Voici les photographies de l'église de Gigny (Jura), dont saint Taurin est le Patron depuis le passage il y a 1000 ans de ses reliques. Une partie y est toujours conservée. Merci à M. le Curé de la paroisse Saint-Taurin (diocèse de Saint-Claude).
mercredi 8 août 2012
samedi 4 août 2012
4/8 août - Saint Dominique
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| Blason et devise de l'Ordre Dominicain (dit, des Prêcheurs) : "Louer - Bénir - Prêcher" |
S.Exc.Mgr Jacques de Voragine, « La Légende dorée »
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| Détail de l'autel de S. Dominique, église à Pérouse |
Dominique, chef et fondateur illustre de l’ordre des Frères-Prêcheurs, naquit en Espagne, dans la ville de Calaruega, au diocèse d'Osma. Son père se nommait Félix et sa mère Jeanne. Avant sa naissance sa mère vit en songe, qu'elle portait dans son sein : un petit chien tenant dans sa gueule une torche allumée avec laquelle il embrasait tout l’univers. Quand elle l’eut mis au monde, une dame qui l’avait levé des fonts sacrés du baptême crut voir sur le front du petit Dominique une étoile très brillante qui éclairait toute la terre.
(…) Au concile de Latran (Latran IV, en 1215), il alla à Rome pour ce concile général avec Foulques, évêque de Toulouse, et demanda au souverain Pontife Innocent III, pour lui et ses successeurs, la confirmation de l’ordre qui serait appelé et qui serait effectivement les Prêcheurs. Le Pape se montra d'abord un peu difficile ; mais une nuit, il vit en songe l’église de Latran (la Cathédrale du Pape, Saint-Jean du Latran) menacée d'une ruine soudaine. Comme il regardait cela avec effroi, voilà saint Dominique qui se présente de l’autre côté soutenant avec les épaules tout cet édifice chancelant. A son l’éveil, le pontife comprit le sens de la vision et accueillit avec joie la demande de l’homme de Dieu.
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| Le Pape Honorius III, en 1216, donnant à saint Dominique son approbation, par Leandro da Ponte |
(…) Sur ces entrefaites, Innocent mourut, et Honorius, son successeur au souverain pontificat, confirma l’ordre, l’an du Seigneur 1216. Comme saint Dominique priait à Rome dans une église de saint Pierre, pour la dilatation de son ordre, il vit venir à lui les glorieux princes des Apôtres Pierre et Paul : le premier, c'est-à-dire saint Pierre, semblait lui donner un bâton, et saint Paul un livre, en lui disant : « Va prêcher, parce que tu as été choisi de Dieu pour remplir ce ministère. » Et il lui sembla, en un clin d'œil, qu'il voyait ses fils dispersés par tout l’univers, et marchant deux à deux.
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| Saint Dominique par le Bx. fra Angelico, op. |
(…) Enfin le terme de son pèlerinage approchant, Dominique, qui était à Bologne, commença à tomber en langueur et en grande faiblesse ; la dissolution de son corps lui fut montrée dans une vision : un jeune homme d'une grande beauté lui apparut, et l’appela en disant : « Viens, mon bien-aimé, viens à la joie, viens. » Alors il fit venir douze des frères du couvent de Bologne, et pour ne pas les laisser déshérités et orphelins, il fit son testament en ces mots : « Voici ce que je vous laisse comme à mes enfants, afin que vous le possédiez à titre héréditaire : Ayez la charité, gardez l’humilité, et possédez la pauvreté volontaire » (…) Arriva ensuite son heure dernière et il s'endormit dans le Seigneur, l’an 1221.
