dimanche 12 octobre 2014

Merci pour vos vœux Monseigneur



S.Exc.R. Mgr. Nourrichard, Evêque
d'Evreux, successeur de Saint Taurin
Mes amis,

En la fête des Saints Anges gardiens,
je vous assure de ma prière
et invoque la bénédiction du Seigneur
sur les membres de la Société Henri-Marie Boudon.

+  Christian NOURRICHARD
     Evêque d’Evreux







Merci pour vos vœux, Monseigneur.
Comme au Mont Gargan, comme au Mont Saint-Michel,
à quand la reconnaissance de l'Archiconfrérie, Monseigneur ? Nous avons hâte !



samedi 11 octobre 2014

Aimons Marie, Mère de Dieu et notre Mère


Notre-Dame d'Afrique, Reine.
Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, 
"Le triomphe de la Croix", partie II


C’est là qu’on a vu la fidélité inviolable de sa protection maternelle envers ceux qui y mettent leur confiance, le pouvoir des prières qu’on lui adresse, et surtout du rosaire quand il est bien récité.

La haine qu’en marquaient ces esprits malins faisait assez connaître combien cette dévotion est agréable à Notre Seigneur et à son immaculée Mère. L’une de leurs plus ordinaires insolences à l’égard de ceux qui venaient aux exorcismes était de rompre les chapelets et, quoiqu’ensuite ils fussent contraints de réparer leur impiété, ils ne pouvaient contenir leur rage. Je suis témoin oculaire de la même chose arrivée en ma présence.

Ceux qui blâment les instruments de piété comme le chapelet le scapulaire de Notre Dame du mont Carmel et les autres choses qui servent à la dévotion peuvent voir ce qu’ils font.


Nous avons écrit des privilèges du scapulaire de Notre Dame dans le traité que nous donnons au public intitulé « Avis catholiques touchant la véritable dévotion de la sacrée Vierge » où nous apportons les raisons qui en montrent la vérité qui en éclaircissent les difficultés, les approbations authentiques des prélats, les bulles des Souverains Pontifes, mais particulièrement la bulle de Clément X donnée le huitième de mai l’année 1673 dans laquelle ce grand Pontife prononce qu’il approuve et soutient de son autorité apostolique le privilège accordé par la très sainte Mère de Dieu en faveur des confrères du Scapulaire du Carmel pour le premier samedi d’après leur mort, quand ils auront gardé fidèlement les conditions prescrites.


Marie, Reine des Anges, avec Saint François d'Assise.


mardi 7 octobre 2014

7 octobre - Notre Dame du Rosaire

Notre Dame du Rosaire, offrant le chapelet
à Saint Dominique

Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, "Le triomphe de la Croix", partie III


L’on a établi le rosaire perpétuel pour donner une louange continuelle à la grande et admirable Mère de Dieu, sans doute que c’est une dévotion inspirée par le Saint Esprit car il est bien juste que tous les membres du corps mystique de Jésus Christ recevant tant de grâces par Marie, qui en est le cou, en soient dans une reconnaissance perpétuelle.

Mais ne serait-il pas beaucoup à souhaiter que l’on établit une adoration perpétuelle de la divine Providence pour adorer, pour louer, pour bénir, pour prier incessamment une si bonne et si douce mère dont nous recevons autant d’assistances que nous vivons de moments.

O mon Dieu ! sera-t-il dit que vos yeux divins seront arrêtés sans l’interruption d’un seul instant sur les hommes, et que les hommes penseront si peu à vous ! Non seulement votre providence infiniment aimable veille sur nos besoins durant les jours, mais les nuits ne sont pas exemptes de ses soins. La nécessité du sommeil a beau nous fermer les yeux à tous les objets, les vôtres sont toujours ouverts pour nous bien faire. D’où vient donc que dans tous les diocèses, dans tous les instituts, l’on ne donne pas des ordres que, parmi tant de personnes qui s’y trouvent, il n’y en ait pas toujours quelques-unes qui aient des temps réglés pour les passer en votre sainte présence, en reconnaissance, en adoration de vos infinies bontés. 



Lépante - victoire de Notre-Dame du Rosaire sur le croissant

Notre-Dame de Chanuel, basilique
Notre-Dame de la garde, Marseille
Du vénérable abbé Henri-Marie Boudon,
« La dévotion à l’immaculée Vierge Mère de Dieu », 4e pratique, Célébrer les fêtes de l’admirable Mère de Dieu, avec une dévotion singulière


Le Pape Saint Pie V entrevoyant la victoire
de Lépante contre les Turcs

Le saint Pape Pie V a institué la fête de Notre-Dame de la victoire le 7 d’Octobre en mémoire de la célèbre victoire de Lépante remportée contre les Turcs et parce que pendant cette guerre on avait recours fréquemment à la bienheureuse Vierge en récitant son Rosaire. La principale solennité qui se faisait de cette association le premier Dimanche de Mai a été transférée au premier Dimanche d’Octobre.


