samedi 26 octobre 2019

"Pourquoi je t'aime, ô Marie", de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus


1. Oh ! je voudrais chanter, MARIE, POURQUOI JE T'AIME
Pourquoi ton nom si doux fait tressaillir mon cœur
Et pourquoi la pensée de ta grandeur suprême
Ne saurait à mon âme inspirer de frayeur.
Si je te contemplais dans ta sublime gloire
Et surpassant l'éclat de tous les bienheureux
Que je suis ton enfant je ne pourrais le croire
O Marie devant toi, je baisserais les yeux !...

2. Il faut pour qu'un enfant puisse chérir sa mère
Qu'elle pleure avec lui, partage ses douleurs
O ma Mère chérie, sur la rive étrangère
Pour m'attirer à toi, que tu versas de pleurs !....
En méditant TA VIE DANS LE SAINT EVANGILE
J'ose te regarder et m'approcher de toi
Me croire ton enfant ne m'est pas difficile
Car je te vois mortelle et souffrant comme moi.

3. Lorsqu'un ange du Ciel t'offre d'être LA MERE
Du Dieu qui doit régner toute l'éternité
Je te vois préférer, ô Marie, quel mystère !
L'ineffable trésor de LA VIRGINITE.
Je comprends que ton âme, ô Vierge Immaculée
Soit plus chère au Seigneur que le divin séjour
Je comprends que ton âme, HUMBLE ET DOUCE VALLEE
Peut contenir Jésus, L'Océan de l'Amour !...

4. Oh ! je t'aime, Marie, te disant la servante
Du Dieu que tu ravis par ton humilité
Cette vertu cachée te rend toute-puissante
Elle attire en ton cœur LA SAINTE TRINITE
Alors L'ESPRIT D'AMOUR TE COUVRANT DE SON OMBRE
LE FILS EGAL AU PERE EN TOI S'EST INCARNE
De ses frères pécheurs bien grand sera le nombre
Puisqu'on doit l'appeler: Jésus, ton premier-né !

5. O Mère bien-aimée, malgré ma petitesse
Comme toi je possède en moi Le Tout-Puissant
Mais je ne tremble pas en voyant ma faiblesse ;
Le trésor de la mère appartient à l'enfant
Et je suis ton enfant, ô ma Mère chérie
Tes vertus, ton amour, ne sont-ils pas à moi ?
Aussi lorsqu'en mon cœur descend la blanche Hostie
Jésus, ton Doux Agneau, croit reposer en toi!...


6. Tu me le fais sentir, ce n'est pas impossible
De marcher sur tes pas, ô Reine des élus,
L'étroit chemin du Ciel, tu l'as rendu visible
En pratiquant toujours les plus humbles vertus.
 Auprès de toi, Marie, j'aime à rester petite,
Des grandeurs d'ici-bas je vois la vanité,
Chez Sainte Elisabeth, recevant ta visite,
J'apprends à pratiquer l'ardente charité.

7. Là j'écoute ravie, Douce Reine des anges,
Le cantique sacré qui jaillit de ton cœur,
Tu m'apprends à chanter les divines louanges
A ME GLORIFIER EN JESUS MON SAUVEUR.
Tes paroles d'amour sont de mystiques roses
Qui doivent embaumer les siècles à venir.
En toi le Tout-Puissant a fait de grandes choses
Je veux les méditer, afin de l'en bénir.

8. Quand le bon Saint Joseph ignore le miracle
Que tu voudrais cacher dans ton humilité
Tu le laisses pleurer tout près du TABERNACLE
Qui voile du Sauveur la divine beauté !
Oh ! que j'aime, Marie, TON ELOQUENT SILENCE,
Pour moi c'est un concert doux et mélodieux
Qui me dit la grandeur et la toute-puissance
D'une âme qui n'attend son secours que des Cieux.....

9. Plus tard à Bethléem, ô Joseph et Marie !
Je vous vois repoussés de tous les habitants
Nul ne veut recevoir en son hôtellerie
De pauvres étrangers, la place est pour les grands
LA PLACE EST POUR LES GRANDS ET C'EST DANS UNE ETABLE
QUE LA REINE DES CIEUX DOIT ENFANTER UN DIEU.
O ma Mère chérie, que je te trouve aimable
Que je te trouve grande en un si pauvre lieu!

