lundi 19 mars 2012

Angélus Place Saint-Pierre, du Dimanche 18 mars 2012

Chers amis, demain nous célébrerons la fête solennelle de saint Joseph. Je remercie de tout mon cœur tous ceux qui auront pour moi une intention dans leur prière, pour le jour de ma fête. Je vous demande de prier en particulier pour le voyage apostolique au Mexique et à Cuba, qui aura lieu à partir de vendredi prochain. Confions-le à l’intercession de la bienheureuse Vierge Marie, tant aimée et vénérée dans ces deux pays que je m’apprête à visiter. 

(...) Demain, nous célèbrerons la fête de saint Joseph : puisse le Seigneur, par l’intercession de mon saint patron de baptême, me donner la force de confirmer mes frères et sœurs dans la foi ! Comme saint Joseph, ne craignez pas de prendre Marie chez vous, qu’elle vous montre son Fils, le Christ notre Sauveur ! Que Dieu vous bénisse !

Saint Joseph, gardien et protecteur de la Sainte Famille et de l'Eglise, priez pour nous.

19 mars, solennité de la saint Joseph, patron de l'Eglise universelle

Saint Joseph et l'Enfant Jésus,
icône contemporaine
Encyclique Redemptoris Custos – 
Le gardien du Rédempteur

            n.25. Le climat de silence qui accompagne tout ce qui se réfère à la figure de Joseph s'étend aussi à son travail de charpentier dans la maison de Nazareth. Toutefois, c est un silence qui révèle d'une manière spéciale le profil intérieur de cette figure. Les Evangiles parlent exclusivement de ce que « fit » Joseph ; mais ils permettent de découvrir dans ses « actions », enveloppées de silence, un climat de profonde contemplation.

            Joseph était quotidiennement en contact avec le mystère « caché depuis les siècles », qui « établit sa demeure » sous son toit. Cela explique par exemple pourquoi sainte Thérèse de Jésus, la grande réformatrice du Carmel contemplatif, se fit la promotrice du renouveau du culte rendu à saint Joseph dans la chrétienté occidentale.

            n.26. Le sacrifice absolu que Joseph fit de toute son existence aux exigences de la venue du Messie dans sa maison trouve son juste motif « dans son insondable vie intérieure, d'où lui viennent des ordres et des réconforts tout à fait particuliers et d'où découlent pour lui la logique et la force, propres aux âmes simples et transparentes, des grandes décisions, comme celle de mettre aussitôt à la disposition des desseins divins sa liberté, sa vocation humaine légitime, son bonheur conjugal, acceptant la condition, la responsabilité et le poids de la famille et renonçant, au profit d'un amour virginal incomparable, à l'amour conjugal naturel qui la constitue et l'alimente ». Cette soumission à Dieu, qui est promptitude de la volonté à se consacrer à tout ce qui concerne son service, n'est autre que l'exercice de la dévotion qui constitue une des expressions de la vertu de religion.

            n.27. La communion de vie entre Joseph et Jésus nous amène à considérer encore le mystère de l'Incarnation précisément sous l'aspect de l'humanité du Christ, instrument efficace de la divinité pour la sanctification des hommes : « En vertu de la divinité, les actions humaines du Christ ont été salutaires pour nous, produisant en nous la grâce tant en raison du mérite que par une certaine efficacité ».

            (…) Si cet amour, par son humanité, rayonnait sur tous les hommes, les premiers bénéficiaires en étaient bien évidemment ceux que la volonté divine avait placés dans son intimité la plus étroite : Marie, sa mère, et Joseph, son père putatif. Puisque l'amour « paternel » de Joseph ne pouvait pas ne pas influer sur l'amour « filial » de Jésus et que, réciproquement, l'amour « filial » de Jésus ne pouvait pas ne pas influer sur l'amour « paternel » de Joseph, comment arriver à reconnaître en profondeur cette relation tout à fait singulière ? Les âmes les plus sensibles aux impulsions de l'amour divin voient à juste titre en Joseph un exemple lumineux de vie intérieure. En outre, l'apparente tension entre la vie active et la vie contemplative est dépassée en lui de manière idéale, comme cela peut se faire en celui qui possède la perfection de la charité. Selon la distinction bien connue entre l'amour de la vérité (charitas veritatis) et l'exigence de l'amour (necessitas charitatis), nous pouvons dire que Joseph a expérimenté aussi bien l’amour de la vérité, c'est-à-dire le pur amour de contemplation de la Vérité divine qui rayonnait de l'humanité du Christ, que l'exigence de l'amour, c'est-à-dire l'amour, pur lui aussi, du service, requis par la protection et le développement de cette même humanité.

            (…) Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 15 août 1989, solennité de l'Assomption de la Vierge Marie, en la onzième année de mon pontificat.