Basilique Sainte-Marie Majeure, Rome


samedi 4 octobre 2014

Saint François d'Assise

Zurbaran, Saint François d'Assise
De Sa Sainteté le Pape Benoît XVI

Audience générale sur Saint François d’Assise
le Mercredi 27 janvier 2010


Chers frères et sœurs,

Dans une récente catéchèse, j'ai déjà illustré le rôle providentiel que l'Ordre des frères mineurs et l'Ordre des frères prêcheurs, fondés respectivement par saint François d'Assise et par saint Dominique Guzman, eurent dans le renouveau de l'Eglise de leur temps. Je voudrais aujourd'hui vous présenter la figure de François, un authentique « géant » de sainteté, qui continue à fasciner de très nombreuses personnes de tous âges et de toutes religions.

« Surgit au monde un soleil ». A travers ces paroles, dans la Divine Comédie (Paradis, chant XI), le plus grand poète italien Dante Alighieri évoque la naissance de François, survenue à la fin de 1181 ou au début de 1182, à Assise. Appartenant à une riche famille – son père était marchand drapier –, François passa son adolescence et sa jeunesse dans l'insouciance, cultivant les idéaux chevaleresques de l'époque. A l'âge de vingt ans, il participa à une campagne militaire, et fut fait prisonnier. Il tomba malade et fut libéré. 

De retour à Assise, commença en lui un lent processus de conversion spirituelle, qui le conduisit à abandonner progressivement le style de vie mondain qu'il avait mené jusqu'alors. C'est à cette époque que remontent les célèbres épisodes de la rencontre avec le lépreux, auquel François, descendu de cheval, donna le baiser de la paix, et du message du Crucifié dans la petite église de saint Damien. Par trois fois, le Christ en croix s'anima, et lui dit: « Va, François, et répare mon église en ruine ». Ce simple événement de la parole du Seigneur entendue dans l'église de Saint-Damien renferme un symbolisme profond. Immédiatement, saint François est appelé à réparer cette petite église, mais l'état de délabrement de cet édifice est le symbole de la situation dramatique et préoccupante de l'Eglise elle-même à cette époque, avec une foi superficielle qui ne forme ni ne transforme la vie, avec un clergé peu zélé, avec un refroidissement de l'amour; une destruction intérieure de l'Eglise qui comporte également une décomposition de l'unité, avec la naissance de mouvements hérétiques. 

Colantonio, Saint François donnant la règle
à ses fils et aux Clarisses
Toutefois, au centre de cette église en ruines se trouve le crucifié, et il parle: il appelle au renouveau, appelle François à un travail manuel pour réparer de façon concrète la petite église de Saint-Damien, symbole de l'appel plus profond à renouveler l'Eglise même du Christ, avec la radicalité de sa foi et l'enthousiasme de son amour pour le Christ. Cet événement qui a probablement eu lieu en 1205, fait penser à un autre événement semblable qui a eu lieu en 1207: le rêve du Pape Innocent III. Celui-ci voit en rêve que la Basilique Saint-Jean-de-Latran, l'église mère de toutes les églises, s'écroule et un religieux petit et insignifiant la soutient de ses épaules afin qu'elle ne tombe pas. Il est intéressant de noter, d'une part, que ce n'est pas le Pape qui apporte son aide afin que l'église ne s'écroule pas, mais un religieux petit et insignifiant, dans lequel le Pape reconnaît François qui lui rend visite. Innocent III était un Pape puissant, d'une grande culture théologique, et d'un grand pouvoir politique, toutefois, ce n'est pas lui qui renouvelle l'église, mais le religieux petit et insignifiant: c'est saint François, appelé par Dieu. Mais d'autre part, il est intéressant de noter que saint François ne renouvelle pas l'Eglise sans ou contre le Pape, mais seulement en communion avec lui. Les deux réalités vont de pair: le Successeur de Pierre, les évêques, l'Eglise fondée sur la succession des apôtres et le charisme nouveau que l'Esprit Saint crée en ce moment pour renouveler l'Eglise. C'est ensemble que se développe le véritable renouveau.

Retournons à la vie de saint François. Etant donné que son père Bernardone lui reprochait sa générosité exagérée envers les pauvres, François, devant l'évêque d'Assise, à travers un geste symbolique, se dépouille de ses vêtements, montrant ainsi son intention de renoncer à l'héritage paternel: comme au moment de la création, François n'a rien, mais uniquement la vie que lui a donnée Dieu, entre les mains duquel il se remet. Puis il vécut comme un ermite, jusqu'à ce que, en 1208, eut lieu un autre événement fondamental dans l'itinéraire de sa conversion. En écoutant un passage de l'Evangile de Matthieu – le discours de Jésus aux apôtres envoyés en mission –, François se sentit appelé à vivre dans la pauvreté et à se consacrer à la prédication. D'autres compagnons s'associèrent à lui, et en 1209, il se rendit à Rome, pour soumettre au Pape Innocent III le projet d'une nouvelle forme de vie chrétienne. Il reçut un accueil paternel de la part de ce grand Souverain Pontife, qui, illuminé par le Seigneur, perçut l'origine divine du mouvement suscité par François. Le Poverello d'Assise avait compris que tout charisme donné par l'Esprit Saint doit être placé au service du Corps du Christ, qui est l'Eglise; c'est pourquoi, il agit toujours en pleine communion avec l'autorité ecclésiastique. Dans la vie des saints, il n'y a pas d'opposition entre charisme prophétique et charisme de gouvernement, et si apparaissent des tensions, ils savent attendre avec patience les temps de l'Esprit Saint.