Le jour et l’heure de son trépas furent révélés, ainsi qu'il suit, à frère Guali, alors prieur des frères Prêcheurs de Brescia et par la suite évêque de la même ville. Il dormait d'un léger sommeil, la tête appuyée sur le clocher des frères, quand il vit le ciel ouvert et deux échelles blanches qui en descendaient sur la terre ; Jésus-Christ avec sa Mère en tenait le haut, et les anges y montaient et descendaient en poussant des acclamations de joie. En bas entre les deux échelles était placé un siège sur lequel se trouvait assis un frère dont la tête était couverte d'un voile. Or, Jésus et sa mère tiraient les échelles en haut, jusqu'à ce que le frère eut été élevé au ciel dont l’ouverture fut alors refermée (…) il vit l’homme de Dieu Dominique ceint d'une couronne d'or, et tout resplendissant de lumière.
R.P. H-Dominique Lacordaire, op., « Vie de Saint Dominique »
Lorsque les Frères habitaient encore auprès de l'église de Saint-Sixte, et étaient au nombre de cent, un certain jour le bienheureux Dominique commanda à frère Jean de Calabre et à frère Albert le Romain d'aller par la ville chercher des aumônes. Mais ils s'y employèrent inutilement depuis le matin jusqu'à la troisième heure du jour. Ils revenaient donc à la maison, et déjà ils atteignaient l'église de Sainte-Anastasie, quand une femme qui avait une grande dévotion à l'ordre les rencontra, et, voyant qu'ils ne rapportaient rien, leur donna un pain.
Je ne veux pas, leur dit-elle, que vous retourniez tout à fait à vide. Un peu plus loin, ils furent accostés par un homme qui leur demanda instamment la charité. Ils s'excusèrent de lui donner, parce qu'ils n'avaient rien pour eux-mêmes. Mais l'homme insistant toujours davantage ils se dirent l'un à l'autre Que ferons-nous d'un pain ? Donnons-le-lui pour l'amour de Dieu. Ils lui donnèrent donc le pain, et aussitôt ils le perdirent de vue.
Or, comme ils rentraient au couvent, le pieu Père, à qui le Saint-Esprit avait déjà révélé tout ce qui s'était passé, vint à leur rencontre, et leur dit d'un air joyeux : « Enfants, vous n’avez rien ? - Non, père, répondirent-ils ». Et ils lui racontèrent ce qui était arrivé, et comment ils avaient donné le pain au pauvre. Il leur dit : « C'était un ange du Seigneur ; le Seigneur saura bien nourrir les siens ; allons prier. » Là-dessus il entra dans l'église, et, en étant sorti au bout de peu de temps, il dit aux Frères d'appeler la communauté au réfectoire.
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| Les Anges servant à table S. Dominique et ses frères au réfectoire |
Ceux-ci lui répondirent : « Mais, père saint, comment voulez-vous que nous les appelions, puisqu'il n'y a rien à leur servir ? » Et ils tardaient exprès d'accomplir l'ordre qui leur avait été donné. C'est pourquoi le bienheureux père fit venir frère Roger, le cellérier, et lui commanda de rassembler les Frères pour le dîner, parce que le Seigneur pourvoirait à leurs besoins.
On couvrit donc les tables ; on posa les coupes, et, à un signal donné, tout le couvent entra au réfectoire. Le bienheureux père prononça la bénédiction, et, tout le monde s'étant assis, frère Henri le Romain commença la lecture. Cependant le bienheureux Dominique priait, les mains jointes sur la table et voilà que tout à coup, selon qu'il l'avait promis, par l'inspiration de l'Esprit Saint, deux beaux jeunes hommes, ministres de la divine Providence, apparurent au milieu du réfectoire, portant des pains dans deux nappes blanches qui leur pendaient de l'épaule devant et derrière. Ils commencèrent la distribution par les rangs inférieurs, l'un à droite, l'autre à gauche et mirent devant chaque frère un pain entier d'une admirable beauté. Puis lorsqu'ils furent parvenus jusqu'au bienheureux Dominique, et qu'ils eurent mis semblablement devant lui un pain entier, ils inclinèrent la tête et disparurent, sans qu’on n’ait jamais su jusqu'aujourd'hui où ils allaient ni d'où ils venaient. Le bienheureux Dominique dit aux Frères : « Mes frères, mangez le pain que le Seigneur vous a envoyé ». Il dit ensuite aux frères servants de verser du vin. Mais ceux-ci répondirent Père saint, il n'y en a pas.