Ioannes Paulus, pp. II

La fuite en Egypte par Giotto            

Prière de saint François de Sales

Glorieux Saint Joseph, époux de Marie, accordez nous votre protection paternelle, nous vous en supplions par Jésus Christ. Ô vous dont la puissance s’étend à toutes nos nécessités et sait rendre possible les choses les plus impossibles, prenez paternellement les intérêts de vos enfants ; nous accourons à vous avec confiance. Faîtes, que, sous votre paternelle conduite, toutes nos causes d’inquiétude tournent à la gloire de Dieu et au bien de ses dévoués serviteurs. Amen. 



Et n'oublions pas de prier aujourd'hui d'une manière spéciale pour notre Pape Benoit XVI, né sous le beau patronage de saint Joseph.



Bonne fête, Très Saint Père

dimanche 18 mars 2012

4e Dimanche de Carême, Laetare - Dimanche de la joie : Les prières mal faites

Vénérable Henri Marie Boudon, « Dieu partout présent », Chap. VIII, Exercice de la présence de Dieu 

Le combat des Anges contre les démons,
enluminure
            Cet exercice de la présence de Dieu fait que l’on s’acquitte saintement des bonnes actions, qui souvent se font avec une négligence lamentable. Il serait à désirer que l’on se servit au commencement des prières, et lorsque l’on récite l’Office au commencement de chaque heure. 
Certainement si on considérait bien la Majesté infinie de Dieu présent à qui l’on parle : on se garderait bien de le prier avec une telle précipitation de paroles, que l’on passerait pour ridicule si on parlait de la même manière à un valet. C’est ce qui arrive même en la célébration des Mystères Divins, et les enfants ou autres qui répondent, particulièrement lorsque l’on récite les versets qui se disent immédiatement après le « Confiteor » au commencement de la sainte Messe, au « Kyrie eleison », le font avec tant de vitesse que les hérétiques en ont fait un sujet de leurs railleries. O si les Prêtres faisaient une sérieuse attention aux Mystères redoutables qui se passent en la sainte Messe, au grand Dieu des éternités qui se rend présent entre leurs mains, dans quels anéantissements ne seraient-ils pas ? Avec quels respects tous les peuples ne feraient-ils pas leurs prières ?

            Les distractions involontaires, et qui ne sont pas causées par quelques attachements ne doivent pas embarrasser, ou par trop d’épanchement dans les choses extérieures. Il faut donner le temps à ce qui est nécessaire dans l’ordre de Dieu, et ne négliger rien des obligations de son état. Mais il faut retrancher les occupations inutiles, et ne donner que le nécessaire à ce qui est de notre obligation. Il faut retirer son esprit de tous les embarras inutiles des créatures qui sont la cause de notre oubli du Créateur. Il faut ôter de son cœur toutes les affections qui en divertissent. Le trop de préférence des créatures nous prive de la présence de Dieu.

            Si nous veillons bien à retrancher les occupations qui ne sont pas nécessaires, nous trouverions du temps pour nous occuper des choses célestes. Se peut-on figurer un aveuglement plus étrange que celui des ces gens qui disent qu’ils ont trop d’affaires, et qu’ils n’ont pas le loisir de donner quelque heure pour méditer saintement sur les affaires éternelles. Ces gens ne trouvent-ils pas le temps de dormir, de boire, et de manger, de faire des visites, et d’en recevoir, et de s’entretenir avec les hommes ?

            Après tout c’est un honneur si grand, que celui que Dieu nous fait de vouloir bien nous permettre, chétifs néants que nous sommes, de le regarder, de l’entretenir, qu’il n’y a point de peine que nous ne devrions souffrir avec joie pour avoir cette grâce. Ainsi il faut porter avec patience, et en paix l’importunité des distractions, l’ennui, et la privation du sentiment, et de toute consolation : souvent il arrive que dans les commencements la présence de Dieu est plus sensible, et que dans la suite du temps les sens n’y ont pas part. Mais la foi nous doit suffire. Si l’on considère les peines que se donnent les courtisans des Rois, et le plaisir qu’ils ont s’ils leurs disent quelque parole après avoir employé bien du temps à leur faire la cour, on verra très clairement que tout ce que l’on souffre est très peu de chose dans l’exercice de la présence de Dieu.


mardi 13 mars 2012

Priez en vérité

Vénérable Henri Marie Boudon, « Dieu partout présent » Chapitre VIII, Exercice de la présence de Dieu 