10. Quand je vois L'Eternel enveloppé de langes
Quand du Verbe Divin j'entends le faible cri
O ma Mère chérie, je n'envie plus les anges
Car leur Puissant Seigneur est mon Frère chéri!
Que je t'aime, Marie, toi qui sur nos rivages
As fait épanouir cette Divine Fleur !....
Que je t'aime écoutant les bergers et les mages
ET GARDANT AVEC SOIN TOUTE CHOSE EN SON COEUR!...

11. Je t'aime te mêlant avec les autres femmes
Qui vers le temple saint ont dirigé leurs pas
Je t'aime présentant le Sauveur de nos âmes
Au bienheureux Vieillard qui le presse en ses bras,
D'abord en souriant j'écoute son cantique
Mais bientôt ses accents me font verser des pleurs.
Plongeant dans l'avenir un regard prophétique
SIMEON TE PRESENTE UN GLAISE DE DOULEURS.

12. O Reine des martyrs, jusqu'au soir de ta vie
Ce glaive douloureux TRANSPERCERA TON CŒUR
Déjà tu dois quitter le sol de ta patrie
Pour éviter d'un roi la jalouse fureur.
«Jésus sommeille en paix sous les plis de ton voile
Joseph vient te prier de partir à l'instant
Et ton obéissance aussitôt se dévoile
Tu pars sans nul retard et sans raisonnement.

13. Sur la terre d'Egypte, il me semble, ô Marie
Que dans la pauvreté ton cœur reste joyeux,
Car JESUS N'EST-IL PAS LA PLUS BELLE PATRIE,
Que t'importe l'exil, tu possèdes les Cieux ?...
Mais à Jérusalem, une amère tristesse
Comme un vaste océan vient inonder ton cœur
JESUS, PENDANT TROIS JOURS, SE CACHE A TA TENDRESSE
Alors c'est bien l'exil dans toute sa rigueur !...

14. Enfin tu l'aperçois et la joie te transporte,
Tu dis au bel Enfant qui charme les docteurs :
« O mon Fils, pourquoi donc agis-tu de la sorte?
« Voilà, ton père et moi qui te cherchions en pleurs. »
Et l'Enfant Dieu répond (oh quel profond mystère !)
A la Mère chérie qui tend vers lui ses bras :
« Pourquoi me cherchiez-vous ?... Aux œuvres de mon Père
« Il faut que je m'emploie ; ne le savez-vous pas ? »

15. L'Evangile m'apprend que croissant en sagesse
A Joseph, à Marie, Jésus reste soumis
Et mon cœur me révèle avec quelle tendresse
Il obéit toujours à ses parents chéris.
Maintenant je comprends le mystère du temple,
Les paroles cachées de mon Aimable Roi.
Mère, ton doux Enfant veut que tu sois l'exemple
De l'âme qui Le cherche en la nuit de la foi.

16. Puisque le Roi des Cieux a voulu que sa Mère
Soit plongée dans la nuit, dans l'angoisse du cœur ;
Marie, c'est donc un bien de souffrir sur la terre ?
Oui SOUFFRIR EN AIMANT, C'EST LE PLUS PUR BONHEUR !
Tout ce qu'Il m'a donné Jésus peut le reprendre
Dis-lui de ne jamais se gêner avec moi
Il peut bien se cacher, je consens à l'attendre
Jusqu'au jour sans couchant où s'éteindra ma foi...

17. Je sais qu'à Nazareth, Mère pleine de grâces
Tu vis très pauvrement, ne voulant rien de plus
POINT DE RAVISSEMENTS, DE MIRACLES, D'EXTASES
N'EMBELLISSENT TA VIE, O REINE DES ELUS !....
Le nombre des petits est bien grand sur la terre
Ils peuvent sans trembler vers toi lever les yeux
C'est par LA VOIE COMMUNE, incomparable Mère
Qu'il te plaît de marcher pour les guider aux Cieux.

18. En attendant le Ciel, ô ma Mère chérie,
Je veux vivre avec toi, te suivre chaque jour
Mère, en te contemplant, je me plonge ravie
Découvrant dans ton cœur DES ABIMES D'AMOUR.
Ton regard maternel bannit toutes mes craintes
Il m'apprend A PLEURER, il m'apprend A JOUIR.
Au lieu de mépriser la joies pure et sainte
Tu veux les partager, tu daignes les bénir.