Alors le bienheureux Dominique, plein de l'esprit de prophétie, leur dit : « Allez au muid, et versez aux Frères le vin que le Seigneur leur a envoyé. »
Ils y allèrent, en effet, et trouvèrent le muid plein jusqu'au bord d'un vin excellent qu'ils s'empressèrent d'apporter. Et le bienheureux Dominique dit : « Buvez, mes frères, du vin que le Seigneur vous a envoyé ». Ils mangèrent donc et burent tant qu'il leur plut ce jour-là, le lendemain et le surlendemain. Mais après le repas du troisième jour, il fit donner aux pauvres tout ce qui restait du pain et du vin, et ne voulut pas qu'on en conservât davantage à la maison. Pendant ces trois jours personne n'était allé demander l'aumône parce que le Seigneur avait envoyé du pain et du vin en abondance. Le bienheureux père fit ensuite un très beau sermon aux Frères, pour les avertir de ne jamais se défier de la divine Providence, même dans la plus grande pénurie.
Libellés :
Année liturgique,
Dévotion angélique
4 août - Saint Jean Marie Baptiste Vianney, Curé d'Ars
Voici comme le saint Curé d'Ars, Patron de tous les Curés et Prêtres du monde, aimait à saluer son saint Ange gardien :
" Bonjour, mon Ange gardien.
Je vous aime tendrement ; vous m'avez gardé cette nuit pendant que je dormais, gardez-moi s'il vous plaît, pendant ce jour, sans malheur, ni accident et sans offenser Dieu, au moins mortellement.
Bonsoir, mon Ange gardien.
Je vous remercie de m'avoir gardé pendant ce jour ; offrez à Dieu tous les battements de mon cœur pendant que je dormirai.
O mon Ange gardien, dites, je vous en conjure, à mon Bien-Aimé, que je languis d'amour pour lui et que j'ai un désir infini de le posséder... Amen. "
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| Le saint Curé confessant |
Là où se trouve un clocher, là se trouve aussi un tabernacle (parfois vide faute d'adorateurs et d'amoureux du Seigneur), là se trouve, ou devrait se trouver aussi, un Prêtre pour confesser et célébrer la sainte Messe...
Mon Dieu, donnez-nous des Prêtres !
Mon Dieu, donnez-nous de saints Prêtres !
Mon Dieu, donnez-nous de nombreux saints Prêtres !
Mon Dieu, donnez-nous des vocations religieuses et consacrées !
Je vous aime,
ô Dieu infiniment aimable
et j'aimerais mieux
mourir en vous aimant
que de vivre un seul instant
sans vous aimer.
Je vous aime,
ô mon Dieu,
et je ne désire le Ciel
que pour avoir le bonheur
de vous aimer parfaitement.
Je vous aime,
ô mon Dieu,
et je n'appréhende l'enfer
que parce qu'on n'y aura jamais
la douce consolation de vous aimer.
O mon Dieu,
si ma langue ne peut dire
à tout moment que je vous aime,
du moins je veux
que mon cœur vous le répète
autant de fois que je respire.
Ah, faites-moi la grâce
de souffrir en vous aimant,
de vous aimer en souffrant
et d'expirer un jour en vous aimant
et en se sentant que je vous aime.
Et plus j'approche de ma fin,
plus je vous conjure
d'accroître mon amour et de le perfectionner.
Ainsi soit-il !
