samedi 23 janvier 2016

Marche pour la vie

Marche pour la Vie naissante annulée mais pas selon le Coeur de Dieu quand nous jeûnons et prions !
Le chapelet est une arme qui fait trembler les démons malheureusement si nombreux. Prions !

De saint Pape Jean-Paul II, Evangelium vitæ, nn.99...105 :

n.99. ~ Je voudrais adresser une pensée spéciale à vous, femmes qui avez eu recours à l'avortement. L'Eglise sait combien de conditionnements ont pu peser sur votre décision, et elle ne doute pas que, dans bien des cas, cette décision a été douloureuse, et même dramatique. Il est probable que la blessure de votre âme n'est pas encore refermée. En réalité, ce qui s'est produit a été et demeure profondément injuste. Mais ne vous laissez pas aller au découragement et ne renoncez pas à l'espérance.

Sachez plutôt comprendre ce qui s'est passé et interprétez-le en vérité. Si vous ne l'avez pas encore fait, ouvrez-vous avec humilité et avec confiance au repentir: le Père de toute miséricorde vous attend pour vous offrir son pardon et sa paix dans le sacrement de la réconciliation. C’est à ce même Père et à sa miséricorde qu’avec espérance vous pouvez confier votre enfant.
Un foetus, un embryon ? Non. Un innocent.
Un futur très grand saint.

Avec l'aide des conseils et de la présence de personnes amies compétentes, vous pourrez faire partie des défenseurs les plus convaincants du droit de tous à la vie par votre témoignage douloureux. Dans votre engagement pour la vie, éventuellement couronné par la naissance de nouvelles créatures et exercé par l'accueil et l'attention envers ceux qui ont le plus besoin d'une présence chaleureuse, vous travaillerez à instaurer une nouvelle manière de considérer la vie de l'homme.

n.100. Dans ce grand effort pour une nouvelle culture de la vie, nous sommes soutenus et animés par l'assurance de savoir que l'Evangile de la vie, comme le Royaume de Dieu, grandit et donne des fruits en abondance (cf. Mc 4, 26-29). Certes, la disproportion est énorme entre les moyens considérables et puissants dont sont dotées les forces qui travaillent pour la « culture de la mort » et les moyens dont disposent les promoteurs d'une « culture de la vie et de l'amour ». Mais nous savons pouvoir compter sur l'aide de Dieu, à qui rien n'est impossible (cf. Mt 19, 26).

Ayant cette certitude au cœur et animé par une sollicitude inquiète pour le sort de chaque homme et de chaque femme, je répète aujourd'hui à tous ce que j'ai dit aux familles engagées dans leurs tâches rendues difficiles par les embûches qui les menacent: une grande prière pour la vie, qui parcourt le monde entier, est une urgence. Que, par des initiatives extraordinaires et dans la prière habituelle, une supplication ardente s'élève vers Dieu, Créateur qui aime la vie, de toutes les communautés chrétiennes, de tous les groupes ou mouvements, de toutes les familles, du cœur de tous les croyants!

Par son exemple, Jésus nous a lui-même montré que la prière et le jeûne sont les armes principales et les plus efficaces contre les forces du mal (cf. Mt 4, 1-11) et il a appris à ses disciples que certains démons ne peuvent être chassés que de cette manière (cf. Mc 9, 29). Retrouvons donc l'humilité et le courage de prier et de jeûner, pour obtenir que la force qui vient du Très-Haut fasse tomber les murs de tromperies et de mensonges qui cachent aux yeux de tant de nos frères et sœurs la nature perverse de comportements et de lois hostiles à la vie, et qu'elle ouvre leurs cœurs à des résolutions et à des intentions inspirées par la civilisation de la vie et de l'amour.

n.101. ~ L’Évangile de la vie est pour la cité des hommes. Agir en faveur de la vie, c'est contribuer au renouveau de la société par la réalisation du bien commun.