L'Agonie au jardin des Oliviers par Boticelli
            Il est bon à son réveil dès le matin de commencer la journée par ce divin exercice ; et d’en faire un saint usage de temps en temps durant le jour. 
Et pour cela la Séraphique sainte Thérèse, est d’avis que l’on se serve de saintes industries pour ramener à Dieu notre pauvre esprit qui en est si égaré. 
On peut se servir pour cela des horloges qui sonnent les heures, se mettant en la présence de Dieu à toutes les heures ; et ce sera un moyen d’en acquérir peu à peu l’habitude avec le secours divin. Il y en a plusieurs qui récitent quelques prières vocales à chaque heure du jour : et c’est une pratique très bonne, et très louable, mais souvent cela se fait avec peu d’application, et quelque fois par pure coutume. Dieu serait bien plus glorifié que l’on entrât dans un véritable recueillement pour le voir présent par la foi ; et pour ensuite l’aimer et l’adorer. On peut dans la campagne, où il n’y a point d’horloge, se servir de quelques autres moyens, pour se souvenir de quelques autres moyens, pour ce souvenir de cette divine présence quatre ou cinq fois tous les matins, et autant après avoir dîné.

            Il y en a qui portent sur leur manche une croix de deux épingles croisées, et on pourrait n’y en mettre qu’une seule, comme on en met souvent pour se souvenir de quelque chose ; et cela leur sert pour voir Dieu présent par la foi, ce qui contribue beaucoup à empêcher qu’on ne l’offense dans les occupations, ou à faire ce qu’il a demandé de nous, et à souffrir en patience les maux qui arrivent.

            Comme cet acte intérieur de la présence de Dieu se peu faire en très peu de temps, il n’y a rien qui empêche que l’on ne s’en serve, au milieu des compagnies aussi bien que si l’on était seul, dans tous les exercices extérieurs, parmi les affaires, les soins que l’on doit prendre en étudiant, en se divertissant, et enfin dans quelque état que l’on se trouve. On peut même en faire usage durant les maladies ; car comme il consiste dans un simple souvenir affectueux par la foi de Dieu présent, sans s’en former d’images distinctes, cela n’apporte aucune incommodité. Il est bon lorsqu’on est en santé, et que l’on se trouve seul, de se mettre à genoux à toutes les heures, pour adorer la suprême Majesté des trois Personnes divines de la suradorable Trinité, et même de se prosterner devant sa grandeur infinie.


dimanche 11 mars 2012

3e Dimanche de Carême : Priez en tout temps

Nous approchons de la mi-Carême. La moitié du chemin est presque parcouru dans notre montée à Jérusalem où, avec Notre Seigneur, nous allons donner notre vie en communion à la sienne, pour la plus grande gloire de Dieu et le Salut du monde, pour ressusciter avec Lui et témoigner, jusqu'aux confins de la terre, de la bonne nouvelle du Salut. 


Mi-Carême. Déjà ? diront certains. Oui, déjà ; il n'est que grand temps de nous remettre à l'écoute du Seigneur pour ne pas perdre ce temps précieux que nous offrent le Seigneur et l'Eglise. 


Puisque le mot "Carême" signifie la quarantaine, mettons-nous en sainte quarantaine, à l'écoute du Verbe de Vie et de l'un de ses illustres témoins, M. Boudon. 
A l'école des saints, apprenons à prier, à nous mettre en présence de Dieu partout présent et qui attend que nous Lui fassions l'aumône de nos actes de foi, d'espérance et de charité. 

Vénérable Henri Marie Boudon, "Dieu partout présent", Chap. IV, Dieu qui est partout, demande que l’on se souvienne de sa divine présence :

Jésus au désert. Le Seigneur aimait les lieux déserts
pour être dans un coeur à coeur avec son Père,
comme nous pendant ce Carême.
            Toujours est-il vrai que ceux qui le cherchent le trouveront. Ainsi le Chrétien qui, se servant de la foi, s’applique de temps en temps à son adorable présence, peu à peu avec son secours en aura la sainte habitude, et souvent s’en souviendra.

            Il ne faut donc pas borner l’Oraison dans l’espace de nos Eglises. L’Apôtre voulait qu’on priât Dieu en toutes sortes de lieux. Tout le monde, dit saint Cyprien, est le Temple de la Divinité dans toute son étendue, l’on y trouve la société des trois personnes divines de la suradorable Trinité, nous avons donc partout une belle compagnie.

            Que personne donc ne se plaigne de la solitude. Que les Religieuses pensent à cette importante vérité, leur retraite n’aura plus rien de rebutant pour elles ; et ce leur sera une peine d’aller aux parloirs. Les premières Carmélites de la réforme de sainte Thérèse, assurait que ce leur était une espèce de martyre quand elles étaient obligées de s’y rendre ; et leur grand soin était d’en sortit au plus tôt. Que les pauvres, et les autres personnes délaissées se consolent, puisqu’elles ont avec elles ces personnes divines qui font tout le bonheur du Paradis. O si elles savaient le don de Dieu ! il est aisé de se passer des créatures quand on a le Créateur. Comment après cela désirer avec empressement la conversation des hommes, ou se plaindre d’en être privé ?

vendredi 9 mars 2012

Il faut être dévot...