Libellés :
Année liturgique,
Dévotion angélique,
Intention de prière
vendredi 3 août 2012
Notre Dame des Anges
Notre sainte Mère, la Bienheureuse Vierge Marie, Reine des Anges et des neufs choeurs des Esprits bienheureux, a été bien honorée hier par la prière du chapelet, puis par la Messe célébrée dans la chapelle des SS. Anges où repose M. Boudon, dans la Cathédrale Notre-Dame d'Evreux.
Nous étions un peu plus d'une vingtaine au rendez-vous.
Après la Messe, nous avons bien sûr récité ensemble les prières de l'Archiconfrérie en l'honneur de Notre-Dame d'Evreux, pour la béatification de M. Boudon et spécialement pour le Diocèse d'Evreux, son Evêque, S.Exc.R. Mgr Christian Nourrichard, son clergé (et spécialement pour l'archiprêtre de la Cathédrale, M. l'abbé Philippe Dubos qui nous a autorisé à célébrer dans la chapelle de M. Boudon), et tout le peuple de Dieu qui lui est confié.
Pour poursuivre par une belle action de grâce, nous pouvons dire de tout notre coeur cette prière qui était récitée hier à la Portioncule, à Assise, en l'honneur de la Vierge Marie :
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| Notre-Dame des Anges, tableau peint à la demande du vénérable abbé Henri-Marie Boudon, dans la chapelle des SS. Anges à la Cathédrale d'Evreux |
Ô Vierge des anges, vous qui depuis tant de siècles avez posé votre trône de miséricorde à la Portioncule, écoutez la prière de vos enfants qui font recours à vous avec confiance.
De ce lieu vraiment saint et habitation de Dieu, particulièrement cher au cœur de saint François, Vous avez toujours rappelé les hommes à l’Amour.
Vos yeux, pleins de tendresse, nous assurent une continuelle assistance maternelle et ils promettent l’aide divine à tous ceux qui se prosternent aux pieds de votre trône ou à ceux qui de loin s’adressent à vous, en vous appelant à leur secours.
Vous êtes vraiment notre douce Reine et notre espérance. Ô notre Dame des anges obtenez-nous, par la prière du bienheureux François, le pardon de nos fautes, aidez notre volonté à nous garder loin du péché et de l’indifférence pour que nous soyons dignes de vous appeler notre Mère.
Bénissez nos maisons, notre travail, notre repos en nous donnant la paix sereine, celle que l’on expérimente entre les murs de la Portioncule, où la haine, le péché et les pleurs se changent en chants de joie comme ceux de vos anges et du Séraphique François.
Aidez ceux qui n’ont aucun soutien, ceux qui n’ont pas de pain, ceux qui sont en danger ou dans la tentation, dans la tristesse ou dans le découragement, ceux qui sont malades ou sur le point de mourir.
Bénissez nous, comme vos enfants de prédilection, et avec nous, nous vous prions de bénir, par le même élan maternel, les innocents, les coupables, les fidèles et les égarés, les croyants et les hésitants.
Bénissez toute l’humanité afin que les hommes, en se reconnaissant enfants de Dieu et vos enfants, retrouvent dans l’Amour, la vraie paix et le bien véritable. Amen.
Libellés :
Archiconfrérie du Très-Saint-Sacrement de l'Autel et des Saints Anges,
Dévotion mariale,
Diocèse d'Evreux,
Evénement,
Intention de prière
jeudi 2 août 2012
2 août - Solennité de Notre-Dame des Anges
Homélie de la solennité de Notre-Dame,
"Reine des Anges et des 9 chœurs des Esprits bienheureux",
en la chapelle des Saints-Anges de la Cathédrale Notre-Dame d’Évreux
Ce 2 août, le Seigneur nous fait encore la grâce de nous retrouver pour célébrer la solennité de Notre Dame – Reine des Anges et des neuf chœurs des Esprits bienheureux. Et pas n'importe où ! Dans la chapelle où repose M. Boudon, devant ce tableau de Notre Dame des Anges, qu'il fit peindre il y a bien longtemps, pour notre édification.
Ce titre de « Reine des Anges » est ancien et bien singulier.