19. Des époux de Cana voyant l'inquiétude
Qu'ils ne peuvent cacher, car ils manquent de Vie
Au Sauveur tu le dis dans ta sollicitude
Espérant le secours de son pouvoir divin.
Jésus semble d'abord repousser ta prière
« Qu'importe », répond-Il, « femme, à vous et à moi ? »
Mais au fond de son cœur, Il te nomme sa Mère
Et son premier miracle, Il l'opère pour toi...

20. Un jour que les pécheurs écoutent la doctrine
De Celui qui voudrait au Ciel les recevoir
Je te trouve avec eux, Marie, sur la colline
Quelqu'un dit à Jésus que tu voudrais le voir,
Alors, ton Divin Fils devant la foule entière
De son amour pour nous montre l'immensité
Il dit : « Quel est mon frère et ma sœur et ma Mère,
« Si ce n'est celui-là qui fait ma volonté ? »

21. O Vierge Immaculée, des mères la plus tendre
En écoutant Jésus, tu ne t'attristes pas
Mais tu te réjouis qu'II nous fasse comprendre
Que notre âme devient SA FAMILLE ici-bas
Oui tu te réjouis qu'Il nous donne sa vie,
Les trésors infinis de sa divinité !
Comment ne pas t'aimer, ô ma Mère chérie
En voyant tant d'amour et tant d'humilité ?

22. Tu nous aimes, Marie, comme Jésus nous aime
Et tu consens pour nous à t'éloigner de Lui.
AIMER C'EST TOUT DONNER ET SE DONNER SOI-MEME
Tu voulus le prouver en restant notre appui.
Le Sauveur connaissait ton immense tendresse
Il savait les secrets de ton cœur maternel,
REFUGE DES PECHEURS, C'EST A TOI QU'IL NOUS LAISSE
QUAND IL QUITTE LA CROIX POUR NOUS ATTENDRE AU CIEL.

23. Marie, tu m'apparais au sommet du Calvaire

Debout près de la Croix, comme un prêtre à l'autel
Offrant pour apaiser la justice du Père
Ton bien-aimé Jésus, le doux Emmanuel
Un prophète l'a dit, ô Mère désolée,
« Il n'est pas de douleur semblable à ta douleur ! »
O Reine des Martyrs, en restant exilée
TU PRODIGUES POUR NOUS TOUT LE SANS DE TON CŒUR !

24. La maison de Saint Jean devient ton seul asile
Le fils de Zébédée doit remplacer Jésus
C'est le dernier détail que donne l'Evangile
De la Reine des Cieux il ne me parle plus.
Mais son profond silence, ô ma Mère chérie
Ne révèle-t-il pas que LE VERBE ETERNEL
VEUT LUI-MEME CHANTER LES SECRETS DE TA VIE
Pour charmer TES ENFANTS, tous les Elus du Ciel?

25. Bientôt je l'entendrai cette douce harmonie
Bientôt dans le beau Ciel, je vais aller te voir
Toi qui vins ME SOURIRE au matin de ma vie
Viens me sourire encore... Mère.... voici le soir!...
Je ne crains plus l'éclat de ta gloire suprême
Avec toi j'ai souffert et je veux maintenant
Chanter sur tes genoux, Marie, pourquoi je t'aime
Et redire à jamais que je suis ton enfant !......



jeudi 24 octobre 2019

Saint Raphaël archange

Saint Raphaël, mosaïques, église de la
Theotokos Pammakaristos, Constantinople

Paul Claudel, Corona benignitatis anni Dei

Nul ne s'agenouille et ne prie,
Nul ne donne raison à Dieu,
Nul ne pleure et ne voit sa vie,
Nul avec un cri douloureux
Ne s'ouvre au Fils de Marie,
Sans que son âme ensevelie
Ne se pénètre peu à peu
De l'aimable compagnie
Des Anges délicieux :
O éclosion de l'Ami !
Du frère spirituel,
Du guide qui nous est choisi
Pour nous communiquer le Ciel
Et nous fondre à la hiérarchie
De ceux-là dont il est dit
Qu'ils ne prennent ni ne sont pris
En mariage corporel !
Nul du Père n'est accueilli
Qui n'est semblable à ses petits. (…)
Saint Michel et saint Raphaël, vitrail
C'est pourquoi que nul ne méprise
A cause qu'il ne la voit pas
Cette main que Dieu a commise
Pour tenir la nôtre ici-bas.
Nulle route n'est si raide
Qu'un Ange ne nous précède.
Près de l'infirme et du vieux
Se tient quelqu'un qui voit Dieu.
Malheur à qui le scandalise !
L'innocent ne pardonne pas.
Le Cœur obscur ne déçoit pas
L'œil limpide qui le garde
Du virginal compagnon
Et rien ne fait attention,
Comme un enfant qui regarde !
Quand entre la mort et la vie
Dans l'agonie graduelle
L'âme frémissante étudie
L'amer commencement du Ciel,
Ah ! puissions-nous, comme Tobie,
Au jour de son pèlerinage,
Quand il allait, modeste et sage,
Vers la fille de Raguél,
Voir un instant qui sourit
Fièrement et nous appelle,
Parmi les ombres épaissies
De notre Mésopotamie,
Compatissante et fidèle,
La face de Raphaël !