Il faut être dévot, disait le vénérable abbé Henri-Marie Boudon :

- aux Anges pour en obtenir la pureté de corps et d’esprit, la charité envers le prochain et la patience.
- aux Archanges pour en obtenir le zèle de l’intérêt de Dieu.
- aux Principautés pour en obtenir la réforme de notre intérieur.
- aux Puissances pour en obtenir la destruction des efforts, des tentations, ruses, et force des démons.
- aux Vertus pour en obtenir ressource dans nos faiblesses, pour surmonter nos attaches et résister à nos inclinations.
- aux Dominations pour en obtenir la connaissance des ordres de Dieu et ne pas confondre notre volonté avec Celle de Dieu.
- aux Trônes pour en obtenir fermeté, repos, paix incompréhensible, que Dieu seul suffit.
- aux Chérubins pour en obtenir d’aimer le mépris, l’abjection, la pauvreté, le renoncement à soi, la vie cachée.
- aux Séraphins pour en obtenir l’Amour excessif qui brûle et porte des incendies.

icône des neufs choeurs des Anges entourant saint Michel.
On reconnaît particulièrement le Séraphin (de couleur rouge puisque son nom signifie "embrasé", aux neufs ailes), le Chérubin (en bleu), le Trône (la "roue" ailée) et l'Ange gardien (devant saint Michel et protégeant deux enfants). 

mardi 6 mars 2012

1er mardi du mois de mars : Petit Exorcisme de Léon XIII

19 mai 1912 - 19 mai 2012 : 100e anniversaire de la consécration de la France à saint Michel, Archange, Prince des milices célestes, 1er des Séraphins et protecteur de notre pays.
Exorcisme : Jésus chasse un démon et délivre un possédé
Petit Exorcisme de saint Michel, Archange
par SS. le Pape Léon XIII

Le Pape Léon XIII a offert à l'Eglise un moyen pour se prémunir des attaques du démon. En effet, comme le rappelle saint Paul, c'est contre des ennemis spirituels que nous avons a combattre. C'est à ces esprits ténébreux, les démons, que nous devons les tentations et toutes sortes d'épreuves qui nous affligent et nous font parfois désespérer de Dieu, du prochain, de nous-mêmes.
Prenons donc les moyens, par la récitation pieuse de cette prière, au nom de l'Eglise et en communion avec l'Archange saint Michel et tous les saints du Ciel (particulièrement saint Joseph, Terreur des démons), pour devenir les saints que Dieu désire.
Ce petit exorcisme peut être dit par tout catholique, pour soi et pour le bien de l'Eglise. C'est une prière privée, une aide spirituelle que l'Eglise nous propose, comme la médaille de saint Benoît et d'autres sacramentaux, pour nous défendre dans le combat, en demandant à Dieu plus de foi, d'espérance et de charité. 

Saint Michel et ses Anges terrassent le démon

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

            Psaume 67

1. Que Dieu se lève et que ses ennemis soient dispersés ! Et que fuient devant sa Face ceux qui le haïssent ! 2. Comme s'évanouit la fumée, qu'ils disparaissent !  Comme fond la cire en face du feu, ainsi périssent les méchants devant la Face de Dieu !

            Psaume 34

1.   Juge, Seigneur, ceux qui me nuisent ; * combats ceux qui me combattent ! 4.   Qu'ils aient honte et soient confus, * ceux qui en veulent à ma vie ! 4b. Qu'ils reculent et soient confondus, * ceux qui méditent mon malheur ! 5.   Qu'ils soient comme la poussière face au vent ! * et que l'Ange du Seigneur les pourchasse ! 6.   Que leur chemin soit ténèbres et glissade ! * et que l'Ange du Seigneur les poursuive ! 7.   Car sans raison ils ont caché contre moi leur filet de mort ; * ils ont fait à mon âme des reproches inconsistants. 8.   Que la perte les surprenne ; que le filet qu'ils ont caché les prenne ; * et qu'ils tombent dans leur  propre piège ! 9.   Et mon âme exultera dans le Seigneur, * jubilera en son salut. 29. Gloire au Père, et au Fils, * et au Saint-Esprit ! 30. Comme il était au commencement,  maintenant et toujours, * et dans tous les siècles des siècles ! Amen !