Que la Vierge Marie soit le modèle des saints et notre protectrice, soit. Mais qu’elle soit reine des Anges, voilà un titre étonnant.
Comment une femme, toute immaculée qu’elle soit, peut-elle porter le titre de « Reine des Anges et des Esprits bienheureux » ?
En effet, les Anges sont des créatures pures, spirituelles. Les Psaumes et l’Epître aux Hébreux nous rappellent qu’ils sont de nature ignée – c’est-à-dire de feu – et spirituelle. Ce sont, comme dirait M. Boudon, des êtres créés de pur amour.
Les rabbins affirment qu’ils furent créés le 1er jour, quand Dieu sépara la lumière des ténèbres, à savoir quand les anges de lumière furent séparés des anges devenus ténébreux du fait de leur révolte contre Dieu.
Créés bien avant l’homme, le 1er jour de la semaine originelle, leur mission est de célébrer la louange divine. Ce sont les serviteurs et les messagers de sa Parole, le Verbe éternel, Notre Seigneur Jésus-Christ.
Le péché des Anges posa de nombreuses questions aux rabbins comme aux Pères de l’Eglise. Le livre de l’Apocalypse nous rapporte ce combat qui opposa Satan – Lucifer au sublime Séraphin saint Michel Archange. Mais l’Ecriture ne nous dit pas la cause, le pourquoi de cette révolte.
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| Les Esprits bienheureux, Trône du Verbe éternel |
Imaginez : voici que ces esprits de pur amour, les premiers créés, font face à un être créé le 6e jour, le même jour que les animaux. Car qu’est-ce que l’homme, si ce n’est l’union de la terre au souffle divin ?
L’homme, si animal à bien des égards par la matière qui le compose et ses instincts ; l’homme serait au-dessus des anges ! Voilà quelque chose que certains des esprits bienheureux ne pouvaient supporter. Eux, si purs, si nobles ; nous, si pauvres, si fragiles. Eux, les premiers créés ; nous, les derniers. Eux, d’une nature si simple ; nous, si compliquée, et ce avant même que le péché nous complexifie encore un peu plus !
Comme le chante le Psaume VIII : "Qu'est-ce que l'homme pour que tu penses à lui, le fils d'un homme, que tu en prennes souci ? Tu l'as voulu un peu moindre qu'un dieu – d’autres traduisent, « un peu moindre qu’un ange » –, le couronnant de gloire et d'honneur ; tu l'établis sur les œuvres de tes mains, tu mets toute chose à ses pieds : les troupeaux de bœufs et de brebis, et même les bêtes sauvages, les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, tout ce qui va son chemin dans les eaux. O Seigneur, notre Dieu, qu'il est grand ton nom par toute la terre !"
C’en était trop pour le porte-Lumière, Lucifer, le plus ardent et le premier parmi l’ordre des Séraphins, celui qui était le plus près de la Lumière née de la Lumière, le Verbe éternel, la 2e Personne de la TS. Trinité !
Devoir s’abaisser à obéir et protéger cet amas de boue, même animé par l’Esprit Saint, voilà quelque chose qui lui semblait aberrant et impossible. Cet ordre divin lui était insupportable.
Comme dit Isaïe le Prophète : Comment es-tu tombé du ciel, astre brillant, fils de l'aurore ? Comment es-tu renversé par terre, toi, le destructeur des nations ? Toi qui disais en ton cœur : "Je monterai dans les cieux ; au-dessus des étoiles de Dieu, j'élèverai mon trône ; je m'assiérai sur la montagne de l'assemblée, dans les profondeurs du septentrion ; je monterai sur les sommets des nues, je serai semblable au Très-Haut !..." Et te voilà descendu au schéol, dans les profondeurs de l'abîme !
