vendredi 15 août 2014

Assomption de la Très Sainte Vierge Marie, Reine des Anges et des Hommes, Reine de France



Sa Sainteté le Pape Pie XII a composé, à l’occasion de la définition solennelle du dogme de l’Assomption,  cette prière qui fut récitée par lui en italien le 1er novembre 1950 en conclusion de son discours.


Le vénérable Pape Pie XII, priant
O Vierge immaculée, Mère de Dieu et Mère des hommes : Nous croyons avec toute la ferveur de notre foi en votre Assomption triomphale en âme et en corps, au Ciel où Vous êtes acclamée Reine par tous les chœurs des anges et par toutes les phalanges des saints ; et nous, nous nous unissons à eux pour louer et bénir le Seigneur, qui Vous a exaltée au-dessus de toutes les autres créatures, et pour Vous offrir l’élan de notre dévotion et de notre amour.

Nous savons que votre regard, qui maternellement enveloppait l’humble et souffrante Humanité de Jésus sur la terre, se rassasie au Ciel en voyant la glorieuse Humanité de la Sagesse incréée, et que la joie de votre âme à contempler face à face l’adorable Trinité fait tressaillir votre cœur de béatifiante tendresse ; et nous, pauvres pécheurs, nous dont le corps alourdit le vol de l’âme, nous Vous supplions de purifier nos sens, afin que nous apprenions, dès ici-bas, à goûter Dieu, Dieu seul, dans le charme des créatures ; Nous avons confiance que vos regards miséricordieux s’abaissent sur nos misères et nos angoisses, sur nos luttes et nos faiblesses ; que vos lèvres sourient à nos joies et à nos victoires ; que Vous entendez la voix de Jésus Vous dire de chacun de nous, comme jadis à Son disciple bien-aimé : « Voilà votre fils » ; et nous, qui Vous invoquons comme notre Mère, nous Vous prenons, comme Jean, pour guide, soutien et consolation de notre vie mortelle.

Abbaye Saint-Martin de Mondaye,
Assomption
Nous avons la vivifiante certitude que vos yeux, qui ont versé des larmes sur la terre baignée du sang de Jésus, se tournent encore vers ce monde en proie aux guerres, aux persécutions, à l’oppression des justes et des faibles ; et nous, dans les ténèbres de cette vallée de larmes, nous attendons de votre céleste lumière et de votre douce pitié le soulagement des peines de nos cœurs, des épreuves de l’Eglise et de notre patrie.

Nous croyons enfin que, dans la gloire où Vous régnez, parée du soleil et couronnée d’étoiles, Vous êtes, après Jésus, la joie et l’allégresse de tous les anges et de tous les saints ; et nous, de cette terre où nous passons en pèlerins, réconfortés par la foi en la résurrection future, nous regardons vers Vous, notre vie, notre douceur, notre espérance ; attirez-nous par la suavité de votre voix, pour nous montrer un jour après notre exil, Jésus, le fruit béni de votre sein, ô clémente, ô bonne, ô douce Vierge Marie ! Amen.



Saint-Vincent - Saint-Remy,
vitrail de l'église de Pussay

lundi 11 août 2014

11 août - Saint Taurin, Apôtre d'Evreux




Du vénérable abbé Henri Marie Boudon,

« Vie de Saint Taurin », chap 12
Saint Taurin,
détail de la châsse


On a écrit avec bien du sujet que les saints sont les rédempteurs des villes et des lieux où ils sont patrons, que par leurs prières ils en détournent les calamités publiques et particulières, et qu’ils y attirent toutes sortes de bénédictions.

La préservation de la ville d’Evreux de l’hérésie en a été une très singulière et si considérable que les députés du clergé vers Charles IX en obtinrent pour ce sujet qu’elle serait exempte de prêche.

Allons donc avec confiance au glorieux saint Taurin : notre Père, notre pasteur, notre apôtre, notre patron, notre protecteur dans toutes nos nécessités et pour obtenir de la suradorable Trinité toutes sortes de grâces. Laissons-nous à Notre Seigneur Jésus-Christ, pour être renouvelés dans l’esprit de piété envers ce saint.