Prière à Saint Michel

Très glorieux Prince de l'armée céleste, Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat et la lutte qui est la nôtre contre les Principautés et les Puissances, contre les souverains de ce monde de ténèbres, contre les esprits de malice répandus dans les airs (Eph. 6, 10-12). Venez en aide aux hommes, que Dieu a créés incorruptibles, et faits à Son image et ressemblance, et rachetés à si haut prix de la tyrannie du démon (Sg. 2, 23 - I Cor. 6, 20). Combattez aujourd'hui, avec l'armée des Anges bienheureux, les combats du Seigneur, comme vous avez combattu jadis contre le chef de l'orgueil Lucifer et ses anges rebelles ; et ils n'eurent pas le dessus, et on ne trouva plus leur place dans le ciel.  Mais il fut jeté, ce grand dragon, l'antique serpent, celui qu'on appelle diable et Satan, celui qui égare le monde entier ; et il fut jeté sur la terre, et ses anges furent jetés avec lui (Ap. 12, 8-9). Voilà que cet antique ennemi et homicide s'est dressé avec véhémence. Déguisé en ange de lumière, avec toute la horde des mauvais esprits, il parcourt et envahit la terre profondément, afin d'y effacer le nom de Dieu et de Son Christ, et de voler, tuer et perdre de la mort éternelle les âmes destinées à la couronne de la gloire éternelle. Le poison de sa malice, comme un fleuve répugnant, le dragon malfaisant le fait couler dans des hommes à l'esprit dépravé et au cœur corrompu ; esprit de mensonge, d'impiété et de blasphème ; et souffle mortel de la luxure et de tous les vices et iniquités. - L'Église, épouse de l'Agneau immaculé, des ennemis très rusés l'ont saturée d'amertume et abreuvée d'absinthe ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu'elle a de plus précieux. Là où a été établi le Siège du bienheureux Pierre et la Chaire de la Vérité pour la lumière des nations, là ils ont posé le trône de l'abomination de leur impiété ; de sorte qu'en frappant le Pasteur, ils puissent aussi disperser le troupeau. 
Soyez donc là, Chef invincible, auprès du peuple de Dieu, contre les assauts des forces spirituelles du mal, et donnez-lui la victoire ! C'est vous que la Sainte Eglise vénère comme son gardien et son patron. Vous qu'elle se fait gloire d'avoir comme défenseur contre les puissances criminelles de la terre et de l'enfer. C'est à vous que le Seigneur a confié les âmes rachetées pour les introduire dans la céleste félicité. 
Conjurez le Dieu de paix d'écraser Satan sous nos pieds, afin qu'il ne puisse plus retenir les hommes dans ses chaînes, et nuire à l'Église. Présentez au Très-Haut nos prières, afin que, bien vite, nous préviennent les miséricordes du Seigneur, et que vous saisissiez le dragon, l'antique serpent, qui est le diable et Satan, et que vous le jetiez enchaîné dans l'abîme, en sorte qu'il ne puisse plus jamais séduire les nations (Apoc. 20,3). 
C'est pourquoi, comptant sur votre mainforte et votre protection, de par l'autorité sacrée de notre sainte Mère l'Eglise (le Prêtre remplace ces mots par : de part l’autorité de mon ministère sacré), nous entreprenons avec confiance et sûreté, au nom de Jésus-Christ, notre Dieu et Seigneur, de repousser les attaques et les ruses du démon. 

V. Voici la Croix du Seigneur, fuyez, Puissances ennemies !
R. Il a vaincu, le Lion de la tribu de Juda, le Rejeton de David !
V. Que votre miséricorde, Seigneur s'exerce sur nous ! 
R. Dans la mesure de notre espérance en vous.
V. Seigneur, exaucez ma prière !
R. Et que mon cri parvienne jusqu'à vous.
[V. Le Seigneur soit avec vous. (les laïcs omettent ces versets)
R. Et avec votre esprit.]

Prions. Dieu et Père de Notre Seigneur Jésus-Christ, nous invoquons votre Saint Nom, et nous lançons un appel suppliant à votre bonté : afin que par l'intercession de Marie Immaculée, Mère de Dieu et toujours Vierge, de Saint Michel Archange, de Saint Joseph, Époux de la même Vierge Sainte, des Saints Apôtres Pierre et Paul et de tous les Saints, vous daigniez nous accorder votre secours contre Satan et tous les autres esprits impurs qui rôdent dans le monde pour nuire au genre humain et perdre les âmes. Par le même Christ Notre Seigneur. Amen !