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| Le péché originel, Chapelle Sixtine |
Satan, si beau, si pur qu’il s’enorgueillissait d’être le premier dans l’ordre des Esprits bienheureux, devint ténébreux. Il s’obscurcit d’orgueil, de pensées criminelles à l’égard de celui qui était choisi à sa place, Adam, notre premier père. Il devint, comme l'appela Notre Seigneur "L'homicide dès l'origine" en voulant faire chuter Adam et Ève, puis le Christ au désert et nous, aujourd'hui.
Celui qui devint le prince des démons s’est exalté et refusa de servir Dieu et sa plus belle création, l’homme. L’orgueil de Satan fut de se croire meilleur, au-dessus de ce que Dieu a déclaré "très bon".
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| La tentation de S. Augustin, le démon lui présente les vices, par Michael Pacher, 1483 |
Car c’est bien de cela qu’il s’agit : quand Dieu crée les Anges, les plantes, les astres, le ciel et la terre et tout ce qu’ils contiennent : Il vit que cela était bon. Mais quand Dieu nous crée : Il vit que cela était très bon.
L’homme serait donc meilleur que l’Ange – non pas par la pureté et la simplicité de sa nature mais par élection, par grâce et pure condescendance de l’amour divin – ; et l’Ange serait fait pour l’homme, au service de l’homme, comme le reste de la création.
Ce que fait l’Archange Gabriel dans le récit de l’Annonciation que nous venons d’entendre montre bien à quel point Marie est et mérite ce titre de « Reine des Anges ». Saint Gabriel s’agenouille devant elle, la salue, la prévient, l’enseigne avec beaucoup de délicatesses.
La Vierge Marie, en tant que Mère de Dieu, est Reine des Anges et des Esprits bienheureux. Mais ce que fait l’Archange pour elle, les saints Anges le font aussi pour nous.
Si elle seule mérite ce titre de Reine, les Anges nous servent aussi. En effet, par un décret divin, le Fils de Dieu à fait de nous ses frères.
Rappelez-vous, quand Jésus, Roi des Juifs et de l’Univers mourrait pour nous sur l’Autel de la Croix. Il dit à sa Mère : Voici ton fils. Et le disciple bien-aimé la prit chez lui. Et nous, Il nous appelle : mes amis. Il nous a donné la prière du Notre Père et par le saint Baptême nous sommes devenus enfants de Dieu. Son Père est le nôtre, par adoption. Sa TS. Mère est la nôtre, en vertu du don qu’Il a fait une fois pour toute du plus haut de la Croix au moment où Il passait de ce monde à son Père.
Alors nous aussi sommes des rois, frères du seul Roi de l’Univers par la puissance du saint Baptême et de la maternité divine de Notre Dame.
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| Francesco Botticini Les S. Archanges Michel, Raphaël et Gabriel guidant un jeune homme |
N’oublions pas que les Anges apparaissaient aux hommes déjà dans l’Ancien Testament et qu’ils les saluaient avec beaucoup de déférence. Ils se mirent même à leur service :
-l’Archange Gabriel inspirant et guidant le prophète Daniel ;
-l’Archange saint Raphaël se fit le guide et le protecteur de Tobie et Sarah contre le démon Asmodée ;
-les sublimes Séraphins purifièrent les lèvres du prophète Isaïe pour qu’il soit efficace dans sa mission ;
-saint Michel et les armées célestes combattirent aux côtés du peuple de Dieu contre les païens qui voulaient les exterminer ;
-et combien d’Anges se firent les serviteurs, les gardiens, les protecteurs des hommes qui n’étaient pourtant pas des immaculées conceptions !
-l’Archange Gabriel inspirant et guidant le prophète Daniel ;
-l’Archange saint Raphaël se fit le guide et le protecteur de Tobie et Sarah contre le démon Asmodée ;
-les sublimes Séraphins purifièrent les lèvres du prophète Isaïe pour qu’il soit efficace dans sa mission ;
-saint Michel et les armées célestes combattirent aux côtés du peuple de Dieu contre les païens qui voulaient les exterminer ;
-et combien d’Anges se firent les serviteurs, les gardiens, les protecteurs des hommes qui n’étaient pourtant pas des immaculées conceptions !
