jeudi 22 décembre 2011

Grande Semaine de prière préparatrice à Noël

22 décembre

Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul

V/. Heureuse la Vierge Marie qui a porté dans son sein le Fils du Père éternel.
R/. Et bienheureuse celle qui a nourri de son lait le Christ, Seigneur.

On dit une dizaine du chapelet : Je vous salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen. 

De l’Evangile selon saint Luc : Marie rendit grâce au Seigneur en disant : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s'est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse.

O Roi des nations, objet de leur désir, clef de voûte qui unissez les peuples opposés, venez sauver l'homme que vous avez façonné d'argile. Venez, Seigneur, venez nous sauver.


V/. Que les cieux distillent la rosée et que les nues fassent pleuvoir le Juste.
R/. Que la terre s’ouvre et produise le Sauveur.

Prions.
Réveillez votre puissance, Seigneur, et venez : Employez votre grande force à nous secourir pour qu’une indulgente pitié vienne hâter, par votre grâce, ce qu’arrêtent nos péchés.
Vous qui vivez et régnez, avec Dieu le Père en l’unité du Saint Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.


mercredi 21 décembre 2011

Grande Semaine de prière préparatrice à Noël

 21 décembre

Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul

V/. Heureuse la Vierge Marie qui a porté dans son sein le Fils du Père éternel.
R/. Et bienheureuse celle qui a nourri de son lait le Christ, Seigneur.

On dit une dizaine du chapelet : Je vous salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

De l’Evangile selon saint Luc : Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint, et s'écria d'une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ? 

O Orient, splendeur de la Lumière éternelle, Soleil de justice, venez, illuminez ceux qui sont assis dans les ténèbres et la nuit de la mort. Venez, Seigneur, venez nous sauver.

V/. Que les cieux distillent la rosée et que les nues fassent pleuvoir le Juste.
R/. Que la terre s’ouvre et produise le Sauveur.

Prions.
Réveillez votre puissance, Seigneur, et venez : Employez votre grande force à nous secourir pour qu’une indulgente pitié vienne hâter, par votre grâce, ce qu’arrêtent nos péchés.
Vous qui vivez et régnez, avec Dieu le Père en l’unité du Saint Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.


mardi 20 décembre 2011

Grande Semaine de prière préparatrice à Noël

20 décembre

Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul

V/. Heureuse la Vierge Marie qui a porté dans son sein le Fils du Père éternel.
R/. Et bienheureuse celle qui a nourri de son lait le Christ, Seigneur.

On dit une dizaine du chapelet : Je vous salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

De l’Evangile selon saint Luc : « Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : 'la femme stérile'. Car rien n'est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. »

O Clef de la cité de David, sceptre du royaume d'Israël, vous ouvrez, et personne alors ne peut fermer ; vous fermez, et personne ne peut ouvrir ; venez, faites sortir du cachot le prisonnier assis dans les ténèbres et la nuit de la mort. Venez, Seigneur, venez nous sauver. 

V/. Que les cieux distillent la rosée et que les nues fassent pleuvoir le Juste.

R/. Que la terre s’ouvre et produise le Sauveur.

Prions.
Réveillez votre puissance, Seigneur, et venez : Employez votre grande force à nous secourir pour qu’une indulgente pitié vienne hâter, par votre grâce, ce qu’arrêtent nos péchés.
Vous qui vivez et régnez, avec Dieu le Père en l’unité du Saint Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.

lundi 19 décembre 2011

Grande Semaine de prière préparatrice à Noël

19 décembre

Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul

V/. Heureuse la Vierge Marie qui a porté dans son sein le Fils du Père éternel.
R/. Et bienheureuse celle qui a nourri de son lait le Christ, Seigneur.