Procession
L’ancien cérémonial de plus de quatre cents ans, de l’abbaye qui porte son nom à Evreux, après avoir exhorté à célébrer sa grande fête avec une sainte joie, nous apprend que tous les religieux étaient revêtus d’aubes blanches - dont il y en avait quatre qui portaient des chapes à la solennité des vêpres, qu’il y en avait six des principaux qui les portaient à l’invitatoire des matines, que les chanoines de la cathédrale assistaient à l’office, que la Messe principale était célébrée pontificalement par l’Évêque et, en son absence, par le doyen ou une autre dignité, qu’il y avait trois diacres et trois sous diacres qui servaient la sainte Messe deux chanoines, deux religieux et deux chapelains de la cathédrale, que l’on portait solennellement à la procession le chef de Saint Taurin et le chef de saint Lau.

L’ancien Martyrologe de la même abbaye dit que l’on faisait la fête de la translation des reliques de ces deux saints le cinquième d’août. On voit aussi dans les anciennes leçons dont nous avons parlé plusieurs fois, que l’on célébrait la fête de l’invention du corps de saint Taurin, qui est le cinquième de septembre, avec octave.

La châsse précieuse de ses sacrées reliques que nous voyons présentement en son église et monastère des religieux de Saint-Benoit, dans l’un des faubourgs de la ville d’Evreux, a été donnée par vœu par Gilbert de Saint-Martin qui en était pour lors abbé, l’année 1239. L’église de Lezoux, en Auvergne, ayant pour patron Saint-Taurin fait la fête de sa translation le 21 de novembre. Il est aussi le patron de la célèbre abbaye de Fécamp qui en fait la fête de première classe.


Abbaye Saint-Taurin d'Evreux, gravure.


vendredi 8 août 2014

8 août - Saint Dominique, fondateur des frères prêcheurs

Saint Dominique, Apôtre du Rosaire

Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, "Le triomphe de la Croix", partie III, chap. 4, le triomphe de la Croix dans sa dévotion aux anges et aux saints


Saint Dominique, l'un des plus zélés dévots de l'immaculée Mère de Dieu qui fut jamais, instituant le Rosaire, a été cause d'une infinité de biens qui en sont arrivés.

Tous les saints Dominicains, priez pour nous !
Mais pour le réciter selon le dessein de ce grand patriarche, il faut considérer, en le disant, les mystères de la vie et de la mort de notre bon Sauveur, ou ses mystères opérés après sa glorieuse résurrection ; et cette dévotion était un grand supplément au défaut des livres qui traitent de ces sujets pour les personnes ignorantes, et un grand secours même aux plus habiles ; car le rosaire de la très sacrée Vierge, pris dans son véritable esprit, donne une ample matière et d'une manière aisée et propre à toutes sortes de personnes pour s'occuper de notre bon Sauveur Jésus-Christ, de ce qu'il a fait et souffert pour nous, et la méditation de sa précieuse vie et mort est autant utile que nécessaire à tous les Chrétiens et apporte une grande gloire à Dieu, qui est la fin de toutes choses.

Il serait à désirer, qu'en apprenant le chapelet, l'on apprît les mystères de Jésus-Christ et de sa très pure Mère pour les considérer avec attention et avec amour et, sans cela, souvent, c'est un exercice qui se fait avec beaucoup de tiédeur, de distraction et qui n'est pas accompagné des grâces signalées qui y sont accordées. Mais c'est un malheur assez ordinaire, l'on s'arrête à l'extérieur ! 








mercredi 6 août 2014

Transfiguration du Seigneur

Homélie sur l'évangile de la Transfiguration, par saint Léon le Grand, pape

La Transfiguration, par Raphaël

Le Seigneur découvre Sa gloire à des témoins choisis, et la forme corporelle qu’Il a pareille à celle des autres hommes, Il l’illumine d’une telle splendeur que Son visage devient éclatant comme le soleil et Son vêtement blanc comme la neige.