(...) François et ses frères, toujours plus nombreux, s'établirent à la Portioncule, ou église Sainte-Marie des Anges, lieu sacré par excellence de la spiritualité franciscaine. Claire aussi, une jeune femme d'Assise, de famille noble, se mit à l'école de François. Ainsi vit le jour le deuxième ordre franciscain, celui des Clarisses, une autre expérience destinée à produire d'insignes fruits de sainteté dans l'Eglise.

Insignes de la Custodie de Terre Sainte.
La Croix de Jérusalem et les mains de
Jésus crucifié et de saint François. Nazareth.
Le successeur d'Innocent III lui aussi, le Pape Honorius III, avec sa bulle Cum dilecti de 1218 soutint le développement singulier des premiers Frères mineurs, qui partaient ouvrir leurs missions dans différents pays d'Europe, et jusqu'au Maroc. En 1219, François obtint le permis d'aller s'entretenir, en Egypte, avec le sultan musulman, Melek-el-Kâmel, pour prêcher là aussi l’Évangile de Jésus. Je souhaite souligner cet épisode de la vie de saint François, qui est d'une grande actualité. A une époque où était en cours un conflit entre le christianisme et l'islam, François, qui n'était volontairement armé que de sa foi et de sa douceur personnelle, parcourut concrètement la voie du dialogue. Les chroniques nous parlent d'un accueil bienveillant et cordial reçu de la part du sultan musulman. C'est un modèle dont devraient s'inspirer aujourd'hui encore les relations entre chrétiens et musulmans: promouvoir un dialogue dans la vérité, dans le respect réciproque et dans la compréhension mutuelle (cf. Nostra Aetate, n. 3). Il semble ensuite que François ait visité la Terre Sainte, jetant ainsi une semence qui porterait beaucoup de fruits: ses fils spirituels en effet firent des Lieux où vécut Jésus un contexte privilégié de leur mission. Je pense aujourd'hui avec gratitude aux grands mérites de la Custodie franciscaine de Terre Sainte.

De retour en Italie, François remit le gouvernement de l'ordre à son vicaire, le frère Pietro Cattani, tandis que le Pape confia à la protection du cardinal Ugolino, le futur Souverain Pontife Grégoire IX, l'Ordre, qui recueillait de plus en plus d'adhésions. Pour sa part, son Fondateur, se consacrant tout entier à la prédication qu'il menait avec un grand succès, rédigea la Règle, ensuite approuvée par le Pape.

En 1224, dans l'ermitage de la Verna, François vit le Crucifié sous la forme d'un séraphin et de cette rencontre avec le séraphin crucifié, il reçut les stigmates; il devint ainsi un avec le Christ crucifié: un don qui exprime donc son intime identification avec le Seigneur.

Rio, église Notre-Dame de Gloria de Outeiro,
Saint François recevant les sacrés stigmates
(...) Il a été dit que François représente un alter Christus, qu'il était vraiment une icône vivante du Christ. Il fut également appelé « le frère de Jésus ». En effet, tel était son idéal: être comme Jésus; contempler le Christ de l'Evangile, l'aimer intensément, en imiter les vertus. (...) Chez François, l'amour pour le Christ s'exprima de manière particulière dans l'adoration du Très Saint Sacrement de l'Eucharistie. Dans les Sources franciscaines, on lit des expressions émouvantes, comme celle-ci: « Toute l'humanité a peur, l'univers tout entier a peur et le ciel exulte, lorsque sur l'autel, dans la main du prêtre, il y a le Christ, le Fils du Dieu vivant. O grâce merveilleuse! O fait humblement sublime, que le Seigneur de l'univers, Dieu et Fils de Dieu, s'humilie ainsi au point de se cacher pour notre salut, sous une modeste forme de pain » (François d'Assise,Ecrits, Editrice Francescane, Padoue 2002, 401).

En cette année sacerdotale, j'ai également plaisir à rappeler une recommandation adressée par François aux prêtres: « Lorsqu'ils voudront célébrer la Messe, purs de manière pure, qu'ils présentent avec respect le véritable sacrifice du Très Saint Corps et Sang de notre Seigneur Jésus Christ » (François d'Assise, Ecrits, 399). François faisait toujours preuve d'un grand respect envers les prêtres et il recommandait de toujours les respecter, même dans le cas où ils en étaient personnellement peu dignes. Il donnait comme motivation de ce profond respect le fait qu'ils avaient reçu le don de consacrer l'Eucharistie. Chers frères dans le sacerdoce, n'oublions jamais cet enseignement: la sainteté de l'Eucharistie nous demande d'être purs, de vivre de manière cohérente avec le Mystère que nous célébrons.