On dit une dizaine du chapelet : Je vous salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

De l’Evangile selon saint Luc : L'ange lui dit : « Sois sans crainte, Zacharie, car ta supplication a été entendue : ta femme Élisabeth te donnera un fils, et tu le nommeras Jean. … Il sera rempli de l'Esprit Saint dès avant sa naissance ; il fera revenir de nombreux fils d'Israël au Seigneur leur Dieu, il marchera devant le Seigneur, avec l'esprit et la puissance du prophète Élie, pour faire revenir le cœur des pères vers leurs enfants, convertir les rebelles à la sagesse des hommes droits, et préparer au Seigneur un peuple capable de l'accueillir. »

O Fils de la race de Jessé, signe dressé devant les peuples, vous devant qui les souverains resteront silencieux, vous que les peuples appelleront au secours, délivrez-nous, venez, ne tardez plus ! Venez, Seigneur, venez nous sauver. 


V/. Que les cieux distillent la rosée et que les nues fassent pleuvoir le Juste.
R/. Que la terre s’ouvre et produise le Sauveur.

Prions.
Réveillez votre puissance, Seigneur, et venez : Employez votre grande force à nous secourir pour qu’une indulgente pitié vienne hâter, par votre grâce, ce qu’arrêtent nos péchés.
Vous qui vivez et régnez, avec Dieu le Père en l’unité du Saint Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.

dimanche 18 décembre 2011

4e Dimanche de l'Avent - dernière Semaine avant Noël


Vénérable abbé Henri Marie Boudon, « Dieu partout présent », Chapitre VII, Dieu qui est présent partout demande de l’amour :

            J’ai joie de pouvoir, par ce petit écrit, crier à l’amour, au pur amour de ce Dieu seul en trois Personnes, à tous ceux qui le liront, et de leur dire : Aimons Dieu généralement dans toutes nos actions, dans toutes nos souffrances, dans tout ce que nous sommes.

         Aimons Dieu incessamment dans tous les moments de notre vie, dans l’instant de notre mort pour ne jamais cesser de l’aimer après la mort.
                                                                                                   
         Aimons Dieu uniquement, toujours Dieu seul quoi qu’il arrive, quoi qu’il nous en coûte, ne soyons pas assez malheureux pour partager nos cœurs, et nos affections. Que tout l’être crie, en sorte, que Dieu seul les remplisse sans aucune exception, et il nous doit grandement suffire. 


18 décembre

Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul

V/. Heureuse la Vierge Marie qui a porté dans son sein le Fils du Père éternel.
R/. Et bienheureuse celle qui a nourri de son lait le Christ, Seigneur.

On dit une dizaine du chapelet : Je vous salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

De l’Evangile selon saint Luc : Marie dit à l'ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? » L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu.

O Adonaï, guide du peuple d'Israël, qui êtes apparu à Moïse dans le feu du buisson ardent, et lui avez donné vos commandements sur le mont Sinaï, armez votre bras, et venez nous sauver. Venez, Seigneur, venez nous sauver. 

V/. Que les cieux distillent la rosée et que les nues fassent pleuvoir le Juste.

R/. Que la terre s’ouvre et produise le Sauveur.

Prions.
Réveillez votre puissance, Seigneur, et venez : Employez votre grande force à nous secourir pour qu’une indulgente pitié vienne hâter, par votre grâce, ce qu’arrêtent nos péchés.
Vous qui vivez et régnez, avec Dieu le Père en l’unité du Saint Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.

samedi 17 décembre 2011

Grande Semaine de prière préparatrice à Noël

      
        Du 17 au 23 Décembre, l'Eglise se prépare à Noël d'une manière plus fervente. C'est une grande et belle dévotion de se préparer à la Nativité du Sauveur avec ces prières qui seront postées chaque jour sur le blogue. 

       Les antiennes à Vêpres du cantique de Notre Dame, le Magnificat, commencent toutes par la lettre "O". L'Eglise les surnomme les grandes "O". 

    C'est l'admiration et l'étonnement qui transparaissent dans ces si belles pièces liturgiques. Demeurons dans l'émerveillement et le ravissement : un Dieu s'est fait petit Enfant pour nous sauver. Préparons-nous, chacun de ces derniers jours de l'Avent, à L'accueillir comme Marie et Joseph se préparèrent à la venue du divin Enfant.