En cette Transfiguration, son but principal était sans doute de détruire dans le cœur de Ses disciples le scandale de la Croix et d’empêcher, en leur révélant l’excellence de Sa dignité cachée, que leur foi ne fût troublée par les abaissements de Sa Passion volontaire. Mais Sa Providence avait un autre et non moindre dessein, celui de donner un fondement à l’espérance de la sainte Église. Elle voulait lui faire connaître de quelle transformation tout le corps du Christ devait être gratifié, en sorte que ses membres pussent se promettre d’avoir part un jour à la gloire qui avait resplendi dans le chef.

Mais pour affermir la foi des Apôtres et les conduire à une science parfaite, une autre instruction est donnée en ce miracle. En effet, Moïse et Élie, c’est-à-dire la Loi et les prophètes, apparurent, s’entretenant avec le Seigneur. La présence de ces 5 hommes (Moïse, Élie et les 3 Apôtres) remplit en toute vérité la condition posée par cette parole de l’Écriture : Le témoignage de 2 ou 3 hommes fait toujours foi (Deut. 19,15).

Quoi de plus solidement établi qu’un fait proclamé à la fois par les trompettes de l’Ancien et du Nouveau Testament, où se réunissent dans un commun accord la doctrine évangélique et les instruments des antiques témoignages? Les pages des 2 Alliances se corroborent mutuellement, mais ce que l’ancienne nous avait promis en symboles et sous le voile des mystères, la splendeur de la gloire présente nous le montre à découvert.

L’Apôtre Pierre, enflammé par la révélation de ces mystères sacrés, n’ayant plus que mépris pour le monde et dégoûté des choses de la terre, était comme ravi hors de lui par le désir des biens éternels. Tout plein de la joie de toute cette vision, il voulait habiter avec Jésus ce lieu même où la manifestation de Sa gloire le rendait heureux. C’est pour cela qu’il s’écrie "Seigneur, il nous est bon d’être ici. Si Tu le permets, faisons ici 3 tentes, une pour Toi, une pour Moïse et une pour Élie." Mais le Seigneur ne répondit pas à cette suggestion, signifiant par-là, non pas que ce désir était coupable, mais qu’il était désordonné.


Le monde, en effet, ne pouvait être sauvé que par la mort du Christ; et par l’exemple du Seigneur, la foi de ceux qui croient doit être telle assurément qu’ils n’aient aucun doute sur la réalité des promesses de bonheur qui leur ont été faites; mais il faut que nous comprenions aussi qu’au milieu des épreuves de la vie présente, nous devons solliciter la grâce de les supporter avec constance, avant de réclamer la gloire.

Basilique de la Transfiguration du Mont Thabor, mosaïques du chœur.



vendredi 1 août 2014

2 août - Solennité de Notre-Dame des Anges

Gravure ancienne de la Portioncule avant l'édification de la basilique
Gravure ancienne représentant la chapelle de la Portioncule dans un enclos au milieu
des cellules des premiers frères de saint François, et au fond la ville d’Assise.

Cathédrale d'Evreux, Samedi 2 août,
  • A 10h30, Messe en forme extraordinaire dans la Chapelle des Saints Anges pour la solennité de la 


Dédicace de la Basilique Notre-Dame des Anges


Cette solennité date de la grâce que reçue Saint François d'Assise, de voir Notre Seigneur et sa Très Sainte Mère, la Vierge Marie, entourés des saints Anges. Il leur demanda la grâce de l'indulgence plénière, aux conditions de l'Eglise), laquelle fut concédée à perpétuité par le Souverain Pontife Honorius III.

Cette indulgence porte le nom de portioncule. L'indulgence plénière de la Portioncule s'appelle ainsi en souvenir de cette petite chapelle de Notre-Dame des Anges, bâtie sur une petite portion de terrain dépendant d'une abbaye bénédictine, où eut lieu l'apparition. Elle se trouve aujourd'hui comme enchâssée dans la Basilique Saint-François à Assise. 

Pour recevoir cette grande grâce, il faut :
  1. être en état de grâce,
  2. se confesser et recevoir l'absolution sacramentelle,
  3. avoir le désir de rejeter tout péché,
  4. assister à la sainte Messe et communier
  5. visiter une église, chapelle... et y prier aux intentions du Souverain Pontife pour la conversion des pécheurs, la destruction du schisme et de l'hérésie, l'établissement du Règne de Dieu dans tous les cœurs et dans la société.

