terre y remplir une mission pour un motif quelconque. Le contraire est donné clairement à entendre par son nom que l’on dit signifier Force de Dieu, et se conclut aussi de cette particularité rapportée qu’il est envoyé, non par quelque autre esprit, probablement supérieur, comme cela a lieu d’ordinaire, mais par Dieu même. C’est donc sans doute pour attirer notre attention sur la dignité de l’envoyé céleste qu’ont été mis ces mots : De Dieu. Ou bien il a été dit, de Dieu, pour qu’il ne nous semble pas que Dieu, avant de révéler son dessein à la Vierge, en ait fait part à un des esprits bienheureux qu’à l’Archange Gabriel qui seul entre ses compagnons de gloire fut jugé digne de porter un tel nom et un tel message.

Le nom s’harmonise bien avec le message. Par qui convenait-il mieux que fut annoncé le Christ, vertu de Dieu, que par cet ange qui a l’honneur d’avoir avec lui une similitude de nom ? Et la force, qu’est-elle sinon la vertu ? N’allez pas croire qu’il n’était, ni digne ni convenable que le Maître et l’envoyé portassent un nom analogue, car si tous deux s’appellent de même, cette appellation "semblable n’a cependant pas une raison d’être commune de part et d’autre. En effet c’est sous des rapports différents que le Christ et l’Ange sont nommés force ou vertu de Dieu : l’Ange ne l’est que nominalement, mais le Christ l’est substantiellement.

Le Christ est appelé et est en effet la vertu de Dieu ; il est ce plus fort qui survient et, de son bras puissant, terrasse le fort armé qui jusque-là avait gardé sa maison en paix, et lui enlève ainsi les dépouilles de la captivité. Quant à l’Ange, s’il est appelé la force de Dieu, c’est, ou parce qu’il a pour office d’annoncer la venue de cette force elle-même, ou bien parce qu’il devait rassurer une vierge naturellement timide, simple et pudique, que la nouvelle du miracle qui devait s’accomplir en elle allait troubler. « Ne craignez pas, Marie, lui dit-il, vous avez trouvé grâce devant Dieu ». Ce n’est donc pas sans motif que Gabriel est choisi pour ce message, ou plutôt parce qu’il a reçu cette mission, il est désigné à bon droit sous un tel nom".

lundi 28 février 2011

Les Saints Anges et Monsieur Henri-Marie BOUDON

Les neufs Choeurs des Anges

I - THEOLOGIE DE L'ANGE

Ange signifie messager, c'est une fonction. Leur nature est d'être des esprits purs. Ce sont des esprits créés. Ils ne peuvent pas avoir de corps physique, ce n'est pas leur nature : leur nature est esprit.

Les esprits purs connaissent Dieu par l'image éternelle que Dieu a mit de Lui-même en eux lors de leur création : ils regardent directement cette image de Dieu les constituant pour avoir la connaissance de leur être et de leur existence propre.

Ils ne réfléchissent pas, mais connaissent toute chose dans la limite crée de L'image de Dieu qu'ils sont.

II- NOM DES ANGES

Marie est la Reine des anges.

Le Prince des anges est l'archange Saint Michel, il est le prince de toute la cour céleste.
L'Archange saint Gabriel annonce l'Incarnation de Dieu.
L'archange saint Raphaël est le modèle de l'Ange gardien.

L'écriture nous dit l'existence de septs "Esprits" qui se tiennent devant la gloire de Dieu, donc il y en a quatre autres dont on ne connaît pas les noms. Aucun autre nom d'ange n'est à prendre en considération dans la Foi que ceux-là seuls qui sont révélés par l'écriture. Si on veut les invoquer, on dira "les quatres autres archanges ou princes ou esprits devant Dieu".
L'invocation de nom d'autres anges expose à des liens démoniaques (anges mauvais).
Les démons sont des anges qui ont gardés la puissance de leur nature, mais qui haïssent Dieu, refusent éternellement de Le servir, et ne s'emploient qu'à perdre et à détourner l'homme de sa fin et de son vrai bien qui est Dieu.