mardi 22 octobre 2019

Père des miséricordes, modèle de toute paternité

Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « La dévotion à la Très Sainte Trinité », IIe traité, 8e pratique

Le grand Apôtre nous crie qu’il est riche en miséricorde (Rom X 12), qu’il en est le Père et le Dieu de toute consolation ; mais c’est un Père qui n’a rien de pareil entre tous les pères et les meilleurs qui furent jamais.

Aussi il proteste en sa divine parole qu’il étendra ses ailes sur son peuple comme un aigle sur ses petits (Matth XXIII 37), qu’il les portera délicatement sur ses épaules (Luc XV 5).

Vraiment, dit-il en la personne d’Ephraïm, mon peuple est mon fils honorable, mon fils délicat, mes entrailles se sont attendries sur lui (Jer XXXI 20). Ne craignez point, lui dit-il, ô mon peuple que je porte dans mon sein, que je puisse jamais venir à vous mettre en oubli. Votre nom est écrit dans mes mains et encore que les mères vinssent à oublier leurs enfants, je ne ferai pourtant jamais comme elles car à jamais je conserverai votre souvenir et les siècles ne le pourront effacer, rien ne vous pourra ôter de ma pensée ni de mon cœur (Is XLIX 14-16).

C’est pourquoi notre divin Maître nous dit dans l’Evangile : N’appelez personne en la terre du nom de votre père parce qu’il n’y en a qu’un seul qui soit votre Père qui est dans les cieux (Matth XXIII 9) ; il n y a que lui seul qui ait une miséricorde si surabondante.



samedi 19 octobre 2019

La vie vertueuse de Monsieur Boudon

Chanoines cathédraux

« Vie de Boudon », par Collet

A LA REINE

Madame ;

~ J’ai l’honneur de dédier aujourd’hui à Votre Majesté la Vie d’un archidiacre que la voix de tous ceux qui aiment la vertu a depuis longtemps canonisé.

~ Mais quoique la vie de M. Boudon ne présente pas des traits si grands, Votre Majesté apercevra du premier coup d’œil qu’il a réuni toutes les vertus qui en sont le germe et qu’il ne lui a manqué que le pouvoir ou l’occasion de les faire éclater. Elle trouvera dans le même homme une charité qui n’a de bornes que celles de la plus rigoureuse impuissance, un zèle ardent pour les intérêts de Dieu et de son Eglise, mais un zèle toujours tempéré par la douceur et par la prudence, le rare talent de soulager ces âmes souffrantes que Dieu conduit à lui par les plus pénibles sentiers, une confiance si parfaite en la Providence que, quoique dénué de tout le lendemain ne lui donna jamais la plus légère inquiétude, un détachement si absolu de toutes les créatures que Dieu seul et très seul, fut toujours le centre et le terme de son cœur, de ses pensées, de ses entreprises.

Allégorie de l'humilité
Mais j’ose le dire, Madame, quelque accoutumée que vous soyez aux plus sublimes vertus, vous ne pourrez voir sans une sorte d’émotion, je ne dis pas la patience invincible, je dis la joie, les transports avec lesquels ce saint prêtre souffrit une des plus violentes persécutions qu’on puisse imaginer, persécution qui, quoique suscitée contre sa foi, fut si souplement ménagée quelle parut ne l’attaquer que pour les mœurs.

Les Etats les plus brillants ont leurs croix. Le joug pesant qui accable les enfants d’Adam n’épargne pas plus les rois qu’il n’épargne les derniers de leurs sujets. Quelle consolation pour l’Eglise de présenter en tout temps des modèles d’une parfaite soumission aux ordres les plus sévères du premier des maîtres ! Quel plaisir pour une reine qui, tout occupée de la grandeur de Dieu, gémit comme Esther du poids de la sienne, de voir dans ce dernier âge du monde un homme plus content d’être le rebut et l’opprobre d’un peuple qui l’avait si souvent admiré, qu’il ne l’était en se rappelant que les trois plus grandes princesses du monde avaient versé des fleurs sur son berceau.