Cette grâce peut être reçue, du soir du 1er août (après Vêpres) jusqu'aux soir du 2 août. Elle peut être appliquée aux saintes âmes du Purgatoire.



Prières selon les intentions du Souverain Pontife
pour recevoir l'indulgence plénière


l'apparition du Christ et de sa Mère à Saint François
Muurillo, l'apparition du Seigneur et de
Notre Dame à S. François.
A la visite d’une église, lorsqu’on veut s’appliquer à soi-même l’indulgence, on peut réciter la prière qui suit:
Mon Seigneur Jésus-Christ , je reconnais et je crois que Vous avez laissé à la Sainte Eglise le riche trésor des saintes indulgences pour  le profit spirituel des fidèles. 
Je reconnais qu’elle ouvre et dispense en cette occasion ses richesses spirituelles en faveur de ceux qui avec les dispositions requises visitent cette église et y prient selon les pieuses intentions des Souverains Pontifes, c’est-à-dire pour la conversion des infidèles, pour l’exaltation de notre Mère la Sainte Eglise, pour le retour des hérétiques, pour la paix et la concorde entre les princes chrétiens et pour les autres fins proposées. 
C’est avec cette intention que je veux prier dans cette visite, afin de gagner cette sainte indulgence que j’espère obtenir, et que j’applique au profit de mon âme et pour la rémission des peines temporelles que j’ai méritées par mes péchés sans nombre.

Si l’on veut appliquer l’indulgence pour un ou plusieurs défunts, l’on ajoute la prière suivante que l’on met au singulier ou au pluriel:
O mon Jésus, si Vous daignez m’accorder cette sainte indulgence, je Vous l’offre pour les âmes décédées, envers lesquelles j’ai des obligations particulières de justice ou de charité.
Je l’applique pour la satisfaction des peines qu’elles ont méritées, afin de hâter leur sortie du Purgatoire et leur entrée dans le Paradis.

Ensuite on récite les prières suivantes pour les besoins de l’Eglise et selon les intentions de notre Saint Père le Pape:
Seigneur, je prie pour la Sainte Eglise Votre épouse et ma mère. Souvenez-Vous que Vous avez répandu votre Sang divin afin qu’elle fût sans rides et sans tâches. Daignez donc purifier et sanctifier tous ses membres, en éloignant d’elle tout scandale et tout péché.
Ne permettez pas qu’elle soit méprisée ou avilie. Dirigez-la Vous-même, conservez-là, exaltez-la parmi toutes les nations, étendez son empire dans tout le monde : ut Ecclesiam tuam sanctam regere et conservare digneris, Te rogamus audi nos (pour que Vous daignez régir et conserver votre Sainte Eglise, nous Vous le demandons, écoutez-nous) !
Pater noster, Ave Maria, Gloria Patri.

Seigneur, ayez pitié de la malheureuse chrétienté. Elle est le champ où Vous et vos Apôtres avez semé la doctrine évangélique. Mais voyez quelle ivraie d’erreurs l’ennemi est venu semer par-dessus. Combien de peuples, combien d’états sont infectés par l’hérésie! Et qui peut arracher cette ivraie maudite laquelle monte toujours dans son orgueil pour étouffer le bon grain de la vérité catholique? Ah! quel autre peut le faire, si ce n’est Vous, qui êtes tout-puissant?
Humiliez tant d’hérétiques qui troublent votre Eglise, et faites que l’erreur dissipée, tous les hommes croient d’une foi vive en Vous et à Vous, et qu’ils ne s’éloignent jamais plus de tout ce que l’Eglise nous enseigne pour éclairer notre foi et diriger nos moeurs. Ut inimicos sanctae Ecclesiae humiliare digneris, Te rogamus audi nos (pour que vous daignez humilier les ennemis de la Sainte Eglise, nous Vous le demandons, écoutez-nous)!
Pater noster, Ave Maria, Gloria Patri.