III- TRADITION

La Tradition nous fait connaître la hiérarchie des anges de Dieu (théarchie) en neufs Choeurs répartis en trois ordres et on ne connait pas leur nombre.
- Le Choeur des Séraphins brulants d'amour dans la proximité de Dieu.
- Le Choeur des Chérubins brillants de Sa Lumière.
- Le Choeur des Trônes (ou Souverainetés) sur qui Il repose.
- Le Choeur des Dominations (ou ou Seigneuries) qui commandent par Sa Royauté.
- Le Choeur des Vertus (ou Forces) qui soutiennent tout par Sa Force.
- Le Choeur des Puissances (ou Pouvoirs) qui protègent par Son Pouvoir.
- Le Choeur des Principautés qui représentent Sa Souveraineté
- Le Choeur des Archanges zélés de Sa Gloire
- Le Choeur des Anges fidèles serviteurs de Sa bonté


Ils s'éclairent les uns et les autres selon cette hiérarchie :
Premier ordre : Les Séraphins, de la surabondance qu'ils reçoivent, alimentent les Chérubins qui éclairent les Trônes.
Deuxième ordre : Les Trônes font part des jugements de Dieu aux Dominations qui les font exécuter par les Vertus et les Puissances.
Troisième ordre : Les Puissances font part du pouvoir de Dieu aux Principautés qui Le représentent et régissent les Archanges et les Anges.
Par la dévotion aux 9 choeurs des saints Anges, on peut demander leur intercession pour :
- la charité et l'ardeur aux Séraphins
- la lumière et la science de la vérité aux Chérubins
- la paix, l'humilité, pour ne tendre qu'à Dieu aux Trônes
- le commandement et le règne du bien aux Dominations
- la volonté et la force d'accomplir la volonté de Dieu aux Vertus
- la protection et la force contre les démons aux Puissances
- la réforme et le gouvernement de soi aux Principautés
- le bon zèle et le témoignage de Dieu aux Archanges
- la pureté et la douce assistance des Anges.

Saint Grégoire, saint Denis, saint Jean Chrysostôme ont été les premiers promoteurs des neufs Choeurs des saints Anges.

Saint Bonaventure (Disciple de saint François et Docteur de l'Eglise) a écrit aussi sur les neufs Choeurs.

M. Boudon, archidiacre d'Evreux, 1624-1702, mort en odeur de sainteté, a pas mal écrit sur cette dévotion aux neufs choeurs des anges.

IV - REPRESENTATIONS
Généralement et normalement, les Séraphins sont représentés avec six ailes; deux pour se couvrir la face car ils voient Dieu face à face, deux pour se couvrir les pieds pour cacher leur pieds devant Dieu, et deux pour voler.
Les Chérubins sont représentés avec des yeux partout car ils sont l'omniscience de Dieu et/ou avec une épée de feu.
Les Trônes sont représentés comme des roues.
Les Dominations sont représentés comme des seigneurs avec un sceptre de commandement à la main.
Les Vertus avec une coupe à la main ou les mains comme une coupe.
Les Puissances avec une lance (instrument du pouvoir de Dieu)
Les Principautés avec une couronne sur la tête.
Les Archanges avec un glaive à la main.
Les Anges avec un habit blanc et une ceinture d'or.
Il existe de nombreuses figurations plus ou moins proches de l'écriture et de la tradition, l'imagination en la matière étant pour le moins facilement désordonnée.

V - CE QUE DIT M. BOUDON

Il faut être dévot :
- aux Anges pour en obtenir la pureté de corps et d'esprit, la charité envers le prochain et la patience.
- aux Archanges pour en obtenir le zèle de l'intérêt de Dieu.
- aux Principautés pour en obtenir la réforme de notre intérieur.
- aux Puissances pour en obtenir la destruction des efforts, dees tentations, ruses, et force des démons.
- aux Vertus pour en obtenir ressource dans nos faiblesses, pour surmonter nos attaches et résister à nos inclinations.
- aux Dominations pour en obtenir la connaissance des ordres de Dieu et ne pas confondre notre volonté avec Celle de Dieu.
- aux Trônes pour en obtenir fermeté, repos, paix "incompréhensible", que Dieu seul suffit.
- aux Chérubins pour en obtenir d'aimer le mépris, l'abjection, la pauvreté, le renoncement à soi, la vie cachée.
- aux Séraphins pour en obtenir l'Amour excessif qui brûle et porte des incendies.