En effet, il n'est pas possible de réaliser le bien commun sans reconnaître et protéger le droit à la vie, sur lequel se fondent et se développement tous les autres droits inaliénables de l'être humain. Et une société ne peut avoir un fondement solide si, tout en affirmant des valeurs comme la dignité de la personne, la justice et la paix, elle se contredit radicalement en acceptant ou en tolérant les formes les plus diverses de mépris ou d'atteintes à la vie humaine, surtout quand elle est faible ou marginalisée. Seul le respect de la vie peut fonder et garantir les biens les plus précieux et les plus nécessaires de la société, comme la démocratie et la paix. En effet, il ne peut y avoir de vraie démocratie si l'on ne reconnaît pas la dignité de toute personne et si l'on n'en respecte pas les droits.

Il ne peut y avoir non plus une vraie paix si l'on ne défend pas et si l'on ne soutient pas la vie, comme le rappelait Paul VI: « Tout crime contre la vie est un attentat contre la paix, surtout s'il porte atteinte aux mœurs du peuple... Alors que là où les droits de l'homme sont réellement professés et publiquement reconnus et défendus, la paix devient l'atmosphère joyeuse et efficace de la vie en société ».

Le « peuple de la vie » est heureux de pouvoir partager avec tant d'autres personnes ses engagements; et ainsi sera toujours plus nombreux le « peuple pour la vie », et la nouvelle culture de l'amour et de la solidarité pourra se développer pour le vrai bien de la cité des hommes.

~ n.105. L'annonce de l'ange à Marie tient dans ces paroles rassurantes: « Sois sans crainte, Marie » et « Rien n'est impossible à Dieu » (Lc 1, 30. 37). ~


O Marie, 
aurore du monde nouveau, 
Mère des vivants, 
nous te confions la cause de la vie: 
regarde, ô Mère, le nombre immense 
des enfants que l'on empêche de naître, 
des pauvres pour qui la vie est rendue difficile, 
des hommes et des femmes 
victimes d'une violence inhumaine, 
des vieillards et des malades tués 
par l'indifférence 
ou par une pitié fallacieuse. 
Fais que ceux qui croient en ton Fils 
sachent annoncer aux hommes de notre temps 
avec fermeté et avec amour 
l'Évangile de la vie. 
Obtiens-leur la grâce de l'accueillir 
comme un don toujours nouveau, 
la joie de le célébrer avec reconnaissance 
dans toute leur existence 
et le courage d'en témoigner 
avec une ténacité active, afin de construire, 
avec tous les hommes de bonne volonté, 
la civilisation de la vérité et de l'amour, 
à la louange et à la gloire de Dieu 
Créateur qui aime la vie.

Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 25 mars 1995, solennité de l'Annonciation du Seigneur, en la dix-septième année de mon pontificat.

Jean-Paul II, pp.




jeudi 21 janvier 2016

21 janvier, Sainte Agnès, martyre, et triste anniversaire du meurtre du Roi Louis XVI. Prions pour la France !




Le 21 juillet 1792, le vœu de Louis XVI est remis au père Hébert, supérieur général des Eudistes et confesseur du Roi.
C'est le vœu par lequel Louis XVI a dévoué sa personne, sa famille et tout son Royaume, au Sacré-Cœur de Jésus.


                 « Vous voyez, ô mon Dieu, toutes les plaies qui déchirent mon cœur, et la profondeur de l'abîme dans lequel je suis tombé. Des maux sans nombre m'environnent de toutes parts. A mes malheurs personnels et à ceux de ma famille, qui sont affreux, se joignent, pour accabler mon âme, ceux qui couvrent la face du royaume. Les cris de tous les infortunés, les gémissements de la religion opprimée retentissent à mes oreilles, et une voix intérieure m'avertit encore que peut-être votre justice me reproche toutes ces calamités, parce que, dans les jours de ma puissance, je n'ai pas réprimé la licence du peuple et l'irréligion, qui en sont les principales sources ; parce que j'ai fourni moi-même des armes à l'hérésie qui triomphe, en la favorisant par des lois qui ont doublé ses forces et lui ont donné l'audace de tout oser.
La dernière confession de Sa Majesté Très Chrétienne,
le roi Louis XVI, lieu-tenant du Christ-Roi en France.