Exorcisme

Nous t'exorcisons, Esprit immonde, qui que tu sois : Puissance satanique, invasion de l'ennemi infernal, légion, réunion ou secte diabolique, au nom et par la puissance de Notre Seigneur Jésus-Christ X, sois arraché et chassé de l'Église de Dieu, des âmes créées à l'image de Dieu et rachetées par le précieux sang du divin Agneau Rédempteur X. N'ose plus désormais, perfide serpent, tromper le genre humain, persécuter l'Église de Dieu, ni secouer et cribler comme le froment les élus de Dieu X. Il te commande, le Dieu Très-Haut X auquel, dans ton fol orgueil, tu prétends encore qu'on t'égale, Lui qui veut que tous les hommes soient sauvés et arrivent à la connaissance de la Vérité (I Tim. 2, 4). Il te commande, Dieu le Père X ; Il te commande, Dieu le Fils X ; Il te commande, Dieu le Saint-Esprit X. Elle te commande, la majesté du Christ, Verbe éternel de Dieu fait chair X, Lui qui, pour le salut de notre race, perdue par ta jalousie, s'est abaissé et rendu obéissant jusqu'à la mort (Phil. 2, 8) ; Lui qui a bâti son Eglise sur la pierre solide, et proclamé que les portes de l'enfer ne prévaudront jamais contre elle, voulant demeurer lui-même avec elle tous les jours, jusqu'à la consommation des siècles (Mt 28, 20). Ils te commandent, le Signe de la Croix Xet la vertu de tous les mystères de la foi chrétienne X. Elle te commande, la Très-Haute Mère de Dieu, la Vierge Marie X, elle qui, dès le premier instant de son Immaculée Conception, a écrasé, par son humilité, ta tête folle d'orgueil. Elle te commande, la foi des saints Apôtres Pierre et Paul, et des autres Apôtres X. Ils te commandent, le sang des martyrs et l'affectueuse intercession de tous les saints et saintes X.
Or donc, dragon maudit et toute légion diabolique, nous t'adjurons par le Dieu X Vivant, par le Dieu X Vrai, par le Dieu X Saint, par ce Dieu qui a tant aimé le monde, qu'il lui a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais ait la Vie éternelle (Jn 3, 16) : cesse de tromper les créatures humaines et de leur verser le poison de la damnation éternelle ; cesse de nuire à l'Église et de mettre des entraves à sa liberté. Va-t-en, Satan, inventeur et maître de toute tromperie, ennemi du salut des hommes ! Cède la place au Christ, en qui tu n'as rien trouvé de tes œuvres. Cède la place à l'Église, une, sainte, catholique et apostolique, que le Christ lui-même a acquise au prix de son Sang. Humilie-toi sous la puissante main de Dieu. Tremble et fuis, à l'invocation faite par nous du saint et terrible Nom de Jésus, qui fait trembler les enfers ; à qui les Vertus des Cieux, les Puissances et les dominations sont soumises ; que les Chérubins et les Séraphins louent dans un concert inlassable, disant : Saint, Saint, Saint est le Seigneur, le Dieu des Armées. 

V. Seigneur, exaucez ma prière.
R. Et que mon cri parvienne jusqu'à Vous.
[V. Le Seigneur soit avec vous. (les laïcs omettent ces versets)
R. Et avec votre esprit.]

Prions. Dieu du Ciel, Dieu de la terre, Dieu des Anges, Dieu des Archanges, Dieu des Patriarches, Dieu des Prophètes, Dieu des Apôtres, Dieu des Martyrs, Dieu des Confesseurs, Dieu des Vierges, Dieu qui avez le pouvoir de donner la vie après la mort, le repos après le travail ; parce qu'il n'y a pas d'autre Dieu que Vous, et qu'il ne peut y en avoir si ce n'est Vous, le Créateur de toutes les choses visibles et invisibles, Vous dont le règne n'aura pas de fin ; avec humilité nous supplions votre glorieuse majesté de daigner nous délivrer puissamment et nous garder sains et saufs de tout pouvoir, piège, mensonge et méchanceté des Esprits infernaux. Par Jésus-Christ Notre Seigneur.
R. Amen !

Des embûches du démon, délivrez-nous, Seigneur !
Accordez à votre Église la sécurité et la liberté pour Vous servir : Nous Vous en supplions, écoutez-nous.
Daignez humilier les ennemis de la Sainte Église : Nous vous en supplions, écoutez-nous.

                        (Et l'on asperge le lieu d'eau bénite)



vendredi 2 mars 2012

Vendredi de la 1ère semaine de Carême : les saints Trophées du Seigneur

Collecte
         O Dieu, dont le Fils unique, ensanglanté par les épines et attaché à la Croix par les clous, nous a laissé les sacrés Trophées de sa Passion, donne nous la force de Le suivre et de porter notre Croix, afin de mériter la couronne de l’éternelle gloire. 
Les anges couronnant leur Seigneur
des instruments de la Passion
Par J-C.NS. Amen. 

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 
(XIX,1-5)
         En ce temps là, Pilate ordonna d'emmener Jésus pour le flageller.
Les soldats tressèrent une couronne avec des épines, et la lui mirent sur la tête ; puis ils le revêtirent d'un manteau de pourpre. Ils s'avançaient vers lui et ils disaient : «Honneur à toi, roi des Juifs !» Et ils le giflaient. 
Pilate sortit de nouveau pour dire aux Juifs : «Voyez, je vous l'amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation.»
Alors Jésus sortit, portant la couronne d'épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit : «Voici l'homme.»