Monsieur Boudon, qui est un guide sûr et un véritable père pour nous, enseigne, à la suite des saints, dans la Dévotion aux neufs chœurs des Esprits bienheureux (Ier traité, 4e motif) :
Tous les anges, enseigne saint Augustin, sont à notre garde, puisque et eux et nous, nous ne faisons qu'une même cité de Dieu, dont une partie que composent les hommes, qui est encore dans la voie, est assistée de l'autre partie, qui sont les anges, qui vivent dans la bienheureuse possession de la fin. Quand l'on parle des anges qui veillent au salut des hommes, dit l'éloquent saint Jean Chrysostome, il ne faut pas seulement entendre les anges des derniers chœurs, mais ceux même des plus élevés et des premiers.
Tous les anges, enseigne saint Augustin, sont à notre garde, puisque et eux et nous, nous ne faisons qu'une même cité de Dieu, dont une partie que composent les hommes, qui est encore dans la voie, est assistée de l'autre partie, qui sont les anges, qui vivent dans la bienheureuse possession de la fin. Quand l'on parle des anges qui veillent au salut des hommes, dit l'éloquent saint Jean Chrysostome, il ne faut pas seulement entendre les anges des derniers chœurs, mais ceux même des plus élevés et des premiers.
Et combien de témoignages nous sont donnés dans la vie des saints, tant dans le Nouveau Testament avec les Apôtres, comme au fil de l’Histoire sainte !
Avons-nous jamais bien pensé, demande M. Boudon, à une grâce si rare et si étonnante ? Un prince du sang royal qui viendrait dans un méchant village, pour y passer quelque temps au service d'un pauvre paysan, dans un chétif taudis, ne ferait-il pas l'étonnement de tout l’univers ?
| S. Gabriel, par Lorenzo Lotto |
C’est une belle vérité que de savoir que nos saints Anges gardiens ne sont pas dégoûtés par nos péchés. La patience que Dieu a pour nous, ils l’ont eux aussi.
S’ils servaient Marie, ils nous servent aussi avec la même joie, le même empressement, le même amour. Ils souffrent nos révoltes et sont toujours là pour nous conseiller et nous guider vers le confessionnal et les droits chemins qui nous guident vers le Royaume. Puisque nous sommes des fils de Dieu, vivons comme il se doit, selon notre rang !
S’ils servaient Marie, ils nous servent aussi avec la même joie, le même empressement, le même amour. Ils souffrent nos révoltes et sont toujours là pour nous conseiller et nous guider vers le confessionnal et les droits chemins qui nous guident vers le Royaume. Puisque nous sommes des fils de Dieu, vivons comme il se doit, selon notre rang !
Car c’est une triste réalité que nous leur faisons parfois vivre. Ils contemplent notre misère, cette misère qui vient de notre folie, de la folie même du diable.
Comme Marie est bonne de nous envoyer ses saints serviteurs de grâce et de feu, de pur amour ! En cette belle solennité, remercions la Vierge Mère de Dieu, notre Mère.
Oui, sainte Mère, nous vous remercions de nous envoyer vos saints serviteurs qui nous gardent et nous guident.
Reine des Anges, priez pour nous et daignez envoyer vos légions célestes car notre monde a tant besoin de votre aide pour écouter et aimer Dieu, pour apprendre à repousser les assauts de la Bête immonde et des ses acolytes.
Que les saints Anges nous apprennent à aimer, à servir et à louer pour qu'un jour, ensemble et d'une même voix, nous chantions devant le Trône de Dieu un Sanctus éternel. Amen.
Reine des Anges, priez pour nous et daignez envoyer vos légions célestes car notre monde a tant besoin de votre aide pour écouter et aimer Dieu, pour apprendre à repousser les assauts de la Bête immonde et des ses acolytes.