Je n'aurai pas la témérité, ô mon Dieu, de me justifier devant vous ; mais vous savez que mon cœur a toujours été soumis à la foi et aux règles des mœurs ; mes fautes sont le fruit de ma faiblesse et semblent dignes de votre grande miséricorde. Vous avez pardonné au roi David, qui avait été cause que vos ennemis avaient blasphémé contre vous ; au roi Manassès, qui avait entraîné son peuple dans l'idolâtrie. Désarmé par leur pénitence, vous les avez rétablis l'un et l'autre sur le trône de Juda ; vous les avez fait régner avec paix et gloire. Seriez-vous inexorable aujourd'hui pour un fils de saint Louis, qui prend ces rois pénitents pour modèles, et qui, à leur exemple, désire réparer ses fautes et devenir un roi selon votre Cœur ? 0 Jésus-Christ, divin Rédempteur de toutes nos iniquités, c'est dans votre Cœur adorable que je veux déposer les effusions de mon âme affligée. J'appelle à mon secours le tendre Cœur de Marie, mon auguste protectrice et ma mère, et l'assistance de saint Louis, mon patron et le plus illustre de mes aïeux.

Ouvrez-vous, Cœur adorable, et par les mains si pures de mes puissants intercesseurs, recevez avec bonté le vœu satisfactoire que la confiance m'inspire et que je vous offre comme l'expression naïve des sentiments de mon cœur.

Si, par un effet de la bonté infinie de Dieu, je recouvre ma liberté, ma couronne et ma puissance royale, je promets solennellement :
1° De révoquer le plus tôt possible toutes les lois qui me seront indiquées, soit par le pape, soit par quatre évêques choisis parmi les plus vertueux de mon royaume, comme contraires à la pureté et à l'intégrité de la foi, à la discipline et à la juridiction spirituelle de la sainte Eglise catholique, apostolique, romaine, et notamment la constitution civile du clergé ;
2° De rétablir sans délai tous les pasteurs légitimes et tous les bénéficiés institués par l'Eglise, dans les bénéfices dont ils ont été injustement dépouillés par les décrets d'une puissance incompétente, sauf à prendre les moyens canoniques pour supprimer les titres de bénéfices qui sont moins nécessaires, et pour en appliquer les biens et revenus aux besoins de l'Etat ;
3° De prendre, dans l'intervalle d'une année, tant auprès du pape qu'auprès des évêques de mon royaume, toutes les mesures nécessaires pour établir, suivant les formes canoniques, une fête solennelle en l'honneur du Sacré Cœur de Jésus, laquelle sera célébrée à perpétuité dans toute la France, le premier vendredi après l'octave du Saint-Sacrement, et toujours suivie d'une procession générale, en réparation des outrages et des profanations commis dans nos saints temples, pendant le temps des troubles, par les schismatiques, les hérétiques et les mauvais chrétiens ;
4° D'aller moi-même en personne, sous trois mois à compter du jour de ma délivrance, dans l'église Notre-Dame de Paris, ou dans toute autre église principale du lieu où je me trouverai, et de prononcer, un jour de dimanche ou de fête, au pied du maître-autel, après l'offertoire de la messe, et entre les mains du célébrant, un acte solennel de consécration de ma personne, de ma famille et de mon royaume au Sacré Cœur de Jésus, avec promesse de donner à tous mes sujets l'exemple du culte et de la dévotion qui sont dus à ce Cœur adorable ;
5° D'ériger et de décorer à mes frais, dans l'église que je choisirai pour cela, dans le cours d'une année à compter du jour de ma délivrance, une chapelle ou un autel qui sera dédié au Sacré Cœur de Jésus, et qui servira de monument éternel de ma reconnaissance et de ma confiance sans bornes dans les mérites infinis et dans les trésors inépuisables de grâces qui sont renfermés dans ce Cœur sacré;
6° Enfin, de renouveler tous les ans, au lieu où je me trouverai, le jour qu'on célébrera la fête du Sacré-Cœur, l'acte de consécration exprimé dans l'article quatrième, et d'assister à la procession générale qui suivra la messe de ce jour.

Je ne puis aujourd'hui prononcer qu'en secret cet engagement, mais je le signerais de mon sang s'il le fallait, et le plus beau jour de ma vie sera celui où je pourrai le publier à haute voix dans le temple.