L'ostension de la sainte Couronne d'épines
 à Notre-Dame de Paris
Dans le rit de 1962, dit aussi, forme extraordinaire, l'Archidiocèse de Paris célèbre ses plus précieux trésors, les saints Trophées du Seigneur. 

Pour les préserver de la profanation , les Croisés emmenèrent avec eux, pour les mettre à l'abri, de grandes et saintes reliques. C'est ainsi qu'à la Cathédrale Notre-Dame de Paris se trouvent, entre autres insignes reliques, un clou de la crucifixion, un morceau de la vraie Croix échappé aux attentats sacrilèges de la révolution, et surtout la Sainte Couronne d'épines, acquise par Louis IX, plus connu sous le nom de saint Louis. 

Ces trois reliques sont exposées et vénérées solennellement chaque 1er vendredi du mois et tous les vendredis de Carême, à 15h, et le Vendredi Saint, toute la journée. 

"Le pressoir mystique",
vitrail de l'église Saint-Taurin, Evreux
Elles nous renvoient à la réalité du Sacrifice du Sauveur, réalité que nous célébrons chaque jour dans le mémorial non sanglant de l'unique Sacrifice de la Croix, la Sainte Messe. 

Nous en faisons aussi une pieuse mémoire à chaque fois que nous prions le Chemin de Croix ou que nous relisons le saint Evangile en demandant à Dieu de nous aider à prendre notre croix, comme le Seigneur le commandât à ceux qui désireraient être ses disciples. 

Le Bx. Pape Jean XXIII, en plus du Chemin de Croix, avait une vénération particulière pour les saintes plaies du Seigneur. Comme l'enseigne le prophète Isaïe (chap.53, v.5), "c'est par ses blessures que nous sommes guéris". Ainsi, le bienheureux Pape, en l'honneur des 5 plaies du Sauveur disait 5 Notre Père. 
C'est d'ailleurs l'un des sens de la Croix de Jérusalem. 


jeudi 1 mars 2012

Quelques nouveaux venus sur le blogue

Ange, détail de la Nativité de Giotto
Remercions saint Joseph, la sainte Mère de Dieu - Reine des Anges, et M. Boudon de nous donner de nouveaux amis qui viennent consulter le blogue. 
Cette fois, l'Océanie est représentée. 
Qu'ils soient bien assurés de nos prières fraternelles pour eux, leurs pays, leurs Evêques, leurs paroisses et communautés. 

Nouvelle – Calédonie
Portugal
Serbie
Ile de la Réunion
Bénin
Algérie
Autriche
Slovénie
Iles des Seychelles
Philippines
Togo

Vénérable Henri Marie Boudon, " La dévotion aux neufs choeurs des Anges ", Première pratique, Avoir une dévotion singulière aux anges, archanges et principautés

            Souvenez-vous bien aussi des anges gardiens de toutes les personnes qui  vous obligent ou qui vous ont obligés ; ces anges ont plus de part que vous ne croyez aux bienfaits que vous en avez reçus. Honorez les anges de vos ennemis, de ceux qui vous sont opposés en quelque manière que ce soit, c'est le vrai moyen de leur adoucir le cœur ; ou, s'il est plus de la gloire de Dieu que vous en souffriez, ces glorieux esprits vous obtiendront des grâces spéciales pour faire un bon usage de vos souffrances, et pour aimer cordialement ceux qui vous haïssent, ou qui vous font de la peine. 

            N'oubliez pas de rendre vos respects aux princes du ciel, qui gouvernent le Souverain Pontife, les évêques et autres personnes qui veillent sur l'Église, les rois, princes, gouverneurs et autres administrateurs des choses temporelles.

            Les archanges des royaumes et des provinces doivent encore faire le sujet de vos dévotions ; comme aussi ceux des villes et villages où vous demeurez, et par où vous passez. C'était la dévotion du saint homme, le P. Le Fèvre, premier compagnon de saint Ignace ; et saint François de Sales en fait une honorable mention, en son livre de l'Introduction à la vie dévote. Saint François Xavier, allant aux Indes, fit ses dévotions au saint archange de ces pays ; et étant encore à Rome, il fut visité et exhorté puissamment de passer en ces terres étrangères par un ange habillé en Indien. Ce Macédonien, qui parut à saint Paul, et qui le pressait d'aller en Macédoine, pour y prêcher l'Évangile était sans doute l'archange de ce pays-là !