Le Choeur des Anges est appliqué aux soins des hommes,
Le Choeur des Archanges veille sur les empires et les provinces,
Le Choeur des Principautés communiquent leur communiquent les ordres de la Divine Providence,
Le Choeur des Puissances résiste aux diables qui s'opposent aux ordres de Dieu et détruit leur pouvoir,
Le Choeur des Vertus donne des forces pour exécuter les ordres de Dieu,
Le Choeur des Dominations donne les ordres de Dieu,
Le Choeur des Trônes dans une élévation très sublime proche de la Gloire de La Majesté, manifeste les Divins Jugements,
Le Choeur des Chérubins fait rejaillir avec abondance les saintes clartés dont elle est remplie sur les autres hiérarchies,
Le Choeur des Séraphins dont l'amour se plonge, se perd et s'abîme en La Divinité porte l'Amour et la clarté dans tous les Choeurs.
En temps de guerre, avoir une dévotion pour les Trônes afin d'invoquer leur Paix.
Contre les fléaux et calamités naturelles, avoir une dévotion pour les Vertus qui gouvernent les saisons, les éléments.
Contre les efforts des malins esprits, avoir une dévotion pour les Puissances auxquels Dieu a donné un pouvoir très spécial.

"Aimez, ô hommes, les Séraphins; ce sont les princes du pur amour.
Aimez les Chérubins, ce sont les grands docteurs de la science des saints.
Aimez les Trônes, ce sont les patrons du véritable repos de l'âme, et de la tranquille paix du coeur.
Aimez les Dominations, ils vous apprendront à devenir les maîtres de vous-même et de toutes choses, vous élevant au-dessus de tout l'être créé par une union intime au Créateur.
Aimez les Vertus, ce sont les maîtres des voies de la sainte perfection.
Aimez les Puissances, ils sont vos défenseurs contre la malice, la rage et le pouvoir des démons.
Aimez les Principautés, ce sont eux qui prennent des soins si grands du bien des monarchies, des Etats, et de ceux qui gouvernent.
Aimez les Archanges, ce sont les zélateurs du bien commun, et l'on en reçoit mille et mille bénédictions dans les provinces, dans les villes, dans les villages et dans toutes sortes de pays.
Aimez, enfin, les Anges du dernier Choeur, ce sont les astres dont nous ressentons plus souvent les célestes influences, étant plus proches de nous, et veillant sur le bien de tous les hommes en particulier avec un amour et des soins inexplicables." (Mr BOUDON, dévotion aux neufs choeurs des anges).

VI - PRIERE AUX NEUFS CHOEURS DES ANGES (Mgr Tournyol du Clos)

SERAPHINS ARDENTS, vous qui, placés au foyer éternel de l'amour, plongez sans cesse vos regardes dans les rayons du soleil de Justice, allumez dans nos coeurs, par la vertu du Sang divin le feu sacré dont vous êtes consummés.

CHERUBINS TRES ECLAIRES, vous qui êtes admis dans les secrets de Dieu, dissipez les ténèbres de nos âmes; et par la vertu du Sang divin, faites briller à nos yeux cette lumière surnaturelle qui nous fait bien comprendre les vérités du salut.

TRONES SUBLIMES ET EBLOUISSANTS DE BEAUTE, vous sur qui repose le Tout-Puissant, et qui intimez Ses ordres aux Anges inférieurs, obtenez-nous, par la vertu du Sang divin, la paix avec Dieu, avec le prochain et acec nous-même.

DOMINATIONS SUPREMES, vous qui avez autorité sur tous les choeurs angéliques chargés d'exécuter les ordres de Dieu, régnez sur nos esprits et sur nos coeurs, et par la vertu du Sang divin, aidez-nous à connaître et à accomplir fidèlement la volonté de Dieu.

PUISSANCES INVINCIBLES, vous qui avez pour mission d'écarter les obstacles et d'éloigner les ennemis qui s'opposent à l'exercice des volontés divines, défendez-nous contre les attaques du démon, du monde et de la chair, et par la vertu du sang divin, rendez-nous victorieux dans nos luttes contre cette triple puissance.

VERTUS CELESTES, qui veillez à l'harmonie de la création matérielle, vous dont le nom signifie force, ayez pitié de notre faiblesse et obtenez-nous, par la vertu du Sang divin, que nous souffrions avec patience tous les maux de cette vie.