Ô Cœur adorable de mon Sauveur ! Que j'oublie ma main droite et que je m'oublie moi-même, si jamais j'oublie vos bienfaits et mes promesses, et cesse de vous aimer et de mettre en vous ma confiance et toute ma consolation. Ainsi soit-il. »



samedi 16 janvier 2016

Marie, Refuge des pécheurs, ayez pitié de nous


Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « Exhortation sur la sainte Vierge »

Ce précieux et très digne cœur est roi parce qu’il est le cœur de la mère de Dieu.
Ç’a été, lui dit l’un de ses plus grands dévots dont je ne vous cache pas le nom (il se nomme le dévot du cœur de la bienheureuse Vierge, sa dévotion particulière étant assez connue par le bel office qu’il a composé en son honneur), ç’a a été, donc, dit ce dévot personnage, ce cœur qui a été le principe de la vie humaine et sensible de l’Enfant Jésus pendant qu’il reposait dans ses sacrées entrailles puisque, pendant que l’enfant est dans le sein de sa mère, le cœur de la mère est tellement la source de la vie de l’enfant aussi bien que la sienne propre, que la vie de l’enfant n’en dépend pas moins que celle de la mère, ainsi ce cœur a été le principe de la vie humainement divine et divinement humaine de Jésus Dieu.

Marie, Reine du Saint Rosaire
Ç’a été sur ce cœur que le divin Enfant Jésus a pris tant de fois son repos, qui par sa chaleur naturelle a formé et produit le très pur lait dont il a été nourri, qui a donné un cœur au Verbe éternel qui sera éternellement l’objet des adorations et des louanges des esprits bienheureux et ensuite de ces opérations admirables : on ne peut pas lui dénier la qualité de roi.

Saint Athanase le soutient fortement et dit puisque celui qui est de la Vierge est Dieu et roi tout ensemble, celle qui l’a portée, mérite en toute vérité et en toute propriété les titres de reine. Tous les saints Pères sont de cet avis, et saint Anthelme particulièrement, assure que ce cœur auguste par le droit qu’il a commande au ciel et en la terre.

Mais l’argument qui me semble le plus pressant et qui conclut c’est l’union ; on peut même dire l’unité de ce cœur au cœur de Jésus. L’on rapporte des premiers Chrétiens qu’ils n’avaient qu’un cœur et qu’une âme, à plus forte raison peut-on dire la même chose de Jésus, fils de Marie, et de Marie Mère de Jésus.

On le disait des premiers fidèles parce qu’ils n’avaient qu’un même esprit, mêmes désirs, mêmes sentiments, mêmes desseins et mêmes affections, mais nous le devons dire de Jésus et de Marie qui, à plus juste raison, avaient mêmes inclinations et mêmes volontés ; et si saint Paul a pu dire avec vérité que ce n’était plus lui qui vivait mais Jésus qui vivait en lui.

"Sous votre protection, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu..."
Antienne la plus ancienne en l'honneur de la Vierge Marie
qui date du IVe siècle.
Ô Dieu d’amour ! que pouvons-nous dire de la précieuse Vierge Marie et qu’est-ce que cette Mère du bel Amour pourrait dire là-dessus. Oh ! qu’il est vrai que Marie ne vivait pas mais Jésus dans Marie. Jésus était l’esprit de son esprit, l’âme de son âme ; elle, cœur de son cœur, sachez que c’est une vérité aussi solide que pieuse que le cœur de Marie est le cœur de Jésus tellement que, si le cœur de Jésus est roi du ciel et de la terre, il faut nécessairement que le chaste cœur de Marie possède la même qualité.

Il n y a nul moyen de séparer la puissance et la douceur du fils de celles de la mère, c’est une même chair, un même esprit et un même amour de tous les deux ~

Allez donc, brave cœur, allez cœur aimable, anéantissez-vous à la bonne heure, changez-vous et transformez-vous en cœur glorieux de Jésus, jouissez de ses mêmes grandeurs et de son autorité royale, soyez tout puissant au ciel et en la terre, vivez et régnez partout et en tout.

~ O digne et très précieux cœur auprès duquel tous les cœurs ne sont rien !
O grand cœur qui avez compris celui que le ciel et la terre ne peuvent comprendre !
O cœur vraiment royal, c’est par vous que les rois règnent, que les justes vivent !
Cœur à qui toute puissance a été donné au ciel et sur la terre, devant qui toutes les grandeurs royales du monde ne sont qu’un beau rien !
Hélas ! nous vous demandons pardon de nos trahisons, de nos discordes, de nos séditions.