(...) Chers amis, François a été un grand saint et un homme joyeux. Sa simplicité, son humilité, sa foi, son amour pour le Christ, sa bonté envers chaque homme et chaque femme l'ont rendu heureux en toute situation. En effet, entre la sainteté et la joie existe un rapport intime et indissoluble. Un écrivain français a dit qu'il n'existe qu'une tristesse au monde: celle de ne pas être saints, c'est-à-dire de ne pas être proches de Dieu. En considérant le témoignage de saint François, nous comprenons que tel est le secret du vrai bonheur: devenir saints, proches de Dieu!

Que la Vierge, tendrement aimée de François, nous obtienne ce don. Nous nous confions à Elle avec les paroles mêmes du Poverello d'Assise: « Sainte Vierge Marie, il n'existe aucune femme semblable à toi née dans le monde, fille et servante du très haut Roi et Père céleste, Mère de notre très Saint Seigneur Jésus Christ, épouse de l'Esprit Saint: prie pour nous... auprès de ton bien-aimé Fils, Seigneur et Maître » (François d'Assise, Ecrits, 163).



jeudi 2 octobre 2014

Saints Anges gardiens

Ange gardien
Dom Guéranger, Année liturgique, au 2 octobre pour la fête des Saints Anges gardiens


Saints Anges, soyez bénis de ce que les crimes des hommes ne lassent point votre charité ; parmi tant d'autres bienfaits, nous vous rendons grâces pour celui de maintenir la terre habitable, en daignant y rester toujours. 

La solitude, souvent, menace de se faire lourde au cœur des fils de Dieu, dans ces grandes villes et sur ces routes du monde où ne se coudoient qu'inconnus ou ennemis ; mais si le nombre des justes a baissé, le vôtre ne diminue pas. Au sein de la multitude enfiévrée comme au désert, il n'est pas d'être humain qui n'ait près de lui son Ange, représentant de la Providence universelle sur les méchants comme sur les bons. 

Bienheureux esprits, nous n'avons avec vous qu'une patrie, qu'une pensée, qu'un amour : pourquoi les bruits confus d'une foule frivole agiteraient-ils la vie des deux que nous pouvons mener dès maintenant avec vous ? Le tumulte des places publiques vous empêche-t-il d'y former vos chœurs, ou le Très-Haut d'en percevoir les harmonies ? 

Vivant nous aussi par la foi dans le secret de cette face du Père, dont l'incessante contemplation vous ravit, nous voulons de même chanter en tous lieux au Seigneur, unir aux vôtres en tout temps nos adorations. Ainsi pénétrés des mœurs angéliques, la vie présente n'aura pour nous nul trouble, l'éternité nulle surprise. 


Philippe de Champaigne, les saints Anges chantent la gloire de Dieu



mercredi 1 octobre 2014

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, Lettre 132, à Céline


Au Carmel, le 20 octobre 1891

J.M.J.T

Jésus +

Ma Céline chérie,

Voilà la quatrième fois que je viens te souhaiter ta fête depuis que je suis au Carmel...

Il me semble que ces quatre années ont encore resserré les liens qui nous unissaient si étroitement. Plus nous avançons dans la vie plus nous aimons Jésus, et comme c'est en Lui que nous nous chérissons voilà pourquoi notre affection devient si forte, que c'est plutôt L'unité que l'union qui existe entre nos deux âmes !... Céline, que faut-il que je te dise, ne sais-tu pas tout ?...

Oui mais je veux te dire pourquoi les Célines ont fleuri plus tôt cette année. Jésus me l'a fait sentir ce matin pour ta fête. Tu as sans doute remarqué que jamais l'hiver n'avait été si rigoureux que l'année dernière, par conséquent toutes les fleurs ont été retardées dans leur épanouissement, c'était tout naturel et personne n'a songé à s'en étonner. Mais il y a une petite fleur mystérieuse que Jésus s'est réservée pour instruire nos âmes. Cette fleur c'est la fleur Céline... contrairement aux autres elle s'est épanouie un mois avant l'époque de sa floraison... Céline, comprends-tu le langage de ma petite fleur chérie... la fleur de mon enfance... la fleur des souvenirs ?!!!...

Les frimas, la rigueur de l'hiver au lieu de la retarder l'ont fait pousser et fleurir... Personne n'y a fait attention, cette fleur est si petite, si peu brillante... seules les abeilles connaissent les trésors que renferme son mystérieux calice, composé d'une multitude de petits calices aussi riches les uns que les autres... Thérèse comme les abeilles a compris ce mystère. L'hiver c'est la souffrance, la souffrance incomprise, méconnue, regardée comme inutile par les yeux profanes, mais féconde et puissante aux regards de Jésus et des Anges qui comme des abeilles vigilantes savent recueillir le miel contenu dans les mystérieux et multiples calices qui figurent les âmes ou plutôt les enfants de la virginale petite fleur...