            (...) Nos églises ont des anges qui les gardent, et les autels mêmes ; et ils se rendent à grandes troupes auprès des tabernacles, où repose le très-saint sacrement de l'autel, pour y faire la cour à leur souverain. Plusieurs saints les ont vus rendre leurs adorations à leur grand Roi et au nôtre. Un saint ermite apprit de la bouche même d'un ange, qu'il gardait un autel, et qu'il n'en était point parti depuis sa consécration. C'est à ces anges que nous devons souvent avoir recours, afin qu'ils suppléent à nos négligences, à nos tiédeurs, et à notre peu de respect devant le Dieu d'infinie majesté, au très saint sacrement, afin qu'ils apaisent sa colère justement irritée, pour tant d'irrévérences qui se commettent en nos églises, afin qu'ils ouvrent les yeux à la plupart des Chrétiens qui font si peu d'attention à la vénération qui est due à nos temples. Il est bon de s'unir à ces esprits célestes, à leurs respects, à leurs amours ; et, à l'imitation du Psalmiste, chanter les louanges de Dieu en leur présence.


Ouverture du mois de saint Joseph

Mois de Saint Joseph

Songe de saint Joseph
Saint Matthieu, chap.I, 20-24 : 
Il avait formé ce projet, lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint ; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » 
Tout cela arriva pour que s'accomplît la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ». 
Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse.

Saint Joseph est le premier protecteur de la sainte Famille et de l'Eglise. Et nous devons au Bienheureux Pape Jean XXIII l'ajout de son nom, après celui de sa très sainte épouse, au Canon romain. Prions le avec beaucoup d'amour et de foi, comme sa divine épouse car, comme dit l'Ecriture : "Que ce que Dieu a unit, l'homme ne le sépare pas."

Vénérable Henri Marie Boudon, Œuvres complètes, Exhortation sur Saint Joseph et la Vie cachée

            Et pourtant voilà ce grand saint et le plus grand de tous les saints après sa sainte et chère épouse ;  voilà le plus grand ami de Dieu qui fut jamais.

            Mais comment cela ? car il n’a converti des mondes comme les apôtres, n’est point mort d’une mort violente pour nom de Jésus comme les martyrs, il n’a point fait toutes ces choses qui ravissent tout le monde ; il a été seulement solitaire, toute sa vie a été cachée avec Jésus en Dieu. Je m étonne ici de l’aveuglement qui  tient la plupart des Chrétiens et comme il y en peu qui agissent par foi. On n’est pas seulement sensuel pour les choses extérieures mais même pour les choses spirituelles ; voyez comme l’on agit.
           
            Qu’un homme fasse quelques œuvres qui paraissent beaucoup, qu’il ait le don des miracles, tout le monde court après quoique ces choses puissent compatir avec une âme ennemie Dieu !

            Qu’un autre ne respire que Dieu et qu’il soit tout anéanti avec Jésus, s’il n’a pas ces choses qui éclatent on n’en fait état du tout et il ne sera estimé que par des personnes qui lui ressemblent et qui sont dans le véritable état du christianisme. Chose étrange de voir ce procédé des Chrétiens ; il est si faux que par là il faudrait conclure que les apôtres étaient plus que Jésus leur maître, Notre Seigneur ayant été presque toujours caché et n’ayant converti que fort peu de personnes pendant sa vie. Vere aliquid magni in sotiludine lalet quamdoquidem tantopere Jésus et Maria dilexerrunt : Vraiment il faut bien dire, s’écrie dévot A Kernpis, que quelque chose de grand est caché dans la solitude puisque Jésus et Marie l’ont tant aimée.
Elle contient des trésors inénarrables. C’est un ciel, un paradis, c’est une vie angélique qui divinise les âmes et qui les consume dans les belles flammes du pur amour. Nous pouvons en juger quelque chose par la haute et très éminente sainteté de saint Joseph que cette solitude lui a donnée ; j’entends parler de la solitude parfaite extérieure et intérieure. Sa solitude extérieure est connue par la vie retirée qu’il a menée ; mais pour la solitude intérieure, il n’y a point de langue quelque éloquente qu’elle soit qui la puisse exprimer ; l’Evangile en a seulement dit un mot : Erant pater Jesus et Mater mirantes. Le père Putatif de Jésus, dit la sainte Parole, avec sa très sainte Mère admiraient (Luc II,33).

            Voilà la vie de saint Joseph, dit un serviteur de Dieu, rapportée en un mot ; vie, non de paroles mais d’oraison et d’admiration. Et il n’est point fait mention en tout l Evangile d’une seule parole que Joseph ait proférée, parce qu’il était toujours adorant et admirant sans cesse les richesses inestimables de Jésus, et la dispensation des sacrements cachés en tous les siècles en Dieu ; c’est ainsi que l’apôtre appelle Dieu Incarné.