Marie, Salus populi Romani, Salut du peuple romain, Basilique Sainte-Marie Majeure

vendredi 15 janvier 2016

Testament de Saint Rémi de Reims. Prions pour la France et sa conversion

Francesco Penni, le baptême de Constantin par le Pape Saint Sylvestre, préfiguration du baptême de la France,
fille aînée de l'Eglise.
"Que le présent testament que j'ai écrit pour être gardé respectueusement intact par mes successeurs les Évêques de Reims, mes Frères, soit aussi défendu, protégé, partout, envers et contre tous, par mes très chers fils, les Rois de France, par moi consacrés au Seigneur, à leur baptême, par un don gratuit de Jésus-Christ et la grâce du Saint-Esprit.

Le Saint Esprit peine bien avec nous... !
Ayons pitié de Lui.
"Qu'en tout et toujours, il garde la perpétuité de sa force et l'inviolabilité de sa durée.
"Mais, par égard seulement pour cette race royale qu'avec tous mes frères et co-évêques de la Germanie, de la Gaule et de la Neustrie, j'ai choisi délibérément pour régner jusqu'à la fin des temps, au sommet de la majesté royale, pour l'honneur de la Sainte Eglise et la défense des humbles.

"Par égard pour cette race que j'ai baptisée, que j'ai reçue dans mes bras, ruisselante des eaux du baptême ; cette race que j'ai marquée des sept dons du Saint-Esprit, que j'ai ointe de l'onction des Rois, par le Saint-Chrême du même Saint-Esprit,
"J'ai ordonné ce qui suit :

1 - Malédictions

"Si, un jour, cette race royale que j'ai tant de fois consacrée au Seigneur, rendant le mal pour le bien, lui devenait hostile, envahissait ses églises, les détruisait, les dévastait
"que le coupable soit averti une première fois par tous les évêques réunis du diocèse de Reims
"une deuxième fois par les Eglises réunies de Reims et de Trêves
"une troisième fois par un Tribunal de trois ou quatre Archevêques des Gaules
"Si à la septième monition il persiste dans son crime, trêve à l'indulgence ! Place à la menace.
"S'il est rebelle à tout, qu'il soit séparé du Corps de l'Eglise, par la formule même inspirée aux Évêques par l'Esprit-Saint ; parce qu'il a persécuté l'indulgent, le pauvre au cœur contrit ; parce qu'il ne s'est point souvenu de la miséricorde ; parce qu'il a aimé la malédiction, elle lui arrivera et n'a point voulu la bénédiction, elle s'éloignera.
"Et tout ce que l'Eglise a l'habitude de chanter de Judas le traître et des mauvais évêques, que toutes les Eglises le chantent de ce roi infidèle.
"Parce que le Seigneur a dit : "Tout ce que vous avez fait au plus petit des miens, c'est à moi que vous l'avez fait, et tout ce que vous ne leur avez pas fait, c'est à mol que vous ne l'avez pas fait."
"Qu'à la malédiction finale on remplace seulement, comme il convient à la personne, le mot épiscopat par le mot royauté.
"Si les archevêques de Reims, mes successeurs, négligent ce devoir que je leur prescris, qu'ils reçoivent pour eux la malédiction destinée au prince coupable : que leurs jours soient abrégés et qu'un autre occupe leur siège."

2 - Bénédictions

"Si Notre-Seigneur Jésus-Christ daigne écouter les prières que je répands tous les jours en sa présence, spécialement pour la persévérance de cette race royale, suivant mes recommandations dans le bon gouvernement de son royaume et le respect de la hiérarchie de la Sainte Eglise de Dieu,
"Qu'aux bénédictions de l'Esprit-Saint déjà répandues sur la tête royale, s'ajoute la plénitude des bénédictions divines.