Céline, il me faudrait des volumes pour écrire tout ce que je pense sur ma petite fleur... pour moi elle est si bien l'image de ton âme, oui Jésus a fait passer les frimas sur elle au lieu du chaud soleil de ses consolations mais l'effet attendu par Lui s'est produit ; la petite plante a grandi et a fleuri presque tout d'un coup... Céline, quand une fleur est épanouie il ne reste qu'à la cueillir mais quand et comment Jésus cueillera-t-Il sa petite fleur ?...

Peut-être la couleur rosée de sa corolle indique-t-elle que ce sera par le martyre ! oui je sens mes désirs renaître. Peut-être Jésus voudra-t-il bien, après nous avoir demandé pour ainsi dire Amour pour amour, nous demander encore sang pour sang et vie pour vie... En attendant il faut laisser les abeilles puiser tout le miel des petits calices, ne rien garder, tout donner à Jésus et puis ensuite nous dirons, comme la fleur au soir de notre vie, " Le soir, voici le soir ", alors ce sera fini... Et aux frimas succéderons les doux rayons du Soleil, aux larmes de Jésus les sourires éternels...

Ah ! ne refusons pas de pleurer avec lui pendant un jour puisque nous jouirons de sa gloire pendant une éternité !... Petite fleur chérie, comprends-tu ta Thérèse !...




lundi 29 septembre 2014

Saints Archanges, Michel, Gabriel et Raphaël, et les neuf chœurs des Esprits bienheureux

Tapisserie, Saint Michel Archange


Dom Guérranger, Année liturgique, 

au 29 septembre


Ne soyons point envieux. Par sa nature, l'ange nous est supérieur. A qui des anges pourtant fut-il dit jamais : Vous êtes mon fils ? Le premier-né n'a point choisi pour lui la nature des anges.

Sur terre, lui-même reconnut la subordination qui soumet dans le temps l'humaine faiblesse à ces purs esprits ;  il  reçut d'eux,  comme ses frères dans la chair et le sang, notification des décrets divins, secours et réconfort; mais ce n'est point aux anges qu'est soumis le monde de l'éternité, dit l'Apôtre. Attrait de Dieu pour ce qu'il y a de plus faible, comment vous comprendre, sans l'humble acquiescement de la foi s'inclinant dans l'amour ? Vous fûtes, au jour du grand combat, l'écueil de Lucifer. Mais se relevant de leur adoration joyeuse aux pieds de l'Enfant-Dieu, qui d'avance leur était montré sur le trône des genoux de Marie, les Anges fidèles chantèrent : Gloire à Dieu au plus haut des deux, et, sur la terre, paix aux hommes de bonne volonté.
 
Les chœurs angéliques
O Christ, mon Christ, ainsi vous nomme l'Aigle d'Athènes : l'Eglise, ravie, vous proclame en cette fête la beauté des saints Anges. Vous êtes l'humain et divin sommet d'où pureté, lumière, amour, s'épanchent sur la triple hiérarchie des neuf chœurs. Hiérarque suprême, unité des mondes, vous présidez aux  mystères déifiants de la fête éternelle.

Les armées célestes
Séraphins embrasés, étincelants Chérubins, inébranlables Trônes ; noble cour du Très-Haut, possesseurs de la meilleure part : au témoignage du sublime Aréopagite, c'est dans une communion plus immédiate aux vertus du Sauveur que s'alimentent votre justice, vos splendeurs et vos feux. De lui, par vous, déborde toute grâce sur la cité sainte.

Dominations, Vertus, Puissances ; ordonnateurs souverains, moteurs premiers, régulateurs des mondes : pour qui gouvernez-vous cet univers ?

Pour celui, sans nul doute, dont il est l'apanage : le Roi de gloire, l'Homme-Dieu, le Seigneur fort et puissant, le Seigneur des vertus, Anges, Archanges, Principautés ; messagers, ambassadeurs, surintendants du ciel ici-bas : tous aussi, n'êtes-vous pas, au dire de l'Apôtre, les ministres du salut accompli sur terre par Jésus le Pontife des cieux ?

Nous aussi, par ce même Jésus, Trinité sainte, nous vous glorifions avec ces trois augustes hiérarchies dont les neuf cercles immatériels entourent votre  Majesté comme un multiple rempart. Tendre à vous et vous ramener toutes choses est leur  commune  loi.

Anges, coupole de Notre-Dame de la garde, Marseille
Purification, illumination, union : voies successives ou simultanées, par lesquelles leurs nobles essences, attirées vers Dieu, attirent celles qui les suivent. Sublimes esprits, c'est le regard en haut que vous agissez au-dessous de vous  comme à  l'entour. Pour vous et pour nous, puisez largement au foyer divin : purifiez-nous, non point seulement, hélas ! de l'involontaire défectuosité de notre nature ; éclairez-nous; embrasez-nous des célestes  flammes.

Pour la même raison que Satan nous déteste, vous nous aimez ; protégez contre l'ennemi commun la race du Verbe fait chair. Gardez-nous dignes d'occuper parmi vous les places laissées vides par ceux que perdit l'orgueil.