Votre Majesté n’aura pas besoin de cette dernière grâce qui fait vaincre la calomnie par la patience. Le monde, tout monde qu’il est, a rendu un hommage constant et aux vertus dont le ciel vous a comblée dès l’enfance et à la manière dont vous avez su les transmettre à votre auguste famille.

Puissiez-vous, comme les anciens amis de Dieu, les y voir régner jusqu’à la quatrième génération. C’est l’unique vœu que puisse former un ministre de Jésus Christ. Et c’est le seul qu’adoptera une princesse qui sait que le monde passe avec sa gloire et ses plaisirs, mais que la vertu subsiste éternellement.

Je suis avec un très profond respect, MADAME,
DE VOTRE MAJESTÉ, le très humble, très obéissant, très fidèle serviteur et sujet,

Pierre Collet


mercredi 16 octobre 2019

Dédicace de la basilique de Saint-Michel du Mont Tombe, le Mont Saint-Michel

Statue de Saint Michel, jardins du Vatican

Du bienheureux Bartolo Longo

Esprit souverainement beau et resplendissant, saint Michel, soyez la lumière qui éclaire nos pas, notre force quand nous sommes abattus, faites-nous remporter la victoire dans la tourmente des passions, soyez notre réconfort dans les peines de la vie, notre refuge dans le monde qui nous persécute, la santé dans les maux qui nous affligent, préservez-nous des pièges que nous tendent nos ennemis pour nous surprendre, soyez notre soutien contre les tentations du démon. Avec le chœur des trônes, nous vous honorons, en adorant le Seigneur.



dimanche 13 octobre 2019

Notre Seigneur, Jésus Christ

"Pourquoi dors-tu, Seigneur ?" - le Seigneur dormant
dans la barque avant d'apaiser la tempête,
par Jules Joseph Meynier

De Charles Péguy

Puissions-nous contempler l’homme de Nazareth,
L’ouvrier du bois d’orme et du bois de bouleaux.
Et l’homme de la barque et de Génésareth,
Et la procession de Ses pieds sur les eaux.
Puissions-nous Le revoir comme Il était sur la terre,
L’homme du bois de charme et du bois de bouleau.
Comme Il se gouvernait dans cette humble misère,
Assis dessus la barque errante au fil de l’eau.


jeudi 10 octobre 2019

A Jésus, par le Coeur immaculé de Marie


De Saint Maximilien Kolbe, ofm., extraits des conférences du 5 juillet 1936, des 3 et 4 septembre 1937 et du 14 mai 1936

« Voici ta mère » (Jn 19,27)

Efforçons-nous d'aimer le Seigneur Jésus avec le cœur de l'Immaculée, de le recevoir avec son cœur, de le louer avec ses attitudes à elle, de réparer, remercier, même si nous ne le comprenons pas, cependant c'est la réalité. C'est par son cœur, par ses attitudes que nous louons le Seigneur Jésus. Si vraiment c'est elle qui aime et glorifie Jésus par nous, alors nous sommes ses instruments.

Elle seule va nous apprendre comment aimer le Seigneur Jésus, bien mieux, sans comparaison, que tous les livres et tous les maîtres. Elle nous apprend à l'aimer comme elle l'aime. Et tout notre effort doit tendre à ce qu'elle seule aime le Seigneur Jésus avec notre cœur.

Seule l'âme possédée par l'amour de Dieu retire d'elle tout ce qui l'encombre. Tout se concentre sur l'amour de Dieu. Et maintenant qui donc aime plus Jésus pauvre et crucifié, dans la crèche, que la Mère très sainte ! Personne au monde, même parmi les anges, n'a aimé et n'aime aussi ardemment le Seigneur Jésus que la Mère de Dieu... L'Immaculée est l'épanouissement de l'amour divin dans nos âmes et le moyen de nous approcher du cœur de Jésus.


lundi 7 octobre 2019

Notre Dame du Rosaire ayez pitié de nous, de l'Eglise et de notre monde

La Vierge Marie confiant le rosaire à Saint Dominique et Sainte Catherine de Sienne,
par Guglielmo Caccia



vendredi 4 octobre 2019

Saint François d'Assise, Apôtre de Notre-Dame des Anges

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Thomas de Celano, biographe de saint François et de sainte Claire, 
« Vita Prima » de Saint François, § 29