Seigneur, en venant au monde, Vous avez apporté la paix sur la terre et l’avez fait annoncer au monde par la bouche des Anges. Vous qui êtes le Prince de la paix, répandez parmi les princes chrétiens l’esprit d’union et de concorde, et faites qu’ils gouvernent leurs sujets dans la sainteté et la justice.
Réconciliez encore et unissez les cœurs de tous les fidèles dans les saints nœuds de la charité et de l’amour, afin que réunissant leurs efforts, ils défendent la religion catholique contre tous ses ennemis : Ut regibus et principibus christianis pacem et veram concordiam donare digneris, Te rogamus audi nos (pour que Vous daignez la paix et la concorde véritable aux rois et princes chrétiens, nous Vous le demandons, écoutez-nous)!
Pater noster, Ave Maria, Gloria Patri.

Suprême et éternel Pasteur des âmes, Jésus, protégez votre Vicaire sur la terre et notre Pontife Souverain. Dirigez-le, illuminez-le, fortifiez-le, défendez-le, assistez-le, afin qu’il puisse gouverner sagement la Sainte Eglise.
Oremus pro Pontifice nostro Francisco, Dominus conservet eum et vivifivet eum, et beatum faciat eum in terra et non tradat eum in animam inimicorum ejus. (Prions pour notre Pontife François, Que le Seigneur le garde et le vivifie, qu’il le rende heureux sur la terre et qu’il ne le livre pas aux mains de ses ennemis).
Pater noster, Ave Maria, Gloria Patri.




mercredi 30 juillet 2014

Le 2 août prochain, venez tous à Notre-Dame d'Evreux pour la solennité de Notre-Dame des Anges



Chaque 2 août, l'Archiconfrérie et ses amis se réunissent pour la célébration de la Messe afin de prier pour la France et nos Diocèses respectifs - celui d'Evreux en particulier -. 




2 août AD. 2014

Fête de la Dédicace de la Basilique
Notre-Dame des Anges

Fête patronale de l'Archiconfrérie du TS. Sacrement de l'Autel et des Saints Anges

En la Cathédrale Notre-Dame d'Evreux,
Célébration de la Messe à 10h30
dans la forme extraordinaire du rit romain.

Vous êtes attendus
dans la chapelle des Saints-Anges
(déambulatoire, à droite en entrant dans la Cathédrale)

où repose le corps de notre vénérable fondateur,
l'abbé Henri-Marie BOUDON


Ce magnifique moment nous rappelle que l'amitié qui nous lie ici-bas nous prépare mystérieusement à la communion des Saints dans le Ciel, la Jérusalem céleste.

Nous vivons en présence des Anges, de nos frères les Saints, du vénérable abbé Henri-Marie Boudon et de tous nos chers amis du Ciel qui prient pour nous d'une manière particulière. Ici-bas sur la terre, cette sainte amitié renforce notre vie chrétienne. Venez nombreux à cette Messe en l'honneur de notre Sainte Patronne et de tous les Esprits bienheureux ou confiez-nous vos intentions que nous serons heureux de porter.

L'Archiconfrérie remercie chaleureusement M. l'Archiprêtre de la Cathédrale qui nous permet, pour la 3e année consécutive, de célébrer la Messe dans sa magnifique Cathédrale. Nous l'assurons de nos prières pour sa mission ainsi que S.Exc.R. Mgr. Christian Nourrichard, successeur de Saint Taurin, qui a concédé gracieusement une indulgence partielle à la prière de béatification du vénérable abbé Boudon.


Si vous bénéficiiez de quelques grâces par l'intercession du vénérable abbé Boudon, nous vous remercions par avance de nous les faire connaître.







samedi 26 juillet 2014

Sainte Anne et Saint Joachim, priez pour nous, la Bretagne et la France



Statue de Sainte Anne d'Auray


En ce jour, la Bretagne célèbre le centenaire de sa consécration à Sainte Anne par le Pape Saint Pie X (26 juillet 1914). 
Unissons-nous à leur joie en célébrant les saints parents de Notre Dame, les grands-parents selon la chair de Notre Seigneur, Jésus-Christ.