Le Christ Roi, entouré des neuf chœurs des Anges et des Esprits bienheureux


samedi 27 septembre 2014

Préparons-nous à la fête des Saints Archanges 2/2

Prière à Saint Michel Archange 


Icône de Saint Michel Archange,
écrite par Saint Andreï Roublev.
Saint Michel, Archistratège du Seigneur, vivante présence de la protection divine, rempart céleste invisible et parfait au temps de l’adversité. 

Toi qui toujours combattis le bon combat, viens à nos côtés dans la lutte que nous menons pour survivre dans ce monde où Dieu n’a plus la première place, étaie notre faiblesse et sois notre puissante protection dans l’’adversité, le bouclier qui nous préserve des assauts du Malin, chemine avec nous dans les épreuves afin que nous atteignions le havre de Paix.

Relève-nous lorsque nous sommes à terre sous le poids de nos péchés et transgressions, affermis notre courage lorsque nous vacillons à cause de la faiblesse de nos résolutions, délivre-nous par ton intercession puissante du mensonge de l’hypocrisie et de la vaine gloire.

Tranche de ton glaive de feu les racines profondes que nos iniquités ont planté dans nos âmes, sois le gardien sempiternellement présent de notre vie, afin que protégés par ta sainte garde et sanctifiés à l’ombre lumineuse de tes ailes, nous arrivions au Royaume du Père, du Fils et du Saint-Esprit, à qui reviennent tout honneur et toute gloire, dans les siècles des siècles. Amen !



mercredi 24 septembre 2014

Préparons-nous à la fête des Saints Archanges 1/2

Prière orthodoxe à Saint Archange Michel


O Grand Saint Michel, Archange de Dieu premier parmi les Anges, toi qui te tiens devant l’ineffable et transcendante Trinité, serviteur et protecteur de l’humaine génération qui avec tes armées écrasas la tête de l’orgueilleux Lucifer dans les cieux et qui couvris à jamais de honte sa malice et ses desseins sur terre, vers toi nous accourons avec foi.

Et nous te prions avec amour, sois un bouclier indestructible et un ferme rempart pour ta Sainte Eglise et notre patrie, les protégeant de tous les ennemis visibles et invisibles toutes deux par ton glaive étincelant.

Sois un guide et un Ange gardien pour nos autorités civiles, leur donnant l’illumination et le pouvoir, la joie, la paix et la consolation qui viennent du Trône du Roi des Rois. Sois un chef et un invincible compagnon d’armes pour nos forces armées amies du Christ, les couronnant de gloire et victoire sur l’Ennemi. 

Afin que tous ceux qui s’opposent à nous sachent que Dieu et Ses saints Anges sont avec nous, ne nous laisse pas privés de ton aide et assistance. Nous qui glorifions ton saint nom en ce jour, ô Archange de Dieu, car vois-le bien, quoique nous soyons de grands pécheurs, nous ne voulons périr dans nos iniquités mais nous tourner vers le Seigneur et être vivifiés par Lui pour accomplir de bonnes œuvres. C’est pourquoi nous te demandons d’illuminer notre intellect de la Lumière de la Face de Dieu qui brille toujours sur ton front semblable à l’éclair. 

Afin que nous puissions comprendre que la volonté de Dieu  est pour nous bonne et parfaite, et que nous puissions savoir ce que nous devons faire, et ce que nous devons dédaigner et fuir par la grâce du Seigneur, donne force à notre faible volonté et à notre résolution débile.

Afin que rendus ferme dans la Loi du Seigneur nous puissions alors cesser d’être ballottés par les pensées terrestres et les convoitises de la chair, que nous cessions d’être distraits comme des enfants sans raison par les beautés périssables de ce monde, oubliant dans notre folie les choses éternelles et célestes pour l’amour de ce qui est corruptible et terrestre, et par-dessus tout demande pour nous un véritable esprit de repentance venu d’en-Haut, une tristesse en Dieu qui ne soit pas feinte et la contrition pour nos péchés.

Afin que nous puissions passer le nombre de jours qui nous restent dans cette vie transitoire, non dans les plaisirs de nos sens et dans l’esclavage de nos passions mais en effaçant plutôt par nos larmes de foi et de contrition de cœur, par nos combats pour la pureté et de saintes actions de miséricorde, les mauvaises actions que nous avons accomplies et quand l’heure de notre repos et de notre libération des liens de ce corps de glaise approchera, ô Saint Archange de Dieu ne nous laisse pas sans défense.