Saint François et Sainte Claire recevant
une jeune novice
Une nouvelle recrue de qualité est entrée dans l'Ordre, et leur nombre a été porté ainsi à huit. Alors le bienheureux François les a réunis tous et leur a parlé longuement du Royaume de Dieu, du mépris du monde, du renoncement à la volonté propre et de la docilité à exiger du corps. Puis il les a divisés en quatre groupes de deux et leur a dit :
« Allez, mes bien-aimés, parcourez deux à deux les diverses régions du monde, annoncez la paix aux hommes et prêchez-leur la pénitence qui obtient le pardon des péchés.
Soyez patients dans l'épreuve, sûrs que Dieu accomplira ce qu'il a décidé et qu'il tiendra ses promesses. Répondez humblement à ceux qui vous interrogent, bénissez ceux qui vous persécutent, remerciez ceux qui vous insultent et vous calomnient : à ce prix, le Royaume des cieux est à vous ! » (Mt 5,10-11).

Ils ont reçu avec joie la mission que leur confiait la sainte obéissance et se sont prosternés aux pieds de saint François qui a embrassé chacun tendrement en lui disant avec foi : « Abandonne au Seigneur tout souci, et il prendra soin de toi ! » (1P 5,7)

C'était sa phrase habituelle quand il envoyait un frère en mission.


Notre Dame des Anges, fresque

mercredi 2 octobre 2019

Fête des saints Anges gardiens


Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « L’homme de Dieu », partie II, chap. 6

Nous avons traité amplement du culte de ces bienheureux esprits dans notre livre de la « Dévotion aux neuf chœurs des anges ».

Je dirai seulement encore ici qu’il serait bon, outre les fêtes de saint Michel qui se célèbrent deux fois l’année, celle de saint Gabriel qui se fait le 18 ou le 24 de mars, celle de saint Raphaël que l’on célèbre le troisième dimanche après Pâques ou le 20 de novembre, de prendre tous les mardis qui sont des jours dans l’usage de l’Eglise appliqués à la mémoire de ces aimables intelligences, pour les honorer spécialement en assistant à la sainte messe, ou y communiant, ou la faisant célébrer en leur honneur en y pratiquant quelque mortification intérieure ou extérieure, en y faisant quelque œuvre de charité spirituelle ou corporelle, en visitant quelque église ou chapelle dédiée à Dieu sous leur invocation, en pensant à leurs bontés et en s’entretenant avec eux.
*Aujourd’hui, les mémoires liturgiques se célèbrent :
-pour la S. Michel : 29 septembre, 16 octobre (dédicace du Mt S. Michel) et 8 mai (S. Michel du Mt Gargan) ;
-pour la S. Gabriel : 24 mars (vigile de l’Annonciation) ;
-pour la S. Raphaël : 24 octobre ;
-pour les SS. Anges gardiens : 2 octobre.




mardi 1 octobre 2019

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, co-patronne de la France, patronne de la Normandie


De sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, « Carnet jaune », 17 juillet 1897, 1 et 2

Samedi - A 2 heures du matin elle avait craché le sang.

Je sens que je vais entrer dans le repos... Mais je sens surtout que ma mission va commencer, ma mission de faire aimer le bon Dieu comme je l'aime, de donner ma petite voie aux âmes.
Si le bon Dieu exauce mes désirs, mon Ciel se passera sur la terre jusqu'à la fin du monde. Oui, je veux passer mon Ciel à faire du bien sur la terre. 
Ce n'est pas impossible, puisqu'au sein même de la vision béatifique, les Anges veillent sur nous. Je ne puis pas me faire une fête de jouir, je ne peux pas me reposer tant qu'il y aura des âmes à sauver... Mais lorsque l'Ange aura dit : « Le temps n'est plus ! » alors je me reposerai. Je pourrai jouir, parce que le nombre des élus sera complet et que tous seront entrés dans la joie et dans le repos. Mon cœur tressaille à cette pensée... ... 
Le bon Dieu ne me donnerait pas ce désir de faire du bien sur la terre après ma mort ; s'il ne voulait pas le réaliser ; il me donnerait plutôt le désir de me reposer en lui.
Je n'ai que des incommodités à supporter, pas des souffrances.