17 décembre

Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul

V/. Heureuse la Vierge Marie qui a porté dans son sein le Fils du Père éternel.
R/. Et bienheureuse celle qui a nourri de son lait le Christ, Seigneur.

On dit une dizaine du chapelet : Je vous salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

De la Généalogie de saint Matthieu : Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l'on appelle Christ (ou Messie). 

O Sagesse, sortie de la bouche du Très-Haut, qui enveloppez toutes choses d'un pôle à l'autre et les disposez avec force et douceur, venez nous enseignez le chemin de la prudence. Venez, Seigneur, venez nous sauver.

V/. Que les cieux distillent la rosée et que les nues fassent pleuvoir le Juste.
R/. Que la terre s’ouvre et produise le Sauveur.

Prions.
Réveillez votre puissance, Seigneur, et venez : Employez votre grande force à nous secourir pour qu’une indulgente pitié vienne hâter, par votre grâce, ce qu’arrêtent nos péchés.
Vous qui vivez et régnez, avec Dieu le Père en l’unité du Saint Esprit, pour les siècles des siècles. Amen. 

mercredi 14 décembre 2011

Saint Jean de la Croix


« La vive flamme d’amour », Chap. 2, Le Feu du Divin amour dans l’enfance et la jeunesse du Bx. Jean de la Croix

            Il est venu pour donner la science du salut à son Peuple, faire  connaître la grande et profonde miséricorde de DIEU par laquelle le Soleil levant nous est venu visiter du Ciel, pour éclairer ceux qui étaient ensevelis dans les ténèbres, et l’ombre de la mort ; il a été la Voix qui a crié dans le désert du Carmel, Aplanissez le chemin du Seigneur. Il y a mené une vie cachée aux hommes dans la pratique des austérités plus affreuses à la Nature. Il y a vécu en Ange. Il a été une Lampe ardente et luisante ; et la pureté de ses lumières ne pouvant être supportée par les yeux malades, on l’a mis dans un cachot pour tâcher de les couvrir et les cacher.

   (…) Il a bu au Calice du Sauveur ; il a été l’Enfant de la Croix ; et les faveurs extraordinaires dont il en a été honoré donnent lieu de dire et de croire qu’il en a été le Disciple bien-aimé. Mais s’il en a été le Disciple bien-aimé, il en a été le Disciple très-aimant, le feu de son saint amour ayant brûlé dans son cœur dés son enfance, et dans sa jeunesse. A peine eût-il commencé de vivre, que ce feu sacré jetait déjà des flammes toutes Divines, qui ont pris toujours des accroissements incroyables jusqu’au Ciel, lieu de leur origine.


samedi 10 décembre 2011

3e Dimanche de l'Avent, "Gaudete" : Soyons toujours dans la joie, car le Seigneur vient


" Gaudete in Domino semper, iterum dico vobis : Gaudete ! "










Les Dimanche 
de la joie,
Gaudete et Laetare, arborent la couleur liturgique rose. Comme pour nous rendre l’espérance et nous aider à tenir bon dans le Seigneur, l’Eglise atténue de blanc le dur violet de pénitence. Le rose nous situe à l’aurore des temps nouveaux. La nuit des ténèbres et du péché va bientôt laisser la place au Soleil de Justice. Comme nous y invite saint Paul, soyons toujours dans la joie !

Vénérable abbé H.M. Boudon, « L’homme de Dieu en la personne du Révérend Père Jean Joseph Seurin, de la Compagnie de Jésus » ; 2e partie ; Chap. X, De son amour admirable pour les souffrances dans l’union avec Notre Seigneur Jésus Christ


            Ainsi la joie à laquelle l’Ecriture nous exhorte, même dans les souffrances, et qui selon l’Apôtre doit être une joie continuelle, c’est à dire qui ne nous quitte jamais en quelque état pénible que nous puissions être, n’est nullement une joie sensible mais une joie qui réside dans la cime de l’âme et qui compatit avec toutes les plus grandes peines de la partie inférieure, non seulement sensitive mais encore raisonnable, comme il se voit manifestement en notre adorable Sauveur à l’imitation duquel notre âme, dans sa partie supérieure, doit toujours être contente, quelque peine qu’elle souffre en sa partie inférieure.