Contre les esprits malins dans les lieux élevés, esprits qui veulent empêcher l’ascension de l’âme humaine vers le ciel, que protégés par toi, nous atteignions sans entraves les glorieuses demeures du Paradis où il n’y a ni peine, ni soupir, mais la Vie éternelle, et que nous soit accordé de contempler la Face très radieuse de notre très bienfaisant Maître et Seigneur et de Lui rendre gloire avec le Père et le Saint-Esprit, dans les siècles des siècles. Amen !



mardi 23 septembre 2014

Saint Padre Pio

Dans une lettre datée du 1er mai 1912, Saint Padre Pio écrivait : 

« Comme ce mois (de mai) prêche bien les douceurs et la beauté de Marie !... 
Combien de fois n'ai-je pas confié à cette Mère les pénibles angoisses de mon cœur agité ! Et combien de fois ne m'a-t-Elle pas consolé ? Pauvre petite Maman, comme Elle m'aime ! Je m'en suis à nouveau rendu compte dès les premières heures de ce mois.
Avec beaucoup de soins, Elle m'a Elle-même accompagné à l'Autel ce matin... Je voudrais avoir une voix tellement puissante pour inciter les pécheurs du monde entier à aimer la Madone ! Mais puisque cela m'est impossible, le prierai encore mon petit ange de remplir pour moi ce devoir... ». 




jeudi 18 septembre 2014

Notre Dame de Compassion

Canon de supplication à la Très Sainte Mère de Dieu 
pour la confession d'un pécheur

Composé par le moine Euthyme, le Chancelier

Ode 1. Ton 6. Traversant la mer…
Robert Lentz, Notre Dame portant la
Sainte Couronne d'épines du Sauveur
Comment puis-je regretter ma vie sordide, Souveraine Dame, et la multitude de mes innombrables mauvaises actions? Que puis-je te dire, Vierge Pure? Je suis perdu et je tremble. Mais aide-moi !
Où, misérable que je suis, commencerais-je à raconter mes mauvaises actions et mes horribles offenses?
Et qu’adviendra-t-il alors de moi? Mais, Dame Souveraine, avant la fin aie aussi pitié de moi.
J'ai foulé toutes les voies des péchés, ô Immaculée, et je n'ai en aucune façon trouvé le chemin du salut.
Mais j’accours vers toi aimante Dame: Ne me méprise pas qui me repens du fond de mon âme.
Je pense sans cesse à l'heure de la mort, ô Toute Pure, et au redoutable Jugement, mais par habitude je suis terriblement en proie à tous les maux. Mais aide-moi.
Le corrupteur de tout ce qui est bon, maintenant me voyant nu, sans guidance et loin du Dieu des pieuses vertus, est impatient de m’engloutir. Dame Souveraine, sauve-moi.

Ode 3. Nul n'est saint comme toi...
J'ai honteusement souillé mon âme, Souveraine Dame, Mère de Dieu, à travers d'innombrables offenses, misérable que je suis. Et, totalement sous l'emprise du désespoir, comme je le suis à présent, où puis-je aller maintenant?
Hélas, j'ai effacé ce qui est conforme à l'image de Dieu par mon fier caractère, malheureux que je suis! Et où puis-je aller maintenant? Mais hâte-toi, ô Vierge de me secourir.
Dans cette vie, nul être parmi les mortels n’a fait des actes licencieux comme moi, Vierge Aimante, car j'ai souillé le divin baptême.
J'ai atteint la limite de maux, Très Sainte Vierge, mais hâte-toi de me secourir, car le ciel et la terre amèrement crient contre mes innombrables actions révoltantes.

Ode 4. Ô Christ, ma puissance…
Les ordres angéliques et les armées des Cieux, les Puissances de ton Fils tremblent devant ta puissance, Pure Dame; tandis que moi, bien que je sois désespéré, suis en proie à la témérité.
La terre entière est étonnée et tremble à la vue de celui qui horriblement et méchamment accomplis des actes scandaleux.
J'ai malignement souillé le temple du corps, et le Temple du Seigneur, où les mortels entrent en tremblant, moi le prodigue, hélas, j’y entre sans honte.
Ne me repousse pas, Dame Souveraine, ne me repousse pas comme un étranger, moi qui ai été éloigné du havre de ton Fils, et qui suis tout à fait indigne. Mais purifie-moi aussi de la tache de mes offenses.
                                
Roger Van der Weyden, Marie - Mater dolorosa
Ode 5. Par Ta lumière divine, Toi Qui est Bon…
Adam transgressa un commandement de ton Fils, ô Vierge, et il subit l'exil. Mais comment puis-je déplorer l'abîme de mes fautes, moi le rebelle et le transgresseur contre Dieu?
Caïn a été révélé jadis comme destructeur et meurtrier de son frère avant d'avoir été maudit par Dieu. Mais que ferai-je donc, moi qui ai tout osé? Car j'ai tué mon âme, et maintenant je n’ai pas honte.
J'ai rivalisé avec le terrible Ésaü, j'ai souillé l'âme et le corps par la gourmandise et le plaisir, j’ai sali ma vie par l’ivresse et la luxure. Qui ne pleurerait pas sur moi, misérable que je suis.
Par Ta Lumière Divine, ô Dieu Bon, guéris les passions de l'âme, que le Corrupteur a semées en moi. Délivre-moi de son amère captivité. Car il rit en me voyant perdu.