PRINCIPAUTES SOUVERAINES, vous qui êtes princes des Nations, nous vous conjurons de veiller d'une manière efficace sur notre patrie afin qu'elle réalise les desseins de dieu sur elle. Gouvernez aussi nos âmes et nos corps et, par la vertu du Sang divin, daignez nous faire atteindre nos destinées éternelles.

ARCHANGES TRES NOBLES, vous qui sous le commandement de Saint Michel, gardez et protégez la sainte Eglise, daignez la délivrer de ses ennemis intérieurs et extérieurs. Veillez aussi sur le Père commun des fidèles, ainsi que sur tous les enfants de cette Epouse immaculée du Christ, et, par la vertu du sang divin, faite-nous vivre et mourir dans sa Foi, son Espérance et sa Charité afin que nous soyons éternellement unis à son divin chef Jésus-Christ Notre Seigneur.

ANGES TRES SAINTS, vous que le zèle des intérêts de Dieu transporte plus rapidement que l'éclair partout où ils doivent être sauvegardés, protégez sa cause dans nos âmes, et, par la vertu du Sang divin, obtenez-nous la grâce insigne de la persévérance finale. Ainsi soit-il.

VII - UNITE DE CETTE THEARCHIE

On pourrait dire Dieu est Vie de l'Amour ardent (Séraphins) qui éclaire (Chérubins) et donne la Paix (Trônes) comme un Roi (Dominations) qui soutient (Vertus) tout et détruit (Puissances) le mal, et qui doit être le Premier (Principautés) servi dans les grandes (Archanges) comme les plus petites (Anges) choses.

N'est-ce pas ainsi que devrait fonctionner le coeur de l'homme ? Dieu vit dans le coeur de l'homme et les Choeurs des saints Anges sont ses serviteurs. Si c'est tout l'inverse, on peut imaginer à quoi peut ressembler le coeur de l'homme.

vendredi 14 janvier 2011

ANNIVERSAIRE DU VENERABLE HENRI-MARIE BOUDON

     C'est aujourd'hui l'anniversaire de M. Henri-Marie Boudon, Grand-Archidiacre d'Evreux. né le 14 janvier 1624, ainsi que le jour anniversaire de son baptême.
     Voici une photo de la Chapelle des Saints-Anges, dans laquelle il repose, devant l'autel.
     Prions bien pour lui en ce jour, pour sa béatification.

Autel de la chapelle des saints Anges

     « Vendredi, 14 du mois, fête du saint Nom de Jésus, est le jour de ma naissance et de ma renaissance par le saint baptême ; car la divine Providence, qui m'a fait différer les cérémonies sacrées jusqu'au 16 ou 26 de mai (je ne saurais distinguer dans mon baptistaire lequel des deux chiffres) ; cette divine Providence, dis-je, a voulu que je ne fusse pas un jour sans être à Jésus-Christ »
 Lettre à M. Bosguérard, du 12 janv. 1701 (Lettre 264)

     « Le 14 de ce mois, c'est le jour de ma naissance et de ma renaissance, j'y ai été fait une nouvelle créature en Jésus-Christ. Ah! Monsieur : le cerf ne soupire pas avec tant d'ardeur après les sources des eaux, comme mon âme soupire (Psal. XI, 2) après la nouvelle vie de la nouvelle créature. Il est grand temps, étant âgé de 75 ans »
Lettre à un ecclésiastique de Paris, du 1er janvier 1699 (Lettre 84)

     « Je vous écris le jour de ma naissance, qui est le jour de la fête de l'adorable Nom de Jésus, et par conséquent le jour de la grande fête de la divine renaissance de tous les Chrétiens »
Lettre à Mme de Rouves du 14 janv. 1671 (Lettre 44)

lundi 27 décembre 2010

Saint Jean, saint "de la dévotion" de M. Boudon

S. Jean Apôtre et Evangéliste

Hommage de l'abbé Henri-Marie Boudon à saint Jean, in Le saint esclavage de l’admirable Mère de Dieu.