            Au reste la divine parole nous enseignant en l’épître de Saint Jacques, qui se nomme catholique (c’est à dire générale pour tous les Chrétiens et non seulement pour quelques personnes d’un certain pays ou de certaines conditions), qu’il faut tenir pour un sujet de très grande joie les différentes afflictions qui nous arrivent.

            Le Chrétien n’a donc plus à douter sur ce sujet et il doit savoir qu’un des principes de sa créance est que beaucoup de peines sont la matière de beaucoup de joie. N’est-ce pas encore dans le même sens que parle notre maître en saint Luc, lorsqu’entretenant ses disciples de tout ce qu’il y a de plus affligeant dans la vie, comme d’y être haï, chassé, injurié, et d’y être même en abomination, il leur dit : Réjouissez-vous en ce jour-là et soyez transportés de joie. En vérité ce divin maître, nous recommandant d’avoir une si grande joie dans des maux si sensibles, il nous fait bien voir que c’est un incomparable bonheur.

Chrétiens où est votre foi ? Où est votre religion ?



jeudi 8 décembre 2011

Immaculée Conception de la Vierge Marie – Reine des Anges et du monde

Très Sainte fête de l'Immaculée Conception de Notre-Dame, si chère à Monsieur Boudon.
Soyons des saints !



« Nous déclarons, Nous prononçons et définissons que
la doctrine qui enseigne que 
la Bienheureuse Vierge Marie,
dans le premier instant de Sa Conception, a été,
par une grâce et un privilège spécial 

du Dieu Tout-Puissant,
en vue des mérites de Jésus-Christ, 

Sauveur du genre humain,
préservée et exempte de toute tache du péché originel,
est révélée de Dieu, et par conséquent qu'elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles »

Constitution Apostolique "Ineffabilis Deus" de Sa Sainteté le Pape Pie IX, 

le 8 décembre 1854




Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, grand archidiacre d’Evreux in « La Dévotion à l’Immaculée Vierge Marie » ; Livre II, chapitre 2, De la dévotion à l’Immaculée Conception de la très sainte Vierge.


            Nous commencons par la dévotion à l’immaculée Conception de la très sainte Vierge, parce que c’est dans cet heureux moment qu’elle a commencé de paraître comme une divine aurore, dont le jour n’a jamais été suivi d’aucune nuit, dont les divines clartés n’ont jamais offusquées aucun nuages, dont le point du jour a brillé des plus éclatantes clartés des Saints qui sont les astres du monde de la grâce, dans la consommation de leur vie. Aussi lui applique-t-on ces paroles du Psalmiste, que Dieu a mis les fondements des montagnes saintes, et que le Seigneur en aime mieux les portes ou les entrées, que tous les tabernacles de Jacob ; qu’elle est la Cité de Dieu, que l’impétuosité d’un fleuve, c'est-à-dire de la grâce, comble de joie ; que Dieu sera au milieu d’elle, qu’elle ne sera point ébranlée, et que Dieu la secourera au matin et dès le point du jour.

            Le Prince des ténèbres les avait répandues sur tous les enfants d’Adam depuis la création du monde. Si Jérémie et S. Jean Baptiste en avaient été délivrés par la prévention d’une lumière singulière, dans les entrailles de leurs mères, ils avaient été auparavant dans de tristes, de fâcheuses et longues nuits. Mais que ce Prince des ténèbres attende, les ténèbres n’approchent point du Messie qui doit naître, qui est la lumière même, ni du point du jour de l’aurore qui doit produire ce Soleil de justice. Tous les autres hommes tomberont dans son filet, elle seule n’y sera pas prise.