Ode 6. Voyant l’océan de la vie…
Ma vie est dissolue, mon âme souillée et ma vie tout à fait malheureuse, alors que j'ai souillé tout mon corps par de mauvaises actions. Pour ce, hâte-toi, ô Vierge de me secourir.
Ma fin est venue et je ne puis pas supporter mon sort, ô Vierge Aimante. Ma conscience me rabroue, car elle expose devant moi mes mauvaises actions et le désordre de ma vie, et je tremble de peur devant le tribunal de ton Fils, ô Vierge Pure.
En vérité, ô Toute Pure, le fleuve de feu effrayant et inextinguible et le ver vigilant attendre la fièvre ardente de ma chair. Mais délivrez-moi d'eux par tes prières.
Je suis sous l'emprise de la terreur et je tremble devant les assauts de l'Ennemi, ô Vierge Aimante, car, avant la fin, le Corrupteur grince des dents contre moi, me saisissant comme un prisonnier dépouillé de vertus.
 
Ode 7. Un ange dans la fournaise...
Le Diable rusé a chauffé la flamme de mes passions sept fois et avec les adultères du cœur, il m'a tout à fait mis à mort. Mais avec le flot de mes larmes, éteins ce feu, ô Mère de Dieu, et ne me rejette pas.
Dame Souveraine, ne me laisse pas être noyé dans la boue de mes fautes, car le très vil Ennemi, me voyant dans le désespoir, ô Dame Aimante, se moque de moi. Mais avec ta main puissante relève-moi.
Ô mon âme misérable et dépourvue de sentiments, redoutable est le Jugement et terrifiante et sans fin la peine, mais néanmoins prosterne-toi maintenant devant la Mère de ton juge et ton Dieu, et pourquoi désespéras-tu de toi-même?
Toute mon espérance, souveraine dame, moi le prodigue, je l’ai mise en toi. Ne détourne pas ton visage loin de moi, ne me ferme pas ton cœur compatissant, ô Mère de Dieu, mais aide-moi.
Misérable que je suis, je suis devenu noir par la multitude de mes innombrables mauvaises actions, et j’ai changé pour le pire aux yeux et à l'esprit de mon âme. Amène-moi donc rapidement avec les rayons de ta lumière à la douceur de l’absence de passions.

Au pied de la Croix se trouvaient Marie et saint Jean
Sceau de l'abbaye de Bouzonville
Ode 8. Tu changeas la flamme en rosée...
Vierge Mère, qui donnas naissance à Dieu, l'un de la Trinité et le portas dans tes bras, éteins la fournaise farouche du feu de mes passions et purifie mon âme par des ruisseaux de larmes.
Je tremble devant la mort qui vient, ô Toute Pure, et je ne crains pas du tout ce Jugement, car je ne cesse pas totalement de faire de mauvaises actions. Avant la fin, aie pitié et sauve-moi par tes prières.
Accorde-moi jamais des gémissements sans fin et une fontaine de larmes, Dame Souveraine, afin que je puisse me laver de mes nombreuses fautes et de mes incurables blessures, afin que je puisse atteindre la vie éternelle.
Je t’ai confessé les multitudes de mes mauvaises actions, car personne d'autre dans le monde n’a provoqué la colère de Dieu, ton Fils et Seigneur, comme je l'ai fait Dame Souveraine. Réconcilie-moi bientôt avec Lui, par tes prières.
Maître, Compatissant, par nature, ne me mets pas avec les condamnés à l'heure du Jugement, mais par les prières de Ta Mère, aie pitié de moi et me place avec les brebis à Ta dextre.

Ode 9. Il est impossible pour l'homme de voir Dieu…
Tu vois, je m’approche de toi, ô Toute Pure, avec grande crainte et amour, car moi, ton serviteur, je connais la force de ta prière fervente. Car la supplication d'une Mère, ô Toute Bénie, a une grande force auprès de son Fils. Car il est mû par la compassion.
Ô Vierge Pure, prends avec toi les chœurs d'archanges et la multitude des hôtes célestes, le Précurseur, les apôtres, les prophètes, les martyrs et les ascètes, et les évêques martyrs, et intercède pour moi auprès de Dieu.
Puissè-je trouve ton aide, ô Vierge Pure, maintenant et au moment où je rendrai mon esprit. Sauve-moi prestement des démons et délivre-moi de leur tyrannie, ô Tout Immaculée, et ne me laisse pas, Vierge Aimante, être remis entre leurs mains.
J'attends un Juge Compatissant, ton Fils Ami des hommes, Vierge Pure. Ne me dédaigne pas, mais fais qu’Il me soit miséricordieux, et me fasse me tenir ensuite à la droite de Son très pur tribunal, ô toi qui es toute louée, car en toi j’ai mis mon espérance.
Principautés, Archanges, Dominations et Séraphins, Puissances, Autorités et Anges, Trônes avec les nombreux Chérubins aux yeux innombrables, tandis qu’eux nous honorons ton Fils, ô Vierge Mère, tous pieusement, nous te magnifions.

Toi plus vénérable que les Chérubins, et incomparablement plus glorieuse que les Séraphins, Toi qui sans tache enfantas Dieu le Verbe, Toi véritablement Mère de Dieu nous Te magnifions!