« AU GRAND SAINT JEAN L'ÉVANGÉLISTE
ENTRE LES APOTRES LE TRÈS AIMANT,
ENTRE LES DISCIPLES LE BIEN-AIMÉ,
ENTRE LES SAINTS LE TOUT AIMABLE

Grand apôtre de la dilection, cher favori de l'adorable Jésus, le Fils bien-aimé de l'admirable Mère de Dieu, le chérubin de la Loi nouvelle, le séraphin du Christianisme, la merveille et le prodige de l'Évangile, après m'être prosterné aux pieds de la Souveraine des anges et des hommes, je viens me jeter aux vôtres, et vous présenter ce petit ouvrage, tout consacré à la gloire de cette auguste impératrice du ciel et de la terre : car à qui pourrais-je mieux le confier qu'à celui à qui la divine Princesse qui en a fait le sujet, a été si amoureusement confiée par les soins de l'aimable Jésus, à celui qui l'a reçue pour mère de la propre bouche de Dieu-même, à celui qui lui a été substitué en qualité d'enfant à la place de son bon maître, qui lui était comme un autre Jésus, qui a été son ange visible, pour la servir dans tous ses besoins, qui en a pris des soins si amoureux durant tout le cours de sa très sainte vie, soit pour les choses corporelles, soit pour les spirituelles, selon les ordres que notre débonnaire Sauveur lui en avait donnés ? Cet amour non pareil, grand saint, que vous avez eu pour cette Mère du bel amour, engage indispensablement les esclaves de cette incomparable reine à être les vôtres ; et il n'est pas possible de n'être pas tout dévoué au service de celui qui a servi avec une fidélité si inviolable celle qui mérite tous les respects des créatures du ciel et de la terre. Un cœur qui aimera véritablement la divine Marie, ne pourra jamais, ô disciple de l'amour, se défendre de vous aimer. La liaison ineffable que le Dieu de toute charité a mise entre votre cœur virginal et le cœur très pur de la très sacrée Vierge, ne permet pas que l'on ait du zèle pour la Mère de Dieu, qu'à même temps l'on n'en conçoive pour la gloire de son cher favori.

Il est vrai que toutes sortes de motifs pressent fortement les fidèles de vous honorer d'une manière particulière. L'amour que Jésus, notre Dieu, a eu pour vous, nous impose une nécessité entière de vous aimer, et la grande faveur que vous avez eue auprès de cet aimable Roi de nos âmes, nous invite puissamment à vous rendre tous les respects possibles. Vous avez donné un spectacle d'amour au monde, aux anges et aux hommes. Les séraphins ont trouvé de quoi s'étonner dans l'ardeur de vos flammes, et la pureté des feux sacrés qui a consommé si divinement votre sainte vie, fait l'admiration des âmes les plus éclairées. Les effusions du cœur de Jésus sur votre sainte personne sont ineffables ; aussi êtes-vous par excellence le disciple bien-aimé. Partout où l'on prêchera l'Évangile, cette vérité sera publiée, et aucun fidèle ne la pourra révoquer en doute. L'amour d'un Dieu-Homme pour vous était si grand et si extraordinaire que vous étiez connu par la qualité du disciple de l'amour ; et l'on pouvait dire que l'amour était votre nom, vos possessions, votre honneur, votre gloire, vos plaisirs et votre grâce. Mais si vous pouviez dire certainement, mon bien-aimé est tout à moi, vous pouviez ajouter avec vérité, je suis tout à lui. Si vous étiez très aimé, vous étiez très aimant : aussi dans le temps que votre cher Maître expirait ignominieusement sur une croix, vous paraissiez debout sur le Calvaire, donnant des preuves de l'amour le plus constant qui fut jamais. Tous les autres apôtres quittent ce divin Sauveur, et vous lui demeurez fidèle. L'infamie du supplice honteux où il est exposé, les blasphèmes des Juifs, les ris et les moqueries des peuples, la cruauté et la confusion de ses peines, la honte de son supplice et l'arrêt de sa mort, sont des eaux qui ne peuvent éteindre les ardeurs de vos flammes. Vous aimez, lorsque ceux qui sont destinés pour tenir le premier rang dans son amour cessent d'aimer, et cet amour qui est plus fort que la mort, vous fera mépriser mille morts, vous fera souffrir pour votre bien-aimé jusqu'au dernier soupir de votre précieuse vie, les bannissements, les exils, les fouets, les chaudières d'huile bouillante, et tous ces grands travaux inséparables des fonctions et de la vie apostolique.