Que les saints Anges nous apprennent à aimer, à servir et à louer pour qu'un jour, ensemble et d'une même voix, nous chantions devant le Trône de Dieu un Sanctus éternel. Amen.
abbé Nicolas Van der Maelen
Prêtre du Diocèse de Paris
Saint-François de Molitor
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| Détail de la Dispute du Saint-Sacrement, Palais Apostolique. Le Seigneur ressuscité trône au milieu des S. Anges, de Marie - Reine des Anges et de S. Jean Baptiste |
A l'issue de la sainte Messe, l'abbé Nicolas Van der Maelen a rappelé qu'en ce 2 août, l'Eglise concède aux conditions habituelles, la grâce de l'indulgence plénière dite de "la Portioncule". (1)
Tout fidèle,
- ayant récité le "Credo" ; le "Notre Père" ; et le "Je vous salue Marie" aux intentions du Souverain Pontife, Notre Saint Père le Pape Benoît XVI ;
- étant en état de grâce (c'est-à-dire, s'étant confessé et promettant à Dieu de désormais vivre dans sa grâce en refusant le péché, même véniel) ; - ayant récité le "Credo" ; le "Notre Père" ; et le "Je vous salue Marie" aux intentions du Souverain Pontife, Notre Saint Père le Pape Benoît XVI ;
- ayant assisté à la Messe et ayant communié ;
- et ayant visité une église ou chapelle pour y prier ;
peut recevoir la grâce de la rémission de la peine temporelle de ses péchés, pour lui-même ou pour les défunts.
(1) cf. l'homélie de la solennité de Notre-Dame des Anges de l'an dernier, publiée pour la fête de la S. François d'Assise (article du 27 septembre 2011) à l'origine de cette grande grâce.
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Libellés :
Année liturgique,
Archiconfrérie du Très-Saint-Sacrement de l'Autel et des Saints Anges,
Dévotion angélique,
Dévotion mariale,
Evénement,
indulgences,
OEuvres de M. Boudon,
Vie de Monsieur Boudon
mercredi 1 août 2012
Programme des Festivités
jeudi 2 août :
Fête patronale de l'Archiconfrérie
L’Archiconfrérie du Très-Saint-Sacrement de l’Autel
et des saints Anges a la joie de vous inviter à la
et des saints Anges a la joie de vous inviter à la
Messe de la Dédicace
de Notre-Dame-des-Anges
après un temps de prières qui ouvrira la Grande Neuvaine préparatoire à la fête de saint Taurin.
mardi 7 août :
1er mardi du mois
Messe votive de saint Michel
Fête de Saint Taurin d’Évreux
(16e centenaire : 412-2012)
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| S. Taurin parvenant à Evreux. |
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| Châsse de saint Taurin. |
Pour sanctifier cette journée de grâces, vous êtes invités à venir toute la journée en pèlerinage en l’Abbatiale royale de Saint-Taurin d’Évreux pour honorer les reliques de l’Apôtre de l’Évrecin conservées dans une célèbre et magnifique châsse du XIIIe siècle.
dimanche 12 août :
Solennité de Saint Taurin
en la Paroisse Notre-Dame/Saint-Taurin d'Evreux
Samedi soir
18h30 : Messe anticipée à Saint-Taurin
Dimanche matin
10h30 : Grand'Messe à la Cathédrale
Dimanche soir
18h : Messe du soir à Saint-Taurin
18h30 : Messe anticipée à Saint-Taurin
Dimanche matin
10h30 : Grand'Messe à la Cathédrale
Dimanche soir
18h : Messe du soir à Saint-Taurin
(Site de la paroisse : http://paroisse-cathedrale-evreux27.over-blog.fr/)
Libellés :
Année liturgique,
Anniversaire,
Archiconfrérie du Très-Saint-Sacrement de l'Autel et des Saints Anges,
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