            C’est pourquoi le divin époux dans les Cantiques la nomme la très unique colombe. L’Eglise l’appelle par excellence la Vierge singulière ; car elle est singulière dans ses privilèges. Ce sont des choses vraiment glorieuses que l’on dit de cette Cité de Dieu.

            Il est vrai que la maternité divine est le fondement de toutes les grâces, de toutes les grandeurs, de tous les privilèges ; mais c’est dans le moment de son immaculée Conception qu’elle a commencé d’en ressentir les heureux effets. Et comme c’est une grâce qui lui est singulière ; car si elle n’avait été sanctifiée qu’après être tombée dans le péché originel, elle n’aurait rien de plus que Jérémie et S. Jean Baptiste, et que de plus c’est une grâce qui lui est contestée par quelques particuliers, ceux qui lui sont les plus dévôts doivent sur cela faire paraître leur zèle pour elle, et avoir une particulière dévotion à ce Mystère. 


mardi 6 décembre 2011

1er mardi du mois - Saint Nicolas, Evêque de Myre, patron des enfants

Saint Nicolas ressuscitant les enfants au saloir. 


Du vénérable abbé Boudon, Lettre 159, à M. Bosguerard

            Saint Nicolas, votre bienheureux patron, était l’un des grands docteurs de cette école céleste car, ayant donné tout son bien aux pauvres, quand il fut fait évêque, il vendit encore ses livres qui lui restaient pour leur donner ; et le grand serviteur de Dieu de notre siècle, le Père de Condren, ayant renoncé à l’héritage de son père, il vendit encore ses livres pour en donner le prix aux pauvres, cependant ce n’était pas dans des temps de misères et de besoins comme ceux où nous sommes.
           
         (…) Ah ! Monsieur, Dieu seul, rien que lui, rien que lui, rien que lui. Ne plus voir de créatures, s’oublier, de soi-même, perdre de vue ciel et terre, ne plus voir que le seul Dieu du ciel et de la terre.



De la Légende dorée de Mgr Jacques de Voragine

           Deux écoliers de famille noble et riche portaient une grosse somme d'argent, se rendant à Athènes pour y étudier la philosophie. Or, comme ils voulaient auparavant voir saint Nicolas pour se recommander à ses prières, ils passèrent par la ville de Alyre. L'hôte, s'apercevant de leur richesse, se laissa entraîner aux suggestions de l’esprit malin, et les tua. Après quoi, les mettant en pièces comme viande de porc, il sala leur chair dans un vase. Instruit de ce méfait par un ange, saint Nicolas se rendit promptement à l’hôtellerie, dit à l’hôte tout ce qui s'était passé, et le réprimanda sévèrement ; après quoi il rendit la vie aux jeunes gens par la vertu de ses prières. 

          Quand le Seigneur voulut enlever le saint de dessus la terre, Nicolas le pria de lui envoyer des anges, et en inclinant la tète, il en vit venir vers lui : et après avoir dit le Psaume, In te, Domine, speravi, jusqu'à ces mots : In manus tuas, etc., il rendit l’esprit, l’an de J.-C. 343. Au même moment, on entendit la mélodie des esprits célestes. 

             On l’ensevelit dans un tombeau de marbre ; de son chef jaillit une fontaine d'huile et de ses pieds une source d'eau ; et jusqu'aujourd'hui, de tous ses membres, il sort une huile sainte qui guérit beaucoup de personnes. Il eut pour successeur un homme de bien qui cependant fut chassé de son siège par des envieux. Pendant son exil, l’huile cessa de couler ; mais quand il fut rappelé elle reprit son cours. Longtemps après les Turcs détruisirent la ville de Myre ; or, quarante-sept soldats de Bari y étant venus, et quatre moines leur ayant montré le tombeau de saint Nicolas, ils l’ouvrirent, et trouvèrent ses os qui surnageaient dans l’huile ; ils les emportèrent avec respect dans la ville de Bari, l’an du Seigneur 1087.