Cette année, c'est S.Exc.R. Mgr. le nonce apostolique Luigi Ventura qui viendra présider à Auray les festivités. 


S. Exc. R. Mgr. Centène, Evêque de Vannes, à publier l'indulgence plénière :

"A l’occasion du centième anniversaire de la Proclamation de sainte Anne Patronne de Bretagne, dans le cadre des célébrations du Grand Pardon de Sainte-Anne-d’Auray, Sa Sainteté le Pape François accorde l’indulgence plénière à tous les pèlerins présents au sanctuaire de sainte Anne les 25 et 26 juillet qui,après avoir reçu les sacrements de pénitence et d’eucharistie et prié aux intentions du Souverain Pontife, adresseront à Dieu de ferventes prières pour que, dans toute la Bretagne, soient préservées la solidité et la sainteté de la famille humaine et du mariage chrétien si souvent fragilisés.
En outre, tout au long de l’année jubilaire, du 26 juillet 2014 au 26 juillet 2015, Sa Sainteté le Pape François accorde une indulgence plénière à tous les pèlerins qui visiteront le sanctuaire de Sainte-Anne-d’Auray et qui, après avoir reçu les sacrements de pénitence et d’eucharistie et prié aux intentions du Souverain Pontife, adresseront à Dieu de ferventes prières :
  1. - pour la fidélité de la Bretagne historique à sa vocation chrétienne,
  2. - pour les vocations sacerdotales et religieuses,
  3. - pour la défense de l’institution de la famille humaine dont sainte Anne et saint Joachim sont, après la Sainte Famille, les plus lumineux exemples.
  4. Cette indulgence est aussi accordée, aux conditions ordinaires,
  5. - à tous les fidèles du Christ issus de la Bretagne historique et vivant loin de leur patrie qui se réuniront dans une chapelle dédiée à sainte Anne ou devant son image pour prier aux mêmes intentions.
  6. - à tous les religieux et religieuses cloîtrés de la Bretagne historique qui prieront à ces intentions dans leur Eglise conventuelle ou dans leur propre cellule.
  7. - aux personnes dans l’impossibilité de se déplacer (personnes âgées, malades, handicapées ou détenues) qui prieront à ces mêmes intentions devant une image de sainte Anne en s’unissant spirituellement au pèlerinage et en offrant à Dieu leurs souffrances et leurs prières.
Toutes ces indulgences sont applicables aux âmes du Purgatoire."




Du protévangile de Saint Jacques


I. 1. Les histoires des douze tribus racontent qu'un homme fort riche, Joachim, apportait au Seigneur double offrande, se disant : " Le supplément sera pour tout le peuple et la part que je dois pour la remise de mes fautes ira au Seigneur, afin qu'il me soit propice. "
2. Vint le grand jour du Seigneur, et les fils d'Israël apportaient leurs présents. Or Ruben se dresse devant lui et dit : " Tu n'as pas le droit de déposer le premier tes offrandes, puisque tu n'as pas eu de postérité en Israël. "
3. Joachim eut grand chagrin, et il s'en alla consulter les registres des douze tribus du peuple, se disant : " Je verrai bien dans leurs archives si je suis le seul à n'avoir pas engendré en Israël ! " Il chercha, et découvrit que tous les justes avaient suscité une postérité en Israël. Et il se souvint du patriarche Abraham ; sur ses vieux jours, le Seigneur Dieu lui avait donné un fils, Isaac.
4. Alors, accablé de tristesse, Joachim ne reparut pas devant sa femme, et il se rendit dans le désert ; il y planta sa tente et, quarante jours et quarante nuits, il jeûna, se disant : " Je ne descendrai plus manger ni boire, avant que le Seigneur mon Dieu m'ait visité. La prière sera ma nourriture et ma boisson. "