"Que de cette race sortent des Rois et des Empereurs qui, confirmés dans la vérité et la justice pour le présent et pour l'avenir, suivant la volonté du Seigneur, pour l'extension de la Sainte Eglise puissent régner et augmenter tous les jours leur puissance et méritent ainsi de s'asseoir sur le Trône de David, dans la céleste Jérusalem, où ils régneront éternellement avec le Seigneur. Ainsi soit-il." 





jeudi 14 janvier 2016

14 janvier - Naissance et Baptême du vénérable abbé Henri Marie Boudon

Baptême d'un petit enfant. La vie divine est donnée.

Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « Le triomphe de la Croix », partie II, Oraison à l’adorable Jésus dans le tombeau


Grand Dieu des éternités, majesté intime, je vous adore dans le tombeau caché sous des anéantissements que tous les hommes et tous les anges ne pourront jamais comprendre. Car, où est l’esprit humain ou angélique qui puisse concevoir qu’un corps mort soit Dieu, le Verbe y demeurant toujours uni, n’ayant rien quitté de ce qu’il a pris de la nature humaine.


(…) Mais, mon adorable Sauveur, la grâce du baptême m’ayant enseveli avec vous pour mourir avec vous, ne permettez pas,  je vous le demande par tout l’amour de votre cœur illuminant, miséricordieux,
Je vous le demande par tout l’amour du cœur de votre charitable Mère (que vous nous avez bien voulu donner pour mère par un excès d’une bonté inénarrable ), par tous les amours des bienheureux anges et saints,
Ne permettez pas que je vive jamais pour moi-même ni pour aucune autre créature ; mais faites que je marche toujours dans la nouvelle vie que j’ai reçue, étant enté en vous et devenu le membre de votre corps mystique, et par suite, étant fait un seul corps comme la branche devient une avec l’arbre où elle est entée.

Ainsi, mon aimable Sauveur, par cette grâce d’une union si sainte, tout ce qui se passe en vous devenant propre à vos fidèles ; ah ! faites que je participe en vérité à votre vie, à votre mort, à votre résurrection, à votre gloire.


Enfant Jésus, chapelle de la Crèche, Bethléem.


dimanche 10 janvier 2016

Baptême du Seigneur dans les eaux du Jourdain

Baptême du Seigneur, par G. B. Gaulli, XVIIe
"Vous êtes tous des enfants de la lumière et des enfants du jour; nous ne sommes pas de la nuit ni des ténèbres. " (I Thess. V,5)


Cette foi qui m'attend au bord de mon tombeau,
Hélas ! il m'en souvient, plana sur mon berceau.
De la terre promise immortel héritage,
Les pères à leurs fils l'ont transmis d'âge en âge.

Notre esprit la reçoit à son premier réveil,
Comme les dons d'en haut, la vie et le soleil ;
Comme le lait de l'âme, en ouvrant la paupière,
Elle a coulé pour nous des lèvres d'une mère ;
Elle a pénétré l'homme en sa tendre saison ;
Son flambeau dans les cœurs précéda la raison.

L'enfant, en essayant sa première parole,
Balbutie au berceau son sublime symbole,
Et, sous l'œil maternel germant à son insu,
Il la sent dans son cœur croître avec la vertu.

Ah ! si la vérité fut faite pour la terre,
Sans doute elle a reçu ce simple caractère ;
Sans doute dès l'enfance offerte à nos regards,
Dans l'esprit par les sens entrant de toutes parts,
Comme les purs rayons de la céleste flamme
Elle a dû dès l'aurore environner notre âme,
De l'esprit par l'amour descendre dans les cœurs,
S'unir au souvenir, se fondre dans les mœurs ;
Ainsi qu'un grain fécond que l'hiver couvre encore,
Dans notre sein longtemps germer avant d'éclore,
Et, quand l'homme a passé son orageux été,
Donner son fruit divin pour l'immortalité.

Par le saint Baptême, la vie divine nous est donnée.
Soyons des saints !
Soleil mystérieux ! flambeau d'une autre sphère,
Prête à mes yeux mourants ta mystique lumière,
Pars du sein du Très-Haut, rayon consolateur.