D'après une tradition  ancienne, on raconte une autre histoire de saint Nicolas au Concile de Nicée (325). Après qu'il eût remarqué qu'Arius persistait dans son hérésie, il lui appliqua un soufflet. Il fut dénoncé pour cela à l'Empereur qui le fit jeter en prison. Pendant la nuit, le Christ et la Mère de Dieu lui apparurent et lui apportèrent les ornements d'évêque qu'on lui avait enlevés. Saint André de Crête, vers l'année 710, fait allusion à cet épisode quand il écrit :

            "Vous avez été le chef de l'expédition contre l'ennemi du salut, vos reins étaient ceints par la vérité, votre cuirasse était la justice, vos pieds étaient chaussés pour répandre l'Evangile. Avec ces armes, vous êtes resté ferme comme le roc, déjouant les ruses perfides de l'ennemi. Avec le bouclier de l'espérance, vous accabliez de traits ceux qui osaient vous attaquer. Élevant votre main droite et frémissante, vous avez entièrement extirpé le schisme d'Arius."


dimanche 4 décembre 2011

2e Dimanche de l’Avent : Convertissons-nous car Dieu est proche


Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « Dieu présent partout » ; Chap. VI, Dieu qui est partout demande le respect extérieur :

             Que votre modestie soit connue de tous les hommes, s’écrie le grand Apôtre, parce que le Seigneur est proche : et il est bien proche puisqu’il est plus présent où nous, hommes, que nous y sommes nous-mêmes. Nous agissons, nous touchons, nous marchons dans son essence divine. 


            Ha ! si les personnes considérables donnent du respect, si des gens qui jouent et qui s’arrêtent aussitôt et règlent leur extérieur à la vue d’une personne qualifiée qui arrive, y a-t-il un lieu dans la terre, y a-t-il une occasion où notre extérieur-même ne doive pas être réglé, puisque partout nous sommes en la présence de Dieu, et dedans Dieu. Le Très illustre Prélat de Bellay rapporte qu’ayant eu la curiosité d’épier saint François de Sales, pour voir en quel état et en quelle posture il était lorsqu’il se trouvait seul, il l’avait toujours vu dans une modestie admirable. C’est que ce saint Evêque agissait en la présence de Dieu.

            Mais n’est-ce pas ce que tout les Chrétiens devraient faire ? Ces enfants de la lumière, et qui sont encore appelés par l’Apôtre la lumière même en Jésus Christ, ne doivent pas vivre comme ceux dont l’esprit est obscurci de ténèbres, qui part leur ignorance née de l’aveuglement de leur cœur, sont éloignés de la vie de Dieu ; mais ils doivent se renouveler dans l’esprit de leur raison selon l’expression de l’Ecriture ; c’est-à-dire, se servir de leur raison, comme éclairée et conduite par l’Esprit de Dieu, comme soumise à lui, comme régénérée, comme celle qui est la lumière du nouvel homme qui est créé selon Dieu dans la justice, et dans la sainteté de la vérité. C’est-à-dire, dans la séparation des choses présentes, et dans la consécration, et application à Dieu, non selon le mensonge du monde, mais selon la vérité, et la pureté de Dieu le Père, et de Jésus Christ son Fils qui a demandé : Sanctifiez les en vérité.


Et n’oublions pas de prier Notre Dame en ce temps de neuvaine en l’honneur de sa sainte et immaculée Conception 

Acte à la très sainte Vierge de M. Boudon (« Dieu présent  partout», Chap. IX, Pratiques ou actes de la présence de Dieu) :

            O Vierge toujours Vierge, immaculée en votre sainte Conception, vraie Mère de Dieu, s’il était en mon pouvoir je voudrais vous honorer par tous les honneurs, et par toute la gloire qui vous ont été rendus, que l’on vous rend, et que l’on vous rendra éternellement.

            Mais je m’unis particulièrement aux Saints qui ont excellé en la dévotion de votre immaculée Conception, de votre perpétuelle Virginité, et de votre divine Maternité.

          Obtenez-moi quelque part à leur amour, à leur dévotion, et à leur zèle pour ces privilèges. Je vous offre de plus toute la gloire de la suradorable Trinité. Amen.