Mais si une âme n'est grande que par la grandeur de l'amour qui l'enflamme, à quel point de gloire, incomparable saint, avez-vous été élevé, puisque l'amour qui vous a animé a été si admirable ? Cet amour que vous aviez puisé dans le propre Cœur de celui qui est le prince et le Dieu de l'amour et qui est l'amour-même, avait rempli votre charitable cœur de tant de tendresses pour tous les hommes, qu'il n'y a point de paroles qui le puissent expliquer. Il me semble qu'il était devenu tout charité, s'ouvrant par des profusions inconcevables à toutes sortes de personnes. Vous étiez la lumière des personnes les plus éclairées, le guide des parfaits, l'exemplaire des plus saints, la règle des hommes apostoliques, le docteur des peuples, le prédicateur aussi bien que l'écrivain de l'Évangile. Votre voix comme un tonnerre se faisait entendre par toute la terre, publiant les amours de votre bien-aimé, et il en sortait des éclairs si puissants, des clartés si touchantes qui en faisaient voir les divines beautés, et qui les apprenaient aux hommes, que les cœurs ne pourraient pas s'empêcher de les aimer. Vous étiez le soutien des faibles, la consolation des affligés, l'espérance des plus désespérés. Les plus malheureux trouvaient en vous un accès favorable pour être secourus dans tous leurs besoins, pour être assistés dans toutes leurs misères. Vous faisiez des miracles étonnants pour les soulager, vous préveniez les plus misérables par vos soins, vous alliez chercher les âmes les plus perdues jusque dans les forêts et les bois, vous couriez après les plus infâmes et les plus cruels, vous étiez tout à tous, à vos amis, à vos ennemis, aux personnes connues, aux inconnues, aux domestiques et aux étrangers ; c'était la charité qui vous inspirait toutes vos pensées, qui formait toutes vos paroles, qui pressait vos pas, et qui animait toutes vos actions. C'était la charité qui faisait l'unique sujet de vos sermons apostoliques, vous en parliez à tout le monde, vous en parliez toujours, et vous en avez parlé jusqu'au dernier soupir de votre vie. Vous alliez avec ferveur aux assemblées des fidèles pour leur publier les excellences de cette vertu, et ne pouvant plus marcher, vous vous faisiez porter entre les bras de vos disciples pour exhorter les Chrétiens à s'entr'aimer les uns les autres, selon le grand commandement que notre divin Maître en a fait.

Les siècles qui ont suivi ont fait voir une suite continuelle de vos admirables bontés : où est celui qui a eu recours à vos charitables intercessions, qui n'en ait ressenti les effets ? Vous avez fait voir en vos fidèles dévots, que le ciel n'a rien de réservé pour ceux qui vous appartiennent ; et il est doux et si avantageux d'avoir quelque part en votre faveur, que non seulement vos amis, mais les personnes qui les touchent en quelque manière, sont dans une heureuse expérience de votre protection.

Mais enfin, vous êtes le saint tout aimable par les rares qualités dont votre divin Maître vous a favorisé. Plusieurs âmes ont amassé des richesses, mais les trésors que vous possédez sont incomparables. Il semble que toutes les grâces ont fait choix de votre cœur virginal, pour y faire leur bienheureuse demeure ; et tous les dons que l'esprit de Dieu communique avec tant de différence à ses saints, se trouvent tous ramassés en votre seule personne, qui est comme l'abrégé de toutes les merveilles de la grâce. Vous êtes patriarche, prophète, apôtre, évangéliste, martyr, docteur, confesseur, vierge, anachorète, et vous possédez toutes ces glorieuses qualités dans un degré très éminent ; c'est ce qui fait que toutes sortes de personnes doivent vous prendre pour leur patron, et fidèle protecteur, et vous avoir une dévotion singulière. Ceux qui sont dans la vie active, ceux qui sont dans la vie contemplative, ceux qui vivent dans les villes, ceux qui sont retirés dans les déserts. Les personnes engagées dans le monde, celles qui en sont heureusement séparées. Les hommes apostoliques, les pontifes, les prêtres, les religieux, les vierges, les veuves, les personnes mariées. Les parfaits, les imparfaits, les pécheurs les plus abandonnés et les plus misérables : les riches, les pauvres, les grands, les petits, les princes, les magistrats, les artisans : mais particulièrement les personnes qui vivent dans la persécution et dans la souffrance : puisque vous êtes le disciple de la croix, aussi bien que de l'amour.