Astre vivifiant, lève-toi dans mon cœur !
Hélas ! je n'ai que toi ; dans mes heures funèbres,
Ma raison qui pâlit m'abandonne aux ténèbres ;
Cette raison superbe, insuffisant flambeau,
S'éteint comme la vie aux portes du tombeau;
Viens donc la remplacer, ô céleste lumière !
Viens d'un jour sans nuage inonder ma paupière ;
Tiens-moi lieu du soleil que je ne dois plus voir,
Et brille à l'horizon comme l'astre du soir. 

Alphonse de Lamartine




mercredi 6 janvier 2016

Prière pour les enfants à naître et leurs défenseurs

L'adoration des Mages et des Anges. Jusqu'à quand les sages et les grands de ce monde mépriseront la Vie ?

Très sainte Trinité,
Père, Fils et Saint-Esprit,
par l'intercession de Notre-Dame,
de Saint Joseph
et de toute la cour céleste,
préservez les enfants à naître
et leurs défenseurs
La Visitation. Le mystère de la Vie, si fragile en son commencement
et pourtant, vainqueur de la Mort.
de toutes les forces du mal.

Illuminez de Votre Lumière
les cœurs des femmes enceintes
et fortifiez-les de Votre Amour.

Obtenez la conversion
des ennemis de la Vie,
nous Vous en prions.
Ainsi soit-il.

Notre Dame de Guadalupe, qui portez en Vous l'Enfant Jésus, exaucez-nous !

dimanche 3 janvier 2016

Épiphanie du Seigneur : avec les Mages, venez, adorons le Sauveur de l'univers !

Les saints Mages adorant notre Seigneur, avec les Anges et les bergers,
couché entre les bras de Marie et de Joseph.
Saint Bernard, 1e sermon pour l’Épiphanie

Le dessein de Dieu n'a pas été seulement de descendre sur terre, mais d'y être connu ; non seulement de naître, mais de se faire connaître.
L'Epiphanie signifie la manifestation. Dieu se manifeste en notre
humanité pour nous sauver de la mort et du péché et faire de nous des
fils adoptifs de Dieu - notre Père.

De fait, c'est en vue de cette connaissance que nous avons cette célébration de l’Épiphanie, ce grand jour de sa manifestation. Aujourd'hui, en effet, les mages sont venus d'Orient à la recherche du Soleil de Justice à son lever (Ml 3,20), lui de qui nous lisons : « Voici un homme, Orient est son nom » (Za 6,12). Aujourd'hui ils ont adoré l'enfantement nouveau de la Vierge, suivant la direction tracée par une nouvelle étoile. Ne trouvons-nous pas là, frères, un grand motif de joie, comme aussi dans cette parole de l'apôtre Paul : « La bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes nous sont apparus » (Tt 3,4) ~

Que faites-vous, mages, que faites-vous ? Vous adorez un enfant à la mamelle, dans une chaumière vulgaire, dans des langes misérables ? Celui-ci serait-il donc Dieu ? Mais « Dieu réside dans son temple saint, le Seigneur a son trône dans les cieux » (Ps 10,4), et vous, vous le cherchez dans une vulgaire étable, sur le sein d'une mère ?

De l'or pour un roi. De la myrrhe pour l'Homme qui va mourir
pour nous sauver. De l'encens pour le Fils de Dieu.
Que faites-vous ? Pourquoi offrez-vous cet or ? Celui-ci serait-il donc roi ? Mais où est sa cour royale, où est son trône, où est la foule de ses courtisans ? Une étable est-elle un palais, une crèche un trône, Marie et Joseph les membres de sa cour ? Comment des hommes sages sont-ils devenus fous au point d'adorer un petit enfant, méprisable tant par son âge que par la pauvreté des siens ? 

Fous, ils le sont devenus, oui, pour devenir sages ; l'Esprit Saint leur a enseigné d'avance ce que plus tard l'apôtre Paul a proclamé : « Celui qui veut être sage, qu'il se fasse fou pour être sage. Car puisque le monde, avec toute sa sagesse, n'a pas pu reconnaître Dieu dans sa Sagesse, il a plu à Dieu de sauver les croyants par cette folie qu'est la proclamation de l’Évangile » (1Co 1,21) ~

Ils se prosternent donc devant ce pauvre enfant, lui rendent hommage comme à un roi, l'adorent comme un Dieu. Celui qui les a guidés au dehors par une étoile a répandu sa lumière au secret de leur cœur.