II. 1. Et sa femme Anne avait deux sujets de se lamenter et de se marteler la poitrine. " J'ai à pleurer, disait-elle, sur mon veuvage et sur ma stérilité ! "
2. Vint le grand jour du Seigneur. Judith, sa servante, lui dit : " Jusqu'à quand te désespéreras-tu ? C'est aujourd'hui le grand jour du Seigneur. Tu n'as pas le droit de te livrer aux lamentations. Prends donc ce bandeau que m'a donné la maîtresse de l'atelier. Je ne puis m'en orner, car je ne suis qu'une servante, et il porte un insigne royal. "
3. Anne lui dit : " Arrière, toi ! Je n'en ferai rien, car le Seigneur m'a accablée d'humiliations. Et peut-être ce présent te vient-il d'un voleur et tu cherches à me faire complice de ta faute. " Et Judith la servante dit : " Quel mal dois-je te souhaiter encore, de rester sourde à ma voix ? Le Seigneur Dieu a clos ton sein et ne te donne point de fruit en Israël ! "
4. Alors Anne, malgré son désespoir, ôta ses habits de deuil, se lava la tête et revêtit la robe de ses noces. Et vers la neuvième heure, elle descendit se promener dans son jardin. Elle vit un laurier et s'assit à son ombre. Après un moment de repos, elle invoqua le Maître : " Dieu de mes pères, dit-elle, bénis-moi, exauce ma prière, ainsi que tu as béni Sarah, notre mère, et lui as donné son fils Isaac. "

III. 1. Levant les yeux au ciel, elle aperçut un nid de passereaux dans le laurier. Aussitôt elle se remit à gémir : " Las, disait-elle, qui m'a engendrée et de quel sein suis-je sortie ? Je suis née, maudite devant les fils d'Israël. On m'a insultée, raillée et chassée du temple du Seigneur mon Dieu. 2. Las, à qui se compare mon sort ? Pas même aux oiseaux du ciel, car les oiseaux du ciel sont féconds devant ta face, Seigneur. Las, à qui se compare mon sort ? Pas même aux animaux stupides, car les animaux stupides sont eux aussi féconds devant toi, Seigneur. Las, à quoi se compare mon sort ? Non plus aux bêtes sauvages de la terre, car les bêtes sauvages de la terre sont fécondes devant ta face, Seigneur. 3. Las, à quoi se compare mon sort ? A ces eaux non plus, car ces eaux sont tantôt calmes tantôt bondissantes, et leurs poissons te bénissent, Seigneur. Las, à qui se compare mon sort ? Pas même à cette terre, car la terre produit des fruits en leur saison et te rend gloire, Seigneur. "

IV. 1. Et voici qu'un ange du Seigneur parut, disant : " Anne, Anne, le Seigneur Dieu a entendu ta prière. Tu concevras, tu enfanteras et l'on parlera de ta postérité dans la terre entière. " Anne répondit : " Aussi vrai que vit le Seigneur Dieu, je ferai don de mon enfant, garçon ou fille, au Seigneur mon Dieu et il le servira tous les jours de sa vie. "
2. Et voici, deux messagers survinrent, qui lui dirent : " Joachim, ton mari, arrive avec ses troupeaux. Un ange du Seigneur est descendu auprès de lui, disant : "Joachim, Joachim, le Seigneur Dieu a exaucé ta prière. Descends d'ici. Voici que Anne ta femme a conçu en son sein".
3. Aussitôt Joachim est descendu, il a convoqué ses bergers, leur disant : " Apportez-moi ici dix agneaux sans tache ni défaut. Ces dix agneaux seront pour le Seigneur Dieu. Apportez-moi aussi douze veaux bien tendres et les douze veaux seront pour les prêtres et le Conseil des Anciens. Aussi cent chevreaux, et les cent chevreaux seront pour tout le peuple. "
4. Joachim arriva avec ses troupeaux. Anne l'attendait, aux portes de la ville. Dès qu'elle le vit paraître avec ses bêtes, elle courut vers lui, se suspendit à son cou et s'écria : " Maintenant je sais que le Seigneur Dieu m'a comblée de bénédictions ! Voici : la veuve n'est plus veuve et la stérile a conçue ! " Et Joachim, ce premier jour, resta chez lui à se reposer.
                               