Mais que chacun porte ses dévotions où il voudra, pour moi, aimable saint, vous serez toujours le grand saint de ma dévotion. Les grandes obligations que je vous ai, m'obligent indispensablement à vous aimer : à peine ai-je commencé à connaître les choses que les bienfaits que j'ai reçus de vous, m'ont donné lieu de reconnaître que vous étiez le saint non pareil en bonté. J'ai commencé presque aussitôt à ressentir les effets de votre douce protection, que j'ai commencé de vivre ; et je n'ai point de termes pour expliquer les biens que vous m'avez procurés durant tout le cours de ma vie. Je vois bien que je demeure comme opprimé sous leur grandeur, et qu'il ne m'est pas possible de produire des remercîments qui leur soient convenables, mais au moins je veux vous louer et vous bénir de toute la force de mon cœur, et que jamais les actions de grâces n'y tarissent. Je veux dire partout les obligations incroyables que j'ai à vos charitables bontés, et publier de toute l'étendue de ma voix qu'entre les saints vous êtes le très aimant, le très aimé et le tout aimable. Ah ! que je prends de plaisir de savoir que vous êtes le cher favori de Jésus et de Marie ! Et que les grâces que vous en avez reçues sont inestimables ! Que je suis content de votre gloire, et que je prends de part à tous les honneurs qui vous sont rendus ! Que le ciel puisse tous les jours accroître le nombre de vos fidèles serviteurs, et les combler de ses plus saintes bénédictions ! Je ne puis assez bénir mon Dieu, quand je pense qu'il y a un ordre saint dans l'Église, qui est tout dédié pour honorer la qualité de Mère, que la très pure Vierge a eue en votre endroit, et la qualité d'enfant que vous avez portée à son égard. Que le Seigneur bénisse de la sainte Sion cet ordre sacré et qu'il ne se lasse jamais de le favoriser de ses plus pures grâces ! Qu'il répande de plus en plus dans son Église un instinct général d'amour et de révérence pour vos bontés et excellentes perfections ; qu'il les fasse connaître jusqu'aux extrémités de la terre. Que toutes les nations sachent les amours que Jésus et Marie ont eus pour vous ; et que votre nom soit grand parmi tous les peuples et depuis un bout du monde jusqu'à l'autre.

Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul ».

mercredi 15 décembre 2010

Ex-voto pour Notre-Dame d'Evreux


L'Archiconfrérie du Très-Saint-Sacrement de l'Autel et des saints Anges se prépare à offrir à Notre-Dame d'Evreux un coeur ex-voto en action de grâces pour les grâces obtenues (et comme demande de nouvelles...). Celui-ci contiendra les noms de chacun des confrères. Chacun est invité à participer à ce témoignage de gratitude envers l'Immaculée Mère de Dieu, Reine du Ciel et de la terre, des Anges et des hommes.

P.S. : Les dons peuvent être envoyés  à l'adresse de la Société Henri-Marie Boudon, et les chèques sont à libeller à ce même ordre.

mardi 14 décembre 2010

1er mardi du mois reporté

Exceptionnellement, la Messe du 1er mardi du mois en l'honneur de Saint Michel pour la France était ce mois-ci célébrée le deuxième mardi, 14 décembre, en l'Eglise Saint-Aubin de Pacy, à 19h. Grâce à la bienveillance de notre évêque, S.Exc.R. Mgr Nourrichard, et du curé de la paroisse de Pacy, M. l'abbé Pichard, l'Archiconfrérie jouit désormais de la forme extraordinaire du rite romain pour sa Messe mensuelle, selon l'esprit du Motu proprio "Summorum Pontificum" de S.S. le pape Benoît XVI (7 juillet 2007). Voici les prochaines dates des Messes de S. Michel pour la France :

         - Mardi 11 janvier 2011 (2e mardi du mois)
         - Mardi 1er février 2011
         - Mardi 1er mars 2011
         - Mardi 5 avril 2011
         - Mardi 10 mai 2011 (2e mardi du mois)
         - Mardi 7 juin 2011.

Les deux fois où la Messe du premier mardi sera exceptionnellement transférée au deuxième, sont dues à l'adaptation de notre agenda à celui de M. le Curé et de la paroisse.