V. 1. Le lendemain, il apportait ses offrandes : " Si le Seigneur Dieu m'a été favorable, pensait-il, la lame d'or du prêtre me le révélera. " Il présenta ses offrandes, et scruta la tiare du prêtre quand celui-ci monta à l'autel du Seigneur ; et il sut qu'il n'y avait pas de faute en lui. " Maintenant, dit-il, je sais que le Seigneur Dieu m'a fait grâce et m'a remis tous mes péchés. " Et il descendit du temple du Seigneur, justifié, et rentra chez lui.

2. Six mois environ s'écoulèrent ; le septième, Anne enfanta. " Qu'ai-je mis au monde ? " demanda-t-elle à la sage-femme. Et celle-ci répondit : " Une fille. " Et Anne dit : " Mon âme a été exaltée en ce jour ! " Et elle coucha l'enfant. Quand les jours furent accomplis, Anne se purifia, donna le sein à l'enfant et l'appela du nom de Marie.


Sainte Anne de Beaupré, Québec.

jeudi 24 juillet 2014

25 juillet - fête de Saint Jacques le Majeur, Apôtre - Jour de jeûne et de prière pour nos frères Chrétiens du Proche et Moyen Orient

Goya, Marie, Reine des Martyrs

En cette fête de l'Apôtre Saint Jacques, martyrisé en haine de la foi comme tous les Apôtres, Notre Saint Père le Pape François et les Évêques en France appellent tous les chrétiens à jeûner et prier pour la paix au Proche et Moyen Orient.

Nos frères sont assassinés dans l'indifférence générale. Même la France, prétendue protectrice des Chrétiens d'Orient, se pare de ce beau titre sans rien faire pour eux.

Si nous le pouvons, sacrifions un peu de notre temps pour aller à la Messe et offrir notre Communion pour nos frères martyrisés en haine de la foi ; prenons du temps pour adorer le Christ Jésus, au Saint Sacrement de l'Autel ; disons le Chapelet, nous unissant à la prière de la Vierge Marie, reine des Martyrs ; faisons avec le Christ le Chemin de Croix.

Quoique nous fassions, offrons-le de grand cœur au Seigneur qui souffre avec nos frères. Faisons-nous un peu violence, réveillons-nous, ce sont nos frères et sœurs qui sont assassinés.


Croix arménienne, détail, Basilique
du Saint Sépulcre de Jérusalem.

Ô Père, ayez pitié de vos enfants martyrisés !
Ô Jésus, ayez pitié de vos frères et sœurs martyrisés !
Ô Esprit-Saint, ayez pitié du Corps du Christ martyrisé !
Ô Sainte-Trinité, ayez pitié des chrétiens martyrisés !

Partout, Ô Jésus, comme Vous l'aviez annoncé,
tant de chrétiens sont persécutés à cause de leur foi en Vous...
Nous Vous prions pour qu'ils sachent Vous aimer plus qu'eux-mêmes...
et trouver ainsi dans leur croix leur joie...

Ô Vous qui avez dit : "Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps et après cela ne peuvent rien faire de plus,
craignez Satan qui après avoir tué le corps peut aussi jeter l'âme en Enfer
." (Lc 12.4-5),

remplissez ces frères et sœurs de votre Esprit de force !

Nous Vous confions aussi leurs persécuteurs,
aveuglés par Satan "père du mensonge, et homicide dès le commencement" (Jn 8.44).

Que le sacrifice et le pardon de leurs victimes
expient leurs péchés et obtiennent la grâce de leur conversion.

Vierge Marie,
vous qui avez eu le cœur transpercé à cause de la Passion de votre fils et notre Dieu,
daignez L'invoquer avec nous !

Il a "reçu tout pouvoir au Ciel et sur la terre" (Mt 28.20)...
qu’Il éloigne de nous la peur et la lâcheté,
qu’Il renouvelle notre foi
et nous donne le désir de témoigner, en toutes circonstances, 
qu'Il est la Résurrection et la Vie !
Amen


Nous pouvons enrichir notre prière de neuvaine d'un jeûne et/ou d'abstinence tant il est vrai que certains démons particulièrement méchants "ne se chassent que par le jeûne et la prière" (Mc 9.29).